vendredi 7 janvier 2022

Armée et sécurité intérieure. Retour sur l'expérience de la bataille d'Alger

Fiche au chef d’état-major des armées, 2007

Il y a juste cinquante ans, l’armée de terre était engagée aux côtés des forces de police pour éradiquer le terrorisme dans une grande ville française. On connaît le résultat : une victoire acquise en quelques semaines, mais un désastre stratégique et psychologique dont l’armée s’est difficilement remise. À l’heure où la menace du terrorisme est présentée à nouveau comme menace majeure, voire unique, et où la tentation est forte d’employer tous les moyens pour s’en préserver, il n’est peut-être pas inutile de revenir sur cette expérience.

Pourquoi l’armée ?

En 1957, le gouvernement fait appel à l’armée parce qu’il est désemparé face au phénomène du terrorisme urbain qui frappe Alger, menace nouvelle et d’une grande ampleur non pas par le nombre de victimes qu’occasionne chaque attentat, très inférieur par exemple aux attaques de Madrid en 2004 ou à New York en 2001, mais par leur multiplication. A partir de septembre 1956 et pendant plus d’un an, cette ville de 900 000 habitants est en effet frappée en moyenne chaque jour par deux attaques qui font, toujours en moyenne, un mort et deux blessés.

Les forces de police ne parviennent pas à faire face au problème, car elles sont paralysées par trois facteurs : la multiplicité et la rivalité des services (RG, sécurité militaire, PJ, DST, gendarmerie), la méconnaissance du phénomène et la compromission avec la population européenne dont elle est majoritairement issue. Elle se retrouve donc à la fois décrédibilisée pour son inefficacité du côté « européen », selon les appellations de l’époque, et pour sa partialité du côté « musulman », 400 000 habitants dont 80 000 dans le labyrinthe de la Casbah. Le 10 août 1956, les Musulmans ont été victimes rue de Thèbes dans la Casbah du pire attentat de toute la période avec officiellement 16 morts mais sans aucun doute beaucoup plus, une attaque dont les auteurs, des « ultras » partisans de l’Algérie française, ont été mollement poursuivis. Les Musulmans sont exaspérés aussi de l’inaction policière face aux « ratonnades » qui suivent souvent les attentats et qui occasionnent au moins autant de victimes innocentes que ces mêmes attentats. De ce fait et autant que par sympathie idéologique ou par peur, cette population musulmane accepte bon gré mal gré la mainmise du FLN.

Dans ces conditions et alors que le FLN lance la menace d’une grève générale, le ministre-résidant Robert Lacoste, estime n’avoir pas d’autre solutions que de faire appel à l’armée et notamment à la 10e division parachutiste du général Massu, dont on a pu constater l’efficacité dans le « djebel ». Dans son esprit, c’est la suite logique du glissement opérée depuis 1954 lorsque les militaires ont été engagées dans des opérations ipso facto de sécurité intérieure puisqu’on leur refusait le titre de « guerre ». Cette décision ne suscite que peu d’opposition politique.

Le 7 janvier 1957, le préfet du département d’Alger signe une délégation de pouvoirs au général Massu dont l’article premier est rédigé ainsi : «Sur le territoire du département d’Alger, la responsabilité du maintien de l’ordre passe […] à l’autorité militaire qui exercera, sous le contrôle supérieur du préfet d’Alger, les pouvoirs de police normalement impartis à l’autorité civile». Les premières unités parachutistes arrivent dans la nuit pour se lancer immédiatement dans une énorme perquisition au sein de la Casbah. A la fin du mois de janvier, ils brisent par la force la grève générale, au mépris de la loi et à la satisfaction de tous.

Logique militaire contre logique policière

Dès son arrivée à Alger, le général Massu donne la méthode à suivre : «Il s’agit pour vous, dans une course de vitesse avec le FLN appuyé par le Parti Communiste Algérien, de le stopper dans son effort d’organisation de la population à ses fins, en repérant et détruisant ses chefs, ses cellules et ses hommes de main. En même temps, il vous faut monter votre propre organisation de noyautage et de propagande, seule susceptible d’empêcher le FLN de reconstituer les réseaux que vous détruirez. Ainsi pourrez-vous faire reculer l’ennemi, défendre et vous attacher la population, objectif commun des adversaires de cette guerre révolutionnaire!

Ce travail politico-militaire est l’essentiel de votre mission, qui est une mission offensive. Vous l’accomplirez avec toute votre intelligence et votre générosité habituelles. Et vous réussirez. Parallèlement se poursuivra le travail anti-terroriste de contrôles, patrouilles, embuscades, en cours dans le département d’Alger.»

Toute l’ambiguïté de l’action policière effectuée par des militaires est dans ce texte. Pour les parachutistes, qui reviennent amers de l’expédition ratée à Suez, Alger est un champ de bataille, au cadre espace-temps précis, dans lequel ils s’engagent à fond, sans vie de famille et sans repos, jusqu’à la victoire finale et en employant tous les moyens possibles.

En réalité, cette opération mérite difficilement le qualificatif de « bataille » tant la dissymétrie des adversaires est énorme, à l’instar de la police face aux délinquants qu’elle appréhende. La logique policière agit alors de manière linéaire ne cherchant pas à surmonter une dialectique adverse qui n’existe pas ou peu, mais à déceler et appréhender tous ceux qui ont transgressé la loi. Cette logique est soumise à la tendance bureaucratique à rechercher le 100 % d’efficacité et donc à réclamer toujours plus de moyens pour y parvenir et plus de liberté dans l’emploi de la force, avec cet inconvénient qu’à partir d’un certain seuil, les dépenses s’accroissent plus que proportionnellement aux résultats. La tentation est alors forte de les justifier en élargissant la notion de menace. Cette tendance reste cependant étroitement contrôlée de manière explicite par la loi, mais aussi normalement par une culture policière d’emploi minimal de la force.

