dimanche 8 mai 2022

Point de situation des opérations en Ukraine 8 mai 2022

Les opérations en cours en Ukraine se déroulent sur 900 km de front de Kharkiv à Mykolayev et dans les zones de l’arrière, accessibles aux unités légères infiltrées ou aux forces aériennes, qui englobent l’Ukraine toute entière, la partie de la Russie proche de la frontière, la Biélorussie et la mer Noire jusqu’à l’île au Serpents.

L’économie des forces sur le front

Ces 900 km sont tenus par 27 brigades de manœuvre ukrainiennes de trois à cinq bataillons, et des brigades de Garde nationale/territoriaux inégalement réparties en ligne et dans les bastions urbains. Ces brigades sont appuyées par quelques régiments ou brigades d’artillerie de zones de défense.

En face, les divisions et brigades russes alignent pour l’instant 95 groupements tactiques (GT) sur 140 au maximum de l’engagement (1 GT = 1 bataillon blindé renforcé + 1 bataillon d’artillerie), plus les deux corps d’armée des républiques séparatistes soit une quinzaine de GT. Les armées combinées russes disposent chacune de deux brigades d’artillerie, missiles et obusiers, et d’éléments d’appui divers dont un régiment du génie et une brigade spetsnaz. L’ensemble peut bénéficier aussi des 200 à 300 sorties quotidiennes des forces aériennes russes, au profit des unités au contact ou agissant dans la profondeur du théâtre d’opération.

Les forces sont donc sensiblement équilibrées sur l’ensemble du front. Sur les points de contact, les bataillons ukrainiens sont plutôt de gamme tactique supérieure aux bataillons russes, mais les forces russes compensent cette infériorité par une plus grande puissance de feu, en particulier d’artillerie. Les deux camps, surtout du côté ukrainien, bénéficient de l’avantage défensif de positions organisées. Il est difficile dans ces conditions de pouvoir progresser et donc d’obtenir des effets stratégiques.

La seule manière d’y parvenir est d’avoir un rapport de forces de 2 contre 1 en nombre de bataillons de combat dans les secteurs jugés prioritaires. Or, les réserves sont rares. Après avoir récupéré presque tous les GT disponibles, les Russes ont utilisé les unités dégagées de la région de Kiev puis de Marioupol, même si les combats continuent autour d’Azovstal, pour les déployer (dans quel état ?) dans la zone principale de combat.

Du côté ukrainien, les réserves susceptibles d’être engagées sur le front sont également assez limitées – peut-être 5 brigades – compte tenu également de l’usure des combats à Kiev et dans le Nord-Est et la nécessité d’y maintenir des unités. La véritable réserve opérative ukrainienne vient de l’aide matérielle occidentale, et principalement américaine, et l’effort massif d’instruction qui est fait, qui peut permettre, au-delà de recompléter les unités déjà engagées, de constituer de nouveaux bataillons et peut-être des brigades, de manœuvre mais sans doute pas avant plusieurs semaines.

La zone SKS

Il n’y a donc guère d’autre solution que de redistribuer les forces le long de la ligne de front, en les concentrant sur les zones d’attaque et en admettant une infériorité dans les secteurs jugées secondaires. Sans doute pressés par la nécessité d’obtenir des résultats rapides, ce sont les Russes qui ont procédés aux plus grandes redistributions en acceptant une faible densité de forces dans les secteurs de Kherson et de Kharkiv, et de concentrer 48 GT et beaucoup d’appuis dans la zone prioritaire de Yzium à Popasna autour des trois villes cibles de Sloviansk, Serverodonetsk et Kramatovsk face à dix brigades de manœuvre ukrainiennes, dont le renfort de la 17e brigade blindée et sans doute l’équivalent de 20 bataillons de territoriaux et gardes nationaux.

Appuyés par de grandes masses d’artillerie, les forces russes poursuivent toujours leurs trois attaques convergentes : autour de Severedonetsk, autour de Sloviansk par le Nord et enfin plus largement autour de toute la poche via Barvinkove à l’Ouest et les républiques séparatistes au Sud-Est. C’est le même plan qui est mis en œuvre depuis la mi-mars, mais alimenté depuis début avril par les forces venues du secteur de Kharkiv d’abord puis de Kiev, avec une augmentation d’intensité depuis le 18 avril.

Dans ces trois dernières semaines, la grande force russe de la poche d’Yzium (22 GT) a franchi la rivière Donets et progressé vers l’Ouest sur 10 km face à la 25e brigade aéroportée et la 81e brigade d’assaut aérien et plein Sud contre la 3e brigade blindée jusqu’à la petite localité de Kurulta à 15 km de Sloviansk. Au Nord-Est de Sloviansk, les forces russes ont progressé contre la 95e brigade d’assaut aérien jusqu’à Lyman et Ozerne à environ 15 km. Entre ces deux zones, s’est formée une poche tenue de plus en plus difficilement par la 57e brigade motorisée.

La frappe du 1er mai sur l’état-major de la 2e armée combinée à Yzium et les menaces sur l’arrière ont sans doute freiné la progression russe mais celle-ci se poursuit lentement. A ce rythme, Les Russes pourraient être devant Sloviansk à la fin du mois de mai. Ce rythme peut être accéléré si la 57e brigade, menacée d’encerclement, se replie sur Sloviansk, mais elle peut aussi s’arrêter à tout moment par l’usure des unités engagées (15 à 20 véhicules de combat russes perdus par jour contre contre 5 à 10 ukrainiens), l’insuffisance logistique ou un évènement extérieur.

La progression est encore plus lente autour de Severodonetsk où après deux mois de combat les Russes peuvent se targuer de la prise de Rubizhne face à la 79e brigade d’assaut par air en périphérie Nord de la ville et le 7 mai de Popasna, 20 km au Sud avec notamment les combattants de Wagner et de la 150e division motorisée russe (retirée de Marioupol) face à la 24e brigade mécanisée.

L’objectif suivant depuis Popasna est probablement Bakhmut à une dizaine de kilomètres de là et à une vingtaine de kilomètres de Kramatorsk et Sloviansk. La prise de Bakhmut mettrait en danger toute la zone de Severodonetsk mais il sera sans doute impossible d’y parvenir sans un effort parallèle depuis Horlivka de la part des 1er et 2e corps d’armée (DNR et LNR) contre la 30e brigade mécanisée en position retranchée. Il paraît difficile d’imaginer quelque chose de décisif de côté avant un mois.

Il faudra donc attendre au mieux pour les Russes le début du mois de juin, pour envisager le siège de la ville de Severodonetsk, presque aussi difficile à prendre que Marioupol, et l’investissement par ailleurs sans doute incomplet du couple Sloviansk-Kramatorsk, aussi difficile que Marioupol.

Les secteurs équilibrés

En faisant effort dans la zone SKS, les Russes ont mécaniquement négligé les autres. La ligne frontière des deux républiques séparatistes est occupée par 20 GT face à 4 brigades ukrainiennes solidement retranchées. Après les trois grandes villes du Nord, Propovsk à 40 km de Donetsk est le quatrième objectif indispensable à la conquête du Donbass. Elle paraît à ce stade inaccessible.

La zone de Zaporojia à Donestk est plus favorable aux forces russes qui réunissent 13 GT face à quatre brigades ukrainiennes dont une de territoriale et une de garde nationale. La progression russe est sensible à Orikhiv, à 30 km de Zaporijjia et Houliapole au centre de la ligne, mais c’est une zone où les Ukrainiens peuvent accepter de perdre du terrain et il est là-encore, à moins d’un effondrement ukrainien, difficile d’imaginer un résultat important avant juin.

Les secteurs faibles

Reste les deux secteurs où les Russes sont faibles. Du côté de Kherson, au-delà du Dniepr les combats sont équilibrés, malgré un avantage du côté ukrainien. Une grande activité à l’ouest de la zone – agitation en Transnistrie, frappes de missiles sur Odessa, destruction du pont de Zatoka sur l’embouchure du Dniestr– est sans doute destinée à maintenir l’attention et donc des forces de ce côté. Il y aurait là un énorme potentiel de succès pour les Ukrainiens s’ils parvenaient à couper les forces russes des passages sur le Dniepr.

C’est du côté de Kharkiv que les Ukrainiens portent leur effort et le fait qu’ils y consacrent des brigades qui pourraient être engagées dans le secteur de Sloviansk témoigne sans doute de leur confiance dans la capacité de résistance de la zone SKS. Après avoir progressé à l’Est de Kharkiv, les forces ukrainiennes progressent désormais au Nord et Nord-Est et se sont emparées de la localité de Staryï Saltiv, sur la rivière Donets. La frontière russe devrait être atteinte rapidement. Dans l’immédiat, cela écarte la menace de l’artillerie sur la ville et à court terme, cela peut obliger les Russes à retirer des forces de la poche d’Yzium afin de renforcer leurs arrières.

Les espaces profonds

Intense activité aérienne russe en profondeur avec un emploi massif de missiles, en grande partie pour entraver les approvisionnements occidentaux.

Depuis le 30 avril, les Ukrainiens pratiquent une campagne de frappes sur l’île aux Serpents/de Bile à 35 km au large de la frontière ukraino-roumaine et à 135 km d'Odessa transformée en base anti-aérienne et anti-navires après la destruction du croiseur Moskva. L’île a fait l’objet d’attaques par drones TB-2 qui ont détruits plusieurs systèmes de défense antiaériens, un chaland de débarquement et un hélicoptère Mi-8. La neutralisation des défenses a facilité un raid de deux chasseurs Su-27 le 7 mai sur les bâtiments du centre de l’île. On ne peut exclure l’hypothèse d’une reprise de l’île par les Ukrainiens et la mise en place d’une défense anti-accès qui menacerait jusqu’à la base russe de Sébastopol. 

740 commentaires:

  1. Merci pour ce nouveau point de situation.
    Pensez-vous que les Ukrainiens soient en mesure de lancer des contre-offensives dans les prochains jours et si oui dans quels secteurs ou au contraire qu’ils vont restés sur des positions défensives ?
    Et qu’en est-il selon vous des forces encore présentes à Marioupol ?

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    1. Les forces à Marioupol sont désormais symboliques à tous les sens du terme. Les Ukrainiens mènent pour l'instant une offensive d'importance dans la région de Kharkiv.

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    2. C’est d’ailleurs dommage qu’on ne parle pas assez de cette offensive ukrainienne dans le secteur de Kharkiv. Ne peut-elle pas gêner les lignes de ravitaillement russe et ainsi gagner du temps pour acheminer l’équipement lourd livré par l’Occident ?

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    3. Kharkiv, deuxième ville d'Ukraine, qui a été très menacée mais jamais prise et qui est en cours d'etre hors de protée des Russes c'est le meme exploit qu'à Kiev. Chapeau parce qu'à mon avis les Russes ont mis le paquet

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    4. https://reseauinternational.net/operation-speciale-russe-en-ukraine-temoignage-precieux-du-general-dominique-delawarde/

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    5. Un petit trolinou (janus) peut être recruté sur Telegram est avec nous

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    6. Le général Delawarde, complotiste antisémite, je ne savais pas qu’il s’était remis de son dérapage sur “ la communauté que vous connaissez bien”, qui tiendrait les médias… Merci au passage pour ce blog très détaillé et qui donne en même une grande hauteur de vue. La suppression de certains commentaires ne serait pas mal venue, le mien compris, puisqu’il n’est qu’un rappel du profil de l’auteur de l’article mentionné dans le commentaire de Janus.

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  2. Merci beaucoup pour votre analyse de la situation - Le retour d'une mise à jour plus fréquente de votre blog La Voie de l'Épée me réjouis car cela me permets de mieux comprendre l'évolution de cette guerre insensée provoquée par le délire imaginaire de Putin sur une prétendue grande Russie.

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  3. Toujours aussi clair et objectif, merci

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  4. Merci beaucoup pour ce nouveau point de situation. Une approche plus neutre et mesurée, et donc plus crédible que les sites anglo-saxons ISW ou military land. Pensez-vous que la chute de Potsana aura la même importance que celle d’izium ? Certains disent aussi que si les ukrainiens coupent la ligne de ravitaillement Belgorod / Izium la guerre est finie.

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    1. Et pourtant, ISW font un compte rendu journalier de ce qu'il s'est passé, et Mr.Goya fait en plus des projection tactique...

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  5. Bonjour, l île aux serpent est indéfendable....je vois pas comment les ukrainiens pourraient y rester plus de deux minutes. Elle va devenir un nomansland

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    1. Oui, autant je comprends que ce soit un placement stratégique pour la Russie (donc l'Ukraine doit les virer), autant je ne vois pas en quoi c'est beaucoup mieux placé qu'Odessa ou que la partie sud-ouest de l'Ukraine pour défendre la mer noire?

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    2. En termes de distance et de rayon, l'île des serpents serait plus proche de Sébastopol qu'Odessa.
      Je vous renvoie à la carte proposée par Air et Cosmos

      https://air-cosmos.com/article/ile-aux-serpents-attaques-de-tb-2-et-de-su-27-ukrainiens-34923

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    3. avec des batteries anti aerienne et anti navires l'ile serait imprenable

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  6. super, voilà ce qui manquait aux texte précédent ! merci ! un peu inquiétant donc mais les Ukrainiens semblent savoir ce qu'ils font ; et le faire bien. donc confiance... et honneur aux défenseurs d'Azovstal qui vivent là leur Camerone..

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  7. Pour la cérémonie de demain, je parie sur une contre attaque à Kherson et une sortie (symbolique) des Azov dans Marioupol

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  8. Cocorico !

    Mistral + Fiat Fullback =

    https://www.thedrive.com/the-war-zone/ukraine-turned-fiat-trucks-into-mobile-surface-to-air-missile-systems

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    1. Avec un EPR sous le missile çà marchera un peu mieux.
      Bruno ancien chef de piece MISTRAL.

