jeudi 10 juin 2021

Le choix de l'embarras

Il est toujours étonnant de constater l’absence de profondeur historique des décisions politico-stratégiques. Lorsqu’on a décidé de lancer l’opération Barkhane en août 2014, on décidait de se lancer dans quelque chose que l’on n’avait pratiquement jamais réussi jusque-là, mais dans l’euphorie de la victoire de l’opération Serval quelque mois plus tôt, on tentait le coup quand même. Suprême inconséquence, non seulement on se lançait dans quelque chose de très hasardeux, mais on s’engluait aussi en Centrafrique, on s’engageait en Irak et quelques mois plus tard, on lançait même 10000 soldats dans les rues de France, le tout en continuant les réductions d’effectifs et de budget.

Le scénario consistant à venir au secours d’un État défaillant mis en danger par une organisation armée importante avait pourtant été joué plusieurs fois du Tchad au Mali en passant par le Rwanda, pour ne parler que des engagements où la France avait le premier rôle. Cela n’a fonctionné qu’une fois, au Tchad avec les opérations Manta et Epervier, de 1983 à 1987, car la faiblesse de l’État qui nous appelait à l’aide était conjoncturelle. De fait, l’armée nationale tchadienne, qui ressemblait plus à une assabiya qu’à une armée régulière, était une bonne armée, mais elle se trouvait en position d’infériorité face au «gouvernement national de transition» (GUNT), en fait un groupe rebelle doté d’une assabiya similaire, soutenu par l’armée libyenne. L’intervention française, plus dissuasive qu’active, a permis d’équilibrer le rapport des forces jusqu’à ce que le GUNT se rallie au gouvernement en octobre 1986. Avec un peu d’aide française, les deux forces conjuguées ont alors détruit les forces libyennes dans le nord du pays et le sud de la Libye.

Pour le reste, on nous a appelé à l’aide parce que l’on se trouvait structurellement faible et l’intervention française n’a jamais rien changé fondamentalement à cela. Quand on s’est engagé au Tchad en 1969, nous sommes parvenus au bout de trois ans à neutraliser le Front de libération nationale (Frolinat) au centre du pays, mais pas dans le nord. On a  eu alors l’intelligence de considérer que cela suffisait. L’État a été sauvé, la majeure partie de la population sécurisée, et avec un bataillon en alerte à N’Djamena et une armée de l’air mixte franco-tchadienne on a pu contenir l’ennemi dans le nord. Point particulier, ce succès, relatif, mais succès quand même, n’a pu être obtenu que parce que l’armée tchadienne a été placée provisoirement sous commandement français. En réalité, le corps expéditionnaire était hybride et ce n’est ainsi que l’on pouvait vraiment être efficace.

Bien sûr, quand dans une poussée nationaliste le nouveau gouvernement tchadien a exigé le départ des dernières troupes françaises en 1975, les choses n’ont pas tardé pas à se dégrader, car l’État tchadien était intrinsèquement plus faible que les rebelles du nord. Il ne va pas tarder d’ailleurs à refaire appel à nous. On est donc revenu au Tchad en 1978, avec l’opération Tacaud, mais on l’a fait dans la demi-mesure en choisissant au bout du compte de s’interposer. Bien entendu, cela a été un échec, mais là encore on ne s’est pas obstiné et les forces ont été repliées en 1980. Notons au passage que cet échec n’a pas provoqué pas de grande déstabilisation dans la région. Les factions tchadiennes se sont combattus entre elles, jusqu’à ce qu’il n’en reste que deux dont une au pouvoir et l’autre en opposition. C’est la faction au pouvoir qui a fait appel à nous en 1983. Cela a fonctionné on l’a vu et la situation s’est stabilisée à peu près lorsqu’Idriss Déby a pris le pouvoir en 1990, avec notre bénédiction. Quitte à intervenir autant le faire du côté du plus fort, cela augmentera notre taux de victoire.