Dans la logique militaire, selon l’expression de Clausewitz, c’est chaque adversaire qui fait la loi de l’autre et c’est cette dialectique qui freine la montée en puissance. En Algérie, après quelques succès, les grandes opérations motorisées de bouclage menées en 1955 ont rapidement perdu toute efficacité dès que les combattants ennemis ont appris à les déjouer. Sans cet échec, on aurait probablement éternellement continué dans cette voie jusqu’aux fameux et finalement inatteignables 100 % de succès.

A Alger, la dialectique est très réduite et la force militaire tend donc à monter très vite aux extrêmes d’autant plus que les freins qui existent pour la police sont beaucoup moins efficaces avec des militaires qui n’ont pas du tout le même rapport au droit. Dès les premières opérations de contre-guérilla en 1954, les unités de combat étaient stupéfaites de voir des gendarmes devoir les accompagner, dresser des procès-verbaux et compter les étuis après les combats. Dans le combat, elles restaient dans une logique militaire de duel entre adversaires respectables, mais dès la fin du combat elles entraient dans une logique policière contraire. L’ennemi anonyme mais honorable devenait un individu précis mais contrevenant à la loi, à condition toutefois de le prouver. Lorsqu’elles ont vu par la suite que les prisonniers étaient souvent libérés « faute de preuves », la plupart des unités ont simplement conservé leurs ennemis dans la logique guerrière en les tuant. Ce faisant, elles ont franchi une « ligne jaune » bafouant ouvertement un droit en retard permanent sur la logique d’efficacité militaire.

Avec les attentats d’Alger, l’ennemi n’apparaît même plus respectable puisqu’il refuse la logique de duel pour frapper de manière atroce des innocents. Ajoutons enfin l’importance de la notion si prégnante pour les militaires du sacrifice, à la différence près que dans le cas de la « bataille » d’Alger, on ne sacrifiera pas sa vie (il n’y aura que deux soldats tués et cinq blessés) mais son âme.

La continuation de l’action policière par d’autres moyens

Le cadre légal de l’action de la division parachutiste est très large. Les quatre régiments parachutistes engagés peuvent appréhender en flagrant délit ou contrôler des groupes et agir sur renseignement avec des OPJ affectés à chacun d’eux.  

Le général Massu, nommément désigné, a le pouvoir d’ordonner des perquisitions à domicile de jour et de nuit. Normalement, les individus arrêtés doivent être remis à l’autorité judiciaire ou à la gendarmerie dans les 24 heures, mais le préfet délègue à l’autorité militaire le droit d’assignation à résidence surveillée pendant au maximum un mois. Cette assignation à résidence permet d’arrêter de simples suspects et de constituer ensuite le dossier qui permettra éventuellement de les présenter au parquet, à l’inverse des méthodes de la Police judiciaire. Le tribunal militaire du corps d’armée de la région peut également juger les affaires de flagrant délit suivant une procédure très rapide, dite de traduction directe, où un simple procès-verbal de gendarmerie suffit. Le tribunal militaire peut également revendiquer les poursuites exercées par les tribunaux civils et de fait, dans la presque totalité des cas, les HLL (« hors-la-loi ») sont présentés devant lui.

Forte de ces pouvoirs, la division parachutiste met en place progressivement et de manière pragmatique plusieurs structures. Le premier système, dit «de surface», consiste à protéger les sites sensibles et à quadriller la ville par des points de contrôle et plus de 200 patrouilles quotidiennes. Les régiments sont affectés à des quartiers particuliers qu’ils finissent par connaître parfaitement et la Casbah est complètement bouclée. Ce contrôle constant en impose et rassure la population, tout en entravant les mouvements du FLN, mais il ne permet pas d’effectuer beaucoup d’arrestations.

Le démantèlement des réseaux est le fait de l’organisation « souterraine », c’est-à-dire d’abord de la structure de renseignement. Les renseignements proviennent de trois sources : la documentation, c’est-à-dire les fichiers (mais les services compétents sont réticents à coopérer) ou les documents du FLN ; la population, mais les langues ne commencent à se délier que lorsque l’emprise du FLN se desserre, et surtout les interrogatoires de suspects. Dans l’ambiance qui règne alors d’urgence, de lutte implacable contre un ennemi invisible et détesté et il faut bien le dire, de mépris vis-à-vis d’une population musulmane « moins française que les autres », les notions de suspects et d’interrogatoire se brouillent très vite. Tout musulman tend à être suspect et tout interrogatoire tend à devenir torture. Au sein de cette structure de renseignement, le commandant Aussaresses, est chargé des exécutions extrajudiciaires maquillées le plus souvent en suicide, comme celles du leader FLN Mohamed Larbi Ben M’hidi ou de l’avocat Ali Boumendjel.

Où s’arrête la sécurité globale ?

Comme le souligne le général Massu dans son ordre d’opération, la traque des terroristes selon des méthodes inspirées de celle de la police n’est qu’un aspect du problème. Il faut aller beaucoup plus loin. Dans la trinité clausewitzienne, la force armée, le gouvernement et le peuple se renforcent et se contrôlent mutuellement. Lorsqu’une guerre est déclarée, les deux armées ennemies s’affrontent dans un duel gigantesque, et lorsqu’un vainqueur se dessine, le gouvernement vaincu et le peuple à sa suite se soumettent. Dans la «guerre contre-terroriste», on détruit les cellules tactiques ennemies mais aussi les chefs, avec qui il est hors de question de négocier. Si l’on veut mener une guerre, le seul pôle sur lequel on peut agir est donc la population. Combinant la recherche policière du 0 terroriste et la vision militaire de lutte collective, l’armée se lance dans le contrôle étroit du «peuple de l’ennemi» pour éviter qu’il sécrète à nouveau des «malfaisants».