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    2. c'est quoi un EPR?

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    3. Ensemble pile refroidisseur, sans elle pas de tir possible. La photo doit être une photo de pose mais je suis dubitatif sur l'efficacité des servants et du tireur, il faut un minimum d'entraînement pour servir sur mistral. A mon avis ils vont être réduit en purée.

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  9. et en sait on plus sur le sort de la frégate russe Amiral Makarov ? à priori lourdement endommagée mais pas coulé.

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    1. Il semble que c’était un fake, les américains ont cherché mais rien trouvé, et surtout pas de trace d’incendie avec les satellites de la NASA

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    2. il semble surtout que personne ne cherche à remuer le couteau dans la plaie des Russes

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    3. Des sources très pro-russes ont fait part du retour de ce navire au port, le lendemain. Sans plus de précisions. Personne ne confirme qu'il est coulé, et les pro-russes confirme qu'il est toujours sur l'eau - au port. Pas de détails sur d'éventuels dégâts. L'hypothèse d'une confusion avec le Serna coulé non loin de là sur l'ile au serpent est avancée (et si ça s'avère vrai, il n'a pas de dommages du tout, en fait).

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  10. Les américains ont quelques 2000 missiles tomahawk en réserve. Si seulement ils pouvaient en fournir quelques dizaines à l'Ukraine... De quoi faire sauter le pont de crimé au moins. Ça serait certainement un ENORME coup porté à la Russie !

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    1. avec quelques tomahawk americains ou quelques scalp français on aurait pu dégager les forces encerclées à Marioupol... Avec ce genre de missile on peut faire de vrais miracles

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    2. Et ils les jeteraient avec leurs petites mains? ...attention tout de même à l escalade, c dangereux comme jeux..

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  11. Cher Michel Goya,
    Quelle devrait être la puissance d'une bombe nucléaire tactique pour détruire les bunkers souterrains d'Azovstal, et la Russie dispose-t-elle de cette arme, ni sous-estimée, ni surtout sur-estimée?

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    1. En l'occurrence, une arme nucléaire n'aurait aucun intérêt. Une arme chimique serait une meilleure solution.

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    2. Il a été dit que le bunker a été construit pour protéger le personnel d'une bombe nucléaire. Les Bombes nucléaire tactique c'est déjà 10 fois Hiroshima. Ça signifierait que Marioupol, d'une grande importance pour le Donbass, sera rasée et contaminer...

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  12. Lettre de remerciement du 97eme bataillon d'infanterie ukrainien à l'armée russe (toujours au top!!!) ...
    https://twitter.com/MrKovalenko/status/1523492036145336320?t=wvIVyxkDQtBXFDAEW2_plA&s=19

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    1. Voilà le texte traduit :
      " La direction du 97e bataillon d'infanterie exprime sa satisfaction face aux actions des occupants russes, qui aujourd'hui, 8 mai 2022, en utilisant le système de lance-flammes lourd zantsepek en direction de Zaporozhye, l'ont utilisé contre leurs positions et ont en fait brûlé les occupants racistes du sol ukrainien . De telles actions sont perçues positivement et soutenues de toutes les manières possibles par l'armée ukrainienne. Nous comprenons qu'il y a une tradition de cuisiner des brochettes en mai, mais nous avons une remarque : brûlez-les en Russie. Parce qu'en Ukraine, vous n'êtes pas heureux du tout.
      Et notre 97e bataillon d'infanterie continue de détruire les occupants sur le sol ukrainien tout en défendant et en exécutant l'ordre de leurs dirigeants. Gloire à l'Ukraine !

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  13. Pas de réponse (hormis le "soldat Pithiviers") à la question concernant un éventuel emploi de bombe(s) nucléaire (s) tactique par les Russes. Cette bascule impliquerait-elle (ou pas) une réponse spécifique de l'Ukraine/USA/OTAN.Et si Oui, quels sont les scénarios envisageables?

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    1. On peut complètement exclure l'emploi d'armes nucléaires "tactiques", la Russie est en offensive pour venir annexer un territoire donc l'irradier n'a aucun sens économique (d'autant que ce territoire jouxte la Russie ... qui plus est. Je ne pense pas que les Russes de Rostov apprécieraient). Par ailleurs, cette arme "aurait" un sens s'il fallait aller jusqu'à Paris et faire sauter un point de résistance de 3000 chars ennemis, on est là dans la stratégie pacte de varsovie vs otan ... Mais pour faire sauter 20k soldats de forces territoriales armés de kalach et de courage cela n'a strictement aucun intérêt.
      Il y aurait pu y avoir un doute sur l'arme chimique à marioupol; mais azov étant sous terre son emploi aurait été plus pénalisant pour les russes que les ukrainiens.
      Poutine a pris la mesure de la contre production de Butcha, une nouvelle étape dans l'horreur ne doit plus lui traverser l'esprit.

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    2. A priori, engagement direct en Ukraine. Probablement de manière conventionnelle (si frappe tactique unique).

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    3. Vous parlez de l'Anonyme du 8 mai 2022 02:07 ?

      Celui qui écrivait "il pourra alors choisir une grande ville d'importance stratégique ou culturelle mineure (par exemple Lviv), et la détruire avec un seul missile balistique" ?

      La proposition ne m'a pas paru sérieuse. La ville se situe à 80 km de la frontière avec l'OTAN, le choix de Lviv laisse supposer la méconnaissance des réalités bien profonde. Pareil pour le justificatif "importance culturelle mineure", cette ville étant inscrite sur la liste du Patrimoine Mondial de l'UNESCO. En bref: méconnaissance du dossier.

      A moins qu'il s'agisse d'une provocation ? Les autres arguments, comme "on constate depuis le début de l'offensive russe, le 24 février 2022, une retenue relative de la part de Moscou" laissent cette hypothèse envisageable.

      Cela étant dit, libre à vous de vous laisser entraîner si vous avez du temps à perdre.

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    4. Pareil je vois pas utiliser dans un premier temps contre Lviv, plutôt une ville plus secondaire de l'ouest (Tarnopol), pour dire : maintenant on "négocie", sachant qu'on peut encore vous détruire Lviv. Kiev étant pour moi exclue pour des raisons culturelles, son lien historique avec la Russie, par contre je crois que les dirigeants russes seraient indifférent à voir disparaître Lviv tant il y a une certaine forme de mépris pour ce qui n'est pas russe. Pas sûr par contre que ça passe aussi bien dans l'opinion. Ni en Biélorussie, Loukachenko ayant d'ailleurs dit qu'il ne le tolererait pas.

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    5. Franchement, je ne vois pas la Russie utiliser le nucléaire tactique. Ce serait suicidaire. A partir du moment où des puissances nucléaires sont impliquées dans le conflit, et qu'elles ont une supériorité claire au niveau armement conventionnel et économique, cela entraînerait une intervention directe (cela ne fait aucun doute). La Russie perdrait toute chance de l'emporter en Ukraine et serait contrainte à une paix humiliante.

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    6. Et bien, c'est simple. Cela donnerait à l'OTAN un blanc-seing immédiat pour rentrer dans la danse pour défendre la sécurité d'un ou plusieurs de ses membres et là, avec une armée russe ayant déjà beaucoup de mal avec les réservistes ukrainiens, pas sûr qu'ils aient envie d'essayer les armées formées, expérimentées et revanchardes rentrées d'Afghanistan. Ce n'est pas parce que les Russes n'ont aucune éthique, qu'il sont suicidaires.

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    7. L otan n interviendra jamais de façon directe contre la Russie. Même face à l emploi d'une arme nucléaire tactique cela n aurait pas de sens.

      L emploi du nucléaire tactique pénaliserait les russes directement sur le terrain et ne ferait que renforcer les ukrainiens dans leur combat.

      Lemploi du nucléaire obligeraitpar contre les russes a prendre position contre ou pour

      Le discours totalement delirant de Poutine ce matin est déjà une bombe contre son camp. Même le plus stupide des russes doit se poser des questions sur sa santé mentale...

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  14. Bonjour,

    merci pour ce point très complet.

    Quelques remarques et interrogations :

    " Dans ces trois dernières semaines, la grande force russe de la poche d’Yzium (22 GT) a franchi la rivière Donets et progressé vers l’Ouest sur 10 km face à la 25e brigade aéroportée et la 81e brigade d’assaut aérien et plein Sud contre la 3e brigade blindée jusqu’à la petite localité de Kurulta à 15 km de Sloviansk. Au Nord-Est de Sloviansk, les forces russes ont progressé contre la 95e brigade d’assaut aérien jusqu’à Lyman et Ozerne à environ 15 km. Entre ces deux zones, s’est formée une poche tenue de plus en plus difficilement par la 57e brigade motorisée. "

    À l'ouest de Sievierodonetsk et de Lyssytchansk, les forces russes se trouvent partout sur la rive gauche du Donetsk à part au sud d'Izioum qui constitue toutefois un fort goulet d'étranglement pour la logistique russe (raisons des difficultés vers Sloviansk et Barvinkove ?) Le risque principal pour la défense Ukrainienne ne vient-elle pas principalement de l'est : exploitation de la prise de Popasna ? Les efforts entre Lyman et Kerminna étant surtout une menace sur le flanc gauche de Sievierodonetsk mais aussi un moyen pour les Russes de récupérer des forces à réinjecter ailleurs après avoir bordé le Donestk d'Izioum à Sievierodonetsk ?

    " Du côté de Kherson, au-delà du Dniepr les combats sont équilibrés, malgré un avantage du côté ukrainien. (...) Il y aurait là un énorme potentiel de succès pour les Ukrainiens s’ils parvenaient à couper les forces russes des passages sur le Dniepr. "

    Dans un secteur où la couverture boisée est nettement inférieure à celle du nord de l'Ukraine, pensez-vous que cet objectif soit à la portée des Ukrainiens s'ils y mettent les moyens ?

    " Une grande activité à l’ouest de la zone – agitation en Transnistrie, frappes de missiles sur Odessa, destruction du pont de Zatoka sur l’embouchure du Dniestr– est sans doute destinée à maintenir l’attention et donc des forces de ce côté. "

    " On ne peut exclure l’hypothèse d’une reprise de l’île par les Ukrainiens et la mise en place d’une défense anti-accès qui menacerait jusqu’à la base russe de Sébastopol. "

    N'est-il pas possible de penser que les Russes ont réellement essayé de mettre sur pied une opération entre Danube et Dniestr, là où les défenses ukrainiennes ne doivent pas être très importantes, et ainsi de faire le lien avec la Transnitrie et menacer le flanc ouest d'Odessa ? La destruction du pont sur l'embouchure du Dniestr et les accusations de frappes en Transntrie me le font penser. La destruction de deux Raptor et les frappes sur l'île aux Serpents pourraient bien être alors la réaction à cette menace. La reprise de cette île, pour symbolique qu'elle soit, ne serait probablement pas un changement stratégique majeur car le maintien de forces conséquentes y reste très difficile, les déboires russes actuels en attestent. Après tout, Sébastopol est à 310 km de la côte ukrainienne et l'île aux Serpents ne raccourcit cette distance que de 40 km. Il est plus simple de menacer la flotte de la mer Noire de la terre ferme.

    Quid des actions sur les arrières, vous y faites allusion mais personne n'en parle vraiment ? Je me doute bien que, par définition, les informations sur ces actions sont pour le moins parcellaires mais quelles pourraient être les objectifs des uns et des autres et les moyens d'y parvenir ?

    Cordialement

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    1. Soldat Pithivier9 mai 2022 à 23:05

      Bonsoir,

      Quelques idées :

      Donbass :
      Ne peut-on envisager le retrait ukrainien de Poposna comme stratégique maintenant que l'armée ukrainienne a du matériel de longue portée et que la zone d'Yzium semble, en tout cas me semble, cuite pour l'armée russe ?
      Quand on regarde une carte si les russes reculent sur la zone d'Yzium alors leur offensive sur le Donbass est perdue. De mon point de vue, il vaut mieux casser les russes sur Yzium et donc envoyer plus de moyens militaires sur cette zone que de tenir à tout prix Poposna où de toute façon les russes vont être très vite en difficulté puisque c'est une zone urbaine qui sera difficile à tenir pour eux si on prend comme référence ce qui se passe à Marioupol.
      J'aurais tendance à suivre le timing suivant : retrait de Poposna avec transfert des troupes sur Yzium ---> isolement et réduction ( je ne sais pas comment dire en langue militaire ) des BTG russes de la zone d'Yzium ---> retour sur Poposna.

      Kherson :
      On est dans de la forêt mixte feuillus/forêt méditerranéenne avec un delta marécageux pour l'embouchure du Dniepr + une asymétrie au niveau des berges du fleuve, le côté Ouest est constitué d'un surplomb rocheux abrupt alors que le côté Est semble être une plage. La géographie étant la reine des batailles et les ukrainiens chez eux. cela va le faire.

      Transnistrie :
      Manœuvre de déstabilisation de la Moldavie prévue de longue date, Loukaschenko la présentait déjà dans la carte publiée sur twitter en février, pour assurer la jonction de la Transnistrie avec le Donbass mais lancée trop tôt donc sans résultat.

      L'île aux serpents :
      Les manœuvres autour de l'île aux serpents visent à reprendre l'île. Ce qui va faire reculer encore plus loin en mer Noire la marine russe tout en permettant la prise en tenaille de la Crimée entre Kherson et l'île aux serpents. D'après ce que j'ai vu sur les cartes, le recul de la flotte russe en mer Noire les amènerait à tangenter les eaux internationales, les navires ne pourraient sans doute plus bombarder Odessa et le reste de la côte ukrainienne.

      Actions sur les arrières :
      Des groupes de partisans pro-ukrainiens semblent s'être formés dans la zone sud sous contrôle russe y compris en Crimée.
      Et les sabotages des voies ferrées en Biélorussie et dans l'oblast de Belgorod sont le fait de groupes de partisans biélorusses.

