lundi 26 septembre 2022

L’art opératif à l’épreuve de la guerre en Ukraine – 3. La fabrique des batailles

L’art opératif consiste à modeler et actionner des ressources militaires dans des ensembles cohérents baptisés « campagnes » afin d’atteindre les objectifs stratégiques. Une seule campagne peut parfois suffire à cela et c’était l’espoir des Russes avec leur offensive à grande vitesse de février-mars. Il en faut en réalité souvent plusieurs, qui se succèdent dans le temps ou se superposent, toujours de la même forme ou non.

On a ainsi connu en Ukraine deux campagnes terrestres offensives russes successives et de formes différentes auxquelles répondaient deux campagnes défensives antagonistes. Il y aussi une campagne navale et une campagne de frappes russes dans la grande profondeur qui perdurent et auxquelles répondent également des campagnes défensives et offensives ukrainiennes.

En parallèle de ces campagnes dans les espaces vides, et on pourrait y ajouter celle dans le cyberespace, on assiste maintenant au développement d’une campagne offensive aéroterrestre ukrainienne. Il est probable que ce ne soit pas la dernière.

Les briques des batailles

L’Ukraine n’a pu passer à l’offensive que parce que ses forces terrestres étaient suffisamment montées en puissance pour autoriser cela. Une montée en puissance s’effectue toujours qualitativement et/ou quantitativement.

Qualitativement, il s’agit d’avoir des unités de combat qui soient d’une gamme tactique supérieure à celles de l’unité sur les différents points de contact. Un point de contact terrestre est la zone où, avec ses armes, on peut tirer directement efficacement sur l’ennemi. Cela correspond sensiblement en Ukraine à une confrontation tactique sur quelques km2. La supériorité numérique importe peu à cette échelle où elle ne dépasse presque jamais le 2 contre 1. La supériorité qualitative en revanche est essentielle.

La valeur des équipements est évidemment importante, mais outre qu’en Ukraine ces équipements sont souvent assez proches de part et d’autre, ce sont bien les facteurs humains - solidité au feu, compétences, commandement, organisation - qui font vraiment la différence dans cet environnement mortel. Les facteurs extérieurs, comme le terrain ou les appuis feux, viennent accentuer ou compenser la différence de gamme tactique entre les adversaires et au bout du compte celui dont le niveau est le plus élevé l’emporte systématiquement, et ce de manière plus que proportionnelle à cette différence. Notons que cette gamme tactique peut évoluer aussi en fonction de la forme des campagnes. Telle unité légère bien adaptée à la défense de zone et la guérilla peut se trouver moins compétente et adaptée dans un combat de positions où l’ennemi dispose d’une puissante artillerie.

Quantitativement, il s’agit d’avoir le maximum d’unités de combat et si possible plus que l’ennemi. Si la supériorité numérique joue peu au niveau tactique, elle est très importante au niveau de la campagne. Si on faisait s’affronter l’armée de Terre française d’aujourd’hui avec celle de 1990 après mobilisation, il est probable que ce soit celle de 1990 qui l’emportât. Celle de 2022 gagnerait la plupart des combats mais serait sans doute dépassée par la supériorité numérique de celle de 1990 qui, parce que plus nombreuse, pourrait multiplier les combats et surtout manœuvrer dans des endroits où son adversaire ne pourrait être. Notons bien que ces deux critères sont partiellement contradictoires. Quand, à ressources données, on investit beaucoup de ressources sur la force de chaque unité de combat, avec des équipements très sophistiqués notamment, on réduit le nombre d’unités que l’on peut se payer.

Avec le temps, on l’a vu, l’armée ukrainienne a obtenu la supériorité dans les deux domaines, avec le flux de plusieurs dizaines de milliers de soldats nouvellement formés, un chiffre supérieur à celui des pertes définitives – morts, blessés graves, prisonniers et disparus – et la croissance de compétence des unités engagées qu’elles soient de manœuvre ou, surtout, territoriales. En résumé, l’armée ukrainienne dispose d’une soixantaine de brigades de qualité variable mais plutôt bonne et en tout cas supérieure en moyenne à celle des unités russes. Il est difficile d’estimer par comparaison le nombre de groupements russes et séparatistes, d’autant plus que ces groupements sont devenus très disparates. On peut considérer qu’il représente désormais une masse de manœuvre inférieure en volume et en qualité tactique moyenne à celle des Ukrainiens. Cette infériorité tactique peut encore être compensée localement en s’appuyant sur des positions retranchées et une artillerie encore très supérieure en volume.

C’est bien pour compenser cette infériorité générale sans espoir de retournement par la voie de recrutement de seuls volontaires qu’une mobilisation partielle a été décidée en Russie. Elle s’effectue en parallèle d’un processus politique accéléré de transformation en terres russes des territoires conquis et des républiques séparatistes. À partir du moment où on combat sur le sol russe les conscrits déjà sous les drapeaux peuvent être engagés tout de suite, soit un potentiel de quelques dizaines de milliers d’hommes un peu formés pour les forces terrestres. Les réservistes mobilisés peuvent également être déployés en renforcement individuel ou par bataillons constitués, ce qui dans ce cas prendra forcément des mois.

L’espoir est clairement de doper le volume des forces russes engagées en Ukraine au risque d’un abaissement très net d’une qualité moyenne déjà insuffisante. La posture est clairement défensive à court terme avec le souci de sanctuariser les conquêtes en s’accrochant au terrain, même avec des troupes médiocres, avant les pluies d’automne et la « saison des mauvaises routes » (Raspoutitsa) qui handicapent toutes les opérations offensives. Il sera temps ensuite de procéder à une amélioration qualitative des unités et de peut-être envisager une offensive d’hiver ou de printemps. Du côté ukrainien, il s’agit de réunir, d’activer et d’alimenter logistiquement des groupes de brigades afin d’organiser le maximum de batailles offensives avant cette échéance.

Batailles

Les esprits sont actuellement accaparés par la bataille qui se poursuit dans le nord-est de l’Ukraine. Elle se déroule sur plusieurs espaces.

Le premier est la rivière Oskil, sur un axe nord-sud, le long des quatre points de passage. Les brigades qui ont conquis la zone sont réparties sur ces points, avec l’espoir au mieux d’établir des têtes de pont à partir desquelles manœuvrer ensuite ou au pire de fixer le maximum d’unités russes, car les Russes ont visiblement décidé de résister sur la rivière. Pour les Ukrainiens, les possibilités les plus importantes sont au nord de cette ligne dans la zone de Dvorichna.

Le deuxième espace est au nord des villes de Sloviansk et Seversk, le long de la rivière Donets et de la zone forestière du parc national Sviati Hory, un axe général Ouest-Est. On trouve là sans doute quatre brigades qui poussent vers le nord en faisant notamment pression sur la ville de Lyman tenue par deux bataillons de réserve opérationnelle russe BARS et deux bataillons cosaques sous la direction de la 2e armée russe. Outre une avance progressive, toute cette pression permet là aussi de fixer des forces russes rares.

L’effort principal et peut-être décisif se trouve entre les deux espaces, entre la rivière Oskil et le parc national Sviati Hory. On y trouve encore quatre brigades, dont au moins une brigade blindée, qui font face à ce qui reste de la 90e division blindée russe. La 90e division blindée russe résiste et parfois contre-attaque mais le groupement ukrainien a réussi à progresser Ridkodub et Nove et constitué une nouvelle poche. Il est très possible que cette percée entraîne un nouveau grand recul russe, que ce soit à Lyman ou sur la rivière Oskil.

Face à la poussée générale ukrainienne, les 2e et 41e armées russes, sans doute alimentées par des renforts de la zone de Belgorod de la 6e et de la 1ère armée de chars tentent de reformer un front solide. Pendant ce temps, les Russes poursuivent leurs attaques dans la zone entre Lysychansk et Horlivka, sans doute pour contrarier l’offensive ukrainienne au-delà de la rivière Donets, mais aussi encore et toujours depuis trois mois pour s’emparer de Bakhmut à 50 km au sud-est de Kramatorsk. Des combats limités se poursuivent aussi toujours dans la région de Donetsk. On ne comprend pas bien désormais la logique de cet effort qui a absorbe des ressources qui seraient sans doute plus utiles pour la défense du nord, mais peut-être s’agit-il simplement d’essayer obtenir une victoire.

A l’autre extrémité du font, troisième bataille, le siège de la tête de pont de Kherson se poursuit, un siège de la taille d’un département français, avec toutes les difficultés et les perspectives de l’exercice. La zone est solidement tenue par douze brigades/régiments russes d’une taille moyenne de 1 500 hommes, avec au total 150-200 chars de bataille et 800 véhicules de combat d’infanterie, appuyés par environ 250 à 300 pièces d’artillerie dont peut-être 80 LRM. Les forces ukrainiennes sont à peine supérieures en volume mais elles ont les moyens de lancer des petites attaques locales sur les trois zones de progression au nord, au centre et l’extrême sud du dispositif. Il n’est pas exclu que les Ukrainiens tentent une opération amphibie sur la presqu’île du parc national Biloberezhia Sviatoslava au sud de Kherson.

L’essentiel de l’effort porte dans la campagne d’interdiction de la part de l’artillerie à longue portée et des forces aériennes ukrainiennes de plus en plus présentes. Cette campagne d’interdiction qui frappe surtout les dépôts et les axes logistiques, en particulier sur le Dniepr, isole les forces russes au-delà du fleuve avec peu de perspectives d’amélioration pour elles. Dans le cadre général d’une campagne défensive russe, la logique militaire suggérerait plutôt d’évacuer la zone afin de profiter de la protection du fleuve et de redéployer les forces dans d’autres régions menacées. La logique politique impose de conserver sous contrôle russe au moins la ville de Kherson et la possibilité d’attaquer à nouveau en direction d’Odessa. Dans le dialogue stratégique, l’échelon politique doit avoir le dernier mot mais à méconnaître trop les réalités militaires, il risque le désastre. La résilience slave, tant vantée, a aussi ses limites et il n’est pas évident que les soldats russes isolés au-delà du Dniepr attendent avec autant d’enthousiasme que les autres les pluies d’automne et les rigueurs de l’hiver. Si rien ne change par ailleurs, la poursuite de la bataille au-delà du Dniepr présente de grands risques de désastre pour les Russes.

Et puis, il y a la bataille X, celle que les Ukrainiens ont peut-être la perspective d’organiser en arrière du front grâce à leur supériorité numérique et qualitative et en admettant qu’ils disposent de la logistique adéquate. Pour avoir une idée de son volume, il faudrait comptabiliser le nombre de brigades qui ne sont pas en ligne.

Cette bataille X peut être l’exploitation de la percée entre Oskil et Lyman, en direction de l’est. L’art opératif, c’est souvent l’organisation de la conquête de points clés, et dans cette région la prise de Svatove puis à 50 km plus à l’est de Starobilsk annulerait complètement les résultats de l’invasion russe dans la région et obligerait la logistique russe a largement contourner la zone pour alimenter les forces en DNR/LNR.

La bataille X peut être aussi une attaque dans la vaste zone allant du Dniepr au sud de Zaporijia jusqu’à la DNR, avec Orikhiv, Houliaïpole ou Vouhledar comme point d’effort. La partie des oblasts de Zaporijia et de Kherson tenue par les Russes est occupée par plusieurs armées russes avec la 58e en première ligne, mais de la même façon que la pression sur Kherson avait attiré des forces russes dans le sud du théâtre d’opérations, les Ukrainiens attendant peut-être que leurs succès dans le nord obligent cette fois à dégarnir le sud. C’est l’avantage de disposer de la supériorité en nombre de bonnes unités de manœuvre. Quoiqu’il en soit, une nouvelle bataille victorieuse ukrainienne pourrait être, sinon décisive du moins avoir des conséquences importantes. Reste à savoir s’ils sont capables de l’organiser et de la mener à temps.

A ce stade, on ne voit pas comment il pourrait y avoir de bataille offensive Y initiée par les Russes, de la dimension par exemple de celle des Ukrainiens dans le nord-est qui engage une douzaine de brigades.

On l’a dit, les campagnes peuvent être successives ou superposées. En parallèle et plutôt au- dessus de ces batailles terrestres, il y a la campagne pour savoir qui peut engager le plus d’objets dans le ciel au-dessus des champs de bataille, qu’il s’agisse d’avions, de drones, d’hélicoptères et même d’obus. Une campagne dont on notera au passage, alors que les deux flottes aériennes sont en opposition, la rareté des combats aériens. Cette campagne a un contenu technique très important et c’est peut-être dans ce champ que l’aide occidentale peut-être la plus utile. Tout ce qui permet de neutraliser la défense anti-aérienne adverse, comme les missiles antiradars AGM-88 fournis depuis peu par les Américains, permet de faciliter aussi l’emploi de ses propres aéronefs ou projectiles, en appui direct ou en interdiction. Inversement tout ce qui permet de contrer la menace des aéronefs et missiles ennemis, comme les batteries NASAMS promises et peut-être un jour les excellents SAMP/T Mamba français, facilite la manœuvre au sol et donc la réussite des batailles. On ne sait pas très bien en quoi la capture de nombreux matériels sensibles russes, radars, guerre électronique, véhicules de transmission, après la victoire de Balakliya peut influencer cette campagne essentielle pour la suite de la guerre.