On s’engage donc dans une voie dont on ne cerne pas la fin et les contradictions. Outre que l’on n’hésite pas à brutaliser la population musulmane (plusieurs dizaines de milliers de suspects, innocents pour la très grande majorité, passeront par les centres de triage), on lui impose, sur l’initiative du colonel Trinquier, un dispositif d’autosurveillance inspiré des régimes totalitaires communistes qui ont tant marqué les vétérans d’Indochine. Dans le cadre de ce dispositif de protection urbaine (DPU), aussitôt surnommé Guépéou. Chaque maison de la Casbah ou des bidonvilles est numérotée et chacun de ses habitants est fiché. Des chefs d’arrondissements, îlots, buildings ou maisons sont désignés (7500 au total) avec l’obligation de tenir à jour des fiches de présence et de signaler tout mouvement, sous peine de sanctions. La mise en place du DPU permet ainsi de découvrir Ben M’Hidi.

Le DPU sert aussi de relais pour l’encadrement psychologique et administratif de la population. En s’immisçant dans tous les aspects de la vie, avec la création de sections administratives urbaines (SAU), d’organisations d’anciens combattants, de «cercles féminins» (où les femmes reçoivent un enseignement pratique sous l’impulsion d’équipes médico-sociales) et en inondant la ville de photos, affiches, tracts, messages par radio, journaux ou cinémas itinérants, on espère gagner «la bataille des cœurs et des esprits». Cette mainmise permet aux parachutistes de devenir à leur tour des «poissons dans l’eau» même s’il s’agit surtout de poissons prédateurs.

Cela n’empêche pas Yacef Saadi, le chef du réseau «bombes» à Alger d’organiser à nouveau une série d’attentats atroces. Les 4 et 9 juin, Saadi et ses poseurs de bombes, souvent des porteuses pour moins attirer la méfiance, tuent 18 personnes et en blessent près de 200. Cette fois le général Massu fait appel au colonel Godard pour organiser les opérations. Godard, futur membre de l’OAS, est très hostile aux méthodes employées précédemment et notamment l’usage de la torture. Trinquier et Aussaresses sont écartés au profit du capitaine Léger qui parvient à organiser de spectaculaires opérations d’infiltration et d’intoxication des réseaux du FLN, la fameuse « bleuite ». Même s’il y aura quelques attaques l’année suivante, la bataille d’Alger se termine en octobre 1957, avec l’arrestation de Yacef Saadi et la mort du tueur Ali-la-pointe.

Où est la victoire ?

La méthode, souvent brutale, a été tactiquement efficace. Le réseau « bombes » est démantelé une première fois en février 1957 puis à nouveau en octobre. Le comité exécutif du FLN, privé de Ben M’Hidi s’est enfui pour la Tunisie. Officiellement, jusqu’à la fin mars, la 10DP a tué 200 membres du FLN et arrêté 1 827 autres, mais beaucoup plus selon d’autres sources comme Paul Teitgen, secrétaire général de la police à Alger, qui font aussi  l’objet de controverses. 

Mais si la victoire immédiate sur le terrorisme est flagrante, il est probable que les méthodes employées, quoique souvent moins dures que celles du camp d’en face y compris contre les siens, ont contribué encore à pousser la population musulmane dans le camp ennemi. La polémique qui naît sur les méthodes employées va également empoisonner l’action militaire jusqu’à la délégitimer gravement.

En interne, le malaise est aussi très sensible du fait du mélange des genres. D’un côté, certains ne se remettront pas de leur engagement dans l’action policière poussée à fond alors que d’autres souffriront au contraire de ce non-combat si contraire à l’éthique militaire et si frustrant. Cela se traduit parfois par des bouffées de violence comme en juin 1957, lorsque trois parachutistes agressés depuis une voiture se ruent dans un hammam et tuent plusieurs dizaines d'innocents. Bien qu’infiniment moins meurtrière pour eux que les batailles de 1944-1945 par exemple, les soldats français gardent un souvenir détestable de cette période jusqu’à l’incruster profondément dans l’inconscient collectif

En guise de conclusion, voici ce que disait le colonel Bigeard à ses hommes en juillet 1957 avant de reprendre un « tour » à Alger. Cela résume assez bien la problématique des unités de combat engagées contre les organisations armées pratiquant le terrorisme : « Nous avons deux éventualités possibles pour « tuer » notre période d’Alger : la première peut consister à se contenter du travail en surface, en évitant de se compromettre, en jouant intelligemment sans prendre de risques, comme beaucoup hélas ! savent trop bien le faire ; la seconde, jouer le jeu à fond, proprement, sans tricher, en ayant pour seul but : détruire, casser les cellules FLN, mettre à jour la résistance rebelle d’une façon intelligente, en frappant juste et fort. Nous adopterons immédiatement la seconde. Pourquoi ? parce que c’est une lâcheté de ne pas le faire. […] Il y a ces articles de presse qui nous calomnient. Il y a ceux qui ne prennent aucune position et qui attendent. Si nous gagnons, ils seront nos défenseurs ; si nous perdons, ils nous enfonceront. Les directives concernant cette guerre, les ordres écrits n’existent pas et pour cause ! Je ne peux vous donner des ordres se référant à telle ou telle note de base…Peu importe ! Vous agirez, avec cœur et conscience, proprement. Vous interrogerez durement les vrais coupables avec les moyens bien connus qui nous répugnent. Dans l’action du régiment, je serai le seul responsable. »

33 commentaires:

  1. De toutes les formes de guerre, la guerre civile est la pire: https://lavoiedelepee.blogspot.com/2012/09/engager-larmee-en-securite-interieure.html

    https://lavoiedelepee.blogspot.com/2013/08/bloody-sunday-ou-de-lemploi-delicat-de.html

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Dans une société multiculturelle, les conflits d’importation sont multiples: 
      https://www.lefigaro.fr/vox/politique/violences-a-la-gare-de-lyon-une-societe-multiculturelle-est-une-societe-de-conflits-multiples-20200302

      On le voit notamment avec Israël et les palestiniens...