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  15. Mon Colonel, je m'y perds un peu dans les ordres de grandeur des forces engagées, d'autant que mon service militaire commence à remonter. Si j'ai bien compris, la notion de "régiment" est davantage une notion administrative et de formation, mais lors de l'engagement au combat, l'on agrège des compagnies en "bataillon", puis avec un ou plusieurs bataillons d'une autre arme pour former des "brigades" ou "groupements tactiques" ?
    Sans compter les forces territoriales, les bataillons ukrainiens sont ils comparables en structure au bataillon russe ? L'on est sur combiens de fantassins motorisés, combien de blindés, combien de pièces d'artillerie ?
    J'ai beau essayer de comprendre ce n'est pas simple d'imaginer par exemple comment les russes ont pris Isyum, le nombre d'hommes engagés dans les 22k, mais le matériel ? A raison de pertes de 15 à 20 véhicules par jour cela fait combien de % à combler pour les russes en réservistes ou à puiser dans les bataillon de réserve (en ont ils sur cette opération)
    Ils bombardent d'abord, puis des blindés avancent avec de l'infanterie derrière (à pieds, elle même en véhicule blindé ou transport) ?
    Du côté ukrainien, si lors des opérations de guérilla celles ci étaient menées par des groupes autonomes type compagnie j'imagine, simples, infiltration, frappes, exfiltration, une opération comme la grande offensive à l'est de Kharkiv implique nécessairement un commandement beaucoup plus large et une coordination importante.
    Il est étonnant d'ailleurs de voir une offensive alors que dans les airs ils sont à 1 contre 10 non ? Les drones sont ils si efficaces ?
    Le reprise de Kherson est elle possible ? Certes, il est important pour les ukrainiens de mettre à l'abri la deuxième grande ville du pays mais il est dommage que les ukrainiens manquent de force pour déloger les russes au sud et tuer dans l'oeuf la future république de kherson ...

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    1. La Russie n'a pas le contrôle total de l'espace aérien. Ce n'est pas seulement une question d'effectifs, mais aussi de dispositifs anti-aériens. L'Ukraine abat des avions russes très régulièrement, et utilise des missiles sol-air. Par ailleurs, les Russes ont un problème de stocks d'armement moderne, notamment de bombes guidées. A priori, ils seraient quasiment à sec et ne peuvent pas se réapprovisionner (composants électroniques étrangers non disponibles à cause des sanctions). Donc, bombes non guidées, qui obligent à voler bas, donc à s'exposer. Ce qui limite leur utilisation.
      A terme, on devrait voir plus d'avions ukrainiens être utilisés, car ils disposeront d'armes guidées, et donc s'exposeront peu.
      Plus la guerre avance, plus l'avantage technologique va permettre aux Ukrainiens de rééquilibrer le combat.
      On comprend par ailleurs que les mobilisés Ukrainiens sont en cours de formation, et que le choix a été fait de prendre le temps de former les recrues plutôt que de les envoyer au casse-pipe tout de suite. A priori, les Russes font le choix inverse. Mon petit doigt me dit que l'Ukraine a fait le bon choix, même si ce n'est pas le plus facile, car cela veut dire tenir suffisamment longtemps et beaucoup subir. Donc de faire le dos rond et économiser ses forces. Quitte à céder du terrain.

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    2. oui mais un avion qui décolle pour venir en soutien de l'opération terrestre (perturber et ne pas laisser le ciel vide) est repéré par les radars russes et engagé par leur propre aviation, ils ne manquent pas pour l'instant de missiles air air et à priori leur systèmes sont meilleurs (cf une video de Xavier Tytelman).
      Cela serait intéressant que l'on dise combien de temps il faut pour qu'un chasseur ukrainien qui décolle d'une des bases de l'ouest soit pris en chasse par les russes.

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    3. Meilleurs, oui. En attendant les F16?
      Maintenant, il faudrait voir dans quel état réel sont les avions Russes. Il y a une vidéo de Xavier Tytelman qui évoque le problème, car les sanctions depuis 2014 ont obligé les Russes à beaucoup bricoler. Et pas seulement les dones.https://www.youtube.com/watch?v=YYbhbBBfd-0

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    4. Je me risque faire une petite introduction aux structures militaires actuelles. Je me limiterai au niveaux tactiques.

      La formation "de base" (unité autonome sans ajout d'armes particulières, en gros la plus petite armée possible) a longtemps été la division.

      Forte d'environ 15000 hommes, elle a montré ses limites durant la Seconde Guerre Mondiale. Peu souple, il a fallu "détailler" ses moyens dans des groupes de combat afin d'adapter les unités à la mission (Combat Command US ou Kampfgruppe Allemand).

      Avec la professionnalisation des armées, il a fallu avoir recours à des unités comptant moins d'hommes (environ 1000), donc plus souples, la perte en "main d'oeuvre" étant compensée par des armements plus efficaces.

      Cela a donné lieu à la création des GTIA (Groupement Tactique Interarme) ou BTG (Batalion Tactical Group en Anglais).

      Ces groupes comprennent :
      - des blindés (T-72 et dérivés)
      - de l'infanterie portée (sur IFV Infantry Fighting Vehicle, type BMP, capable de transporter les soldats et montant un canon léger pour les appuyer)
      - du Génie
      - de l'artillerie (canons sur châssis automoteurs, lance roquettes multiples)
      - une unité de reconnaissance

      Très puissants et mobiles, ces groupes sont taillés pour l'attaque et la guerre de mouvement. Ils sont censés être capables de bousculer l'adversaire, détruire ses défenses et repousser les contre attaques, une fois la percée obtenue.

      L'Armée Russe est composée selon ce schéma.

      Pour plus de détails sur le BTG russe, voir la vidéo (en Allemand, sous titre en Anglais) https://www.youtube.com/watch?v=qNeXbNY3HYQ&list=PL6Udnt8OH5-tuFBuYigic6mYE6_TfCqV7&index=9

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    5. Structure des armées (Suite...)
      Je ne connais pas le détail de la structure de l'armée Ukrainienne, mais ce qu'il semble ressortir c'est ceci:

      Les blindés (chars et transports de troupes), sont groupés en BTG. Comme leurs homologues russes, ils sont taillés pour l'offensive ou la contre-offensive, donc des actions dynamiques.

      L'Ukraine a, toutefois, grâce à la mobilisation, un réservoir d'homme assez important. Ce qui lui bénéficie, car cela est bien adapté au type de guerre qu'elle impose. En effet, il faut des hommes pour tenir les tranchées et mener des opérations de guérilla. Là ou les Russes doivent utiliser leurs BTG à contre-emploi, dans une guerre d'usure, statique, les Ukrainiens peuvent y dédier des unités "spécialisées".

      Les conscrits sont peu formés, on doit donc se contenter d'armes faciles à utiliser: fusils d'assaut, armes antichars légères, Javelin, NLaw, RPG divers... cela leur permet de se défendre contre les chars et autres blindés. A y ajoutant des MANPADS, ils peuvent également mettre la misère aux drones, hélicoptères et avions d'attaque adverses.

      Ce genre de troupe peut être utilisé de deux manières:
      - en guérilla: profitant de leur connaissance du pays, des chemins de campagne, ils peuvent s'infiltrer sur les arrières russes, attaquer leurs campements, miner, tendre des embuscades sur les routes.
      - tenir les tranchées, comme en 14/18.

      Ces actions se contentent d'armes ne demandant pas un long apprentissage et une formation tactique de base, de quelques jours ou semaines, suffit.

      Les déplacement se font par VL (genre Dacia Duster 4x4) pour les actions de guérilla, auxquels peuvent être adjoints des "technicals"*, ces véhicules popularisés par les guerres asymétriques en Afrique ou au Moyen Orient, comme la photo discutée ici d'une Fiat montant un missile Mistral tendrait à le faire penser.

      Pour les tranchées, on les transporte en camion ou en car. On leur adjoint une artillerie de soutien.

      Je ne connais pas non plus le système de rotation utilisé: a-t-on des unités spécialisées dans la guérilla, d'autres dans la tenue des tranchées? Ou les unités tournent elles? Ou les hommes sont-ils d'abord affectés dans les tranchées et, une fois aguerris, sont affectés ailleurs? Ou l'inverse?

      * typiquement des 4x4 Toyota montant une mitrailleuse lourde, des missiles antichar ou antiaériens, des canons légers... très mobiles, utilisés en appui des soldats armés de fusils et de RPG.

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    6. Structure des armées (fin)
      Dans l'armée Russe les BTG sont assemblés en brigades (de 2 à 6 BTG par brigade), qui est l'unité de base qui remplace formellement la division.
      Les brigades sont assemblées en corps, les corps en armées, dont la taille varie en fonction des besoins, de manière assez traditionnelle. Il semble que les divisions soient des brigades renforcées.

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    7. Merci pour cette réponse détaillée chef Chaudard.
      J'essayais de visualiser l'offensive sur Isyum et désormais depuis Isyum.
      J'arrive à imaginer comme vous le décrivez le mélange des éléments (chars, artillerie de précision, artillerie de masse, fantassins motorisés) mais j'ai un peu de mal dans les ordres de grandeurs.
      La tête d'offensive va être de combien de chars/tanks ? De l'ordre de 100 à 150 ? Ou beaucoup moins ?
      La dessus ils en perdent 10 à 15 par jour pour une progression d'un kilomètre dans le même temps ?

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    8. Il n'y a pas de réponse type, Armand. Un BTG, c'est 10 chars, 20 IFV, selon la vidéo de l'Osterreichs Bundesheer donné en lien. Sans compter l'équipage, un BMP contient 8 hommes. On a donc 160 fantassins par BTG.

      Pour une attaque, le chef de l'unité va déléguer "les moyens nécessaires": quelques BMP et une paire de chars (les chars vont toujours par deux) jusqu'à la totalité du BTG, s'ils peuvent se déployer et si l'ennemi est en force. Après, l'attaque peut être directe, ou une partie du BTG fait diversion pendant qu'une autre prend l'ennemi sur le flanc, une fixe l'ennemi pendant qu'une autre avance, etc...

      C'est en fonction des positions tactiques et de sa mission que le commandant va placer ses moyens, en gardant toujours une partie en réserve pour exploiter une percée, renforcer un endroit, ou contre attaquer.

      Pour une offensive comme a partir d'Izium qui implique plusieurs BTG, la coordination se fait au niveau de la brigade, qui envoie des BTG au contact pour percer la ligne, en garde en réserve également, pour faire comme ci-dessus.

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    9. ... j'ai oublié les 10 BTR (transport de troupe), soit 70 fantassins, 160+70 = 230 fantassins par BTG

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  16. Des nouvelles de Kherson côté occupé.

    Le cycle separation/autonomie/reconnaissance/annexion va donc être accélèré d'après un officiel du pouvoir installé par les Russes (source Guardian). La République va demander directement son incorporation à la RF.

    Pour info, le porte-parole en question s'appelle Kirill Stremousov. Je vous invite à faire une petite recherche sur Internet pour voir à quoi ressemble un collabo 2.0 ça me rappelle le personnel de la DNR dans les premiers temps (avant les purges ordonnées de Moscou). On avait un prêtre urologue, une star locale de télé réalité ai si qu'un escroc notoire. Bref, je plains les habitants de Kherson, y compris les pro-russes...

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  17. "Armand Delalande 07h27" : " On peut complètement exclure l'emploi d'arme nucléaire tactique "(de la part des Russes)
    Bill Burns, le patron de la CIA affirme avant hier " Nous ne pouvons pas prendre cette possibilité à la légère " et ajoute que l'Agence reste "très concentrée sur la question". J'espère bien sûr que vous avez raison M. Delalande. Néanmoins je maintiens que cette éventualité mérite, au moins par principe, d'être réfléchie.
    L'arrivée de l'armée nucléaire sur le théâtre ukrainien est bien sûr une hypothèses qui nous plonge tous dans une grande perplexité, avec des conséquences que l'on a pas tellement envie d'envisager. Moi le premier.
    Il faut pourtant bien s'y coller.

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    1. @ Mouxi.
      C'est le rôle et le devoir des agences de sécurité et de défense d'envisager toutes les possibilités de manœuvre des ennemis, et je serai le premier inquiet et perplexe si elle ne le faisait pas dans le cadre du nucléaire (surtout pour préparer des contre mesures)
      Pour autant sur le plan politique tant que stratégique cela ne fait aucun sens et ne procurerait aux russes strictement aucun avantage, et dans le cadre grand public il convient de fortifier cela

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    2. Mon propos n'était pas de discuter la pertinence d'un tel emploi par les russes (même si je suis persuadé que ce serait de toutes façons contreproductif). Mais puisque l'arme nucléaire est apparemment une arme "d'emploi" dans la stratégie russe (contrairement à nous où elle est une arme de riposte-si j'ai bien compris), et que le comportement de Poutine est considéré par bon nombre d'analyste comme imprevisible, l'exercice va peut être au delà de la "figure imposée" pour la CIA, même si, on est d'accord, elle est de toutes façons dans son rôle en communicant de la sorte.

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    3. La doctrine russe ne prévoit pas l'usage de telles bombes pour des opérations " mineures" comme en Ukraine.
      Elles ne sont normalement utilisées que si le territoire national est menace, ou si l'armée est en grand danger de rupture.
      Donc, en théorie, ce n'est pas dans la doctrine, selon le Youtubeur Le fun qui y a dédié une vidéo.

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    4. "Selon le Youtubeur Perun..."
      saleté de correcteur

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  18. Pourquoi dit-on que l'occupation du Donbass permettra enfin pour les russes une continuité territoriale entre la Russie et la Crimée, or cette continuité existe déjà par le pont de Kercht ( 4 voies) à la limite de la mer d'Azov et de la mer Noire ? Ce pont pourrait-il se transformer en objectif pour les missiles ukrainiens ?