La mise en place en Ukraine d’une défense antiaérienne aussi imperméable que celle d’Israël par exemple pourrait éviter cette escalade dangereuse qui naît lorsqu’on se sent impuissant sur le champ de bataille mais que l’on dispose de moyens de frapper le pays et les populations. La paralysie des réseaux civils de communication, dans tous les sens du terme, peut avoir un effet sur plusieurs fonctions de l’art opératif, logistique, commandement, manœuvre. Les frappes sur les populations, directement ou sur ce qui lui permet de vivre, que ce soit sciemment ou par maladresse assumée, afin de saper la volonté des peuples et d’obliger les dirigeants à négocier, voire à capituler, n’ont guère eu de succès dans l’histoire. S’obstiner à le faire parce que simplement c’est possible et qu’on ne sait pas quoi faire d’autre relève de la part des Russes de la criminalité de guerre. Cela incite d’ailleurs l’adversaire ukrainien à faire parfois de même, comme les frappes sur la ville de Donetsk, et provoque ainsi une spirale terrible.  

En résumé, les campagnes de la fin de l’été sont à l’avantage des Ukrainiens qui ont incontestablement l’initiative. Elles ont eu suffisamment d’effets pour engendrer un changement radical de stratégie organique russe, celle qui génère et organise les moyens. Un changement radical aux effets encore largement incertains sur la suite des opérations.

2 373 commentaires:

  1. Merci pour ce nouveau post. La défense antiaérienne étant devenu si importante, pourquoi l'aide occidentale n'est pas plus importante sachant que ce sont des moyens défensifs et ne peuvent être interprétés que difficilement comme de la cobelligérance, contrairement aux chars par exemple...

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    1. Il y a manifestement une volonté del'OTAN, depuis le début, de monter en gamme de façon très (trop ?) progressive. Elle peut s'expliquer par différentes raisons:
      - Frilosité pure et simple, que ce soit politique (opinion interne), diplomatique ... ou financière ("hé, mais ça a couté cher ce truc ! Il est à nous !");
      - Inquiétude à l'idée de se dégarnir de ses meilleurs armes, fût-ce au bénéfice d'un allié;
      - Stratégie de la "grenouille dans l'eau chaude" : en Février on considérait que livrer de l'artillerie aux Ukrainiens serait perçu par les Russes comme une co-bélligéreance, maintenant on parle de livrer des tanks... étape après étape, tout doucement...
      - Contraintes logistiques (un système n'est utile que si derrière vou avez les munitions, les pièces détachées et les techniciens pour le faire fonctionner, il ne suffit pas de le charger dans l'avion - au passage il y a des logisticiens de génie en Ukraine, pour arriver à faire fonctionner et coexister tant de matriels différents, de tant d'origines différentes....vous imaginez le casse-tête ? "35 boulons de 5/8" pour la 5e compagnie, 20 boulons de 14 mm pour la 6e....");
      - Contraintes d'entraînement (idem, il faut des semaines/mois de formation);
      - Priorité au plus urgent (les javelin en Mars, les HiMARS en Juin...).

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    2. -> A.N. O'Nyme
      Je pense que toutes ces raisons sont valables mais je parierais un gros billet sur la grenouille. Il y a dans cette situation, une opportunité gigantesque pour l'Ouest de s'assurer une victoire stratégique majeure qui ne nécessite pas une victoire Ukrainienne.
      L'affaiblissement de la Russie résultant d'une guerre longue et couteuse, couplée à un réarmement même limité de l'Europe met l'Ouest à l’abri pour longtemps sur son flanc est, libérant la quasi totalité de de ses ressources pour contrer n'importe quelle autre puissance (la Chine vient à l'esprit, mais l'Inde pourrait également être un danger lors de ce siècle).
      Mais il faut faire bouillir la marmite. C'est un jeu dangereux, mais à la récompense potentielle énorme.

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    3. @h2o : "Mais il faut faire bouillir la marmite" : je tremble de vous poser la question, mais vous vous rappelez bien que les ukrainiens, civils compris, se trouvent eux aussi dans la marmite ?

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    4. @TL
      Bien sûr que c'est terrible pour les populations civiles. Mais je pointe juste le fait qu'il y a une opportunité pour l'Ouest. Je pense ne pas être le seul à l'avoir remarqué. Et je pense qu'il y a des décideurs qui la considère sérieusement.

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    5. Simplement car l'aide est limitée et les ukrainiens doivent choisir le matériel nécessaire à l'instant T.

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    6. Concernant le système anti-aérien Patriot, la réponse tient dans la nécessité de disposer de techniciens formés, et que cela prend des mois. Sauf à envoyer des conseillers militaires, ce que les USA ont jusqu'à présent exclu. D'où la fourniture de systèmes plus simples ou sans formation lourde préalable (cf S 300). Depuis mars/avril, les limites à la livraison d'armes lourdes tombent les unes après les autres. Les aviateurs ukrainiens sont formés sur des avions US, les tankistes sur des Leopard II...Ce qui implique la livraison à terme de ces équipements. Pour l'instant, c'est plutôt officiellement pour après la guerre. Mais on sait bien que si elle dure encore des mois, les matériels seront livrés.

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    7. @Anonyme26 septembre 2022 à 21:36 Il y a une volonté côté Occidental de garder le maximum de possibilités sous le coude pour dissuader les escalades Russes.

      En gros on dit à Poutine, regarde tout ce qu’on n’a pas encore donné aux Ukrainiens, si tu sors les nuc ou touches le moindre bout de pays Baltes ou de Pologne c’est livré à Kiev demain.

      Si on avait tout donné on serait comme Poutine à agiter le nuc ou l’envoi de nos propres soldats comme seule menace supplémentaire.

      D’autre part, les USA ont besoin de garder suffisamment de stocks, pour dissuader/contrer une invasion de Taiwan, et les moyens anti aériens sont prioritaires dans ce scénario.

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  2. Passionnant, comme à chaque fois. Merci mon Colonel.

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  3. On dit que les NASAMS ne seront livres que dans deux mois. Au vu de la pluie de drones iraniens, il leur en faut tout de suite... Ou des moyens alternatifs adaptés.
    Fritz

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  4. Merci pour la qualité de vos articles

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  5. Encore une fois merci pour ces informations précieuses !

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  6. Les Russes n'ont pas voulu mener une guerre à l'américaine : en bombardements aériens massifs pour terroriser les populations. Comme en 1999 lors de l'agression de L'ex-Yougoslavie par L'Otan et comme en Irak en 2003. Et Mossoul.

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    1. Etrange cette infestation d'amnésiques sur l'ex-Yougoslavie: avant les bombardements de l'OTAN sur la Serbie, il y a eu dans les années 1990 les bombardements serbes indiscriminés sur Sarajevo, Dubrovnik, Vukovar et des centaines d'autres villes ou bourgades moins connues des Balkans. Il y a évidemment un lien entre les premiers et les seconds.

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    2. Les russes n'ont pas pu mener une guerre aerienne. Sokt les FAU ont gardé des moyens anti aeriens suffisant sokt l'armée de l'air russe ne s'est pas engagée et a laisser tomber l'armee de terre. Choisissez, quelle raison est la plus honorable
      Fritz

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    3. L'aviation ruSSe est peu nombreuse comparée à l'aviation US.

      Elle ne peut simplement pas faire de campagne massive.

      En plus maintenant les ruSSes se font déboiter a coup de missile sol air. Avant hier on parlait de 6bavions perdus et autant de pilotes, ce n'est pas rien et les pilotes perdus ne se remplacent pas.

      Après il reste les problèmes de pognon le budget US c'est 700 milliards les ruSSes 53... CQFD

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    4. @Fritz : troisième possibilité, qui semble bien correspondre à ce qui s'est produit, la communication inter-arme était tellement mauvaise en février-mars que l'aviation russe craignait de tirer sur ses troupes. Et l'EM ukrainien, qui pensait l'invasion probable au contraire de la presidence, a fait déplacer les moyens AA pour les préserver des frappes russes, ce qui a été lourd de conséquences pour la suite, au détriment de l'aviation russe. Puis sont arrivés les manpads, puis actuellement les moyens AA occidentaux...

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    5. Le petit trollinet de service qui nous ressort sa réchauffée de mauvaise foi comme si ça allait changer quelque chose au déroulement de ces échanges ...il serait plus intéressant qui' il nous éclaire sur les centaines de milliers de Russes fuyant la conscription et de son engagement en première ligne que nous attendons tous puisque la grandeur de la Sainte Russie le préoccupe au point de venir ici débiter des âneries.

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    6. L'armée russe à déjà perdu 10% de son aviation. Je suppose que la Russie n'a pas engagé tous ses avions sur le front et donc elle a sûrement perdu plus de 20% de l'aviation engagé au combat.

      Et pour ce qui est des bombardements vu le nombre de ville et de civils que la Russie cible ca n'a pas l'air très convainquant comme argument.
      Et si vous avez le chiffre de morts du au frappe de l'Otan sur la Serbie j'en serai ravis.

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    7. mais il n'y a pas de guerre en ukraine
      d'ailleurs le saint homme qu'est poutine nous le dit depuis le début
      il s'agit d'une longue opération spéciale qui suit les objectifs initialement planifié par poutine
      et toutes les destructions d'infrastructures civiles le sont avec précision, mesure
      et toutes les exactions ne sont soient que des mises en scène de l'ukraine avec des comédiens ou des bavures ukrainiennes
      vous devriez aller sur un site comme https://afriquemedia.tv
      je suis que vous vous y'feriez plein d'amis

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    8. Si l'invasion de l'Irak en 2003 reste une erreur stratégique des États-Unis, je signale le gvt de Saddam Hussein à déclaré qu'il y eu TROIS morts lors de la première vague d'attaques contre les sites visés à Bagdad. On est loin des bombardements massifs contre Grosny en 1999.

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    9. @Benoit26 septembre 2022 à 23:32

      > L'armée russe à déjà perdu 10% de son aviation. Je suppose que la Russie n'a pas engagé tous ses avions sur le front et donc elle a sûrement perdu plus de 20% de l'aviation engagé au combat.

      Au delà des pertes sèches un avion fortement sollicité pendant des mois ça s’use. Sur les avions qui restent aux Russes, quel potentiel d’heures de vol avant qu’une pièce critique lâche et ne puisse pas être remplacée (certains modèles ne sont plus fabriqués ! les autres à un rythme très inférieur à la consommation actuelle ! sans compter les sanctions).

      Rappelez vous l’état de l’aviation argentine aux Malouines, les Russes sont partis de beaucoup plus haut, mais la guerre dure depuis février quand même. Une bonne partie du parc n’existe que sur le papier, et sera cannibalisée pour allonger la vie du reste.

      Les Russes ont sorti l’aviation en dernier recours, si ça continue un mois il ne pourront plus le refaire avant un moment.

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  7. Sait-on ce qu'il en est de la "Rasputitsa" ? On arrive bientôt à octobre et j'ai vu quelques vidéos ou la pluie semblait bien tomber. Est-ce que cela va figer le front pendant trois semaines comme pendant la seconde guerre ? Cela va-t-il embarrasser plus les ukrainiens ou les russes ?

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    1. https://twitter.com/GirkinGirkin/status/1574048951526985728?ref_src=twsrc%5Etfw%7Ctwcamp%5Etweetembed%7Ctwterm%5E1574048951526985728%7Ctwgr%5E5e3b43478eaf3e5034a443a44952e0ea2daee9ff%7Ctwcon%5Es1_&ref_url=https%3A%2F%2Fwww.dailykos.com%2Fstory%2F2022%2F9%2F25%2F2125149%2F-Ukraine-update-Russian-lines-north-of-Lyman-reportedly-collapsing-as-Ukraine-continues-advance

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    2. Si on se réfère au début de la guerre, il semble que le sud soit moins touché d'où la bonne progression et la prise de Kherson et de la côté d'Azov). Donc pourquoi pas une continuité des opérations là.

      Au Nord il ne se passe rien sur le terrain, à l'est… ça dépend de la météo.

      Et évidemment ça avantage fortement le défenseur, l'attaquant ne pouvait plus se déplacer

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  8. M. GOYA, Avec ce nouvel article et la remise à 0 des commentaires, je nourris l'espoir que vous verrez cet appel, car votre blog est victime de son succès, et je suppose que vous ne lisez plus les commentaires passés la centaine.
    Vous avez certainement constaté qu'une petite communauté assidue s'est spontanément formée pour suivre l'évolution du conflit dans l'espace commentaire de vos articles, ce qui n'est évidemment techniquement pas adapté.
    Pensez-vous que vous puissiez faire quelque chose pour votre communauté de fidèles et les aider à communiquer entre eux plus facilement ?