      C’est bien le défi posé par le fameux concept de « l’open society » cher aux ONG, dont celles de Soros:
      https://www.ege.fr/infoguerre/2020/05/la-guerre-societale

      https://www.ege.fr/infoguerre/2018/06/levolution-de-guerre-idees-question-de-lintrusion-ong-ans-politique-etats

      Les fondés de pouvoir du capitalisme font d'excellentes affaires dans les endroits où l'Etat n'existe pas, l'Etat-Nation est véritablement en danger (on le voit notamment avec le concept d' Euro-régions, qui dans leur inefficacité ressemble aux GSBdD ou avec la situation actuelle au Royaume-Uni):
      https://notes-geopolitiques.com/penser-la-gouvernance-mondiale/

      Sans doute pour pour se mettre à l'heure des Länder allemands (d'ailleurs depuis la seconde guerre mondiale, lheure française est toujours celle de Berlin)...
      http://geoconfluences.ens-lyon.fr/actualites/veille/breves/2021-collectivite-europeenne-alsace

      https://www.ouest-france.fr/bretagne/vers-une-euroregion-bretagne-et-pays-de-galles-5904071

      http://geoconfluences.ens-lyon.fr/actualites/veille/breves/2021-collectivite-europeenne-alsace

      Aucund surprise dans la gestion politique française: aucune économie et un un gros gaspillage de temps, d'argent public et d'énergie de "la République":
      https://mobile.twitter.com/Vergnaud/status/1367708595748548608

      Supprimer
    2. Une problématique qui touche aussi pour d'autres raisons les DOM-TOM:
      http://ainsi-va-le-monde.blogspot.com/2021/04/nouvelle-caledonie-les-independantistes.html

      https://www.capital.fr/economie-politique/nouvelle-caledonie-la-guerre-du-nickel-risque-de-couter-cher-au-contribuable-francais-1387124

      https://www.capital.fr/entreprises-marches/nouvelle-caledonie-lusine-de-nickel-de-vale-rachetee-tesla-partenaire-1398793

      https://la1ere.francetvinfo.fr/nouvellecaledonie/nickel-la-nouvelle-caledonie-eramet-et-la-sln-dans-le-sillage-du-rafale-1000831.html

      https://www.automobile-propre.com/boom-voiture-electrique-impact-marche-cuivre/

      La France a repris cela en compte dernièrement:
      http://www.slate.fr/story/184329/iles-perles-strategiques-oceans-echiquier-geopolitique-mondial

      https://www.ifri.org/fr/publications/editoriaux-de-lifri/lettre-centre-asie/mer-de-chine-droit-de-mer-paradoxe-chinois

      https://www.rfi.fr/fr/podcasts/lignes-de-d%C3%A9fense/20210509-la-strat%C3%A9gie-de-la-france-en-indo-pacifique

      La concurrence économique et l'essor du djihad mondial nous en rappelle l'importance:
      https://www.lemonde.fr/international/article/2021/04/02/mayotte-lorgne-le-filon-gazier-du-voisin-mozambicain_6075385_3210.html

      http://cartonumerique.blogspot.com/2019/10/reunion-espace-indopacifique.html

      Supprimer
    3. Il y aurait du nouveau du côté de Madagascar...
      https://www.africaintelligence.fr/petrole-et-gaz_strategies-entreprise/2021/04/29/le-petrolier-chinois-cnooc-va-t-il-mettre-la-main-sur-les-ex-blocs-d-exxonmobil-et-bp,109661435-gra

      Les limes sont toujours des endroits... intéressants:
      https://www.franceculture.fr/geopolitique/ocean-indien-ces-iles-eparses-si-convoitees

      Cela serait étonnant que de nouvelles revendications n'y émergent pas d'ici peu...

      Supprimer
    4. En tout cas, il y a des gens qui payent les règlements de feuillure!
      https://information.tv5monde.com/afrique/coup-d-etat-presume-madagascar-deux-francais-lourdement-condamnes-verdict-injuste-pour-la

      Supprimer
  2. Merci pour ce rappel de fausse victoire, alors qu'il y a encore beaucoup de personnes qui s'illusionnent sur l'efficacité de la torture et des méthodes extra-judiciaires atteindre des objectifs de paix civile (je n'évoque pas l'aspect moral car il n'a que peu d'effets sur ces partisans de méthodes fortes).
    Emmanuel Dress

    RépondreSupprimer
  3. Bonne page historique (comme le plus souvent) pour une période qui marque encore les réflexes politiques de certains, des deux côtés de la Méditérranée ...; Deux petites questions à M. Goya:
    1°) s'agissant de la phase menée par le Cne Léger (...) opérations d’infiltration et d’intoxication des réseaux du FLN, j' avais entendu parler de la "bleuite" ç-à-d une opération de "retournement" d'un certain nombre de membres du FLN, aboutissant a minima à ce qu'ils se méfient les uns des autres et perdent en efficacité.
    2°) A votre avis est-ce que çà n' a pas pour longtemps "vacciné" l'armée contre l'idée de faire la police (quand un politique évoque son envoi dans les banlieues par ex.)? On peut en tout cas l' espérer

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. 1° Oui, c'est bien la "bleuite" (je l'ai ajouté dans le texte), un modèle du genre.
      2° Il y a ceux qui savent que c'est pas du tout une bonne idée et il y a les croisés.