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    1. Il faudrait beaucoup de missiles. Voyez comme les Russes ont dû s'y reprendre à plusieurs fois pour détruire le pont de Zatoka bien plus modeste... Et le pont est hors de portée des missiles Ukrainiens en plus ..

      Mais bon, sans doute que les Ukrainiens gardent ça dans un coin de leur tête et qu'on aura une surprise un jour...

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    2. Un officiel Ukrainien en a parlé la semaine dernière. Ils ne peuvent pas le faire pour l'instant, mais la destruction de ce pont est bien un objectif stratégique.
      Il faudrait probablement des missiles US, les Tochka U n'ont pas la portée suffisante (sans compter les S300 et S400 qui sont sensés le protéger (sensés, car les navires Russes ne semblent pas l'être suffisamment)).

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    3. le pont peut etre détruit par une passe de drone TB2: les ukrainiens ont cet engin redoutable qui tire des bombes guidées

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    4. @Amiral
      Le Bayraktar n'a pas l'endurance nécessaire, ni des missiles suffisamment puissants pour ça.

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    5. Soldat Pithivier9 mai 2022 à 23:28

      Le pont de Kertch mon dada :
      J'ai farfouillé à droite et à gauche pour finalement arriver à la conclusion qu'il faudrait utiliser des missiles de croisière ou des robots sous-marins + une stratégie de leurre pour détourner l'attention des russes et frapper le pont de chaque côté de îlot de Tuzla.
      La profondeur moyenne de la mer d'Azov est aux alentours de 5 m, c'est plus une lagune qui a tendance à s'ensabler qu'une mer. En frappant des deux côtés de Tuzla, la navigation serait bloquée non seulement par les éboulis consécutifs à l'explosion mais aussi par les matériaux charriés par le courant qui ont l'air de s'accumuler très vite à cet endroit. Les russes sont obligés de dégager le passage pour la navigation plusieurs fois dans l'année.

      https://realcontextnews.com/how-ukraine-can-take-back-crimea-from-putins-reeling-russian-military/

      https://www.atlanticcouncil.org/blogs/ukrainealert/russia-s-crimea-bridge-could-collapse-anytime/

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  19. Bonjour,
    Aujourd'hui le 9 mai, on sait si les soldats russes auront ciré leurs bottes ensanglantées et remonté leur braguette pour le défilé ? On est sûr que tout sera impeccable historique ? le carton-pâte sera sec ?

    Quand l'avion de l'apocalypse de poutine passera au dessus de la foule gonflée d'orgueil, est-ce qu'on peut compter sur le public russe qui moutonnera les yeux au ciel pour estimer le nombre de place à bord de l'avion ?
    Ca doit être un grand soulagement pour le peuple russe de savoir que leur chef et ses potes pourront survivre. Il y a des moments où c'est vraiment important pour le moral et pour le futur que tout le monde ne se fasse pas couillonner !

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    1. J'ai un peu de mal à comprendre comment un avion dans le ciel (avion de l'apocalyse ou non) pourrait résister au souffle d'une bombe nucléaire... Pouvoir fonctionner après coup : protection anti radiations et circuits protégés OK, mais les lois que je connais en physique ne me permettent pas de comprendre une résistance au souffle d'un engin en l'air... Explications journalistiques fallacieuses ou mal comprises ???

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    2. "Le défilé aérien prévu à Moscou a été annulé en raison des conditions météorologiques, a fait savoir le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov"
      faut il croire que ce fameux avion est resté cloué au sol pour d'autres raisons (maintenance, vol de matériaux,...)? ;)

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    3. Donc, il résiste à une bombe nucléaire mais pas à une bonne averse ? C'est ça ?

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    4. Salauds de nazis ukrainiens !

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    5. En attendant le discours, je vous propose la lecture de ce reportage sur la résistance ukrainienne :

      https://lactualite.com/monde/aux-armes-ukrainiens/

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    6. C'est moi, où il y a un beau soleil à Moscou?

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    7. Ciel couvert, quelques averses faibles : me dit Météo France
      S...d de météorologistes français payés par les américains ...

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  20. Cet avion semble surtout d'intérêt propagandiste et à servir le narratif du "on a pas peur nous de vous lancer des Bombes nucléaires on est prêt ! alors cédez à nos exigences !".

    Qu'il Survive à une explosion nucléaire pas trop proche je veux bien le croire, mais après ? Il n'y aura pas qu'un seul impact, ils vont atterrir où ? Même à l'étranger, quel pays épargné serait prêt à les laisser atterrir sur son territoire en pleine guerre nucléaire ??

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    1. Et puis : "Même si vous ripostez en frappant nos métropoles, nous on se cassera avec cet avion, tralalère..." :- )

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    2. Franchement, il y a plus de chance de survivre dans un bunker que dans un avion de cette taille qui est une cible assez facile pour des missiles conventionnels.

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    3. En fait cet avion c'est un peu le Air Force One (ok les US en ont plusieurs) de Poutine si j'ai bien compris... pas franchement de quoi en faire tout un plat (on a même le notre, surnommé à sa "sortie" Sarko One)....

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  21. @anonyme de 10h08

    Merci pour ce lien vers cet excellent reportage.

    J'espère qu'il sera lu par ceux à qui la présence de civils sur le champ de bataille donne des angoisses ou qui affirment que c'est de la faute des autorités ukrainiennes si il y a autant de morts civils.

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    1. Bof, ils vont conclure que l'ukrainien est nazifié à donf et qu'il mérite bien d'être reéduqué, stérilisé etc.

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  22. Articles intéressant d'un général français :
    https://www.minurne.org/billets/30832
    et article de bon sens observateur :
    https://fr.sott.net/article/39969-Si-les-analyses-du-CEMA-francais-restent-du-meme-niveau-que-ce-que-l-on-entend-sur-les-plateaux-tele-alors-souhaitons-de-ne-jamais-entrer-en-guerre-contre-la-Russie

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    1. Deux liens deja mentionnes et demontes dans un autre post.
      Les usines a troll n'ont rien de nouveau a nous proposer ?

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    2. Général français complotiste ! https://www.leparisien.fr/faits-divers/enquete-ouverte-contre-dominique-delawarde-ex-general-accuse-davoir-tenu-des-propos-antisemites-18-06-2021-CHU5BXUX2FDCNCCZKHMJJKJV3M.php

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    3. Sacré article effectivement ! Sinon la propagande se porte bien?

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  23. Aux dernières nouvelles, défilé aérien annulé à Moscou pour " mauvaises conditions météorologiques" . Ainsi que dans 26 autres villes ( info BMTv).Au vu du nombre de fuseaux horaires et de la surface du territoire, ce doit être plus qu'une " dépression météo locale" ...

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    1. Cela m'a interpellé moi aussi. D'après les images fournies par la télévision russe, le ciel au-dessus de Moscou avait certes quelques nuages mais également du soleil. D'après Météo France, le souffle du vent ne dépasse pas (à l'heure où j'écris) les 20km/h. Ce n'est que demain que le temps se gâte. Donc, probablement une excuse pour je ne sais quelle raison?

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  24. Tout le monde craignait une escalade suite au défilé: pas d'annonce de mobilisation, ni de mise en cause de l'OTAN ou des étasuniens. Pas d'état major ni ministre de la défense, seulement le grand patriarche orthodoxe...
    C'est triste la solitude des grands hommes... et dictateurs.

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    1. si si Choigou était bien là. Par contre effectivement Guerassimov lui par contre a supervisé un défilé en siberie ...
      Guerassimov est d'ailleurs Tatar (comme une grosse partie des habitants de Crimée, lui étant du Tatarstan).
      A ce sujet il serait bon d'analyser l'éternel malaise autour de la Crimée, fausses vérités. La Crimée est un cadeau de Kroutchov à l'Ukraine, cadeau dans le sens ou il fallait rééquilibrer les russophones dans la RSS Ukrainienne. Donc la Crimée était dans la RSFR (et avant dans la Russie), par contre il est mensonger de dire qu'elle est de nationalité russe (à part la ville et port militaire de Sebastopol).
      Ensuite, au niveau de l'approvisionnement, en eau notamment, il est plus juste de dire qu'elle est mieux reliée à l'Ukraine qu'à la Russie.
      Il y a de nombreuses nationalités en Russie, dont certaines renaissent en possible integrisme musulman, il ne faut pas être candide et se dire que si on vire Poutine pour mettre un vrai démocrate, cela se passera forcément bien et ne sera pas un bordel façon Irak généralisé.

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    2. Bonjour,

      Ca sent la fin des illusions. Si des généraux se sont autorisés à lui expliquer la situation, il va s'ouvrir à la négociation. Ca ne va pas être simple après les dégâts ...
      Dorénavant, coté russe, les combats serviront surtout à essayer de défendre la position de négociation. Mais les ukrainiens vont être durs à arrêter.

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    3. Vaut mieux un patriarche à demeure, vu le volume de péchés capitaux à se reprocher ...
      Je ne pense pas qu'il va monter au Paradis direct ....

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  25. Très instructif :

    https://www.liberation.fr/international/europe/pourquoi-le-navire-moskva-a-coule-20220509_UVVVNC3PK5GODJY5ATIEBDKJEQ/

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    1. Merci, un très bon article : une démonstration claire qui montre un Moskva mythique pour la nation russe avec des systèmes radar trop dépassés pour le protéger efficacement et une "architecture ancienne" qui accentuait sa visibilité ; côté ukrainien, cette attaque révèle un professionnalisme pointu : que ce soit l'usage de drone arrivant par la proue, ou de la technologie utilisée, du choix de 2 frappes simultanées (quand une seule aurait été insuffisante pour couler le Moskva), et d'une bonne connaissance tant de la cible que de la manipulation des engins pour faire aboutir 2 ogives au "bon endroit et en même temps" en étant détectées trop tard pour faire quoi que ce soit.
      Je ne comprenais pas comment un bateau de ce type et de cette importance avait pu être coulé sans se défendre : là, j'ai une explication qui tient bien la route.

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    2. AT Chuet, qui s'y connaît en la matière puisqu'il a commencé comme pilote de SEM/AM-39, mettait bien en évidence l'ingéniosité tactique des ukrainiens pour exploiter les faiblesses du navire.
      Il est évident que la mâture empêche une défense à 360° sur un bâtiment qui n'est pas conçu aussi ingénieusement que les destroyers et croiseurs AEGIS.
      Ce qui est inconcevable, c'est que le navire ait opéré seul.
      Maintenant, comparaison n'est pas raison, mais le Slava/Moskva était exactement aussi âgé que l'Admiral Belgrano quand il a tâté de la torpille du HMS Conqueror. C'était une antiquité et l'auteur a un peu tort de parler d'absence de conception furtive. C'est un navire des années 70, et même s'il était extrêmement impressionnant dans les années 80 il finissait par accuser sérieusement son âge.
      Tom Clancy avait visité son sister ship de passage à Norfolk en juillet 1989, et avait été défavorablement impressionné par la conception structurale, la finition, et surtout le manque de prise en considération du risque incendie.
      un navire de 12000T peut largement encaisser deux coups au but; d'autant qu'il s'agit d'un missile à propulsion réacteur et non solide (bloc propergol qui potentiellement continue à brûler et donc évacuer des volumes considérables de gaz brûlants)
      Nous ne devrions évidemment pas trop ironiser car la plupart des navires de la Marine nationale n'auraient sans doute pas fait mieux.

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  26. Discours complet de Zelensky du 8 mai:
    “Time of Remembrance and Reconciliation for Those Who Lost Their Lives During the Second World War"
    https://www.youtube.com/watch?v=CVlEkBHO_hc

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    1. Que du réchauffé, ça sent la fatigue...

      "A Kiev, ils disaient qu'ils pourraient obtenir des armes nucléaires et l'Otan a commencé à explorer les territoires proches de nous et cela est devenu une menace évidente pour notre pays et nos frontières. Tout nous disait qu'il fallait se battre."

      Il a encensé les deux braves républiques. Il semble qu'il a oublié de parler de Marioupol

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    2. Avec les bateaux, sous-marins et les avions qui peuvent envoyer des têtes nucléaires ou même directement des missiles intercontinentaux, en quoi le positionnement hypothétique de silos en Ukraine est beaucoup plus dangereux ?

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  27. Décidément pour Poutine, les causes de la guerre au gré des circonstances. Tout comme les objectifs...

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    1. Décidément pour Poutine, les causes de la guerre évoluent au gré des circonstances. Tout comme les objectifs...

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  28. Cher monsieur Goya,
    Lecteur attentif de votre blog, je ne commente presque jamais car je ne connais rien aux choses de la guerre. Or depuis que vous tenez votre point de situation, les explications deviennent de plus en plus techniques. Certains commentateurs enthousiastes encensent notre canon CAESAR et sa portée de 42km max. J'ai visionné une vidéo YT qui m'a convaincu de son excellence. Dans la foulée j'ai voulu voir si la concurrence existait côté russe. Et il semblerait que oui avec le 2S35 Koalitsiya-SV (bien que n'étant qu'un obusier auto-moteur de 152mm et non un 155mm)
    Au vu des performances annoncées il surclasse totalement notre CAESAR en terme de portée, avec une porté max de 80km.
    Or il m'a semblé voir de tels engins dans les vidéos de guerre qui circulent sur le net.
    Comment peut-on lutter contre ça?
    Cordialement,
    Michaël Gulaputih

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    1. J'ai trouvé entre 20km et 36km de portée max pour ce canon 2S35 autoporté. Ou avez-vous trouvé 80km ? 80km semble impossible en obus, peut-être tire-t-il aussi des genre de missiles dans ce cas le nombre de munitions est sûrement beaucoup plus faibles...