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    1. ah non, alors, et en plus vous demandez ça en anonyme ?
      actuellement, le message précédent du colonel est squatté par les gens qui après l'orthographe et la ponctuation en sont en vrac au libéralisme au référendum sur la constitution européenne, bientôt le CNR puis le congrès de Tours et évidemment "Que Faire". C'est du piratage qui abuse de la politesse dont je me dispense.
      Et il faut sauter de longues tirades pour trouver, enfin ! les infos du jour sur l'Ukraine, et les sujets annexes obligatoires que son l'état de la Russie et de l'opinion publique sur la guerre.
      HM

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    2. Je fais ma visite de nuitée et trouve, comme HM, que parfois les piratages que j'appellerais commentaines inopportuns sont légèrement désagréables. (En rhétorique, c'est une méiose, fille de la litote et sœur de l'euphémisme) Mais je pars, sans occuper plus d'espace ni abuser de votre temps.

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    3. Poliorcète, croyez vous que je puisse encore écrire après avoir cette colère contre l'étouffement en marche du blog ? Moi pas. Pas grave, alors que ne plus y trouver à lire, là ce serait grave.

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    4. @HM
      Que sur ce blog, des discussions ne s'attardent pas qu'aux aspects purement guerrier du conflit, ne me dérangent pas
      penser qu'on peu isoler ce conflit et l'extraire de toute une série de processus économiques,politiques au niveau européen, ne me semble pas pertinent
      et puis si ce blog est squatté par des commentaires qui vous semblent hors sujet, c'est tout simplement que ce blog déjà acceptent tous les commentaires anonymes et qu'il n'utilise pas la censure de modérateurs
      on peut être intéressé par l'évolution du conflit en ukraine et avoir des échanges sur des éléments qui vous semblent hors sujet
      c'est un peu la liberté d'expression

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    5. @mi_esperas : après, la liberté d'expression suppose aussi qu'on puisse écouter ce qu'autrui a à nous dire. Un certain nombre de personnes considèrent que les hors-sujets se sont trop éloignés vers des échanges linguistiques ou de politique française interne, sur des sujets non spécifiquement liés aux questions militaires (et je m'inclue dans les "coupables"). Il est vrai que si cette tendance continue, le blog deviendra illisible pour celles et ceux qui y viennent pour le domaine militaire. Et le fait qu'il n'y ait pas de modérateur ne nous empêche pas, je pense, de nous accorder sur des limites aux sujets abordés. Les autres sujets ayant leurs espaces d'expression largement disponibles par ailleurs. Qu'en pensez-vous ?

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    6. Personellement je viens ici pour discuter de la situation en Ukraine, et je lis très vite (ou pas du tout) les "hors sujet". Effectivement, je préfererais que les contributeurs se disciplinent un peu et se focalisent sur le sujet, mais, bon, pas de quoi fouetter un chat non plus (pauvre chat).

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    7. @Tl
      Alors faisons un référendum !!!! sur ce qui est séant de publier ou pas
      de toutes façons; la structure d'un blog devient facilement illisible sans des outils de filtre, etc...
      donc si on me demandait mon avis, pour le moment ce blog fouillis avec toutes ses limites me convient
      ce foisonnement d'éléments qui semblent hors sujets peut peut être apporter des éléments de réflexions à d'autres personnes
      à ce moment là que l'auteur du blog publie une charte de bonne conduite avec les thèmes à aborder

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    8. La remarque de HM a eu la vertu de rassembler les intervenants autour de plusieurs points :
      liberté d'expressoin (c'est le minimum !)
      traiter le sujet, c'est aborder aussi les sujets connexes
      les notes personnelle de sentiment, d'humour ou d'humeur ne sont pas à proscrire
      c'est bien une qui a lancé la discussion non ?
      A votre bonne santé !

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  9. Hart aber Fair a la TV allemande. Une experte explique au jeune Kuhnert du SPD, que des canons automoteurs permettent aux ukrainiens de tenir le terrain, mais que sans chars, il ne peuvent reprendre le terrain... Tout le monde est d'accord pour donner les Leopards I, seul le SPD bloque. Risque nuke, ne pas aggraver l'horreur, peur des conséquences internationales et du futur des relations avec la Russie, ne pas alimenter la spirale parceque on ne connait pas les limites de Poutine... Et puis les francais, les anglais n'en donnent pas, alors c'est tous ensemble ou rien... Ce type m'a failli avoir une apoplexie: le SPD ( du moins son aile gauche) ne veut pas que l'Ukraine gagne, elle veut la forcer a accepter une négociation.

    Point interessant de la CDU: si l'Allemagne veut reellement prendre le leadership de la defense européenne, elle doit donner l'exemple. (autant pour la capacité de la France a se faire entendre )

    Bref, on cause on cause, et la guerre dure.
    Fritz

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    1. Clairement les français devraient donner des Leclerc et passer une commande a Nexter, ce serait idéal pour mettre la pression sur le mgcs.

      Au pire commander des Leclercs revalorisé vu que les indiens étaient intéressés on pourrait amorcer la pompe. Avec un objectif de 3 tanks par mois commandes livrablent en 2024 ont pourrait tranquille donner 2 lors de 50 tanks de suite.

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    2. Ce n'est pas l'avis du Gal Desportes. Selon lui, on en a 200 dont la moitié en etat, si on en donne 50, on tombe a un régiment... Triste mais un sursaut semble necessaire.
      Fritz

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    3. En fait nous en avons 220 en service, a jour et destiner a evoluer encore et 200 en reserve qui n'ont jamais vu la moindre mise a jour.
      toujours le même probleme d'avoir des rechanges et des reserves pour qu'une unité ne soit pas penalisé à la première pert ou panne

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    4. Ok mais il y a très peu de chance qu'on en ait besoin à très court terme. Entre-temps on peut faire de l'entretien sur ceux qui sont HS pour revenir à 100.

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    5. Fritz, ce que vous appelez la gauche du SPD, ce ne serait pas par hasard les sections de l'ex-RDA ou Die Linke ? mais on a les mêmes ici ! ils sont encore plus pour les négociations immédiates depuis que la contre-offensive ukrainienne avance.

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    7. 40 Abrahams ? Mais les Coréens ont leurs propres chars maintenant.

      Un simple chèque de l'UE ferait affaire, ou une souscription.

      Sinon je ne pense pas que 50 chars modernes type Leclerc soient peu.

      Ce qui compte c'est la qualité et les viseurs/optique/électronique.

      Mais en fait il faut 59 chars + tout le reste des véhicules et former une masse cohérente.

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    8. @Anonyme 07:37
      D'une part, nos Leclerc en stock sont de la première génération, pas tres modernes et perclus de défauts.
      D'autre part, non, 50 chars c'est pas beaucoup. Il en faudrait au moins cent ou deux cents pour que ce soit rentable. Seuls les Leo 2 et Abrams font l'affaire.

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    9. Donner des Leclerc serait sans grand intérêt tactique, mais ça lancerait le mouvement : fournir des chars à l'Ukraine. Les derniers arguments allemands pour s'opposer à la fourniture de char s'effondreraient, et peut être même que les USA décideraient qu'il est temps de conquérir un nouveau marcher.

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    10. J'ai jeté un rapide coup d'oeil sur wikipedia. Excusez l'imprécision des chiffres, j'ai du mal avec le maquis des modèles et des sous-modèles, mais ça donne une idée:
      - Leclerc: environ 800 unités produites dont autour de 200 modernisées (les autres datent des années 90)
      - Leopard 2 : 2000 unités, dont ?600 modernisées
      - M1: plus de 9000 produits, dont > 2000 modernisés (M1A2)
      - T72 : plus de 25000 produits (je n'essaie même pas de faire le tri entre les versions)
      - T80 : plus de 5000
      - T90 : plus de 1500
      - Ckallenger, Merkava : quelques centaines

      Un problème majeur, c'est la logistique et l'entraînement. Chaque nouveau modèle (et sous-modèle) implique de mettre en place une chaîne logistique (entretien, pièces, munitions, techniciens...), d'entraîner les équpages, etc. Ca demande autant d'effort qu'il y ait 10 véhicules en service, ou 1000.

      On voit dont que les "Leclerc" ne seraient pas un très bon choix pour l'Ukraine dans la situation d'urgence actuelle : le parc total est tout simplement trop petit. Tant qu'à apprendre à utiliser un nouveau modèle, autant apprendre à utiliser un modèle répandu. Outre les matériels (ex)soviétiques, les Leopard et M1 sont les choix les plus logiques (ce sont les plus répandus).

      Le Leopard offre l'intérêt supplémentaire d'avoir de nombreux utilisateurs différents, et en particulier non-USA, ce qui peut avoir un avantage en terme de communication ("non, ce ne sont pas seulement les USA qui défendent l'Ukraine, tout le monde s'y met").


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    11. Déjà, ne pas oublier que l'Ukraine a aussi des réserves. Ce qui implique qu'elle peut aussi remettre en état (ou faire remettre en état) un certain nombre de T72 notamment.
      Maintenant, même si ce n'est pas le plus logique, la France peut aussi donner des AMX 30, et en récupérer auprès des pays tiers. Plus de 3000 exemplaires produits (dont beaucoup à la casse, mais il en reste des centaines), mais il faudra forcément les remettre en condition et les moderniser.
      Mais les Allemands bloquent (notamment en empêchant les pays tiers à céder des Leopard à l'Ukraine), et que les ABRAMS s'avérent trop compliqué, il faudra bien que quelqu'un s'y colle.

      Maintenant, on est bien d'accord, l'UE devrait fournir des Leopard 2. Mais comme Fritz l'indique, et comme je l'ai souligné à de multiples reprises, Scholz et le SPD bloquent. Pas les Allemands au sens large (les autres partis de gouvernement et la population sont favorables à la livraison d'armes lourdes). Pour des raisons diverses, qui vont du pacifisme aux liens avec la Russie.

      La seule chose qui ferait débloquer la situation serait la fourniture d'un équipement équivalent (comme la fourniture de CAESAR a entraîné la fourniture de PZH2000). Donc, à mon sens, des AMX30 sortis des réserves pourraient changer la donne.

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    12. Toujours là pour prendre la défense du matériel français, il est clair pour moi que le Leclerc n'est pas la solution.
      Il est trop lourd (le char dépanneur indispensable a une unité sérieuse pesé 70 tonnes), pas suffisamment de pièces et de machine en stock. Pas la peine de chercher à savoir s’il est fiable ou non (en revanche il encaisse bien les émiraties l’ont testé au combat), ce n’est pas le bon cheval.

      Au démérant les leo2 a montrés des vulnérabilités face a du matériel russe
      https://fr.wikipedia.org/wiki/Leopard_2
      • Forces armées turques À la fin de 2016, l'armée turque est intervenu dans le nord de la Syrie. Elle y a déployé une cinquantaine de Leopard 2A4TR de la 2e brigade blindée de la Première armée à partir de décembre 2016. Mi-janvier 2017 elle avait perdu une dizaine de Leopard 2A4 contre Daesch dans la région d'Al-Bab11 qui utilise des missiles antichars russes pour des tirs contre le flanc de ces blindés lorsqu'ils sont généralement en position statique12.

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    13. @Folker. "La seule chose qui ferait débloquer la situation serait la fourniture d'un équipement équivalent (comme la fourniture de CAESAR a entraîné la fourniture de PZH2000). Donc, à mon sens, des AMX30 sortis des réserves pourraient changer la donne."

      Un peu vieux non, les AMX-30 ? Le travail de modernisation serait énorme, pour une plate-forme finalement dépassée. Je ne sais pas si le jeu en vaut la chandelle, à part comme vous le dites pour "donner l'exemple"....

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  10. Il est évident que le bien être des populations des pays agressés à toujours été la priorité des pouvoirs russes. MDR

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  11. Question naive.. Le compte des brigades qui pourraient participer à l'opération X et qui ne sont pas en ligne, est ce que vous l'avez fait ?

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  12. Personnellement je ne vois pas comment la mobilisation forcée de "combattants" peu motivés voir complètement réfractaires et peu formés ne peut pas se retourner contre les russes. C'est juste rajouter plus de bordel au bordel existant pour tenter de bomber le torse en espérant que cela suffira passer l'hiver. Naturaliser des ukrainiens pour les retourner contre leurs futurs ex-compatrioites est diabolique mais aussi stupide, vous ne faites que recruter des rebelles potentiels. À cette échelle de mobilisation les russes remplace une armée en décomposition par une autre encore moins motivée et plus imprévisible. La fameuse roulette russe sans doute...

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    1. L'article de M. Goya donne quelques pistes de réflexion sur le raisonnement des russes.