      Supprimer
    2. Bonjour
      Merci pour votre analyse.
      Je fais partie de ceux qui connaisse bien l'opération Sentinelle dont vous avez bien décrit les limites. Elle aura eu le mérite de mettre les acteurs militaires français, du soldat au CEMA au contact des sujets d'ordre public et de constater, sans filtre, beaucoup de choses.
      Il faut donc avoir en tête l'exaspération de nombreux concitoyens (les braves gens) face à une insécurité du quotidien et le constat d'une police tactiquement dépassée (masse de manœuvre notamment) et dont l'action répressive ne débouche pas toujours sur la mise hors d'état de nuire du délinquant (accomplissement des peines)
      Nous savons tous que l'emploi de l'armée en mission de police, c'est une mauvaise idée, que cela débouchera sur des horreurs.
      Si c'est votre position, je vous engage à demander de faire supprimer dans la loi française les textes qui permettent l'emploi des Armées en maintien de l'ordre (état de siège)
      Cordialement

      Supprimer
  4. Le caporalisme actuellement a la mode avec la "post democracy", y compris en France, fournit tous les outils pour un régime qui n'a rien de démocratique:
    https://youtu.be/Xmy3_QIGOe4

    RépondreSupprimer
  5. Très bon récapitulatif d'un événement qui a marqué le combat de l'Armée française en Algérie . Vous avez cité un seul homme politique de cette IV° république pourquoi ne pas avoir cité un certain ministre de l'Intérieur puis de la justice?

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. 45 décapitations sous son mandat de Garde des sceaux. Beaucoup de condamnés n'avaient pas commis de crime de sang.

      Supprimer
  6. 1° Vous pensez « qu’il est probable que les méthodes employées […] ont contribué encore à pousser la population musulmane dans le camp ennemi ». On pourrait vous dire :
    Dans une perspective « Algérie Française », c’est effectivement grave. Mais rétrospectivement, on voit que le FLN voulait la guerre jusqu’à l’Indépendance, et que la population musulmane allait de toute façon, globalement le trouver légitime. Alors les sentiments de la population musulmane, un peu plus ou un peu moins, un peu plus tôt ou un peu plus tard, quelle importance au fond ?
    2° Que pensez-vous qu’il aurait fallu faire ?
    .1 Torturer moins brutalement ?
    .2 Torturer moins de gens ?
    .3 Se limiter à des interrogatoires ?
    .4 Faire ce qui a été fait ?

    RépondreSupprimer
  7. Les conséquences sont encore visibles aujourd'hui, 60 ans après.
    https://www.geo.fr/histoire/l-algerie-un-traumatisme-aussi-pour-linstitution-militaire-204490

    https://www.geo.fr/histoire/guerre-dalgerie-qui-sont-les-harkis-206329


    Du coup, après s'en être servi, le politique s'est débarrassé de ce qu'il avait crée:
    https://youtu.be/28mmygwTDAw

    Le général Petraeus a remis en lumière cette période à West Point.
    https://theatrum-belli.com/david-galula-et-la-theorie-de-la-contre-insurrection-un-ouvrage-a-lire/

    C'est aujourd'hui aux sociétés militaires privées que de plus en plus sont confiées les luttes contre-insurrectionnelles.
    https://asiatimes.com/2021/12/erik-prince-calls-for-upgrade-of-us-hybrid-conflict-capabilities/

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. On ne peut pas comprendre l'Algérie sans prendre en compte l'Indochine:
      https://www.la-croix.com/Culture/sortie-honorable-Eric-Vuillard-decrit-jeux-massacres-2022-01-12-1201194475

      Ainsi que le jeu des deux grandes puissances atomiques de dépouiller les anciennes puissances qui étaient le Royaume-Uni et la France, ce qui a encore un écho aujourd'hui.
      https://www.lesclesdumoyenorient.com/Crise-de-Suez-de-1956.html

      https://www.monde-diplomatique.fr/publications/l_atlas_mondes_emergents/a54118

      La chute de l'URSS a diminué l'offre de protection aux seuls américains, qui adorent jouer aux arbitres.
      https://www.rfi.fr/fr/afrique/20211228-la-chute-de-l-urss-la-perestro%C3%AFka-africaine

      Moyennant finances et faisant passer tout le monde à la caisse...

      Diffile aujourd'hui comme hier, d'être un non-aligné!
      https://www.lemonde.fr/idees/article/2021/09/28/crise-des-sous-marins-en-asie-le-pacte-aukus-met-mal-a-l-aise-les-partenaires-des-etats-unis_6096240_3232.html

      L'année 2022 sera très algérienne en France:
      https://www.lopinion.fr/politique/2022-une-annee-memorielle-francaise-tres-algerienne

      Supprimer
  8. Depuis, la technologie a permis d'autres évolutions, le documentaire "the gatekeepers" (les gardiens de la porte) est très bien fait (1h35):
    https://youtu.be/1z1opy_5Hi0

    Une critique ici pour ceux qui n'ont pas le temps de tout regarder:
    https://www.lemonde.fr/blog/aboudjaffar/2015/05/14/gatekeepers/

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Big Brother est mis en place par les géants du numériques, pour le moment sous le couvert d'aider les Etats, chacun sera son propre mouchard, en plus d'être celui de ses proches et de ses voisins, comme dans le système chinois.
      https://korii.slate.fr/tech/amazon-sidewalk-reseau-geant-mesh-wifi-surveillance-vie-privee-objets-connectes