C’est un peu la réflexion que se faisaient tous les soldats de l’opération Noroit au Rwanda de 1990 à 1993. Pendant qu’en haut lieu on spéculait sur la présence de Britanniques ou d’Américains en face de nous et qu’on se félicitait d’avoir imposé la démocratie au dictateur Habyarimana, on comprenait sur la ligne de front que tout cela était factice. On voyait bien que le Front patriotique rwandais (FPR) était militairement très supérieur aux Forces armées rwandaises (FAR) que nous soutenions et que tous les conseils et stages de formation que nous pouvions prodiguer n’y changeraient rien. Tout au plus parvenait-on par notre présence et quelques coups de canon à contenir le FPR à la frontière avec l’Ouganda, mais on savait très bien que quand nous partirions le rapport de forces sera toujours à l’avantage du FPR. Il fallait être bien naïf de penser que l’imposition d’un accord de paix à des gens qui veulent en découdre équivalait alors à la paix. Bien entendu cela s’est terminé dans la violence, mais plus encore que nous l’imaginions. Rétrospectivement, il aurait mieux valu choisir l’Ouganda et le FPR comme alliés, Paul Kagamé aurait quand même instauré sa dictature, mais cela aurait été plus rapide et le génocide aurait sans doute été évité. On se serait aussi économisé près de trente ans d’accusations, sinon celle d’aider un dictateur, ce dont on avait l’habitude. A défaut, il fallait combattre vraiment le FPR, même discrètement, le long de la frontière pour essayer de le neutraliser pendant plusieurs années. Car, deuxième problème de l’époque, non seulement on choisissait des alliés faibles et corrompus, mais on ne les appuyait qu’avec des demi-mesures. Il ne faut pas s’étonner de n’avoir eu que des résultats médiocres, voire désastreux comme à Beyrouth en 1983-1984 lorsqu’on a appuyé le gouvernement libanais et son armée avec une force multinationale qui n’avait pas le droit de combattre. On connait le résultat : un retrait piteux après 356 soldats tués pour rien en 18 mois dont 89 français.

Toutes ces leçons n’ont visiblement pas porté. Lorsque la Côte d’Ivoire est elle-même déchirée en 2002, on aurait pu choisir de ne rien faire ou de combattre avec un camp, qui en droit aurait dû être le gouvernement légitime, et en potentiel, peut-être les Forces du nord. Encore une fois, on décidait de s’interposer et de couper le pays en deux pour essayer d’imposer la paix par des négociations. Bien entendu, cela n’a plus fonctionné qu’avant ou ailleurs. La paix c’est quelque chose qui imposée par un vainqueur. De «guerre lasse», on a enfin choisi en avril 2011 un camp, alors le plus légitime et le plus fort, et la crise a pris fin.

Évidemment, on s’est félicité officiellement de l’opération, dans les faits quand le gouvernement malien a à son tour été menacé en janvier 2013 par d’autres forces du nord, personne ne proposait cependant de «refaire Licorne». On notera aussi que le gouvernement malien appelait au secours la France, car il ne pouvait appeler personne d’autre. L’armée française reste par défaut la seule force de réaction rapide de l’Afrique subsaharienne. Grande surprise, on décidait alors de combattre, avec un discours clair et des objectifs limités. Ce fut donc un succès.

Et nous voilà au point de départ. Après le succès de Serval, imaginer qu’en restant militairement au Mali, et qu’avec quelques stages de formation de type tonneau des Danaïdes prodigués par des instructeurs européens ou des centaines de millions d’euros d’aides en tout genre, on allait être relevé rapidement par une armée structurellement parmi les plus faibles et corrompus au monde, relevait de la magie. Or, la magie ne fonctionne que pour ceux qui y croient naïvement. Au bout de sept ans de Barkhane, il est peut-être temps d’ouvrir les yeux et de transformer cette opération.

Petit résumé. Nous avons mené 32 opérations importantes de guerre ou de stabilisation depuis 1962, les seules qui ont réussi alignaient correctement les planètes de la stratégie : un objectif clair et réaliste, des moyens adaptés et l’acceptation du risque. On y a su à chaque fois ce qui suffisait et on n’est pas allé trop loin, le trop loin se mesurant essentiellement à la solidité de la planche sur laquelle on s’appuie. Il serait temps aussi de comprendre que les planches pourries ne se transforment pas en plaques d’acier simplement parce qu’on le souhaite ou qu’on y injecte de l’argent.


21 commentaires:

  1. Alors que faire mon colonel ? On part ou bien on définit une stratégie différente mettant sous notre commandement les armées amies en présences ?

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    1. C'est ce qu'il faudrait mais comme c'est difficile, sinon impossible, il faut partir pour éventuellement revenir.