      Au niveau local, le nombre supérieur des troupes russes ne pourra compenser la qualité supérieure des troupes ukrainiennes. Je cite : "Un point de contact terrestre est la zone où, avec ses armes, on peut tirer directement efficacement sur l’ennemi. Cela correspond sensiblement en Ukraine à une confrontation tactique sur quelques km2. La supériorité numérique importe peu à cette échelle où elle ne dépasse presque jamais le 2 contre 1. La supériorité qualitative en revanche est essentielle. "

      En revanche ils espèrent rendent plus difficile la mise en oeuvre des campagnes ukrainiennes : "Si la supériorité numérique joue peu au niveau tactique, elle est très importante au niveau de la campagne. Si on faisait s’affronter l’armée de Terre française d’aujourd’hui avec celle de 1990 après mobilisation, il est probable que ce soit celle de 1990 qui l’emportât. Celle de 2022 gagnerait la plupart des combats mais serait sans doute dépassée par la supériorité numérique de celle de 1990 qui, parce que plus nombreuse, pourrait multiplier les combats et surtout manœuvrer dans des endroits où son adversaire ne pourrait être."

      En sommes, la stratégie russe serait de saturer les capacités de réaction des FAU par la multiplication des points de contact, sur la plupart desquels les FAU ne pourraient tout simplement pas réagir faute de moyens humains suffisants en nombre.

      Stratégie aléatoire au vu du succès du recrutement dans les unités territoriales, et de la guerre de partisans qui se développe. Je vois bien une tactique à deux niveaux se développer : les unités russes les plus médiocres sont fixées par "le peuple en arme" (territoriales et partisans), disponibles par millions, avec des armes ne dépassant pas le niveau des mitrailleuses, des mortiers légers et des manpads, et une formation peu poussée mais une expérience qui s'est fortement développée ; les unités russes les plus compétentes et les zones de contre-attaque sont traitées par l'armée de mouvement, la mieux entraînée et la mieux formée.

      Au final, une immense boucherie en préparation, pour une défaite annoncée d'avance.

      J'espère que quelque chose de tout à fait spécial sera prévu pour Poutine, après la guerre.

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    2. Au début de la guerre, on avait fait remarquer que l'armée russe est contractuelle. A un certain moment, une levée s'en va et une nouvelle est formée, puis arrive sous les drapeaux. On dit tout le temps que la mobilisation partielle ne va trouver que des civils inefficaces et mal formés. Mais pourquoi n'irait-elle pas chercher les soldats licenciés lors des dix dernières années ? Ils sont certes rouillés, mais connaissent quand même leur métier. Cela signifierait alors que les soldats mobilisés auraient une certaine valeur militaire. Quelqu'un a-t-il une idée sur la question ?

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    3. 10 ans après l'armée ? Vous parlez de pères de familles ? De personnes en surpoids manifeste, d' alcooliques ? De mecs qui justement n'en n'ont rien à faire parce qu'ils CV connaissent.

      C'est tout le problème des ruSSes et des armées françaises.

      Pour faire simple il faut des bases pour mobiliser une très grande organisation sinon ça marche pas.

      En 1914 le service national durait plusieurs années. Pendant la guerre d'Algérie c'était 24 mois.

      Avec une réserve active...

      La mobilisation est un art. Peu de pays la maîtrise. Pas la ruSSie heureusement et pas la France malheureusement.

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    4. Pour compléter @Orekhdin, c'est bien ce qui a été annoncé. Et parmi les unités qui résistent à Lyman se trouvent deux unités de réservistes récemment constituées (peu avant la guerre), donc oui dans certaines circonstances ils peuvent être efficaces. Mais les réservistes russes, c'est pas comme en France et encore moindre Suisse des gens qui reçoivent un entraînement régulier. Ils sont juste sur une liste apres le service militaire. Donc il faut déjà que ces dernières soient à jour. Il faut les remettre en condition, les équiper correctement, les mettre dans des unités fonctionnelles, les encadrer correctement. Enfin tous les réservistes volontaires sont déjà partis à la guerre et beaucoup sont morts dans les premiers mois.

      Tenez, j'ai trouvé ce témoignage :

      "Mais c’est de la folie, je ne sais pas me battre. Les militaires non plus ne sont pas prêts à se battre, ils ne savent même pas comment tirer correctement.

      Mon ami a étudié à l'académie militaire pendant 5 ans. Il est officier et lieutenant. Pendant l'académie, il a tiré au stand de tir seulement quelques fois au Ak-47 (fusil d'assault, n.d.lr). Tout comme moi. On a fait l'armée mais on n’a aucune expérience pour faire la guerre.

      Ceux qui peuvent faire quelque chose dans la guerre sont déjà en Ukraine."

      https://information.tv5monde.com/info/temoignage-d-un-reserviste-en-russie-aucune-experience-pour-faire-la-guerre-en-ukraine-472378

      Bref, c'est la grande et éternelle Russie.

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    5. Demain 28 septembre, le référendum sera validé dans les 2 oblast séparatistes et les 2 oblast occupés. Ces territoires deviendront aux yeux du pouvoir russe des parties intégrantes de la fédération de Russie. De fait, l'Ukraine sera accusée d'avoir envahi la Russie. La russie fera une déclaration officielle de guerre. Cela aura plusieurs conséquences majeures:
      - Les dizaines de milliers de conscrits russes qui n'étaient pas volontaire jusqu'ici pour aller combattre seront jetées aux frontières de la Russie.
      -Une mobilisation générale sera décrétée portant la liste des appelés de 300 000 à 2 000 000.
      -Un recours aux armes nucléaires tactiques sera envisagé.
      -Les alliés de la Russie, membres de la CEI, seront tenue par décret de fournir des troupes.

      En conclusion, nous sommes demain au bord d'un engagement massif côté russe.

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    6. C'est en effet possible de rechercher des anciens soldats mais :
      1) Seuls une petite partie de la population a servi depuis 2008
      2) La majorité comme conscripts d'un an, où ils ont plus épluchés des patates que s'entrainer au tir
      3) Le niveau de formation est globalement médiocre
      4) Une bonne partie de ce qu'il restait comme réservistes valables ont déjà été mobilisés discrètement en février.

      Bref, il ne faut pas trop compter sur ces réservistes pour changer la qualité au front.C'est plus un apport quantitatif imméditat, le temps de former un minimum les autres mobilisés.

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    7. "un engagement massif côté russe" : et ils se battront à coup de lance-pierres ?!

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    8. Il n'arrive déjà pas équiper ses soldats... Alors en équipé 2 millions? Ils vont partir avec des couteaux?
      Aucun membre de la CEI ne soutient Poutine.

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    9. "Il n'arrive déjà pas équiper ses soldats... Alors en équipé 2 millions? Ils vont partir avec des couteaux?" : il traine combien d'AK-47 dans les stocks russes ? Wikipedia me dit qu'il en a été construit entre 70 et 100 millions, on doit bien pouvoir en gratter 22 millions en Russie...

      Ca ne fait pas pour autant un équipement pléthorique (armes lourdes, habits, munitions....).
      On en rigole ou on les méprise, mais quand même, pauvres types. Le massacre qui se profile est affligeant rien que de l'imaginer...

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    10. @Orekhdin
      En théorie, seuls les réservistes, donc avec une expérience militaire, devraient être mobilisés. Sauf que, d'une part, la définition de réserviste en Russie est plus large qu'en France, car cela inclu toute personne ayant une expérience militaire au sens large. Donc, tous les hommes ayant fait leur service (même il y a 40 ans), tous les individus étant passés par un établissement d'enseignement militaire (donc beaucoup d'écoles supérieures ou d'universités, et là, il n'y a pas toujours de formation militaire), ou travaillant pour l'armée ou les industries de l'armement (même problème, peindre un canon ne fait pas de vous un militaire).
      Tous ceux qui étaient motivés et compétents sont partis, ou presque, soit dans l'armée régulière, soit avec Wagner.
      Reste les autres, donc potentiellement 20/25 millions qui ont vaguement un lien avec l'armée, pas forcément d'ailleurs en ayant été sous les armes.
      Mais comme on le voit, ce n'est de toutes façons pas ce qui est réalisé: les gouverneurs sélectionnent un peu qui ils veulent, des opposants, des SDF etc...
      Donc, de toutes façons, cela va être un agglomérat de types ayant des profils très différents, et sans beaucoup d'expérience militaire.
      Et le choix n'est pas de préparer de nouvelles forces efficientes, c'est clairement de boucher les trous et de faire nombre. 15 jours de préparation avant l'envoi au Front, cela dit tout à ce niveau.
      De toutes façons, la Russie n'a plus de matériel pour les équiper: on sort des camions des années 60 des réserves, c'est dire! C'est pire que les BMP1 et les T62 déjà alignés.
      Belle boucherie en perspective.

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  13. Je pense et surtout j'espère qu'une nouvelle contre offensive ukrainienne d'ampleur aura lieue dans la première semaine ou quinzaine d'octobre. Au lieu de Razputintsa on parlera alors de Berezina pour le futur ex-locataire du Kremlin qui aura bien du mal à passer l'hiver. Que l'armée et le peuple par extension se couvrent de nouveau de ridicule (même si la vie sauve vaut mieux qu'une mort déshonorante) et l'empereur de tacicardie sera aussi froid que la Sibérie. Je ne fais que formuler des vœux pieux, mais ça fait du bien

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    1. La bérézina fut une énorme victoire napoléonienne et un énorme échec Russes. Certes on peut y voir autre chose mais la réalité est que la Bérézina a permis à l'empire de tenir plus longtemps. La vraie défaite fut Leipzig, la bataille des Nations.

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    2. Encore un troll qui défend la position de la guerre longue volontaire ! On va en avoir avec un nouveau thème sur commande. Ils vont être agressifs. Au boulot ou alors tu es mobilisé !

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    3. "Encore un troll qui défend la position de la guerre longue volontaire". Sérieusement. Je comprends que ce n'est pas votre interprétation, mais il me semble que ça mérite d'être argumenté un peu mioeux que "encore un troll".

      Entendons-nous. Il est évident que ce n'était pas le plan A, ni même le plan B. Le plan A était une re-édition du coup de Prague, avec assaut aéroporté et rush mécanisé. Il a échoué lamentablement dès le premier soir. Le plan B était une prise d'assaut de ce qui était prenable, et il n'a pas marché non plus, il s'est brisé sur la tenacité des Ukraniens et les "javelin". Le plan C, le grignotage du Dombass sous un océan d'artillerie ... n'a pas vraiment fonctionné non plus, les Territoriaux Ukrainiens l'ont payé de leur sang.

      Mainenant, dites-moi pourquoi vous pensez que ça ne pourrait pas être le plan D, adopté suite à l'échec des plans A, B et C ? Il me semble que dans l'état actuel des choses, la "guerre gelée", sans fin, est la seule ligne qui permette à la Russie de ne pas perdre, ou plus spécifiquement à Poutine de ne pas finir sur un croc de boucher... Même le Kremlin doit bien se rendre compte qu'ils ne reprendront pas l'offensive et que leurs chances de victoire, quelle que soit la façon dont on la définisse, sont excessivement minces !

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    4. "Il me semble que dans l'état actuel des choses, la "guerre gelée", sans fin, est la seule ligne qui permette à la Russie de ne pas perdre"

      En somme un scénario à la Corée du Nord. Ce ne serait une bonne nouvelle pour personne. Mais en ce cas continuer à s'accrocher à des objectifs intenables et coûteux, qui obèrent la capacite à durer, serait illogique (Kherson, attaque sur Bakhmut). Les opérations russes ressemblent plutôt à ce que feraient des gens qui n'ont plus d'option valable et seraient partis dans une fuite en avant : donner toutes les dernières forces en espérant une fissuration du front occidental. Après la mobilisation et les fusils rouillés, ils n'ont plus rien hors la menace du nucléaire, devant laquelle on ne peut de toute façon pas se coucher.

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    5. Ou à la chypriote ? Situation plus proche de nous et qui semble ne pas gêner grand monde depuis une 50ne d'années...

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    6. "En somme un scénario à la Corée du Nord. Ce ne serait une bonne nouvelle pour personne".
      Oh non, certes pas...

      "Mais en ce cas continuer à s'accrocher à des objectifs intenables et coûteux, qui obèrent la capacite à durer, serait illogique (...)"
      Bonne remarque en effet. La stratégie dans cette hypothèse serait d'évacuer Kherson, peut être le Sud, et de figer le front au Donbass (Bakhmut peut à la rigueur se comprendre dans ce cadre). Il a été suggéré qu'un des objectifs du referendum pouvait être, justement, de pouvoir lâcher Kherson sans perdre la face ("vous voyez, on respecte le résultat du vote").

      Alors, fuite en avant ? Ou hésitation stratégique entre les deux options ?


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  14. Brillant. Les Russes peuvent se replier sur sur les frontières pré 2022, puis fournir un effort militaire renouvelé. Les deux parties ne s'en relèveront jamais au vu de la démographie. Et elle n'est pas a l'avantage des ukrainiens. Un désastre européen.