      Tous les pouvoirs regardant avec envie la dictature numérique chinoise et rêvant d'omnipotence...
      https://www.lefigaro.fr/societes/amazon-passe-un-contrat-de-stockage-de-donnees-avec-les-services-secrets-britanniques-20211026

      https://www.presse-citron.net/amazon-a-noue-un-accord-secret-a-10-milliards-de-dollars-avec-la-nsa/

      https://www.journaldunet.com/web-tech/cloud/1500977-cloud-souverain-le-gouvernement-ouvre-la-porte-a-google-et-microsoft/


      Privatisation des profits et nationalisations des pertes, cela est certainement très bien vu des bergers du troupeau humain, "qui font le travail de Dieu sur Terre", l’argent-roi a toujours préféré l’obscurantisme et la féodalité.
      https://www.lefigaro.fr/vox/monde/chine-et-occident-convergeront-ils-vers-une-gestion-des-individus-par-algorithmes-20211226

      Cela n' a pas changé depuis les années 30, le transhumanisme prôné par Davos n'étant que les habits neufs de l'eugénisme, fondée sur les théories racistes de la fin du XIXème siècle...
      https://www.lemonde.fr/livres/article/2010/11/18/la-revolte-des-masses-de-jose-ortega-y-gasset_1441712_3260.html

      Les bergers du troupeau aussi ont l’instinct grégaire, des moutons comme les autre au final.
      https://www.lefigaro.fr/vox/societe/2018/04/20/31003-20180420ARTFIG00185-la-secession-des-elites-ou-comment-la-democratie-est-en-train-d-etre-abolie-par-coralie-delaume.php

      Un monde merveilleux s'ouvre pour Léviathan!

      Supprimer
  9. Sur la contre-insurrection, qui se souvient de l'autrichien, naturalisé français, Bernard Fall ?
    Il est plus reconnu outre-Atlantique que dans son propre pays d'adoption...
    https://twitter.com/evil_SDOC/status/1481975227412271104

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Ce ne sont pas les auteurs français qui manquent sur ce que l'on appelait alors "la guerre subversive":
      https://theatrum-belli.com/les-origines-de-la-guerre-subversive-par-le-general-alain-gaigneron-de-marolles/

      Supprimer
  10. Que l'on nous évite le débat nauséabond en période électorale sur l'armée française qui descend dans les quartiers, ce sera déjà bien!
    https://lessurligneurs.eu/larmee-peut-elle-intervenir-sur-le-territoire-national-pour-traiter-certains-types-de-delinquance/

    Ceux qui en parle n'ont aucune idée de la violence d'une guerre civile et pour l'écrasante majorité ignorent tout de la chose militaire.

    Des dispensés de sport au collège/lycée et exempté de service national quand il était soit-disant obligatoire.
    https://www.liberation.fr/checknews/le-projet-operation-ronces-visant-a-faire-intervenir-larmee-dans-les-banlieues-est-il-une-realite-20210512_WZ3IIKARNJB55EVPH5CFNZ467E/

    RépondreSupprimer
  11. Ce qui ne me fait pas rire, c'est que plus on s'éloigne du 11 septembre 2001, plus les principes démocratiques reculent pour faire apparaître les instruments démentiels d'un pouvoir autoritaire pouvant se prévaloir d'une dictature numérique à faire fantasmer n'importe quel pouvoir. Quis custodiet ipsos custodes?
    http://www.opex360.com/2022/01/30/laction-dans-la-zone-grise-sera-le-futur-terrain-privilegie-des-forces-speciales-francaises/

    RépondreSupprimer
  12. Dans une société où tout citoyen est considéré comme suspect, voila ce qu'il se prépare sous couvert de lutte contre le terrorisme:
    https://www.courrierinternational.com/article/modelisation-aux-etats-unis-des-algorithmes-pour-predire-linsurrection-qui-vient

    Pourtant, c'est le renseignement humain qui permet d'éviter les attentats!
    https://www.lemonde.fr/societe/article/2019/10/15/58-des-59-attentats-dejoues-depuis-six-ans-l-ont-ete-grace-au-renseignement-humain_6015520_3224.html

    Finalement, la dictature numérique chinoise fait baver d'envie tous les pouvoirs, y compris ceux qui veulent se faire passer pour libéraux et démocratiques!
    https://www.lefigaro.fr/vox/monde/chine-et-occident-convergeront-ils-vers-une-gestion-des-individus-par-algorithmes-20211226



    Qu’est-ce que les états dits démocratiques mettent en place comme monstre ?
    https://www.letemps.ch/economie/europol-supprimer-milliards-donnees-ne-respectant-reglementation-europeenne

    Ceci dit les tentaculaires opérateurs privés, de leur côté, ne se cachent pas de se transformer en Big Brother:
    https://www.rtbf.be/info/medias/detail_technologie-en-suisse-l-armee-interdit-whatsapp-dans-le-cadre-du-service?id=10909310

    https://korii.slate.fr/tech/amazon-sidewalk-reseau-geant-mesh-wifi-surveillance-vie-privee-objets-connectes


    Les bergers du troupeau humain aussi ont l’instinct grégaire:
    https://www.lefigaro.fr/vox/societe/2018/04/20/31003-20180420ARTFIG00185-la-secession-des-elites-ou-comment-la-democratie-est-en-train-d-etre-abolie-par-coralie-delaume.php

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. On s’achemine vers le modèle chinois avec les GAFAM américains :
      https://www.lefigaro.fr/vox/monde/chine-et-occident-convergeront-ils-vers-une-gestion-des-individus-par-algorithmes-20211226

      La démocratie ou ce qui en tient lui n’est plus du tout en odeur de sainteté dans les cercles de pouvoir qui se veulent être respecter et faire de la guerre cognitive, y compris contre « les ennemis de l’intérieur ».