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  2. C'est court , c'est clair. Un petit memento à destination des hommes de pouvoir. A moins de l'appeler de façon plus actuelle " Guide des interventions exterieures pour les nuls".

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  3. Faut-il encore que ces soldats africains soit-disant formés existent...
    http://www.opex360.com/2021/04/14/il-est-impossible-de-savoir-ce-que-sont-devenus-les-16-000-soldats-formes-par-la-mission-europeenne-eutm-mali/

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  4. GOYA = CQFD ! ....12 points.
    A inclure dans le Memento Lavauzelle du Chef des Armées !

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  5. L'échéance présidentielle prévaut:
    https://www.bruxelles2.eu/2021/06/le-barkhane-exit-de-emmanuel-macron-sauve-qui-peut-operationnel-ou-motivations-politiques/

    On va même se débarrasser de la Nouvelle Calédonie pour ne pas s'encombrer...
    http://ainsi-va-le-monde.blogspot.com/2021/06/billet-nouvelle-caledonie-et-maintenant.html

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  6. On part. Que les régimes faibles et de toute façon illégitimes s'écroulent. Le Mali n'est pas un pays, encore moins un état. Laissons à l'Afrique la responsabilité de gérer ses problèmes, et contentons-nous de mettre des lignes rouges appuyées sur des accords de défense et une présence expéditionnaire dans les états qui sont les plus stables/les moins instables. La notion que la ligne de front du terrorisme passe au long du Sahel est absurde car entièrement fausse. Quitte à se faire accuser de neo-colonialisme, autant que ce soit pour notre réalisme que notre idéalisme confus.

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  7. Clemenceau disait en son temps que la guerre était une chose trop sérieuse pour être confiée aux militaires. Il reviendrait aujourd'hui, je pense qu'il parlerait de nos hommes politiques. Qui appliquent leur habituel vision court termiste au domaine de la guerre. Je suis d'ailleurs toujours étonné que nos hauts gradés soient incapables de leur faire comprendre qu'il est nécessaire d'avoir un objectif clair - et non l'habituel "on va y installer la démocratie"... ridicule.
    Sans parler du Rwanda ou Mitterrand (qui malgré tous ses défauts était un homme d'Etat)à jouer la carte de son copain. On le paie encore.

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    1. il me semble qu' en réalité la citation (trop souvent tronquée) était que "la guerre était une chose trop sérieuse pour N'être confiée QU'aux militaires" ce qui est un peu différent.Si vous permettez à un non militaire (mis à part un an de service), le politique est dans ce cas dans le même rôle assez compliqué que dans d'autres domaines, (par ex. la santé , domaine que je connais un peu), l'écologie, l' énergie etc: De prendre des décisions pratiques type "on fait ceci et pas cela" en prenant en compte les avis d'experts (et c'est quoi un expert? euh...bonne question) et en ARBITRANT dans un système qui , bien que certains en doutent , assez démocratique, (donc il ne faut pas se mettre à dos plus d'un certain % de la population) dans un monde devenu largement multimédias, friand de spectaculaire qu' il s'agisse de bavures militaires là, policières ici, d'effets secondaires de vaccins ailleurs ou...de dégradations, de voitures qui crament dans les "quartiers", de raveurs qui squattent des champs ou de mamie mourant au don de son EHPAD, de gens en "réa" etc.
      COncernant le "on va y installer la démocratie" je ne me rappelle pas qu' aucun de nos gouvernants aie entériné cette idée officiellement; Côté US en revanche, surtout à l 'époque de Bush (junior)...
      Jeep

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    2. Dans une autre version, cela aurait concerné le ministère de la guerre. Je n'ai plus la source, mais si vous en avez une de votre côté, elle sera bienvenue.

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  8. Ce commentaire a été supprimé par l'auteur.