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  15. Merci au Colonel Goya pour cet excellent article que je devrai au moins lire plusieurs fois pour essayer de comprendre la situation sur le terrain.
    Notamment l'annonce que les pseudo-référendums ne sont là que pour permettre l'envoi des nouvelles troupes de conscrits dans ces territoires, en quelque sorte une formalité administrative, sans arrière pensée nucléaire est très intéressante
    Dans un autre registre j'ai trouvé étonnante l'interview de Loukachenko en présence de Poutine où il dèclare que Poutine n'a pas le droit de perdre, que la Russie ne peut pas perdre.
    J'ai d'ailleurs trouvé que Poutine avait perite mine, la tête basse
    Comme une remontrance

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  16. Vu sur DAILYKOS.COM : Front de KHERSON Source The New york Times,

    Pendant ce temps, à l'autre bout de la ligne, le New York Times fait un excellent reportage, très brutal, sur ce qui se passe à Kherson. En bref, ça ne se passe pas bien. Non pas dans le sens où l'Ukraine perd, mais dans le sens de ce que kos, parmi d'autres, a mis en garde depuis le début : Dans ce territoire plat et ouvert où la Russie a créé de multiples lignes de tranchées et de fortifications, toute avancée se fait à un coût terrible. L'Ukraine subit des pertes à Kherson qu'il est difficile d'envisager, et le prix qu'elle a payé pour certains des gains territoriaux dans cette région pourrait n'être qu'un acompte sur ce qu'il faudra faire pour libérer réellement Kherson. C'est une toute autre guerre là-bas.

    Traduit avec www.DeepL.com/Translator (version gratuite)

    Par contre les nouvelles sont meilleurs sur le front nord-est:

    https://m.dailykos.com/stories/2022/9/25/2125149/-Ukraine-update-Russian-lines-north-of-Lyman-reportedly-collapsing-as-Ukraine-continues-advance

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    1. Les russes en sont a demonter le debut de ponton flottant pour utiliser les barges comme ferry. Ils sont a court de moyens de passage. La retenue des FAU est sans doute la meilleure tactique tant que l'artillerie russe les immobilise. Si ce n'etait pas aussi critique pour les russes aussi, les generaux n'auraient pas demandé un retrait.
      Fritz

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    2. A Kherson il n'y a qu'une option les armes de précision a longue portée. Tuer du ruSSe a coup sûr et de loin.

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    3. Clairement, l'assaut frontal à Kherson n'est pas une option, et encore moins depuis les soucis du barrage. La stratégie de siège est la seule possible pour éviter un niveau de pertes à 5 chiffres (tous camps confondus)

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    4. @GAÏA Il n’y a pas de miracle, les Russes qui ont sensiblement le même équipement que les Ukrainiens, et ont passé l’été à se casser les dents sur les lignes Ukrainiennes, savent sans doute mieux que tous à ce stade ce qui fonctionne pour arrêter un assaut. Donc la reprise de tous les secteurs où on leur laissera le temps de fortifier, va coûter le prix fort.

      On est reparti sur de la guerre de tranchées, avec les Ukrainiens qui tentent de rompre avant que les fortifications s’étendent, et les Russes qui sacrifient des troupes à Kherson et Lyman pour fixer les Ukrainiens le temps de fortifier le reste.

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  17. Juste une question, quelle est l'origine de la photo de couverture ?
    - Et les celles des articles précédents, si possible -

    --
    TurtleCrazy

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    1. Anonyme 26 septembre 2022 à 22:10 et TurtleCarzy même combat.

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    2. vous pouvez faire des recherches d'image sur google
      à priori la photo du début de l'article illustre un post facebook ukrainien d'avril 2021
      https://www.facebook.com/UkrainianLandForces/posts/1562029570666562/

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  18. Bon alors, les 2 northstream ont un trou dans le tube...

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  19. La vidéo de ce soir de Reporting from Ukraine est une excellente illustration de ce qu'écrit M. Goya sur l'importance prépondérante de la qualité des forces en présence au niveau local - et sur l'importance de la quantité au niveau de la campagne :
    https://youtu.be/kKdiC8WhXas

    Au passage, les choses semblent décidément se passer plutôt bien sur le front nord-est.

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  20. Bonjour, je me dis qu'un des objectifs principaux des Russes est d'avoir un corridor terrestre vers la Crimée. D'un coté si les Ukrainiens lançaient l'offensive X vers le sud et atteignaient la mer, ca permettrair de couper le front russe en 2 et de menacer la Crimée. D'un autre coté, lancer l'offensive X vers l'oblast de Lugansk permettrait peut-etre de grandement gener l'approvisionnement du front en général, et de menacer la ville de Lugansk occupée depuis 2014... alors quoi, d'abord l'oblast de Lugansk puis le sud? Ou l'inverse? Quitte a attaquer avant que les renforts russes n'arrivent, on fonce vers la Crimée?

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    1. Le temps , la météo, me donne l impression qu il est plus interessant d avancer dans l oblast de Luhansk, tant que la raspoutita ne s est pas installée. Kherson bénéficie d un temps plus clément, de plus il sera bien plus compliqué pour les russes de renforcer rapidemment Kherson (ponts coupés) que Luhansk.

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    2. Couper le front en 2 c'est aussi être attaquer des 2 cotés et je pense qu'aussi le support serait nettement moins facile.

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    3. C’est aussi un choix d’opportunités tout simplement.
      Ça bloque à Kherson, toute avance est très coûteuse, donc autant temporiser là-bas.
      Les ukrainiens voulaient attaquer au sud de zaporijia après Karkhiv, mais les ruSSes les attendaient là-bas (tout les sites pro-ruSSes annonçaient l’offensive vers Le sud il y a 15 jours), et ils ont retardé les redéploiements en attaquant les centrales électriques et les barrages.
      Du coup, les ukrainiens décident d’attaquer à l’est, vers l’oblast de Luhansk qui est le point le moins défendu.
      Peut-être que l’offensive au sud était la plus déterminante sur un plan stratégique, mais si attaquer à l’est a plus de chances de réussir maintenant et rapidement, autant y aller !
      C’est de l’opportunisme mais cela démontre une belle souplesse du haut commandement.
      Espérons seulement que la météo leur laissera le temps d’exploiter.
      Brennos

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    4. +1
      A Kherson, il pleut 1/3 de moins en octobre comparé à septembre, cf. https://fr.climate-data.org/europe/ukraine/oblast-de-kherson/kherson-3109/ Même novembre et décembre sont moins pluvieux que septembre.

      Toute l'Ukraine ne connait pas la raspoutitsa. La tactique doit tenir compte du terrain (ici plat et peu urbanisé, sans forêt) et de la météo.

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  21. C'est une chance de vous avoir monsieur GOYA.
    Au plaisir de continuer de vous lire et de vous écouter/regarder.

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  22. Cet article ne parle que d'un affrontement entre Russes et Ukrainiens. Or RIEN de ce que font ces derniers ne serait possible sans le soutien énorme de l'OTAN et des USA. Soutiens indirects divers mais aussi troupes engagées sur le terrain. Les demi-soldes l'OTAN qui peuplent ce blog ne se rendent pas compte que l'Europe va entrer dans une récession sans retour et que sa cobelligérance débouche sur un conflit mondial avec épicentre en Europe. Nucléaire si affinités. La roulette russe avec un barillet plein. Je vois pas mieux comme image. Bien noter que le revolver est fourni par les USA (avec facilité de paiement).

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    1. Quelle Cobelligérance? La russie n est pas en guerre, c est une opération spéciale, revoyez vos classiques^^ Dailleurs si Poutine le désire, il peut retirer son armée de voleurs de lave-linge hors d Ukraine, et hop plus de soucis. Maintenant, a votre avis pourquoi parle t on de roulette russe? hmmm On ne dit pas roulette américaine ou francaise que je sache.

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    2. Ah , notre petit troll verbeux et sournois, on va finir par l'adopter tant son entêtement à intervenir dans le vide est touchant.

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    3. Прости, приятель, но тут курить нельзя.
      https://www.youtube.com/watch?v=oD6x4KhcqIU

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    4. Au petit troll de 00:04 : on arrive à avoir plus de 1500 commentaires à chaque article du maitre de céans..ça vient troller sur les premières pages et puis après plus rien, désertion en rase campagne alors qu'il continue de se dire des choses intéressantes...espèce de poseur, feignasse !

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    5. "troupes OTAN engagées sur le terrain" ? Intéressante hypothèse : auriez-vous quelque preuve ? Ou même image russe ? Sinon, ça détruit quelque peu vos autres hypothèses : récession, conflit mondial, etc ... step by step tovaritch.

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    6. Récession sans retour ? Tiens donc. Et l'on doit cette prédiction à qui ? Une voyante ? Votre diplôme d'économie obtenu au café du commerce ? Ou un énième site d extrême droite qui vous explique que l'on va droit au désastre pendant que la Russie vend son gaz très cher ?

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    7. Attendez mais c'était gros comme une maison que les Américains allaient profiter de l'occasion pour offrir un nouvel enfer aux Russes. Cette invasion était vouée à l'échec dès le début et le fameux joueur d'échecs du Kremlin a méchamment chié dans la colle...

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    8. certes sans le soutien de l'otan et de la machine de guerre d'oncle sam, la situation en ukraine serait bien différente effectivement
      et alors ?
      certes l'europe va traverser des moments difficiles économiquement, mais cette récession sera mondiale
      les conséquences du covid y'participent, et dans les années qui viennent, cette récession sera certainement aussi alimentée par le coût des boulversements climatiques
      et de ce fait, pensez comme vous le suggérez que seule l'europe va entrer en récession et imaginez que la russie sortira indemne
      les sanctions sur le long terme vont plonger la russie dans une situation qui va être difficile pour qu'il continue son effort de guerre
      ses réserves de trésorerie alimentée par sa vente de gaz et de pétrole vont se tarir
      en tout cas je préfère le parapluie de l'otan financée en grande partie par les usa, que celui de poutine
      et puis, poutine est en train de faire évoluer l'europe qui a pris conscience qu'un géant économique doit être indépendant en terme énergétique et en terme de défense commune
      vous devriez adhérer à l'upr d'asselineau car ce bouffon partisan du frexit donne des conférences dans le métavers de sa réalité alternative

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    9. Justement peut on être sur que si les américains avaient botté en touche l’Europe de La Défense ne se serait pas créée ?
      Les européens ont su faire plein de choses au niveau économique et approvisionnement, sans doute bientôt sur de nombreux pans de la souveraineté, je pense que nous aurions trouvé les moyens.

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    10. @Anonyme27 septembre 2022 à 00:04 Et oui, la guerre est pas une bonne affaire pour les Européens, c’est bien pour ça qu’on y est allé à reculons, avec Macron qui a téléphoné jusqu’au dernier jour et au delà à Poutine pour lui demander d’abandonner, et les Allemands qui ont défendu Nord Stream bec et ongles contre les pressions américaines.

      Quand Poutine a envoyé la troupe vers Kiev la messe était dite, personne côté européen n’avait l’intention d’attendre de voir s’il allait s’arrêter à Kiev, Varsovie, Berlin ou Lisbonne. On avait déjà passé l’éponge sur la Crimée, et il a remis le service quand même. Autant l’arrêter avec le sang des Ukrainiens, puisqu’ils sont volontaires.

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    11. (C’est rigolo d’ailleurs comme les Poutinolâtres, qui font une montagne depuis des décennies de la menace supposée existentielle pour la Russie d’une extension administrative de l’OTAN à l’Est, sont incapables de comprendre que le mouvement de plus d’une centaine de milliers de soldats en armes et au combat vers l’Ouest est autrement plus inacceptable pour nous).

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    12. <<"troupes OTAN engagées sur le terrain" ? Intéressante hypothèse : auriez-vous quelque preuve ? Ou même image russe ?>>
      Comique. Les assertions du colonel GOYA sont par ailleurs dispensées de toute preuve.
      Sinon, la soldatesque engagée sur le terrain qui s'exprime en anglais avec accent des USA, facile à trouver...

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    13. @Anonyme 12:49
      Dis, le comique, c'est toi qui avance quelque chose, c'est a toi de le prouver. C'est pas aux autres de chercher. Des types sur le terrain qui parlent anglais? Forcément qu'il y en a quelques centaines dans la legion ukrainienne. Ca n'en fait pas des "troupes de l'OTAN".
      Donc, coucouche, le troll, si tu n'as que des affirmations sans preuve à montrer.

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    14. A l'anonyme de 12:47
      Réponse de troll : cherchez vous même.

      https://twitter.com/st_sylvestre/status/1574667009975263232?t=AgsNeoDuixKKEmQFwSlJlw&s=19

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  23. Oh, mon premier troll !

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  24. Il est bien ce p’tit jeune troll! Après l’arroseur arrosé la roulette russe avec manque de chance : y’a qu’une balle et se la tire dans le pied !