      Cela fait vingt ans qu’ils en parlent ouvertement et publiquement !
      https://fr.wikipedia.org/wiki/Post-d%C3%A9mocratie

      C’est ça qui se passe en ce moment, avec Amazon qui va garder les petits secrets de chacun, mais aussi des services secrets anglais et surtout américains!!!
      https://korii.slate.fr/tech/amazon-sidewalk-reseau-geant-mesh-wifi-surveillance-vie-privee-objets-connectes

      https://www.lefigaro.fr/societes/amazon-passe-un-contrat-de-stockage-de-donnees-avec-les-services-secrets-britanniques-20211026

      https://www.lesechos.fr/tech-medias/hightech/cloud-les-contrats-a-10-milliards-de-dollars-des-services-secrets-americains-1338824


      Big Brother watching you…

      Supprimer
  13. Monsieur Goya,
    On vous prête l'intention d'écrire sur la guerre d'Algérie.
    C'est là un exercice périlleux.

    La réécriture de l'histoire a de tout manière annihiler tout effort de véracité.
    https://www.arteradio.com/serie/de_guerre_en_fils

    Avec les élections, il est de bon temps de prendre une mine pleine d'empathie le temps que cela se passe...
    https://www.lemonde.fr/afrique/article/2022/02/15/le-projet-de-loi-pour-demander-pardon-aux-harkis-definitivement-adopte-par-le-parlement_6113804_3212.html

    Après c'est la course aux victimes (nos morts comptent plus que les vôtres).
    https://www.lemonde.fr/afrique/article/2022/02/07/guerre-d-algerie-les-victimes-de-l-oas-sont-totalement-oubliees_6112657_3212.html

    Bon courage pour ce sacerdoce.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Monsieur Goya,

      Y-a-t-il une adresse où l'on peut vous envoyer des documents (familiaux et d'autres que vous ne trouverez pas facilement) pour faciliter la maïeutique de votre prochain ouvrage (chez votre éditeur)?

      Respectueusement.

      Mike

      Supprimer
  14. En 2022, les témoins de l'époque sont presque tous partis.
    https://www.lemonde.fr/afrique/article/2022/03/01/guerre-d-algerie-sur-arte-et-france-2-une-si-difficile-memoire_6115714_3212.html

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. "Tout passe et tout s'oublie. Il faut penser à l'avenir, et oublier le passé, car celui-là reste tel qu'il est."
      http://ainsi-va-le-monde.blogspot.com/2022/04/camerone2022-le-capitaine-estoup.html

      Supprimer
  15. Que ce soit la récente "tribune des généraux" et bien pire la « guerre d’Algérie », il ne faut surtout pas pour souhaiter des les armées se fassent refiler le bébé quand l’eau du bain est trop saumâtre.


    Ultima ratio regum reste la raison d’être des armées et la défense d’un territoire est la première phase de l’apparition d’un règne, d’un état, ou d’un point de deal.

    Ne jamais revoir de bataille d’Alger devrait être un souhait universel.

    C’est pour cela que je ne citai pas cet amateur d’huîtres : ayant raisonné qu’il n’y aurait pas d’issue militaire a ce conflit qui n’était pas que métropole vs algérien, …
    La soustraction comme seul recours.
    Pour beaucoup, médias, élus, citoyens nombrilistes : qu’importe, il restera ces « cons de miloufs », n’abordons pas les sujets sales et déplaisant…

    Pour la raison sus dite la questions des trafics d’armes, de drogues, les flux financiers et idéologico-religieux ne peut être sortie du champ polémologique. Le volume et les montants en font un élément essentiel.


    Les militaires sont sortis du champ de la paix à préserver et des assistances aux civils. Bien sur un monopole n’aurait aucun sens mais c’est un déclassement regrettable. « Nous sommes en Guerre » contre le covid aurait du concerner le SSA, le NRBC, le Genie, la Gie etc… Pas Mc Kinsey qui ne paye pas ses impôts et embauche nos politiques…


    L’€urope à dit plus de Gendarmerie non aux polices militaires (vous vous souvenez qu’en 96 elle devait être en pointe des OMP) et la moindre hirondelle, les Bobbies même sont désormais armés comme un soldat.


    D’autre part je ne dis pas stop aux OPEX. Mais avec quel Mandat? légitimité? Pertinence? Efficacité?


    C’est pour cela que je déplore tant la disparition de la légitimité onusienne. Voyez le Mali (de la demande d’assistance, à nos demandes aux partenaires européens, à la demande de départ d’une junte nouvelle), voyez le virage anti pré positionnement.


    Là je déplore un manque de vues politiques par surabondance de politiciens.

    Avec l’explosion des coûts de l’énergie le coût des déploiements / repliements va être dimensionnant jusqu’à la plus courte patrouille.

    Les anciens de Fort Flatters n’ont pas un bon souvenir des Chameaux.
    Les méharis ne sont pas un but de guerre.



    Enfin, pour l’aspect haute intensité sur le TN, LA question de la préparation n’est pas celle du recrutement et des classes.

    Ni d’un tour en camp d’entraînement. Le délai de réaction industriel devrait être pris en compte comme tout les autres facteurs. Il n’y a pas de réserve ouvrière, de stock matière etc. La capacité a réagir baisse a grande vitesse.

    Prêt ou défait?