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  9. Le président de la République vient de décider le retrait de Barkhane et la modification de notre présence au Sahel, singulièrement de son volume. Les opérations seront désormais conduites par des forces dites spéciales formant et surtout encadrant les formations autochtones des Etats africains concernés. Ceci répond à un double constat, tout d’abord la difficulté d’une parfaite coordination avec le gouvernement malien actuel écarté de la légitimité démocratique et tenté de pactiser avec l’actuel adversaire ; en second lieu l’échec relatif du mode opératif actuel, celui d’un corps expéditionnaire blindé-motorisé chargé de conduire l’attrition d’un adversaire, par nature insaisissable.
    Sur ce second aspect, il faut rappeler que l’un des facteurs de succès à la guerre, autrement appelé facteur déterminant, est la surprise. L’adversaire en use grâce à sa légèreté, son ubiquité, sa présence au sein de la population qui lui assure renseignement et soutien occasionnel. Pour le combattre la force Barkhane lance des opérations lourdes à partir de bases bunkerisées, essentiellement constitués de blindés légers, parfaitement détectables, notamment par avance grâce au téléphone portable par satellite, innovation qui favorise la diffusion rapide du renseignement chez l’adversaire. Ce procédé ne permet pas la surprise, gage de succès opératifs tangibles, et ainsi les opérations succèdent aux opérations dans une guerre qui parait interminable. L’adversaire peut par contre se targuer de succès spectaculaires par la pose de mines artisanales occasionnant des pertes insupportables dans notre société du bien-être. De fait, Barkhane a rencontré ses plus grands succès grâce à l’emploi de ses moyens aériens, avions, drones et hélicoptères armés, couplé avec celui de forces spéciales, héliportées ou infiltrées. Ce type d’opération a conduit à l’élimination de plusieurs têtes de la rébellion. Pour combattre cette rébellion, il faut donc user de forces légères comparables à celles dont elle use et qui sont montées sur véhicules tout terrain genre pick-up ou même motocyclettes. Les compagnies méharistes d’antan qui ont assuré la paix française sur ces territoires à la période coloniale, usaient du même procédé d’ubiquité, les dromadaires précédant le moteur. La Mauritanie a ainsi remis sur pied des formations méharistes, avec succès semble-t-il, face à une subversion naissante. L’opération Takuba vise ce même objectif par la création de forces autochtones encadrées par des forces spéciales européennes jusque dans l’engagement opérationnel au contact. Ceci devrait permettre d’alléger le dispositif Barkhane, tout en gagnant en efficacité. Cette efficacité est soumise au maintien de la supériorité conférée par les moyens aériens sus-évoqués. Également de l’adaptation des forces européennes engagées au contact dans un théâtre qu'elles découvrent.
    La problématique sahélienne reste en tout état de cause politique, celle de la crédibilité des Etats africains concernés par l’agression djihadiste. Ces Etats doivent gagner en légitimité et en aptitude à la gouvernance pour sortir de l’ornière présente, quel que soit le soutien qui leur sera apporté.

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    1. Ce qui est reproché par les africains à leurs gouvernements, ce sont les mêmes choses que les français avec leurs représentants: complètement déconnectés de leur population et agissant pour des intérêts financiers étrangers contraires à ceux du pays.
      http://lallumeurdereverbere.over-blog.com/2016/02/les-elites-africaines-sont-elles-encore-africaines-1-2.html

      http://lallumeurdereverbere.over-blog.com/2018/06/les-elites-africaines-sont-elles-encore-africaines-2/2.html

      Ces intérêts financiers étrangers puissants bouleversent la répartition traditionnelle du pouvoir dans ces sociétés:
      https://infoguerre.fr/2020/07/affrontements-economiques-afrique-subsaharienne/

      La France s'effaçant au profit d'autres puissances:
      https://www.lemonde.fr/afrique/article/2020/09/28/l-eco-future-monnaie-unique-ouest-africaine-au-point-mort_6053887_3212.html

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  10. Autre réflexion : Chaque président de la République doit, nolens volens, "faire avec" les conséquences des décisions de ses prédécesseurs; Ici M. Macron avec une décision initiale de M. Hollande; D'où mon avis perso: On semble aller dans le "moins mauvaise" direction,
    Jeep

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  11. Depuis les derniers feux de l'URSS:
    https://www.revueconflits.com/comment-la-guerre-du-golfe-1991-a-faconne-le-nouveau-monde-tnsr/

    https://youtu.be/_jSPkz_0UZw


    À l'explosion de l'ex-Yougoslavie que certains veulent finir avec la Bosnie-Herzégovine:
    https://www.loiseaulire.be/fr/Reserver/9782841095339/la-croisade-des-fous-yougoslavie-premiere-guerre-de-la-mondialisation

    https://www.euractiv.fr/section/avenir-de-l-ue/news/michel-silent-over-unofficial-document-mulling-border-changes-in-western-balkans/

    En passant par les mensonges du Kosovo, que les États-Unis souhaitent doter d'une armée:
    https://mobile.agoravox.fr/tribune-libre/article/geopolitique-yemen-syrie-kosovo-215148

    https://www.forcesoperations.com/des-bastion-pour-les-unites-speciales-de-la-police-kosovare/


    Il faut vendre la guerre à son opinion publique.