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  25. Libérer le nord est puis descendre vers kherson en devançant la raspoutitsa qui empêchera les russes de reprendre les territoires reconquis par les ukrainiens. Couper à l'ouest entre temps puis regrouper les armées pour un siège de Kherson cet hiver. Ça semble être la stratégie la plus logique aujourd'hui si je comprends bien la situation.

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  26. Merci mon Colonel pour ce nouvel article.
    Je rajouterai que le but d'une manœuvre offensive de mouvement est de réaliser des poches d'encerclement, et de retirer les forces piégées de l'équation tout en gardant ses propres forces pour la suite.
    Ce n'est pas ce qui c'est passé à Izyum. Si les russes ont étés surpris, on peut dire que les ukrainiens également par la célérité des russes à prendre la poudre d'escampette.
    Donc les troupes russes se retrouvent en défense plus loin et il faut à nouveau percer (tout en ayant un territoire défendu par les russes devenu plus petit ...)
    Quand la Wehrmacht envahi l'URSS elle réalise de spectaculaires percées et spectaculaires encerclement. Deux choses essentielles sont à noter :
    1) les pertes sont très importantes non seulement pour réaliser la percée, mais réduire les poches également. Si à la fin de l'opération les pertes soviétiques sont massives, les pertes allemandes sont également importantes (tant hommes que materiel) Ce n'est pas la doctrine ukrainienne qui ne souhaite absolument pas perdre des hommes qu'elle a mis du temps à former et le peu d'armes qu'elle a.
    2) le but de la Wehrmacht est d'aller à Mosoou Ce n'est pas celui des Ukrainiens qui visent uniquement la libération de leur territoire.

    En conclusion, plus les ukrainiens avancent, plus mathématiquement la densité russe va augmenter, et le role de l'artillerie etre necessairement repris par la dotrine ukrainienne.

    Sauf si :
    Le politique s'en mêle et ordonne de tenir coute que coute (Kherson et maintenant Lyman).
    C'est à mon avis tout le dilemne tactique à résoudre en ce moment, et dont la solution sera de faire passer un hiver très douloureux aux russes qui doivent tenir.

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    1. "La politique et la stratégie de la guerre ne sont qu'une perpétuelle concurrence entre le bon sens et l'erreur". De Gaule.

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  27. Il y a un facteur dont on parle assez peu, mais qui sera vital dans l hiver ukrainien: La rotation des troupes. Côté Ukr. cela ne devrait pas poser de problèmes, ils sont chez eux, ils ont la masse de manoeuvre.Mais Côté russe...renvoyer en perm ou en caserne des mecs que tu as raflé au 4 coins du oays, faut serrer les fesses en espérant qu ils reviennent. Et si les rotations se passent mal ou s espacent dans le temps, ce sera infernal, il fait caillant en hiver au donbass.

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    1. comment vont faire les chèvres de la chèvre ?

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    2. Pourquoi voulez vous que les russes organisent des rotations ?

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    3. Quelle est la fréquence de ces rotations? (Si quelqu'un a une idée?)

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    4. Alors là c'est facile : les troupes déjà présentes en Ukraine ont été informées ces derniers jours qu'elles y resteraient jusqu'à la fin du conflit, et que les termes de leurs contrats étaient caducs. Alors les rotations, vous pensez bien..

      De toute façon ils sont envoyés comme chair à canon, pour mourir déchiquetés ou de froid, on leur demande juste de tenir une place dans une tranchée le temps que le prochain sacrifié arrive. Les périodes de récupération et de formation, c'est bon pour les occidentaux décadents.

      Je fais de l'ironie, mais je ne dors plus très bien en ce moment en pensant à la boucherie qui s'annonce. Et à ce que vont subir les civils de la part de tous ces soldats promis à l'abattoir et sans encadrement sérieux.

      Au passage, le titre du billet de M. Goya est vraiment bien choisi, les âmes mortes...

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    5. Je pensais aux rotations chez les ukrainiens...

      Piètre consolation mais je me sens moins seul de savoir que d'autres que moi dorment très mal en ce moment.

      Gus

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  28. un petit tour sur la propagande russia one (merci à Julia Davis de nous fournir les traductions)
    https://twitter.com/i/status/1574491958101393411

    Je note que le terme "guerre" (et ce depuis le 24 février est utilisé sans réprobation [;;wait .. oui bon c'est l'OTAN et l'ouest "collectif"] ) et ensuite de dire comment la dernière injutice a fini avec le potemkine (1905) ... pas encore de parallèle à 1917 mais peut etre que l'Histoire ira plus vite que la propagande

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  29. Le fil CNN du matin donne un étrange raccourci des à-côtés de cette guerre. La pression de gaz est tombée dans le nord stream 1 après celle du nord stream 2, Saint Kirill qui annonce que les morts au combat auront tous leurs pêchés lavés et 16 km de queue (au moins) avec photo satellite à la frontière avec la Georgie. Plus des files à pied etc..
    https://edition.cnn.com/europe/live-news/russia-ukraine-war-news-09-27-22/index.html
    Plus un article très anxiogène en une sur Poutine est coincé il n'a plus qu'une option détestable sur la table.
    Je ne mets pas le lien (trop facile à trouver).
    Il y avait hier toujours sur CNN une interview d'un Russe passé très récemment en Géorgie qui expliquait qu'il avait payé pour passer la frontière à pied en 12h00 au lieu de 72h00 en voiture. (fin de la vidéo)
    https://edition.cnn.com/videos/world/2022/09/26/russia-mobilization-protests-ovn-intl-ldn-vpx.cnn

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    1. La Géorgie va être submergée par tous ces migrants Russes, masculins en grande partie. Les Russes vont découvrir les joies d'être un migrant en galère qui subit le racisme. Si au moins ça peut leur faire retomber le melon et les rendre plus ouverts d'esprit ce sera ça de gagné.

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    2. "pêchers" = péchés. Kirill n'est pas devenu horticulteur.
      La Georgie réfléchit à fermer sa frontière (l'opposition l'a demandé pour lutter contre "l'invasion" Russe) mais je suppose qu'ils préfèrent attendre que la Russie prenne la décision.
      Au pire ils expulserons vers la Russie quand ça deviendra trop lourd. Pour l'instant ils se gavent de l'argent que ces Russes amènent avec eux.

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    3. La fameuse route vers la Géorgie qui est montrée c’est laquelle ? Il a l’Ossetie du sud ainsi que l’abkhazie qui sont sous contrôle russe …

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    4. Probablement Verkhnii Lars de l'Ossetie du Nord vers la Georgie mais CNN n'est pas très clair dans son commentaire.

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    5. Du coup, ouverture d'un bureau d'enrolement à la frontière avec la Géorgie...
      https://charter97.org/ru/news/2022/9/27/517436/
      Laure H

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    6. Le Kazakhstan ouvre ses bras protecteurs : https://www.lefigaro.fr/flash-actu/ukraine-le-president-kazakh-promet-de-proteger-les-russes-fuyant-la-mobilisation-20220927

      C'est pas la première marque d'insolence du Président Kazakh (je n'ose dire qu'il tourne casaque vis à vis du régime Russe, pardonnez moi ce jeu de mots à deux balles de Ak 47). Un signe de plus des fissures qui apparaissent au sein de la zone d'influence traditionnelle de la Russie. Poutine va finir par se faire décerner un Darwin Award pour l'invasion de l'Ukraine.

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    7. Si les russes qui sont partis en février mars sont réellement anti guerre et même anti poutine, j’ai quand même de sérieux doutes sur la précipitation actuelle.
      Je n’arrive pas à retrouver le tweet ou l’on voit une voiture présentant le « z » effacé. Dans les vidéos des voitures qui passent il y a quand même des sacrés modèles d’Audi et de BM et j’ai des traductions de conversation sms disant grosso modo : à cause de ces connards d’ukrainien on est obligé de se barrer pour pas se faire trouer le derrière par les américains « 
      Je suis plutot d’une tendance optimiste et naïve, mais la mon opinion est qu’il faut les laisser avec leur dictateur chéri et tant pis si ça retarde le collapse de la Russie économiquement

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    8. @ Armand Delalande : position des etats baltes qui n'est,de loin, pas insoutenable.
      Ceux qui étaient réellement contre la guerre se sont exilés dans les premières semaines de celle-ci. Les migrants actuels n'ont rien dit et n'ont pas bougés d'un pouce face aux exactions commises en Ukraine (sinon ils seraient en taule). Silence lorsque la maternité de Marioupol a été bombardée. Silence face aux tortures, viols, crimes contre des civils, des enfants. Silence face au charnier Boutcha. Silence quand se levent sur la scène internationale des voies attestant de crimes de guerre, de crime contre l'humanité commis par les russes. Tant d'autres silences.
      Facile de fuir pour sauver ses fesses. Plus difficile de rester en Russie pour y mener une révolution et destituer le pouvoir en place comme l'ont fait, à deux reprises, les ukrainiens (et tant d'autres peuples avant eux). Ce que tant de pro russes invoquent comme résilience du peuple russe ne serait-elle pas, en définitive, de la couardise ? (c'est une question que je me pose). Les laisser avec leur didacteur chéri retarderait peut-être l'effondrement économique de la Russie ( quoique) mais pourrait accélérer l'effondrement politique.
      Laure H

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    9. *Des voies qui s'élèvent (vous aurez corrigé de vous-même ;o).Compliqué les longs posts par téléphone...
      Laure H

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    10. Ca fait parti du plan ! Quand il y a aura 10% de russes en Géorgie et au Kazakhstan, Poutine pourra justifier une annexion.
      => ok, je sors
      DDL

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    11. Rien à faire avec le correcteur automatique : VOIX

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  30. On dirait que la mobilisation partielle a refroidi les ardeurs guerrières de tout ce petit monde :)

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    1. Tweet d’un ukrainien qui c’est amusé avec des jeunes russes : https://twitter.com/Fella_Tuga/status/1573756772367704067?s=20&t=xUOuY9l-tgGiNprG0lQObA

      Khokhol = plouc, arriéré

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    2. @Armand Ca aurait été intéressant de savoir si c'était du 100% ou s'il a aussi eu des réponses moins radicales... Et auquel cas dans quelle proportion.
      Je reste convaincu que l'immense majorité des russes qui se pressent aux frontières de l'Europe restent des ordures qui n'ont juste pas envie de faire le sale boulot eux même.
      C'est extrêmement regrettable de les accueillir en Europe sans aucune question quand on se fait déjà chier avec de graves problèmes d'ingérence russe dans nos partis politiques.

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    3. Attention Armand Delalande, cette vidéo a 6 ans... pas tout à fait en rapport avec la mobilisation actuelle.

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    4. Bien sur on ne peut en faire une généralité. Ceux qui ont répondu semblent très jeunes.
      On a l’impression qu’une vrai haine s’empare des russes à l’égard des ukrainiens comme lors d’une rupture ou celui qui est quitté préfère voir l’autre mourrir

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  31. L'horticulture demande des reports de mobilisation pour pouvoir finir les récoltes (Ils viennent chercher les ouvriers pour la mobilisation directement dans les champs de récolte) et l'industrie métallurgique dit qu'elle a peu de spécialiste des pipe lines et tuyauteries diverses et que ce n'est pas une bonne idée de les envoyer au front.
    L'article dit même qu'il pourrait y avoir pénurie de légumes et de chauffage cet hiver en Russie du fait de l'envoi de main d'œuvre qualifiée au front. C'est assez ironique au regard de ce qu'ils croyaient de l'hiver Européen.
    https://www.kommersant.ru/doc/5582103?from=top_main_1
    On peut supposer en parallèle que ceux qui maîtrisent un bout de la technologie pétrolière ou gazière sont en train de fuir à toute vitesse. Ils trouveront du boulot n'importe où ailleurs mieux payés.

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  32. Il y a, sur le calendrier économique Russe, une date très importante: le premier Octobre.
    Un moratoire global des dettes sur les entreprises en difficulté (similaire au chapitre 11 US) expire à ce moment-là. Soit il est reconduit au prix d'un coût significatif pour la collectivité, soit il est suspendu et il y aura des cascades de faillites.
    La taille du secteur économique Russe en difficulté et sous moratoire n'est pas officielle. C'est simplement significatif. La capacité de ces entreprises à switcher vers des modèles rentables dans le nouvel environnement n'est pas non plus très claire.
    Toujours est-il qu'une solution autre que la reconduction du moratoire va mécaniquement créer du chômage et priver la Russie de productions stratégiques (par exemple le méthanol dont les entreprises de production travaillent sous moratoire).
    Ils peuvent être intelligents avec tout cela et faire du cas par cas mais quand on voit ce que devient une mobilisation aux règles de base "intelligentes" (1% des réservistes qui connaissent l'art militaire) dans la pratique il est permis de douter.
    L'annonce de l'annexion des territoires Ukrainiens à la Russie et l'agitation nucléaire prévue pour le 30 septembre tombe assez bien d'un point de vue calendrier vis à vis des futurs chômeurs.
    Un chômeur homme de 18 à 65 ans aura nécessairement des compétences militaires, surtout s'il se plaint.
    Ça ne va pas calmer la marmite qui bouillonne mais il faut bien apporter des solutions aux problèmes créés par les sanctions qui ne font pas mal.