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    2. Le 2s35 pourrait tirer entre 10 et 14 coups par minute et les envoyer jusqu'à 36km. sources :https://fr.wikipedia.org/wiki/2S35_Koalitsia-SV / et surtout https://redsamovar.com/2017/06/02/dossier-le-2s35-koalitsiya-sv/

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    3. D'après ce que je lis, la portée de 80 kms correspond en fait à celle d'obus autopropulsés, et correspond à des développements futurs. Or, il y en a en développement chez les fournisseurs en format OTAN, dont certains prévoient des portées à 80 ou 100 kms.
      Donc, pour l'instant, le 2S35 Koalitsiya-SV ne peut pas en tirer de cette portée, car elles n'existent pas encore.
      Par ailleurs, il semble que cet obusier soit encore au stade de prototype, sachant que l'industrie russe souffre de graves difficultés d'approvisionnement pour les technologies de pointes. Y compris en pièces détachées. A telle enseigne que l'usine d'uralvagonzavod (fabricant les chars) serait à l'arrêt depuis plusieurs semaines.
      Je doute donc beaucoup que l'on en rencontre sur le front.

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    4. Apparemment, les premiers exemplaires auraient été livrés, mais très probablement au compte-gouttes. Sa mise en production ne devait pas intervenir avant 2022/2023. Inutile de dire que c'est probablement reporté sine die, faute d'accès à certains composants.

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    5. Merci aux différents commentateurs. Voici ma source pour les 80km :
      http://www.opex360.com/2020/02/10/le-nouvel-obusier-russe-2s35-koalitsiya-sv-capable-de-tirer-16-coups-par-minute-pourrait-entrer-service-en-2022/
      Cet obusier date de 2015 et entrerait en service en 2022. Et on y est me semble-t-il...
      Cordialement,
      Michaël Gulaputih

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    6. Vous aurez plus de détails ici:
      https://redsamovar.com/2020/07/15/actu-le-2s35-koalitsiya-sv-ou-en-est-on/

      Il est bien précisé que la portée standart est entre 30 et 45 kms, des munitions de type obus télescopique pourrait permettre d'atteindre 80 kms, voire plus (100 kms), mais que ces munitions ne sont pas encore disponibles, et que la date leur disponibilité est inconnue.
      A noter que le même article donne des munitions en développement équivalentes au format OTAN (par NEXTER notamment).
      Donc, en l'état, le CAESAR garde une potée plus importante (42 kms pour un obus, et plus de 50 kms pour un obus roquette), et qu'il pourra aussi tirer les munitions à très longue portée lorsqu'elles seront disponibles.
      A priori, le 2S35 ne serait au mieux disponible qu'en très petite quantité, et avec des poblèmes de fourniture de munitions de haute technologie du fait des sanctions (depuis 2014). Les munitions guidées font appel à de l'électronique et la Russie n'y a plus accès.

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    7. Bonjour,
      A ça il faut observer la difference de masse. D'un coté vous avez un truc énorme de l'odre de 50 tonnes et de l'autre un camion plutôt classique. 50 tonnes vous ne passez pas partout même chenillé.
      Le CAESAR est nettement plus souple a déplacer et a camoufler.

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    8. @Folker qui dit "2S35 ne serait au mieux disponible qu'en très petite quantité"... Peut être faut-il rappeler combien de caesar vont êtres fournis à l'Ukraine...
      Il ne faudrait jamais comparer l'équipement russe à l'équipement français dans ce conflit car de toute façon, la présence d'équipement français est anecdotique. J'espère donc que les M777 sont de bons canons.

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    9. L’art de la guerre c'est bien souvent l'art d'être au bon endroit au bon moment avec suffisamment de puissance de frappe. Une dizaine de canon puissant très mobile auront forcément un impact sur un tronçon de front de 100 Km, ou pour rocker d’un secteur à l’autre.

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  29. Bonjour,

    @Michaël Gulaputih
    Je suis comme vous un simple curieux, mais de ce que j'ai compris du Koalitsia la portée c'est 80 km avec localisation des cibles par satellite. Or, dans le conflit actuel, ceux ci ne se sont pas vraiment avérés efficaces (ne me demandez pas pourquoi, je n'en sais rien).

    @anonyme de 12h49. Les missiles terrestres ont une plus grosse charge et s'ils partent d'assez prés, ils sont moins longtemps en vol et donc plus difficiles à intercepter. Je doute cependant qu'on aie eu l'intention à Kiev ou ailleurs d'en installer en Ukraine et que, en termes de propagande, pour justifier une intervention au sol, il faut trouver des objectifs au sol...

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  30. Bonjour,
    Je lis avec intérêt vos articles et compte-rendus, avez-vous un article/lexique qui récapitule le dimensionnement en hommes/matériels de chaque appelation (Bataillon, Brigade, GT, ...) qui ce soit du côté Russe ou Ukrainien ?

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  31. Je me demande tout de même comment les russes financent leur boucherie en Ukraine ? Peut être que la machine à rouble tourne à plein mais il faudra bien payer les soldes et les primes. Il faut payer les carburants et les matériels il faut payer la logistique et l'entretien il faut faire tourner l'économie. Et payer les appros des civiles.
    La boucherie est longue et va durer, il va falloir que les russes continuent à vivre à faire tourner les récoltes etc. ça commence à faire beaucoup même pour un pays qui a de l'or en stock.

    Qu'elle est maintenant le risque de banqueroute de la société russe ? Le budget russe de la défense était déjà peu tenable et on voit bien que les nouveaux matériels n'arrivent pas. Alors en pleine crise le château de carte de l'économie russe risque de s'effondrer dans les semaines mois qui viennent.
    A ce moment la situation sera bien plus dangereuse pour l'Europe de l'Ouest parce que la carotte Ukrainienne aura été mangée il restera la fuite en avant et l’extension et le pillage des ex pays satellites ou du gâteau ouest européen.

    A partir de le conflit Ukrainien deviendra secondaire et la porte de sortie sera trouvée par une aide à l'économie et la société russe... en contrepartie d'une sortie de l'ukraine

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    1. Je ne comprends pas ce que vous voulez dire:
      "A ce moment la situation sera bien plus dangereuse pour l'Europe de l'Ouest parce que la carotte Ukrainienne aura été mangée il restera la fuite en avant et l’extension et le pillage des ex pays satellites ou du gâteau ouest européen."
      Sur le fond, ce que la Russie peut produire elle-même ne lui coûte rien, et elle continue à exporter de manière importante ses matières premières.
      Pour le reste, elle importera à prix d'or les produits dont elle ne peut se passer (des protections périodiques aux téléphones portables), mais cela ne représentera pas forcément des montants considérables. Les Russes sont habitués à se priver et sont très résilients.
      Les seules vraies conséquences sont:
      - l'absence d'accès aux technologies de pointe (notamment en ce qui concerne les composants pour les armes de pointes),
      - une économie fortement ralentie (faire rentrer des devises, c'est bien, mais cela ne permet pas de faire tourner les usines qui ont besoin de pièces détachées impossibles à importer).

      Et évidemment, un point très problèmatique: les médicaments.

      Donc, ralentissement économique qui va fortement toucher la population à terme, et sanctions qui empêche l'utilisation de l'armement moderne faute de pouvoir l'entretenir/le fabriquer.

      Mais, il faudrait des années pour asphyxier économiquement la Russie, et on sait que cela ne marche pas de toutes façons (Corée du Nord, Iran....). Et la Russie a les capacités à survivre de manière quasiment autarcique.

      Plus globalement, cela confirme l'échec de la mondialisation comme une façon d'empêcher les guerres. L'interdépendance économique ne rend pas le conflit impossible. Mais cela complexifie la riposte en cas d'agression.

      A méditer pour l'avenir, notamment vis-à-vis de la Chine (mais pas seulement). Il y a clairement urgence à démondialiser.

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    2. d'accord sur 90% sauf la conclusion ... je pense exactement l'inverse :)

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    3. Avec l échec en Ukraine et une économie en miette la bête est acculée. Le risque d extension sera énorme.

      Je ne crois pas a l autarcie russe. Ils ont besoin d exporter et importaient beaucoup.

      Avec une économie en miette tout peut se bloquer rapidement.

      Par exemple comme avec une hyper inflation

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    4. Vidéo intéressante sur l'isolement très relatif de la Russie (source France Culture) :
      https://www.youtube.com/watch?v=JbrK6LtTvOc

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  32. L'étincelle qui déclenche le Grand Feu, comme en 1914 ? A suivre...

    https://www.lindependant.fr/2022/05/09/guerre-en-ukraine-lambassadeur-de-russie-en-pologne-asperge-de-faux-sang-alors-quil-commemorait-la-journee-du-9-mai-a-varsovie-10284205.php

    Dans tous les cas, le gouvernement polonais devrait présenter ses plus plates excuses et faire le ménage au ministère de l'intérieur. Quoi qu'on pense du régime criminel russe actuel et malgré la satisfaction que ce fait divers procure.

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    1. C'est pas le premier ambassadeur à être aspergé de sang (ou de faux sang) ou d'autres liquides encore moins nobles... Les risques du métier en somme.

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    2. Vous rigolez, ou quoi? Des gens se font déporter, des civils se font massacrer, des femmes et des enfants se font violer, mais là, quand un ambassadeur se prend de la peinture sur le visage, ça risquerait de déclencher une troisième guerre mondiale?

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    3. Le gouvernement polonais devrait surtout passer l'ambassadeur en question par les armes ainsi que tous les fumiers qui soutiennent les russes.

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    4. Réponse imbécile. On respecte les ambassadeurs dans les pays civilisés, voyez vous. Ce qu’on peut faire, c’est les renvoyer chez eux et rapatrier les siens. Les polonais se conduisent comme des crétins arrogants. El l’arrogance est mauvaise conseillère.

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    5. De ce que je comprends, c'était une réfugiée ukrainienne qui a balancé le faux sang. Je peux m'imaginer qu'elle avait des raisons valables. Mais les flics polonais n'ont pas été à la hauteur.
      Que ceci nous plaise ou pas, si demain cette ordure de Lavrov vient en France, eh ben il faudra que la police française gère le périmètre et protège cette ordure de Lavrov.

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    6. Elle l'aurait fait de toute façon. Vous n'avez pas fait de manifs, ici? La dernière fois que j'y suis allé pour manifester, l'ambassade de Russie était fort bien gardée par un cordon de CRS.

      Tous le personnel politique s'en prend plein la tronche partout et tout le temps, ça ne va pas changer grand-chose à la situation générale.

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    7. Ici ?
      Me voilà démasqué ? :- ))))

      Ma dernière manif, c'était "Je suis Charlie" en famille à Paris. Sinon, de façon générale, je n'aime pas trop ça. Les messes collectives c'est pas mon truc. Mais je me tiens au courant de ce qui se passe.

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    8. On a bien vu l'ambassadeur russe se faire tuer en Turquie au moment de la crise avec la Moscou qui avait vu un avion russe être abattu par les turcs.
      Le monde a changé et le jeu d'alliances "familiale" de l'Europe de 1914 n'est plus.

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    9. Espérons.
      L'exemple turc me rassure (sincèrement merci :- ) mais ne me convainc pas. Je pense qu'on devrait respecter certaines règles, même avec les états qui ne les respectent pas. Sinon on se rabaisse au même niveau, on se décrédibilise, on se prive du droit de faire référence aux règles en question.
      Donc, en effet : "l'ambassade de Russie était fort bien gardée par un cordon de CRS" et c'est ce qu' fallait faire.
      Donc, en conséquence : les flics polonais n'ont pas été à la hauteur; ce fait divers n'aurait pas du avoir lieu.
      Même si, en l'aprenant, j'ai adoré. Mais ça, c'était une réaction à chaud, perso :- )

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    10. SINON, pour les autres :
      Eh ben oui, je sais qu'il y un écart collossal entre ce que vivent au quotidien les Ukrainiens et ce qu'à vécu Môssieur l'Ambassadeur (de plus, il a l'air de
      content d'avoir réussi sa mission, sur les vidéos).
      Ce n'est pas de cela que je parlais.

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  33. Pas vraiment d'annonces de Poutine aujourd'hui... est-ce que les projets d'annexion de Kherson et Marioupol seraient abandonnés ?

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  34. Recevoir un colorant rouge au visage n'a même pas la gravité de blesser un enfant ou un adulte ukrainien, qui sort de chez lui pour faire les courses, par un engin russe. Même si la personne est un ambassadeur !

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  35. Je crains l'utilisation de ce fait divers par la Moscovie

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  36. D'après Mme Maria Zakharova porte parole du minisinistre des affaires étrangères Russe et à propos de l'incident "les néo nazis Européens ont montré leur face ensanglantée mais on ne se laissera pas intimider". C'est quand même à la une de la télé rossia 24
    https://www.vesti.ru/article/2730926
    Sans doute pas de quoi déclencher la troisième guerre mondiale mais ils sont bien vexés quand même de ne pas être aimé dans un pays comme la Pologne où ils ont pourtant eu tout le temps de développer une large fraternité.

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  37. La bataille pour le Donbass continue : les nazis russes tentent de prendre Rubizhne et échouent avec la prise de Voevodka

    Le soixante-quinzième jour de l'opposition héroïque du peuple ukrainien à l'invasion militaire russe approche. L'ennemi poursuit une agression armée à grande échelle contre l'Ukraine.

    L'état-major général des forces armées ukrainiennes a rendu compte de la situation sur les fronts.

    L'ennemi mène des opérations offensives dans l'est de notre État afin d'établir un contrôle total sur les régions de Donetsk et Louhansk et de créer un couloir terrestre vers la Crimée occupée.

    La plus grande activité des envahisseurs est observée dans les directions Slobozhansky et Donetsk.

    Il reste une forte probabilité de frappes de missiles sur des infrastructures civiles et militaires dans toute l'Ukraine.

    Dans les directions Volyn et Polissya, l'ennemi n'a pas mené d'opérations actives et aucun signe de formation de groupements offensifs n'a été trouvé.