    Comme, actuellement, on vend de la "transition énergétique":
    https://www.mondialisation.ca/les-succursales-vertes-de-washington-en-europe/5657277

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    1. C'est vrai que du monde musulman et de ses fatwas on en entend parler, mais des merveilleux américains...
      https://www.courrierinternational.com/article/lettre-tu-rejoint-larmee-du-diable-adam-kinzinger-republicain-anti-trump-renie-par-sa

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  12. Il y avait, aux tous débuts, des buts de guerre clairs :
    Stopper les colonnes de djihadiste fonçant vers Bamako, dans un premier temps dans l'urgence,
    et ensuite et à la suite de cela reconquérir le nord Mali, où on avait laisser s'installer en toute impunité un régime islamique depuis déjà deux bonnes années (sans que cela ne dérange trop personne d'ailleurs. Sans leur idée de vouloir conquérir le reste du Mali, ils y seraient sans doute encore ? !).
    Deux buts de guerre clairs, auxquels était corrélée la destruction, là aussi pour une fois clairement énoncée, du dispositif adverse.
    D'ailleurs, cette opération, rappelons nous, avait été en plus très clairement encore, inscrite dans le temps : pas plus de six mois, pas question de nous laisser ensabler, comme précédemment" (on sortait juste de l'Afghanistan) !!

    C'était sans doute la meilleure chose à faire, une fois le travail fait, et promptement fait, il fallait s'en tenir à ce qui avait été, pour une fois encore planifié, et initialement décidé.
    Quitte à revenir plus tard, en cas de besoin. De toute façon, notre présence militaire n'a nullement empêcher la situation sécuritaire de ce pays de se dégrader, année après années (au moins ils n'auront plus le prétexte de cette présence. Enfin en partie.). Et cela, "quitte à revenir" nous aurait couté bien moins cher en plus (on aurait pu acheter par exemple des équipement de projection à la place, avec ces six milliards d'euros dépensés pour ... ?), y compris au niveau des pertes humaines, tués et estropiés à vie, "tout ça pour ça" (partir encore la queue entre les jambes, comme en Afghanistan.) :
    Comme dirait l'autre, il faut savoir terminer une guerre, qui plus est au bon moment. En l'occurrence c'était il y a sept ans !

    Hélas c'était sans compter sur l’hybris et les fantasmes de nos hommes politiques, "chefs de guerre" ("le plus beau jour de ma vie").

    Ronin.

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    1. On parlait à l'époque du danger de "betteravisation de l'armee de terre", c'est à dire que les soldats n'auraient eu comme horizon opérationnel que les entraînements dans les camps nationaux, notamment de Champagne entourés de champs de betteraves...

      Heureusement pour les militaires et leurs ISSE, le Mali est tombé à pic pour éviter que les soldats ne s'enfuient vers d'autres voies professionnelles:
      https://www.afrique-asie.fr/france-la-betteravisation-le-nouveau-concept-de-l-armee-de-terre-pour-l-apres-afghanistan

      Au général qui a fait cette prédiction, il a juste confirmé que nul n'est prophète en son pays!

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    2. Le Sahelistan devient une réalité:
      https://www.la-croix.com/Debats/Vers-republique-islamique-Mali-2021-06-21-1201162379

      Les GAT descendant vers les pays côtiers et le Golfe de Guinée...

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  13. Peut être créer une fédération Euro-Africaine avec une monnaie et une armée commune (j'ai un très bon Beaujolais je vais me resservir un verre)

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  14. Bientôt le retour de la compagnie des Indes?
    https://www.frstrategie.org/programmes/observatoire-des-conflits-futurs/entreprises-services-securite-defense-nouvelles-dynamiques-implications-pour-nos-armees-2021

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