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    1. Toujours pertinent, l'âne qui veille. Je lisais (oublié la source) hier que luckoil est de facto en faillite, et ne tient que par le soutien de l'état. Si la russie doit tenir de telles entreprises a bout de bras, on est de fait dans une nationalisation, qui va couter tres cher. Une inflation rapide devrait etre la consequence et si controle des prix il y a, un scenario a la venezuelienne ou a la nord coréenne est possible. Mais au fait, Maduro est toujours la non? Donc il faut l'ecroulement economique et securitaire (militaire).
      Fritz

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    2. Les sanctions économiques n'ont jamais eu la peau d'un régime (Cuba, Corée du Nord, Iran, Venezuela,..). Il s'agit simplement de réduire la capacité de nuisance sur le moyen terme.
      L'effondrement n'est pas souhaitable non plus. On n'a pas forcément intérêt à ce que la Russie se transformer en Irak post seconde guerre du golfe.
      La perspective d'un Etat Islamique autonome du xxxstan avec des moyens nucléaires ne me fait pas rêver.

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    3. Ces régimes me font penser aux entreprises héréditaires : la 1e génération crée, la 2e gère et la 3e dilapide. Savoir si proutine (qui pète en Baltique) va être la 3e génération pour l'espace russe...

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    4. "Un chômeur homme de 18 à 65 ans aura nécessairement des compétences militaires, surtout s'il se plaint."
      Cette phrase est très drôle :D

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    5. drôle et tragique à la fois parce que ce sont des logiques de purges voire génocidaires :
      les Tatars de Crimée sont massivement mobilisés histoire de la vider de son peuple originel... d'autant que Zelensky a annoncé qu'il ferait voter les Criméens pour qu'il choisissent leur rattachement.

      j'avais croisé l'info aussi que des contrôleurs aériens, du personnel d'Aeroflot étaient concernés/impactés par la mobilisation. tout ça fera une belle opération de communication pour les régimes autocratiques ;)

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  33. Avez vous remarqué que les bilans ukrainiens de pertes russes sont en très forte augmentation ces derniers jours?

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    1. Peut-être intègrent-ils aussi les prisonniers dans les chiffres ? TL2

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    2. Oui on est sur la base de 400 à 550 pertes par jour … Je pense qu’on renvoyé à poil de munitions les gars qui ont fuit Izyum.
      Sur le Facebook des FAU il y a aussi une intrigante photo d’une barge de débarquement. Intox des ukrainiens pour faire croire à une tête de pont au sud de Kherson ?

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    3. J'ai remarqué que les courbes de pertes (soldats, matériels) ont toujours un décalage de quelques jours sur les opérations. J'en ai déduis qu'il s'agit du temps nécessaire à la compilation des données. Mais c'est mon doigt mouillé qui me l'a dit, source non fiable.

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  34. Ce commentaire a été supprimé par l'auteur.

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  35. Merci mon Colonel pour ce 3e chapitre aussi intéressant que les précédents. Je comprends mieux la stratégie de siège au sud, très différente de celle à l'Est où ça ressemble à de l'eau qui investit d'abord par les vallées puis monte. Je retiens le besoin pressant aigü de défense anti aérienne pour protéger les civils. Comme on le constate : son absence permet une "escalade dangereuse qui naît lorsqu’on se sent impuissant sur le champ de bataille mais que l’on dispose de moyens de frapper le pays et les populations".

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  36. Hello
    Je suis ce blog depuis un bon moment, je n ai pas de notions militaires et donc je peine parfois a comprendre. Mr Goya n est pas si facile a lire ;). Si j analyse la situation et les actions tres recentes issues du terrain j ai quand meme l impression que nous serions de bien mauvais acteurs, les UKr ont reussi a surprendre tout le monde et maintiennent une omerta efficace sur leurs actions du moment. Esperons que ce conflit soit bientot termine, qu on puisse comprendre mieux les actions /reactions et resultats obtenus. Trop de gens sont morts :(. Cote armement cela va interesser les vendeurs, cote gestion strategie, on a peut etre à apprendre de ces Ukr. Bonne journee

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    1. @Cricri : J'ai lu dans un article cette remarque d'un instructeur britannique (si je ne me trompe pas, en tout cas OTAN) : "nous sommes là pour les former, mais c'est eux qui nous apprennent des choses".

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  37. Sur l'ISW le 26 sept à 23 h 25 ET (soit 6 h 25 ce matin en France)
    https://www.understandingwar.org/backgrounder/russian-offensive-campaign-assessment-september-26
    avec la carte : https://storymaps.arcgis.com/stories/36a7f6a6f5a9448496de641cf64bd375
    1) Le Kremlin tente de réécrire la réalité de cette "mobilisation partielle" mais il sera difficile d'apaiser les Russes, les violations sont trop évidentes. Tâche ardue : calmer le peuple désemparé, paniqué, et trouver assez d'hommes pour combattre => 1e ennemi : la bureaucratie (colère contre l'enrôlement - bureaux, commissaires)
    2) Carte russe des protestations (mobilisations, attaques et vandalismes) : 35 manifestations le 25 sept et au moins 10, le 26 sept. Plusieurs centaines de femmes détenues à Iakoutsk (République de Sakha). Coups de semonces des policiers à Endirei (7 900 hab.) - République du Daghestan. Incendies, ou tentatives, sur des bureaux d'enrôlement à à Uryupinsk (oblast de Volgograd), à Ruzaevka (République de Mordovie), à Saint-Pétersbourg. Un Russe s'est immolé par le feu à dans l'oblast de Riazan
    3) Cette mobilisation partielle "de réserve" est exécutée comme une conscription partielle ce qui exacerbe le mécontement sociétal. D'après un milblogger, ce serait au citoyen de montrer son inégibilité sinon il serait mobilisable. Mais la seule réserve ne permettrait pas une puissance de combat significative...
    4) L'annexion prévue par le Kremlin de l'Ukraine occupée pourrait avoir lieu avant ou peu après le 1er octobre : ce qui permettrait d'inclure des civils ukrainiens "nouvellement russes"
    5) D'après le journaliste ukrainien Andriiy Tsapienko, les Ukrainiens pourraient avoir détruit un centre de contrôle et de formation de drones russe à Chulakivka sur le Kinburn Spit de l'oblast de Kherson qui dirigeait des attaques de drones contre l'Ukraine, tuant peut-être des entraîneurs iraniens (à confirmer). Il s'agirait de 2 douzaines de formateurs iraniens. L'EM ukr. a signalé une frappe sur au moins un entrepôt de munitions à Kinburn Spit mais sans parler de drônes.
    6) Les forces ukrainiennes ont continué d'avancer au N de Lyman et sur la rive E de la rivière Oskil.
    7) Elles ont continué de cibler les GLOC dans la contre-offensive du sud autour de Kherson.
    8) Les Russes mènent toujours des opérations offensives autour de Bakhmut et à l'O de la ville de Donetsk.
    9) Ils utilisent des drones de fabrication iranienne pour frapper les troupes et les villes au sud de l'Ukraine.
    10) Le Kremlin pourrait envisager de fermer officiellement ses frontières ou de restreindre plus formellement la circulation des hommes en âge de combattre à l'intérieur du pays afin de mieux mettre en œuvre une mobilisation partielle.
    11) Les autorités d'occupation russes ont commencé à annoncer les résultats de leurs faux référendums d'annexion, citant des chiffres de participation falsifiés de manière flagrante.

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    1. - Au N-O de Lyman : libération probable de Maliivka (à 25 km de Lyman) et de sources russes celles aussi de Shandryholove (12 km), Karpivka (20 km). Ils y ajoutent aussi Nove (19 km au N de Lyman). Les Ukrainiens chercheraient à encercler Lyman depuis le nord-ouest via Nove, Stavky et Kolodyazi.
      - Au nord de Koupiansk : de source russe, attaques ukrainiennes de l'autre côté de la rivière Oskil et les Ukrainiens avançaient depuis Horobivka et Dvorichna en direction de Tavil'zhanka (à 18 km au N-E de Koupyansk) le 25 sept, ils auraient réussi à établir un point d'appui près des voies ferrées près de Tavil'zhanka.

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    2. D'après charter97 Borova serait aussi en cours de nettoyage suite à la prise de Pisky-Radviski hier (ou avant hier). Stratove devrait pouvoir être attaquée par le Nord et par l'Ouest. En attente d'une confirmation officielle.

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    3. J'ai trouvé ça ce matin : https://t.me/ukrainenowenglish/18967 -posté à 9h55 - il s'agit de l'école de Pisky-Radviski

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  38. Que ce soit pour un résultat qui dirait ou non, il leur faut une participation élevée pour affirmer qu'il s'agit d'un résultat significatif.

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    1. Désolée bug blogger, mon adresse habituelle ne marche pas...
      Pour vous répondre, d'après la page ISW du jour : d'abord les taux de participation déjà donnés par les Russes dépassent et de loin les meilleurs taux passés des élections présidentielles... Et voici en partie la réponse du chef ukrainien de l'oblast de Lougansk, Serhiy Haidai qui rapporte le 25 sept que les autorités d'occupation russes publient des pourcentages de participation plutôt que des nombres de votes parce qu'elles ne savent pas combien de personnes restent dans les parties occupées de l'Ukraine. Celles-ci signalaient des taux de participation élevés pour des villes que la guerre a presque complètement dépeuplées.
      De plus, les responsables de l'occupation russe utiliseraient des « sondages » porte-à-porte pour identifier de futurs dissidents et partisans potentiels. Haidai a rapporté le 26 sept que les responsables de l'occupation russe lisent les bulletins de vote des électeurs et notent ceux qui votent contre l'annexion russe de Louhansk. Ces autorités feraient, dit-il, circuler des rumeurs selon lesquelles elles arrêtent ceux qui votent "non" pour dissuader d'autres votes dissidents.

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    2. Vous doutez de la capacité des "organes" à produire des chiffres... incroyables ;-) ?

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  39. Bonjour, quel est l'intérêt de Lyman? Pourquoi une telle resistance sur un village qui ne semble pas énorme?

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    1. De ce que j'ai compris (appris sur ce blog) ce sont des verrous sur le front. C'est une position fortifiée qui sert à défendre le front. Une fois déverrouillée, la contre contre-offensive pourra avancer jusqu'à la deuxième ligne de défense. Ils ont choisi Lyman comme position parce que la place était sûrement la plus adaptée pour stationner une troupe en défense mais cela aurait pu être un autre village sur la ligne. Un peu comme Pospana à l'époque.

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    2. Je ne suis pas non plus expert. Pour compléter la réponse de 12:15, je vous invite à regarder à quoi le terrain ressemble sur Google maps. Vous y verrez que la ligne oskil-lyman-kremmina se situe sur une barrière forestière dense, Lyman en constituant une porte d’entrée privilégiée, et que derrière ce ne sont que des terres cultivées en plaine. S’il n’y avait pas la raspoutitsa, cette région serait très facile a manœuvrer une fois passé le verrou oskil/donets et sa forêt dense.

      A l’extrême nord de cette zone, les ukr ont ouvert une autre entrée en prenant Tavil Zhanka. Je ne sais pas quelle est leur intention dans cette zone. Voudraient-ils tenter de relier Trotske à environ 40km qui est stratégique du fait de la ligne ferrovière reliant à Starobilsk et Lugansk ? La aussi j’ai regardé le terrain, c’est de la très petite route surtout pour passer de l’oblast de kharkiv à celui de louhansk, mais il y a très très peu de villages donc résistance faible. Au vu de la pluie, cela parait difficile.

      Sinon, Lyman est aussi sur la route directe de Sloviansk/Kramatorsk initialement prises pour cible par l’armée russe (et de l’autre côté par Bakmouth). C’est sur que vu la situation tout cela parait compromis. Thib

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    3. Et je précise pour rallier Troitske depuis Tavil Zhanka, il y a aussi l’avantage de s’éviter deux passages de rivières !