    Dans le sens nord, la situation n'a pas changé. Aux postes de contrôle et dans les zones frontalières des régions de Briansk et de Koursk de la Fédération de Russie, il y a des escouades du service frontalier du FSB. L'ennemi effectue des équipements d'ingénierie et de fortification des positions de défense près de la frontière ukrainienne.

    Dans la direction de Slobozhansky, l'ennemi n'a pas mené d'actions offensives. Dirige la défense. Les principaux efforts portent toujours sur la prévention de l'avancée de nos troupes vers la frontière.

    Dans la direction d'Izyum, les approvisionnements sont en cours de réapprovisionnement et des sous-unités sont entraînées pour de nouvelles opérations offensives dans les directions Izyum-Barvenkovo ​​​​et Izyum-Slavyansk. L'ennemi effectue une reconnaissance aérienne.

    Dans la direction de Severodonetsk, il y a une bataille pour Rubizhne. L'ennemi tente d'améliorer la situation tactique, de capturer la ville et de créer des conditions favorables au développement ultérieur des opérations offensives en direction de Liman et Severodonetsk. Les nazis russes ont tenté en vain de prendre d'assaut Voevdovka. Ils se sont repliés sur leurs positions précédemment occupées.

    En direction de Liman, l'ennemi tente d'avancer au combat dans la région d'Aleksandrovka et de Shandrigolovo.

    Dans la direction de Bakhmut, il a combattu sans succès dans la région de Toshkovka.

    Dans la direction d'Avdeevsky, il tente d'améliorer la situation tactique dans les zones habitées par Novoselovka, Novoselovka Vtoroy, Verkhnetoretsky. Les combats continuent.

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  38. Dans les directions Novopavlovsk et Zaporozhye, l'ennemi regroupe des sous-unités individuelles, se préparant à de nouvelles opérations actives. On s'attend à ce que ce groupement soit constitué aux dépens des troupes qui ont effectué des tâches dans la région de Marioupol.

    Dans les directions Sud Buzh et Tauride, l'ennemi se regroupe également afin d'améliorer la position tactique de ses troupes. Il renforce la puissance de feu et les systèmes de défense aérienne et améliore l'équipement technique des positions. Pour empêcher le transfert d'unités des Forces de défense de l'Ukraine vers d'autres zones, leur enchaînement est mené à bien des actions de démonstration.

    Dans la direction de la Bessarabie dans la région transnistrienne de la Moldavie, la situation est restée inchangée.

    Dans les mers Noire et Azov, les navires de la flotte russe de la mer Noire continuent d'effectuer des tâches pour isoler la zone de combat et effectuer des reconnaissances.

    L'ennemi continue d'utiliser toute l'artillerie et tous les avions disponibles sur presque toute la ligne d'affrontement pour bombarder les positions de nos troupes et détruire les infrastructures civiles et militaires. À Marioupol, malgré le cessez-le-feu déclaré, ils ont repris les bombardements et l'assaut sur Azovstal.

    Dans les territoires temporairement occupés de l'Ukraine, l'ennemi continue d'appliquer les mesures du régime administratif et policier. Une imitation de la célébration du soi-disant Jour de la Victoire a été réalisée pour les médias russes dans certaines colonies capturées.

    Les pertes ennemies dépassent les taux d'effectifs, ce qui a un impact significatif sur l'état moral et psychologique général et devient une condition préalable au refus du personnel de participer davantage aux hostilités contre l'Ukraine

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    1. Autant les trolls russes me font sourire, autant je ne partage pas les mots utilisés. Nazi russes, ennemis ... La France n'a pas d'ennemis dans ce conflit (ce qui ne lui interdit pas d'aider l'Ukraine).
      C'est d'autant plus dommage que le manque d'objectivité affiché m'a découragé de lire votre analyse qui semblait très détaillée.

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    2. @Cosmorak
      Alain nous rapporte la traduction des points faits par les autorités Ukrainiennes, d'où le langage forcément "connoté".
      Le plus important n'est pas le langage utilisé, mais le fond: il s'agit de propagande, à ne pas prendre au pied de la lettre, mais à analyser et recouper avec d'autres sources d'informations.

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    3. Désolé pour l'incompréhension. Il me reste à le lire alors. Merci.

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  39. Alexander Subbotin, petit oligarque et ancien manager de Lukoil a été retrouvé mort dans sa maison de Moscou. Il aurait succombé à du venin de crapaud que son ex compagne, sorcière chamane de son état, lui aurait donné pour le débarrasser de son addiction à l'alcool.
    Je vous jure que je n'invente rien (je n'ai pas assez d'imagination pour arriver à ce genre de scénario).
    https://www.msn.com/en-gb/news/world/russian-oil-boss-dies-in-mysterious-circumstances-from-toad-poisoning/ar-AAX4Wja

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    1. La vache, y’en a un qui s’amuse au FSB à trouver des scénarios. Dernièrement, ça n’allait pas: trop de ressemblances. Ça s’améliore. Le crapaud c’est trouvaille. La fleur vénéneuse la prochaine fois?

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  40. A tous nos amis les trolls, je dédie la

    COMPLAINTE DU TROLL RUSSE

    Il était une fois un troll russe aux yeux tristes :
    Chaque jour sur le blog du Colonel Goya,
    il venait déverser des discours complotistes
    en laissant libre cours à sa paranoïa.

    « C’est la faute à l’OTAN » tonnait-il plein de rage,
    bavant sur son clavier sans qu’il le remarquât,
    et puis, pour se donner de l’ardeur à l’ouvrage,
    il écrivait sans cesse en lampant sa vodka :

    « Il fallait bien cela pour défendre l’empire !
    Maintes fois l’Amérique en a fait tout autant.
    Pis d’abord j’ai aussi autre chose à vous dire :
    C’est la faute à l’OTAN ! C’est la faute à l’OTAN ! »

    Ne comprenez-vous pas la grandeur de la cause ?
    Combattre les nazis, c’est quand même important !
    Pis d’abord laissez-moi vous dire une autre chose :
    C’est la faute à l’OTAN ! C’est la faute à l’OTAN !

    À quoi bon provoquer l’implacable Russie
    si Vladimir Poutine est presque omnipotent ?
    Mieux vaut capituler sans faire d’argutie.
    C’est la faute à l’OTAN ! C’est la faute à l’OTAN ! »

    Mais parfois son labeur lui semblait si futile
    que le troll dans son trou demeurait triste et coi,
    lui qui eût préféré être un idiot utile,
    un traître, un collabo ou bien n’importe quoi…

    n’importe quoi plutôt qu’un troll russe aux yeux tristes
    qui toujours sur le blog du Colonel Goya
    s’en venait débiter des propos complotistes
    alimentant son fiel et sa paranoïa !

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    1. Merci pour la récréation 🍻

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    2. Je n'ai pas le talent de Gus, mais j'ai tenté ça:
      (d'après Pierre Dac "Les fils de Pétain")
      https://www.youtube.com/watch?v=4QiphmGJhyE

      Vladimir de son balcon
      regardait la honteuse rangée de faux-jetons
      la brochette de sacrés cochons
      de Lavrov à Bortnikov
      Patrushev, Naryshkin, Gerasimov
      Les trolls russes
      africains
      d'un air éteint
      il s'écria soudain :
      "Y a t il des salauds parmi nous?"
      "TOUS, TOUS, TOUS!!"
      Traîne tes pieds par terre
      la kalach à la main, c'est la fin
      il n'en restera guère
      de tous ces fils de Putin.

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    3. Soldat Pithivier9 mai 2022 à 23:48

      Gus9 mai 2022 à 18:18

      Chef Chaudard9 mai 2022 à 20:32

      Excellent !
      merci pour le divertissement.

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  41. https://dumskaya.net/news/zashchitniki-ukrainy-osvobodili-ot-okkupantov-ch-164168/

    Les défenseurs de l'Ukraine ont libéré quatre localités de la région de Kharkiv des envahisseurs.
    Les soldats du 227e bataillon de défense territoriale ont libéré quatre villages des envahisseurs russes dans le district de Chuguevsky de la région de Kharkiv. Selon le bataillon, les villages de Upper Saltov, Zamuylovka, Bayrak et Rubizhnoye ont été libérés.

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    1. Ça se rapproche de la fameuse ligne de communication d'Izium-Belgorod.
      Cependant, les (nazis) russes ne pourraient-ils pas utiliser la ligne Izium-Valuyki?

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    2. Ce commentaire a été supprimé par l'auteur.

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    3. Il y a effectivement deux lignes logistiques importantes vers Kupiansk et Izium. Mais déjà en couper une obligerait l'armée Russe à concentrer son trafic sur la seconde, et aux Ukrainiens d'y concentrer leurs attaques. A terme, il y a probablement volonté de couper les deux (une vingtaine de kms à reconquérir, sans nécessairement devoir s'occuper immédiatement de Kupiansk).

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  42. https://www.pravda.com.ua/news/2022/05/9/7345095/

    https://www.pravda.com.ua/news/2022/05/9/7345009/

    https://www.pravda.com.ua/news/2022/05/8/7344883/

    Trois articles sur Marioupol.
    Possible utilisation d'armes chimiques à Azovstal le 11 mai...
    Personnellement j'ai espoir que les Russes n'en viennent pas là par crainte d'escalade.
    D'autre part vu la taille du complexe, il me paraît plausible d'imaginer que techniquement l'opération soit particulièrement complexe à réaliser.

    J'avais écris un petit post spéculant, sur les stocks de vivres et munitions des résistants Ukrainiens d'Azovstal. Les deux derniers articles tendent à confirmer cette hypothèse. Ce qui suggère qu'ils peuvent encore tenir un moment en l'état.
    Malheureusement cela renforce l'intérêt Russe à recourir à l'arme chimique. Car il parait évident qu'avoir quelques centaines de militaires adverses dans le dos à quelques 100km (150?) de la ligne de front est un poids stratégique certain.

    Espérons que les Russes échouent à prendre Azovstal encore quelques semaines.

    En parallèle Zelensky aurait déclaré que les soldats Ukrainiens encore à Marioupol ne peuvent être secourus via une opération militaire par manque d'armement lourd.
    Si cela est vrai au de là de l'appel de pied aux occidentaux, et en fonction de ce que j'ai évoqué au dessus on peut espérer (rêver) deux résolutions favorables à l'Ukraine:
    - Les Russes acceptent une évacuation, pour enfin accéder au contrôle total de la ville.
    (C'est effectivement difficile à imaginer mais qui sait)
    - Encore plus fantasque: Imaginons la ligne de front au sud déstabilisée par des contre attaques Ukrainiennes. Déstabilisant la région de Marioupol. Nos survivants pourraient être tenter de saisir une opportunité de mouvement. Pour peu qu'ils aient encore quelques Javelins/mortiers, pour briser la ligne Russe. De ce que j'ai lu ils n'y aurait que 2000 soldats Russes sur Marioupol, c'est faible vu la taille de la ville et d'Azovstal. Le problème dans mon équation c'est l'artillerie Russe, il faudrait vraiment que ça pousse fort sur la ligne de front.
    Bref.

    Pour finir je vous laisse ce très bel article sur l'avenir d'une Ukraine membre de l'UE, entre réaffirmation des valeurs Européennes et atout stratégique majeur.
    https://en.desk-russie.eu/2022/05/02/back-from-ukraine.html?msclkid=11ac4785cec311ecbd1e018cd244b871

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    1. Je ne suis pas expert mais étant donné qu'il faille épandre sur une large zone, cela ferait sûrement plus de dégâts autour que dans les sous terrains de Azovtal. Ou alors il fait viser précisément les entrées d'air.

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    2. la mise en œuvre d'une arme chimique est délicate...

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    3. La mise en oeuvre d'une arme chimique est délicate... et son efficacité est très aléatoire. Pour faire simple, ça fout les jetons au pékin moyen, ça présente plein d'inconvénients (en particulier avec du persistant), et sur une troupe un peu entraînée à réagir à la menace NBC (et on peut supposer que l'armée ukrainienne l'est) ce n'est pas très efficace. Je l'avais déjà écrit mais pendant la 2e GM, même les allemands, pourtant pas très regardants niveau "humanitaire", n'ont pas utilisés d'armes chimiques au combat (ni d'ailleurs les Alliés qui ne se sont pas gênés pour utiliser des trucs aussi raffinés que les bombes incendiaires au phosphore). AMHA, le gazage des combattants d'Azov dans leurs tunnels comme des taupes dans un jardin relève plus du fantasme que du réalisme tactique (mais ce n'est qu'un avis personnel).

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    4. @Semper Fi: Merci de votre éclairage. Un peu d'intox Ukrainienne peut être.

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    5. En revanche, c'est vrai qu'elles ont un impact psychologique indéniable - plutôt sur les civils d'ailleurs qui n'ont pas ni équipement ni entraînement - surtout qu'on imagine en général le pire, à savoir un neurotoxique qui transforme la victime en "cafard flytoxé" en moins d'une minute, .. mais d'un point de vue tactique leur intérêt est AMHA assez limité. Franchement : pour "nettoyer" des souterrains, il y a pas de solution miracle : c'est à la "fourchette à escargot" (enfin son équivalent militaire : grenade à main et lance-flamme....foi de sapeur d'assaut). C'est d'ailleurs, l'organisation souterraine des positions japonaises d'Okinawa et d'Iwo Jima et le coût humain pour les US pour s'en emparer, qui ont dissuadé ces derniers d'envahir le Japon "main island". A la place des russes, je me contenterai d'une bonne vieille guerre de siège à l'ancienne : ça prend du temps mais, sans ravito extérieur, à un moment donné les assiégés finissent toujours par tomber en rade de quelque chose (munitions, bouffe, eau, PQ, moral, etc...). Il faut juste être patient (évidemment la patience n'est pas forcément compatible avec un agenda politique un peu serré comme celui de VP).