    RépondreSupprimer

  16. Au début de la « révolution de jasmin » il y a un pauvre marchand de légumes.

    L’affaire Ukrainienne impactera la disponibilité des céréales (blé tendre) et des oléagineux (tournesol).

    Les effets se feront sentir très largement de part le monde.
    Peut être pour des années.

    On ne fait jamais assez attention au fait que les engrais agricoles sont pétroliers.


    Nos terres trop remuées par les charrues et trop appauvries en matière organique et en « vivant » ne peuvent plus s’en passer. Nous ne sommes plus « le » jardin de l’E

    urope. Nous ne sommes plus autosuffisant ni pour la nourriture ni pour l’électricité. Nous français.


    Vous avez vu les gilets jaunes : a quel moment, faudra-t’il dire « Non Sire une révolution ».
    (Le si progressiste Louis XVI ayant demandé « est ce une révolte? » n’avait pas vu venir le refus de l’enregistrement (promulgation) de ses réformes par les tribunaux (alors « parlements ») ni le « scandale » du droit de véto.


    J’ai fais dans les archives d’OPEX une recherche avec DESPORTES comme sujet. C’est passionnant de relire 15 ans d’articles et je dois dire que ses récentes interventions sur l’Ukraine a la TV m’ont fortement poussé a commettre cette contribution sur le nucléaire.


    Depuis sa fameuse sorti sur les actionnaires à 2%, « War Is a Racket » est une évidence toujours plus présente à mon esprit.

    Tout comme la disponibilité de moyens « militarisables »* venu des rayons jouets.

    Ma plus grande crainte est la disparition des conflits réglés visant à un apaisement.

    Souvenez vous des émeutes de L.A. et ajoutez les drones. Une menace militaire, vraie venue d’un Etat, avec règles et discipline n’est au fond pas la pire. Les fragilités en occident sont pléthoriques ».

    Je redoute la Uber haute intensité. Locale, outre mer et Nord Sud.
    Et la faim pourrait y mener très vite. La Razzia répondant au Racket.


    « La Guerre est un racket. Elle l’ a toujours été.
    C’est peut-être le plus ancien, facilement le plus rentable, sûrement le plus vicieux.

    C’est le seul de portée internationale.
    C’est le seul dans lequel les profits sont comptabilisés en dollars et les pertes en vies.

    Un racket est mieux décrit, je crois, comme quelque chose qui n’est pas ce qu’elle semble à la majorité des gens. Seul un petit groupe « initié » sait de quoi il s’agit.

    Elle est menée au profit de très peu de gens, au détriment du très grand nombre… »


    *Mauvais terme pour désigner la transformation en arme d’un objet dont ce n’est pas la vocation première?

    RépondreSupprimer
  17. Il y a des fantômes qu'il vaut mieux laisser errer dans les limbes du passé.
    https://www.cairn.info/histoire-secrete-de-la-ve-republique--9782707153500-page-618.htm

    Je connais un vieux monsieur qui m'a juste dit: "même aujourd'hui en 2022, il y a des choses qu'on vu là-bas dont on ne peux toujours pas parler!"

    Petit détail du quotidien, ce vieillard sympathique qui m'a fait sauter sur ses genoux quand j'étais en culottes courtes ne peut toucher de la viande froide à mains nues.
    "Trop de souvenirs pénibles" me dit-il...
    https://www.lemonde.fr/livres/article/2020/09/06/papa-qu-as-tu-fait-en-algerie-confidences-de-guerre_6051166_3260.html

    Il a des médailles que je n'aurais même pas en rêve, mais il a des cauchemars dont je suis heureux de ne pas pouvoir en totalité en saisir l'horreur.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Il n'y a pas de guerre propre!
      https://www.rfi.fr/fr/afrique/20220410-france-demande-d-acc%C3%A8s-aux-archives-sur-la-guerre-des-grottes-pendant-la-guerre-d-alg%C3%A9rie

      Supprimer
    2. Les guerres de décolonisation ont été encouragées autant par l'URSS que par les États-Unis.
      https://www.monde-diplomatique.fr/publications/l_atlas_mondes_emergents/a54118

      L'affaire du canal de Suez en 1956 a bien montré que les nouveaux maîtres de l'ère atomique ne prennaient guère de gants pour signifier aux vieux empires que leurs temps étaient passés.
      https://www.lesclesdumoyenorient.com/Crise-de-Suez-de-1956.html

      30 ans après la chute de l'URSS, cela a encore des conséquences car la seule offre de protection sur le marché mondial a longtemps été la pax americana.
      https://www.rfi.fr/fr/afrique/20211228-la-chute-de-l-urss-la-perestro%C3%AFka-africaine

      La mort de Gorbatchev cette semaine, plus adulé par l'occident qu'en Russie, est le symbole de cette page qui se tourne.
      https://www.linternaute.fr/actualite/biographie/1776150-mikhail-gorbatchev-biographie-courte-du-dernier-dirigeant-de-l-urss

      Pour la guerre en Algérie, le siège de membre permanent au conseil de sécurité de l'ONU a été important pour les dirigeants français.

      Concernant les moyens militaires utilisés, tout est permis sauf la défaite en cas de guerre.
      https://experiencecombattantelafaye.blogspot.com/2022/08/usage-du-napalm-en-algerie-arreter-le.html

      Supprimer
  18. Paraît-il qu'après l'ouverture de la boîte de Pandore d'où tous les maux qui accablent ce pauvre monde soient sortis, il restait une petite flamme fragile au fond de la boîte: l'Espoir.

    Regarder dans le rétroviseur ne doit pas nous empêcher d'avancer!
    https://nepassubir.fr/2022/04/17/le-poignard-oublie-de-jean-marie-le-pen/

    RépondreSupprimer