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    4. Plusieurs reponses:
      - Lyman est un noeud ferroviaire donc important d’un point de vu logistique. Les russes comptaient dessus pour l’attaque de Sloviansk. Les deux armées reposent beaucoup sur le rail, et les Ukrainiens peuvent l’utiliser pour reprendre Lysychansk et le Nord du Donbass,
      - Lyman verrouille la ligne de défense Russe. Reprendre Lyman c’est ouvrir la voie vers Zarich’e, Rubizhne... donc l’accès à l’Oblast de Louhansk. La perte de Lyman fragiliserait toute la ligne défense russe qui passe par Svatove, un autre noeud logistique. Les Ukrainiens essaient de sécuriser la rive Est de l’Oskil avec en perspective De reprendre Svatove. La prise de Lyman renforcerait considérablement leurs chances d’y parvenir, et conduirait probablement à un effondrement russe dans le secteur dont les troupes devraient se replier vers Starobilsk,
      - la prise de Lyman a coûté très cher aux Russes en termes d’hommes et de materiel, et cela a été très difficile. Cela leur a pris environ 2 mois de mémoire. Perdre Lyman voudra dire qu’ils ont fait cela en vain. Sacré coup au moral. Et inversement gros symbole pour les Ukrainiens qui semblent piétiner ailleurs.
      - il y a aussi des aspects politiques. Perdre Lyman et ses environs sera probablement vu comme perdre une partie du territoire russe nouvellement rattaché. Difficile d’autant que l’objectif affiché de « libération » totale du Donbass n’a jamais pu être atteint.
      Et je dois en oublier.
      Donc, beaucoup de raisons des deux côtés. Mais il n’en reste pas moins que la situation des russes est très difficile à Lyman depuis une semaine. Elle est même devenue intenable avec l’encerclement quasi total de la ville. Apparemment, les Russes ont reçu l’ordre de ne se replier à aucun prix. Comme le dit le colonel, les russes pourraient perdre des unités difficilement remplaçable, probablement à cause d’une décision politique.
      Folker

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    5. Encore une libération au Nord de Lyman, l'encerclement se dessine cependant, vue la carte, un repli de Lyman vers Kreminna via Zarichne semble assez facile pour les russes. Je ne vois pas trop comment les ukrainiens pourraient couper cette voie de réplication.

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    6. réplication = repli (sans correcteur automatique)

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  40. Je dirai le couple Lyman yampil verrouille le passage sur son est du Donets

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  41. Bonjour. Visite méridienne. Synthèse personnelle
    Les nouvelles du front sont rares. La poche de Lyman accapare tous les observateurs.
    Beaucoup de nouvelles du front intérieur qu’a ouvert Poutine par le déclanchement de la mobilisation partielle. La propagande sur l’ « opération spéciale » est totalement dépassé et sans autre « récit alternatif ». La population russe vit un épisode qui lui parait totalement incohérent. La guerre, même si le mot n’est pas prononcé, est vue à l’horizon de tous les discours officiels. La mise en cause de certains fonctionnaires de la bureaucratie militaire ne peut empêcher la critique de l’institution dans son ensemble. Ce mécontentement -voire hargne- s’étend à d’autres secteurs et risque bientôt de concerner des pans entiers du système. La diffusion des nouvelles consignes sur 11 fuseaux horaires est lente, la dénonciation de l’absurdité –et même de l’arbitraire – est plus rapide.
    Du point de vue économique, le manque de main d’œuvre dans certains secteurs montre qu’aucune économie de guerre n’a été anticipée. En premier la « mobilisation » de la main-d'œuvre féminine Une économie de guerre implique par ailleurs certaines mesures qui s’étendent dans la durée. La préparation de la population à l’autarcie à pourra être mise en place, elle est déjà en cours à cause des sanctions occidentales. Le développement de l’industrie militaire a été ordonné trop récemment pour porter ses fruits. Et ce ne sont que certains aspects les plus immédiats.
    Poutine pourrait effectivement essayer de souder les russes autour de sa politique en désignant l’occident comme responsable, mais l’état de siège de la Russie qu’il organise n’a été préparé par aucune propagande. Les brèches vont s’ouvrir progressivement.

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    1. Le narratif anti OTAN est là depuis le début, certaines unités russes au 24 février étaient briefés comme quoi l’OTAN avait attaqué et que c’est pour ça qu’elles entraient en Ukraine.
      Solovyov, le pascal Prague de russia one balance ça à longueur d’émission. Il se prend même pour un stalinien pur style en disant qu’il faut envoyer tous ceux qui ont merdé sur la mobilisation directement en première ligne de front, sous entendant « on a un million de chômeurs à Moscou qu’est-ce qu’on attend ! »

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  42. @Anonyme27 septembre 2022 à 10:00
    Aller sur https://datastudio.google.com/reporting/dfbcec47-7b01-400e-ab21-de8eb98c8f3a/page/p_7dzdtruetc?s=pySqiKozf6s
    menu à gauche 7 days average
    Regarder la courbe de régression polynomiale.

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  43. https://t.me/c/1421125476/13276

    Les mobilisés partent déjà le 29 septembre sur Kherson.

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  44. https://www-ukrinform-net.translate.goog/rubric-ato/3580141-zaluzhny-reveals-two-strategic-goals-for-defense-when-russias-invasion-started.html?_x_tr_sl=en&_x_tr_tl=fr&_x_tr_hl=fr&_x_tr_pto=sc
    "Nous nous battrons jusqu'à la dernière goutte de sang", a déclaré le général Valeriy Zaluzhny, commandant en chef des forces armées ukrainiennes au TIMES dans une interview intitulée "Inside the Ukrainian Counterstrike That Turned the Tide of the War".
    Selon lui, la victoire de l'Ukraine ne sera pas définitive, mais sera une préparation à la prochaine guerre.

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  45. Analyse pertinente. Certes pessimiste...
    https://charter97.org/ru/news/2022/9/27/517466/

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    1. Mais si le gouvernement est renversé en Biélorussie, ce qui est plus probable qu'en Russie puisque les urnes avaient parlé autrement, cela changerait bien des choses pour la guerre en Ukraine... il faudrait peut-être travailler là-dessus dans un premier temps plutôt qu'essayer de renverser Poutine.

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    2. Principe du "Go" quoi... enlever une liberté. Ceci dit je n'y connais rien en "Go".

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    3. Je crois que ça serait une trèèès mauvaise idée de renverser Poutine. Comme Hitler en 1944 en fait. On a pas de meilleur allié qu'un incompétant a la tête de nos ennemis, surtout quand celui-ci intervient directement dans la chaîne de commandement ! Il y a de plus fort à parier dans ce contexte que le remplaçant sera pire si le système russe ne s'effondre pas !

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    4. D'où ma proposition de renverser Loukachenko et de passer la Biélorussie dans le giron Européen.

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    5. je suis d'accord, et de longue date. Ils ont même déjà attaqué l'Ukraine qui serait en droit de contre-attaquer. Hélas, ils ont d'autres chats à fouettés.

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  46. Edward Snowden est désormais russe !
    https://www.huffingtonpost.fr/international/article/edward-snowden-est-desormais-russe_208262.html
    Mais non mobilisable car épileptique.

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    1. On verra ça lorsqu’il se présentera au bureau d’incorporation. Et ça ne l’empêche pas de tirer au fusil (rouilllé).
      Des nouvelles de Depardieu?

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    2. Il est parti aux Emirats, vu qu'il est aussi emirati et musulman. Mais çça carint car il s'est converti ensuite

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    3. au christianisme orthodoxe. Donc probablement apostat ... c'est mortel ça. Isn't it ?

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    4. Aux dernières nouvelles il se serait à nouveau converti au "Pastafarisme".

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    5. @Teasin. S'agissant de Depardieu s'il s'est converti je crois que c'est plutôt au :"Pastagafarisme".

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  47. Les Anglais n'ont fini de rembourser les emprunts pour la Première Guerre mondiale qu'en 2017. l'Ukraine va exploser cet exploit. Outre le coût humain considérable pour une population en déclin, la dette sera un boulet pour des générations, quels que soient les moratoires. Mais, bon, ce massacre et cette ruine auront diverti les russophobes qui pullulent sur ce blog. Manifestement inconscients que la ruine et le massacre peuvent les concerner eux à brève échéance. Mais quand on hait, on ne compte pas. Et on pense encore moins.

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    1. Oh ! Il n'a même pas prononcé le mot OTAN, chienchien, américains, nucleaire ou nazi ukrainien ! Les troll font des progrès !

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    2. Il n'y a aucune russophobie ici. Simplement un rappel que le criminel est celui qui doit être puni.
      C'est la Russie qui a commencé cette guerre.
      C'est elle qui a envahi l'Ukraine en 2014 et recommence maintenant, pas l'inverse.
      C'est la Russie qui y commet de nombreux crimes.
      C'est la Russie qui ment en permanence comme un arracheur de dents pour déformer la vérité.
      C'est la Russie qui bombarde des populations civiles.
      C'est la Russie qui rase des villes.
      C'est donc à la Russie de payer pour ses crimes.

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    3. J'ai une vraie question : quel est l'intérêt de poster un tel message ici ? Certes, il y a des digressions, surtout quand peu de nouvelles du front filtre, et des coups de gueule, mais la plupart des messages sont sourcés, et l'argumentation pointue, ce n'est pas twitter. Du coup à quoi peut servir ce genre de poulet sans queue ni tête, reprochant la ruine hélas bien réelle d'un pays causé par une armée d'invasion à...la russophobie ? Votre officier traitant du FSB ou du GRU pense vraiment que cela peut convaincre qui que ce soit ? Ou c'est juste pour le symbole, essayer de prouver qu'il y a encore des supporters de Poutine ? Je serai vraiment curieux d'avoir vos lumières là-dessus.

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    4. Par ses actes, la Russie est entièrement responsable de la russophobie.

      Reviens quand tu veux petit troll putride.

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  48. Bonjour, pourquoi, mis à part l opération du début sur hostomel ne voit ont pas d opérations aéroportée d ampleur du côté russe? Ils ont pourtant ces moyens qui font t partie de leur doctrine...je pense a lyman par exemple qui pourrait être renforcé par un gros larguage? Merci

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    1. Houla ! Les hélicoptères et les chasseurs qui s'aventurent dans le coin sont obligés de voler plein gaz en rasant les paquerettes car ils estiment avoir plus de chances de survie face au manpads plutôt que les systèmes anti-aériens. Alors un avion de transport dans une zone en grande partie occupée par les Ukrainiens, LOL ! Même les russes comprennent que ça serait con !

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    2. Au passage, les troupes d’élites envoyées à Hostomel y ont été décimées. Idem pour beaucoup d’autres unités du même genre qui ont été utilisée comme infanterie pour pallier les carences en ce domaine.
      Cela a déjà été dit mais la Russie a perdu ses meilleures troupes dans cette guerre, et parfois des les premières heures.
      Folker

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    3. Parce que c est pas encore la saison du gros gibier a plume pour l'instant mais les Ukrainiens ne demandent qu'à avancer la date de l'ouverture

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  49. Selon moi, Zelensky devrait constituer un petit groupe de personnes autour de lui, personnes qui pourraient reprendre directement le flambeau de la lutte contre l'envahisseur russe s'il lui advenait malheur. Il incarne trop personnellement la résistance Ukrainienne. Avec l'aggravation du conflit à venir, le FSB cherchera sûrement à viser le tête, surtout si elle est bien visible.

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    1. Zelensky est déjà bien entouré. Je doute qu'il lui arrive malheur, comme vous dites. Le fait qu'il brave ainsi le danger décuple d'ailleurs son charisme. Mais puisque vous l'évoquez, envisageons le pire scénario : il deviendrait un martyr et son image serait encore plus forte. Rappelez-vous comment Ioutchenko avait réagi à sa tentative d'empoisonnement qui l'a défiguré : "Voyez mon visage et regardez de quoi il sont capables!"

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    2. La guerre n'est qu'une forme extrême de consommation forcée. Zelensky sert juste de VRP au complexe militaro-industriel US. Qu'il soit dégommé, peu importe. Il a signé les accords de prêts pour les livraisons d'armement. S'il était payé au pourcentage, il mourrait riche.

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    3. Liquider Zelensky était au programme en février, plus aujourd'hui. Il deviendrait un symbole. Le FSB ne s'y resquera pas. Par contre, Kadyrov ou Wagner, c'est une autre affaire.

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  50. Bon si les 2 Nordstreams sont pétés, les allemands n'ont plus grand-chose à perdre et peuvent donner des Léopards à l'Ukraine. Je me demande qui aurait pu saboter les pipelines, qui aurait les moyens et l'intérêt.

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    1. je trouve que c'est une bonne nouvelle ! J'ai d'ailleurs jamais compris pourquoi il n'y a jamais eu de faute de frappe (de missile ou d'artillerie) sur le pipe Brotherhood en Ukraine...
      A qui ça profite... soit à l'Ukraine, soit a l'opposition allemande, soit aux conglomérat des industries de l'énergie renouvelable ou celle du nucléaire...

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  51. "Moscou ne demandera pas l’extradition des Russes fuyant la mobilisation à l’étranger" Vu sur le live du "Monde" à l'instant. Bon, en même temps, s'ils ne veulent pas se battre, les y obliger en les rapatriant de force, ce n'est pas ce qui va faciliter la cohésion de l'armée russe :)))
    Jacques.

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    1. Ils ne font qu'appliquer les consignes de Poutine. Il avait demandé aux Russes qui n'étaient pas d'accord avec lui de partir. C'est ce qu'ils font. Il serait malvenu de se plaindre.

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