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  43. Je regarde régulièrement les données d'Oryx et j'ai l'impression que les pertes russes s'accélèrent depuis quelques jours. Mais ne faisant de compte jour par jour, peut-etre n'est-ce qu'une impression. Comment pourrions nous le vérifier ?

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    1. Apparemment ils n'avaient plus d'avions pour leur défilé, c'est une première indication :)
      Le site : https://www.mil.gov.ua/en/ donne les pertes au jour par jour avec sûrement un coefficient mais ça donne une tendance

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    2. Ps: Je n'ai pas eu le courage de tracer l'évolution sur Excel mais ça doit se trouver

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    3. Voila: https://github.com/leedrake5/Russia-Ukraine

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    4. Autres options :
      - le SuperAvionDeLaMortQuiTue en panne sèche (ou vol de pièces pendant la révision... :- )
      - trop la trouille qu'un kamikaze profite de l'opportunité...

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    5. Lien très intéressant Romain, merci.

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    6. Will Kramps. Parfois le nom ne fonctionne pas pour les commentaires, dsl.

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  44. Bientôt, il n'y aura plus de pays comme l'Ukraine si l'Occident n'entre pas directement en guerre.

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    1. l'occident (sauf les USA) n'a pas grand chose à opposer aux Russes.

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    2. voilà ce que l'Europe peut opposer aux Russes : https://youtu.be/BJAW4OBBncM

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    3. "l'occident (sauf les USA) n'a pas grand chose à opposer aux Russes."
      C'était peut-être vrai il y a 3 mois, l'Ukraine nous a prouvé le contraire.

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    4. @anonyme de 22:23
      C'est la première fois qu'on arrive à me faire douter de mon alignement entre les l'Europe et la Russie 🤮

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  45. Merci à vous pour ces analyses toujours précises et pertinentes !

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  46. Article bien fait, qui explique pas mal de choses. Si effectivement l armée russe est composée majoritairement de gens des régions pauvres et périphériques, il est moins difficile au gouvernement russe de maintenir ses citoyens des grandes villes dans l illusion. Si les cercueils ne reviennent pas a moscou mais a novosibiirsk, les moscovites n ont aucune raisons de mettre en doute l opération spéciale.
    https://theconversation.com/qui-sont-les-soldats-russes-qui-combattent-en-ukraine-181032

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  47. La Russie a perdue cette guerre dès le premier jour.
    Aujourd'hui on fait comme si il va y avoir un retournement, alors que l'armée russe aujourd'hui pour sauver l'honneur de Poutine et de l'image de la Russie. Mais derrière il n'y a rien, certains imaginent que les russes se retiennent, que si demain ils "déclarent" la guerre ils vont avoir une nouvelle armée qui va tout renverser, mais dans les faits, il n'y a rien derrière et soulever une masse de conscrits sans pouvoir les équiper sérieusement, ne laissera place qu'à une masse d'hommes qu'on emmènera au front à l'arrière de camions ou de véhicules civils. Il n'y aura pas plus de chars, de blindés, d'artillerie, d'avions, cessons de croire une bonne fois pour toute qu'il y a en Russie une "deuxième armée" qui sortirait des "réserves".
    Nous ne sommes pas non plus dans la grande guerre patriotique ou on avait une industrie russe capable de tenir un effort de guerre en sortant des masses de T-34, d'avions, des livraisons massives par les américains de matières à équiper l'armée rouge, de lui donner la logistique utile notamment avec une masse de camions qui ont été essentiels, ces camions qui ont été les porteurs des "orgues de Staline", qui ont permis de transporter leur artillerie, les vivres, les hommes...
    En vérité, la seule chose que les russes ont en réserve, c'est l'arme nucléaire, mais ça reste une arme qui ne sert à rien en Ukraine, comme elle ne servait à rien en Afghanistan ou aux américains au Vietnam

    Du côté ukrainien c'est la mobilisation de tout le pays. Il est faux de faire comme si leur potentiel militaire et humain est en attrition, il y a une masse humaine qui est volontaire pour le combat. Alors oui, les unités d'origine qu'on va suivre sont une référence, mais la véritable armée ukrainienne qui se construit aujourd'hui est "invisible", on l'appellera les "territoriaux", mais en vérité c'est bien une seconde armée qui se met en place, qui se forme à l'étranger, qui va recevoir des centaines pour ne pas dire des milliers de blindés et d'autres éléments par l'occident. L'industrie militaire russe est à l'arrêt, celle de l'occident tourne pour remplacer les équipements que nous donnons aux ukrainiens, quand elle ne tournera pas juste pour eux.

    L'effort de guerre pour durer ne joue pas pour les russes, peu importe les "réserves" fantasmées de la Russie, une mobilisation en Russie ne mènerait qu'à une armée de piètres fantassins équipés de vieux effets soviétiques transportés au mieux dans des camions militaires.
    Les ukrainiens ne lâcheront pas l'affaire quand les russes "jugeront" que ça suffit, cette réalité va être le prochain gros "choc" pour le Kremlin qui pense encore aujourd'hui être joueur et arbitre du match. Il se passera encore des semaines, mais viendra un moment ou on se posera la question de savoir si l'Ukraine poussera jusqu'au Donbass et jusqu'à la Crimée.
    Vous pensez que je rigole? Ben attendez un peu encore...

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    1. Je ne pense pas que vous rigolez et j'appelle de tous mes vœux une telle évolution de la situation mais je crains que vous péchiez par excès d'optimisme. Il faut continuer à soutenir activement les ukrainiens de toutes les façons possibles et dans la mesure de nos moyens mais la guerre est encore loin d'être gagnée.

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    2. Pour l'instant l'armée russe avance, lentement, mais avance et manœuvre. Ce n'est pas le cas des ukrainiens (sauf de façon très ponctuelle).
      Même si les armements occidentaux promis arrivent aux ukrainiens, encore faut-il que ceux-ci aient les troupes compétentes pour les mettre en œuvre et de façon efficace, ce qui ne se fait pas spontanément.
      Si cela continue ainsi, les russes s'arrêteront une fois qu'ils auront estimé avoir atteint leurs buts de guerre : détruire les forces armées ukrainiennes et conquérir la "Novorussia". Les Ukrainiens auront alors beaucoup perdu (pertes humaines, pertes territoriales, pertes économiques...) et pourront remercier leurs dirigeants depuis 2014 et leurs mentors occidentaux (qui les auront manipulés ?).

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    3. Les russes ont encore des missiles, et ils pleuvent sur Odessa. C'est juste pour terroriser la population. Auchan vient d'être détruit, un complexe touristique, un hôtel près de la plage (qui appartient à un pro-russes), aucune cible militaire.

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    4. Attention. Toucher à la Crimée, c'est toucher à la Russie. Il est possible que les Occidentaux conseillent à l'Ukraine de ne pas aller jusque là.

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    5. On espère tous un dénouement dans le "bon sens", mais je ne peux m'empêcher de vous conseiller de relire l'article du Colonel Goya au 8 mai (en haut de cette page). Je crois que la situation n'est pas aussi claire, ni aussi facile que dans votre description. Là-bas des hommes se font tuer, même si les Ukrainiens tiennent bon, le mieux qu'ils peuvent, avec ce qu'ils ont, ils sont moins nombreux. Et en face, devant eux ce ne sont pas de "piètres fantassins" sur 900 km de front ni des "fantasmes" qui pilonnent ces territoires et les bâtiments civils. Relisez !

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    6. Vous avez globalement raison, la Russie n’a pas les moyens de cette guerre, et elle l’a probablement perdue dès les premiers jours (comme souvent). Trop de pertes aujourd’hui, tant humaines que matérielles, pour pouvoir redresser la barre compte tenu du renforcement programmé des Ukrainiens. Seul vrai point de divergence: la Russie a des réserves en matériel. Perdre un T72 n’est pas grave car elle en des milliers. Mais le remplacement ne se fera pas à niveau égal. Moins moderne. Le problème est plus les hommes, car le capital humain s’use vite et se remplace lentement.
      Et l’évaluation politique du Kremlin est faussée: il croit qu’annoncer un cessez le feu suffira pour que l’Ukraine l’accepte. C’est évidemment faux. Pas sans retrait des troupes russes (impossible car cela voudrait dire que l’opération n’a servi à rien).

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    7. "La Russie a perdu la guerre dès le premier jour." Montaigne dans ses Essais: Nous guidons les affaires dans leurs commencements et nous les tenons à notre merci, après, quand elles sont mises en mouvement, ce sont elles qui guident et qui nous emportent et nous avons à les suivre! Clausewitz: Der Krieg ist das Gebiet des Zufalls. [...] Er vermehrt die Ungewißheit aller Umstände und stört den Gang der Ereignisse. La guerre est le domaine du hasard. Elle augmente l'incertitude de toutes les circonstances et fait dérailler le cours prévisible des événements. Même si je ne suis qu'un troll helvétique à la solde de l'innommable, je me permets de rappeler la sagesse de nos anciens. Nous, Européens, n'avons aucun intérêt à laisser filer une situation qui nous échappe totalement, Et pour finir, une petite citation du Général Sherman, un spécialiste de la dévastation: les guerres ne résultent pas, en général, d'une juste cause, mais de prétextes.

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    8. Z'avez pas de chance, orekhdin, je ne connais rien à Clausewitz ni au Général Sherman mais j'ai énormément étudié Montaigne, au point que je sais qu'on peut lui faire dire à peu près n'importe quoi, puisqu'il s'était fait une spécialité de la "suspension du jugement". Alors bien sûr, personne ne sait ce qui va se passer ni comment se terminera cette guerre sur le plan strictement militaire. En revanche, on peut dire sans trop se tromper que sur le plan politique, Poutine s'est tiré une sacrée balle dans le pied et ce dès le premier jour. J'ai déjà plusieurs fois parlé d'ironie tragique dans la mesure où il a provoqué exactement ce qu'il essayait de prévenir: renforcement de l'OTAN avec probable adhésion de la Finlande et de la Suède, immense vague de soutien à l'Ukraine dans les pays occidentaux et quant à l'Ukraine elle-même, une volonté quasi-unanime de s'affirmer comme peuple spécifique et nation autonome. Les analogies historiques sont toujours un peu hasardeuses, mais je vais m'y risquer : si les abominations d'Hitler ont eu pour contrecoup la création d'Israël, peut-être bien que celles de Poutine auront pour conséquence l'avènement d'une nation ukrainienne forte et démocratique.

      Et si nous avons un peu de chance, il vivra encore assez vieux pour le voir.

      À la télé. Depuis sa cellule.

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    9. Moi, je connais rien a Montaigne, mais, comme tous les stratégistes (en chambre, dans mon cas), je connais Clausewitz.

      Et nous sommes nombreux (unanimes, même), en utilisant cette grille de lecture, à ne pas comprendre ce que recherche Poutine. Comme le Col Goya l'a souligné plusieurs fois, il n'a ni les moyens de détruire l'armée ukrainienne, ni de prendre sa capitale, ni de renverser son gouvernement. Ni de tenir les territoires conquis dans la durée, ni même d'atteindre les objectifs limités qu'il a redéfinis, la grande offensive qui devait prendre le Donbass s'étant transformée en bataille de Verdun.

      La seule raison rationnelle que nous voyons, c'est qu'il pourrait désirer entamer des négociations en position de force. Mais les évènements ne montrent pas cela: si c'était le cas, il devrait commencer les démarches maintenant. L'armée russe n'ira pas plus loin. Ce qu'elle gagne à l'est, elle le perd au nord. Et ça va être de pire en pire.

      Ne restent plus ensuite que des raisons irrationnelles: l'entêtement, bien sûr, mais également un cessez-le-feu unilatéral (que les Ukrainiens ne respecteront pas, ou que pour la durée qui les arrange), l'utilisation d'armes atomiques, la mobilisation des conscrits... Toutes solutions qui auront des conséquences bien pires pour la Russie.

      Alors oui, l'armée ukrainienne peut peut-être s'effondrer demain, le gouvernement être renversé et remplacé par une junte prorusse, l'Occident céder au chantage et stopper son aide à l'Ukraine... Mais c'est comme espérer que Dieu se mettra du côté de la Russie et fera résonner les trompettes de Jéricho, ensevelissant les Ukrainiens dans leurs tranchées.

      Cela dit, il y a un précédent: un certain dictateur moustachu a cru quasiment jusqu'au bout à la force de sa destinée, au mépris des faits.

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    10. Autre possibilité: Poutine est VRAIMENT un génie et voit ce que nous autres n'arrivons pas à voir.

      Cela dit, je constate que même les trolls ont arrêté de seriner cette désagréable petite musique. Ils nous disent juste qu'il est intelligent et qu'en tant que tel, il peut faire des erreurs.

      Envahir l'Ukraine en était une. Et maousse avec ça.

      (Quelqu'un d'intelligent commence par reconnaître ses erreurs et en tire ensuite des leçons.)

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  48. Quelle est la tactique derrière les bombardements incessants sur Odessa ? Juste d ela terreur, ou bien les russes connaissent les planques des harpoons ou autres cadeaux occidentaux ?

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  49. Bonjour,
    Eh bien moi je partage tout à fait cette analyse. La guerre s'est pour moi jouée lorsque les forces spéciales russes se sont fait virées de l'aéroport d'Hostomel, sur lequel reposait la première attaque, sensée durer moins d'une semaine pour la mise en place d'un président ukrainien pro-russe.
    Cet échec aurait dû éclairer Poutine, mais ... Il a voulu une seconde manche, perdue d'avance.
    Les états-unis se délectent de son imbécilité. Déjà, son armée aurait affronté l'armée américaine, elle s'en serait pris plein les dents. Mais là, elle va se prendre les armes américaines manipulées par des slaves.
    Ca va être un carnage mémorable. Dans deux mois, je crois que c'est plié. Car la montée en puissance de l'armée ukrainienne sera concomitante de l'épuisement de l'armée russe.

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    1. Mon message précédent voulait suivre le message de Anonyme 9 mai 2022 à 21:37

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    2. On avait compris 😉, cependant êtes-vous certain de ne pas mélanger la guerre avec les combats qui perdirent aujourd'hui, avec les conséquences stratégiques économiques et autres de cette "opération qui ne veut pas se nommer guerre" pour la Russie ?

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    3. "combats qui perdurent"

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    4. @Isaty
      On avait compris😉
      (Y'a pas que moi qui galère avec ce %#$@ de correcteur 😈)
      Je ne comprends pas bien ce que vous voulez dire.
      Dans ses mémoires, Churchill indique que la guerre est gagnée le jour où les Japonais attaquent Pearl Harbour. La guerre va encore durer 3 ans et demi, mais son issue ne fait plus de doute.
      C'est un peu le sens du message d'Anonyme 21:37 et JPM.
      La Russie a perdu. Plus le temps passe, moins elle a de troupes alors que les Ukrainiens se renforcent
      Et ni les USA, ni l'Europe ne vont les lâcher, trop heureux de se débarrasser de la menace que faisait planer la Russie sur l'UE à si bon compte.
      Et la Russie ne peut même pas mobiliser: ce serait impopulaire et, de toutes façons, le pays n'a plus l'équipement nécessaire, que des vieilleries datant de l'URSS et rien pour en faire de nouvelles.
      La Russie n'a qu'un moyen d'éviter l'humiliation: négocier au plus vite, tenter de grapiller ce qui peut être sauvé, le rattachement officiel de la Crimée, par exemple.
      Pour les provinces sécessionnistes, c'est mort: les Ukrainiens n'accepteront jamais leur rattachement à la Russie. Tout au plus Poutine pourra-t-il négocier des référendums d'autodétermination. Aux conditions que fixeront les Ukrainiens.

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    5. sur quel(s) fondement(s) émettez-vous ces hypothèses ?

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    6. Oui ce %#$@ de correcteur 😈 ! Scrogneugneu bien d'accord !
      Je veux dire simplement que Poutine par cette décision, va faire revenir la Russie des années en arrière (paupérisation, chute économique, etc). Et c'est devenu évident très vite dès les premiers jours que la Russie allait perdre gros et que la face du monde et les relations internationales allaient changer à la suite. Là, ce sont les conséquences après coup.
      Par contre, pour les combats eux-même : plus le temps passe, plus les Ukrainiens se renforcent, oui. Il y a des faiblesses dans les deux camps mais le temps va jouer pour les Ukrainiens. Il faut pour ça qu'ils tiennent bon - mais en face il n'y a pas encore sur le champ de bataille de baisse de régime côté russe (je parle des munitions). On l'annonce, c'est ce que disent les experts.
      Sur Kharkiv, les avancées se poursuivent... Mais dans le Donbass, les Ukrainiens sont encore dans la phase "résister devant les tentatives de percée quotidiennes" alors qu'ils n'ont pas forcément de quoi répondre (l'aide en armement attendu arrive...). Il pourrait y avoir des revers si la ligne s'enfonce en cas d'erreurs ou de faiblesse faute de temps : je veux dire en coût humain. Car je crois profondément qu'au final, les Russes partiront.
      Mais si les Ukrainiens avaient tout ce qu'il leur fallait en armement lourd et en hommes et avec un ennemi lent à s'organiser, ou "très faible" -, ils seraient déjà devant Marioupol. Ce n'est pas le cas.
      Poutine peut encore mobiliser. Les réservistes déjà - et puis les conscrits après, bien sûr mesure impopulaire : mais il a bien dit qu'il n'y aurait aucun conscrit en Ukraine, c'est ce que disent les journalistes en Russie, pourtant ils sont présents.
      Après, une fois les Russes rentrés chez eux, ça restera dur il faudra de l'aide pour reconstruire et enterrer les morts, et panser les plaies aussi. Recoller le pays avec les provinces prorusses, pas si simple je crois.

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    7. En complément ...

      Novaya Gazeta Europe
      L’autarcie est la mère de la désintégration de la Russie

      https://www.liberation.fr/international/europe/lautarcie-est-la-mere-de-la-desintegration-de-la-russie-20220509_6GZWSJOVMBD2VGDXPUKJDH7H2M/

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    8. Bonjour Isaty,

      Je comprends vos inquiétudes. Je ne les partage pas. Question de choix des perspectives.
      Récapitulons. Une guerre, c'est, par ordre d'importance :
      - de l'information (renseignement ?)
      - du matériel de guerre
      - des hommes
      - de la motivation.
      La guerre de l'information, on ne peut en déceler que le résultat, mais il a été éloquent ; les russes ont semblé aveuglés, et subir de sérieux problèmes de communication, alors que dans le même temps, les ukrainiens ont semblé maîtriser une information en temps réel et communiquer sans soucis.
      C"est à ce niveau là que la guerre s'est jouée, et donc dans les premiers jours. Les russes ne sont pas mauvais en matière de renseignement. Je ne connais pas ce domaine, mais je crois qu'ils s'appuient sur des satellites d'observation et de l'électronique lourde de pointe, et qu'ils pensaient être parmi les meilleurs, si ce n'est les meilleurs. Or, l'observation des combats laisse penser qu'ils s'appuient essentiellement sur les infos que leur remontent leurs sympathisants !
      Quelqu'un semble les avoir contrés dans les grandes largeurs. Je ne pense pas que ce soit les ukrainiens.
      Passons au matériel. Les ukrainiens en avaient beaucoup moins. Mais le matériel, pour être performant, il faut qu'il soit au bon endroit (information), en bonne quantité (information) au bon moment (information).
      En combattant en aveugle, les russes ont perdu l'avantage du matériel. Folie de Poutine que d'envoyer ses troupes dans ces conditions.
      Les ukrainiens sont plus nombreux, et surtout plus motivés.
      Au fur et à mesure que les ukrainiens détruisent du matériel russe qu'ils peuvent difficilement remplacer, et alors que les ukrainiens sont réapprovisionnés en matériel de plus en plus performant, l'avantage matériel des russes (leur seul avantage) tend à diminuer, il risque même de disparaître à terme.
      Alors oui, les russes écrasent le Donbass. C'est ce qu'ils savent le mieux faire, et il est dès lors compréhensible qu'il est inutile de mettre trop d'hommes et de matériel face à ce déluge de feu, juste quelques héros auxquels on demandera de faire ce qu'ils peuvent pour ralentir l'avancée du mur de feu. Et pendant ce temps là, les choses sérieuses se passent au nord de Kharkiv, et du coté de Kherson. Qu'ils avancent en Ukraine avec leur mur de feu ! Quand ils comprendront leur erreur, il sera trop tard.

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    9. Outre les renseignements, je pense que la parano dictatoriale de Poutine a été aussi décisive dans les premiers jours dans le sens où les généraux ont dû être informés des plans que quelques jours avant, impossible pour coordonner une invasion de cette envergure.

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    10. Merci JPM pour votre retour. Oui, nous divergeons par nos manières de fonctionner et de pensée. J'ai souri en vous lisant, dès votre 1er argument, déjà : je mets la motivation en premier, pour quoi que ce soit, guerre ou autre. C'est ainsi pour moi parce que la vie, chaque vie, est précieuse et un cadeau inestimable. Ma motivation vient de là, mais les limites de mon acceptation aussi. Il y a un moment où l'inacceptable est là. Mais laissons ça...
      A travers ce que j'ai lu, les Russes disposent de l'information, ils ont la banque de données (satellites, etc) mais n'y ont pas accès en temps utile. Donc des frappes qui loupent des "stocks", repartis 24 h avant. Un manque de coordination au sol avec leurs appuis aériens ou autres d'où les témoignages de piquer des téléphones de passants pour échanger avec leur centre de commandement. Et faute de cryptage ou d'un matériel ancien, enregistrement par des radios amateurs etc. Côté ukrainien, ils gagnent haut la main cette partie là (organisés, rapides et actifs) et ils bénéficient en prime des satellites de leurs soutiens.
      Autre point soulevé : le manque de sous-officiers chez les Russes - crucial si petites unités déployées en ville. Autre encore : ils n'utilisent pas de système de commandement roulant : combattants à l'avant avec sous-officiers qui font le relais et transmettent les ordres, et 3 postes de commandement à l'arrière qui suivent. Le poste de commandement le plus proche des combattants se fixe le temps que les 2 suivants les dépassent, temps pour communiquer avec leurs appuis, le centre de commandement et les combattants à l'avant. Et ainsi de suite à tour de rôle, ce qui veut dire, un système de communication et une chaine de combattants en relation : ce que les Russes n'ont visiblement pas. Donc ils font le rouleau compresseur avec leur puissance de feu...
      Par contre, il n'y a pas eu de mobilisation en Ukraine : seul un interdit de sortie de territoire. Je crois que les ukrainiens combattants sont moins nombreux que les russes mais tout civil peut devenir un combattant, avec un temps pour se transformer... Ils ont privilégié la motivation à l'obligation, faute aussi d'avoir assez de matériel.
      Le temps passe et les Ukrainiens seront gagnants...
      Je suis en contact virtuel de groupe et en soutien avec des familles amies de longue date, déplacées, (protégées maintenant là où ils sont) et chaque jour nous mettons nos infos en commun, les difficultés des uns et des autres, des nouvelles de ceux qui combattent. Alors j'espère le moins de dégâts possible et le plus vite possible que la phase "après combats" s'amorce.

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  50. Je rêve aussi d'un tel dénouement. Et pourquoi pas même d'une disparition de la Russie, morcelée en petits états faibles trop préoccupés à trouver de quoi manger au jour le jour pour s'intéresser à ce qu'il se passe autour d'eux. Je souhaite que les russes vivent un réveil tel que celui que les Allemands ont connu en lendemain de la 2nd guerre quand ils ont découvert le mensonge dans lequel ils vivaient... Mais je ne crois pas que ça se passera comme ça. Je crains vraiment une crimérisation des acquis Russes à des frontières proches des lignes de front actuelle, un embourbement dans une guerre sale et lattente comme en 2014 autour de revendications territoriales qui dureront des décennies... Et au mieux, si le dénouement était celui que vous décrivez, alors ça serait un scénario à la WW1 avec l'humiliation d'une civilisation barbare et hostile qui n'aurait pas disparu... enfin vous connaissez la suite. Bref, je ne pense pas qu'on puisse revenir à une aire de paix tant qu'existera la Russie actuelle.

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  51. J'espère qu'il n'y a pas eu autant de victimes que les dégâts le laissent présager au vue des images des bombardements d'Odessa d'aujourd'hui... est-ce que ce serait en rapport avec la visite de Charles Michel ?

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  52. Anonyme (30/04/22 6:16)10 mai 2022 à 05:49

    Vovchansk se rapproche à grands pas ces derniers jours (prise de Zamuilivka, Verkhnii Saltiv et Rubizhne selon liveuamap : https://liveuamap.com/fr/2022/9-may-ukrainian-army-liberated-bairak-zamuilivka-verkhnii) et avec cette ville, l'une des voies de ravitaillement d'Izium. Intéressant pour la suite, mais peut-être que l'armée ukrainienne va se concentrer plus sur le nord de Kharkiv, histoire de ne pas avoir laisser de troupes russes dans le dos ?

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    1. Anonyme (30/04/22 6:16)10 mai 2022 à 05:53

      *de ne pas avoir* ou *de ne pas laisser* (l'embarras sur le verbe à utiliser m'a desservi)

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  53. Merci Chef Chaudard pour l'illustration détaillée en termes de matériels.
    les vidéos de l'armée de terre autrichienne sont très bien réalisées et très explicatives, et vont jusque dans le détail. (je parle allemand et le colonel qui présente n'a pas trop d'accent tyrolien donc ça va, au passage il est très jeune pour son grade non ?)
    Par contre il faut pas donner le lien à Poutine, sur le blason de sa manche il y a l'ancienne devise des Habsbourg (AEIOU) c'est une preuve diabolique de la volonté des autrichiens d'envahir la russie ...

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  54. C'est fou ce qu'on peut faire avec un drone de loisirs :

    https://korii.slate.fr/tech/ukraine-drone-loisir-lance-grenade-diy-toit-ouvrant-vehicule-russe-dji-low-cost-impression-3d

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  55. Bonjour,
    Pensez-vous qu'il puisse y avoir des sous-marin de l'OTAN en mer Noire ? Et quel pourrait être leur rôle ? Même question pour les sous-marins russes.

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    1. Oui il y a des sous marins turcs et au moins un sous marin roumain côté OTAN. J'imagine qu'ils se tiennent à bonne distance et font du renseignement.

      Côté russe la mer Noire à 6 ou 7 sous marins d'attaque conventionnels. La marine russe affirme qu'ils participent aux tirs de missile. J'imagine également qu'ils participent au blocus d'Odessa et font aussi du recueil de données tactiques.

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  56. Quelques remarques visant à refroidir certains enthousiasmes:
    1. Tant que la Russie, qui possède une capacité de riposte assurée, ne frappe pas nucléairement un pays ne disposant pas de l'arme nucléaire, elle ne subira pas de frappe nucléaire. Les alliances ont des limites.
    2. Elle pourrait être amenée à le faire en cas de véritable victoire ukrainienne, ou de menace d'une telle victoire. On peut penser que les états unis siffleront la fin du match à temps. Il s'agit pour eux d'affaiblir la Russie sans prendre trop de risques. Le sort de l'Ukraine leur importe peu.
    3 La politique suivie par l'Ukraine depuis 2014 est inepte. Plutôt que de tirer des avantages de part et d'autre (gaz, subventions, commerce etc...), elle est instrumentalisée dans un conflit qui la dépasse.
    4. Les nationalistes ukrainiens seront trahis. Le pays se trouvera quoiqu'il arrive financièrement étranglé et devra obéir à des instances qui visent à dissoudre les nations européennes. Les nationalistes hongrois l'ont bien compris.

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