mercredi 27 juillet 2022

Le front de Kherson

L'organisation de la défense russe

La zone tenue par les Russes au nord du Dniepr est une poche de 20 à 50 km de large au-delà du fleuve et de 150 km de Kherson à Vysokopillya, la petite ville la plus au nord, soit environ 5 000 km2 et l’équivalent d’un département français. Cette tête de pont forme à la fois une zone de protection de la zone conquise au sud du Dniepr et de la Crimée, mais aussi une éventuelle base de départ pour d’éventuelles futures offensives russes, en particulier en direction d’Odessa. 

Le front de Kherson est tenu par la 49e armée russe venue du Caucase via la Crimée. Elle y a relevé la 58e armée qui avait conquis la zone au tout début de la guerre. La 49e armée ne comprend normalement que deux brigades d’infanterie motorisée (34e et 205e) et la 25e brigade de reconnaissance en profondeur (Spetsnaz), ainsi que ses brigades d’appui et une brigade logistique. En arrivant sur la zone au mois de mars, la 49e armée a pris sous son commandement le 22e corps d’armée fort de la 126e brigade de défense de côte, la 127e brigade de reconnaissance (les deux sensiblement organisées comme des brigades motorisées) et la 10e brigade de Spetsnaz, ainsi que la 7e division et la 11e brigade d’assaut aérien. Elle a reçu en renfort la petite 20e division d’infanterie motorisée (deux régiments) en provenance de la 8e armée ainsi peut-être qu’une brigade indépendante (4e) et surtout la 98e division aéroportée. En cas d’urgence, la 49e armée pourrait être renforcée de quelques brigades ou régiments de la 58e armée au repos dans la région de Melitopol, à 200 km de Kherson et avec le risque de dégarnir un front de Zaporijjia déjà peu dense.  

Comme toujours dans ce conflit et des deux côtés, on se retrouve avec un capharnaüm d’unités disparates : états-majors d’armée, de corps d’armée, de divisions ou de brigades autonomes, brigades et régiments motorisés, brigades et régiments d’assaut aérien ou aéroportés. Dans l’absolu c’est un ensemble assez puissant avec a priori 14 brigades ou régiments de combat répartis entre le commandement direct de la 49e armée à Kherson et celui du 22e corps d’armée plus au nord à Nova Kakhovka-Tavriisk, l’autre point de passage sur le Dniepr. Cette force de combat rassemble en théorie plus de 20 000 hommes. En réalité, beaucoup d’unités ont été engagées dans le secteur depuis le début de la guerre et ne disposent plus qu’au mieux 50 % de leur potentiel. Les unités nouvellement arrivées, comme la 98e division aéroportée, sont moins usées.

Comme partout ailleurs en Ukraine, le point fort russe dans le front de Kherson est la force de frappe à longue distance. La 49e armée dispose de ses deux brigades d’artillerie (artillerie automotrice, lance-roquettes multiples et antiaérienne), les trois divisions de leur régiment d’artillerie et chaque brigade indépendante ont un bataillon. On peut estimer que les Russes disposent d’environ 200-250 pièces d’artillerie diverses qui permettent pour les LRM de frapper depuis l’arrière du Dniepr jusqu’à 20-30 km au-delà de la ligne de front dans la profondeur du dispositif ukrainien. Les obusiers peuvent pour la plupart appuyer la défense du compartiment Sud depuis le sud du Dniepr alors qu’ils doivent être au nord pour appuyer celle des compartiments Centre et Nord, ce qui implique de faire traverser le fleuve aux camions d’obus. Les forces russes bénéficient également d’une capacité de plusieurs dizaines de sorties quotidiennes d’avions et d’hélicoptères d’attaque au-dessus de leur zone.

On est donc en présence d’un réseau de défense de 14 unités de manœuvre de 800 à 1 500 hommes qui tiennent un front de 150 km, soit une dizaine de kilomètres pour un millier d’hommes. C’est une densité assez faible qui est compensée par un terrain globalement favorable à la défense et qui est désormais aménagé depuis plusieurs mois. La défense est organisée en deux grands secteurs coupés par la rivière Inhulets.

Kherson est défendue en avant sur une ligne de contact de 40 km de la côte à l’Inhulets et 15 km de profondeur. Les Russes appuient leur défense sur plusieurs lignes successives organisées sur l’échiquier de villages transformés en points d’appui répartis tous les 2-3 km. Le secteur n’est traversé que de trois routes pénétrantes qui vont de Mykolayev et de Snihourivka vers Kherson, dont une, au centre, assez étroite. Hors de ces axes, des petites routes et un terrain ouvert de champs dont on ne sait trop s’il est praticable aux engins blindés.

Le secteur de Nova Kakhovka est un rectangle grossier de 50 km sur 100 qui s’appuie au sud et à l’ouest par la rivière Inhulets, avec la petite ville de Snihourivka comme point d’inflexion et tête de pont russe au-delà de la rivière et un espace plus ouvert d’Ivanivka au Dniepr. La défense russe s’appuie sur l’Inhulets et les petites villes qui le longent, puis sur un autre échiquier de villages moins dense qu’au sud, à raison d’un tous les 5 km. Le point d’entrée ukrainien de ce compartiment de terrain est le couple Davydiv Brid-Ivanika sur l’Inhulets d’où partent les seules routes pénétrantes vers le Dniepr vers Nova Kakhovka.

En résumé, le front russe est constitué d’une série de plusieurs dizaines de points d’appui de bataillons ou compagnies appuyés par une puissante artillerie, au sud du Dniepr pour le secteur Kherson et au nord pour celui de Nova Kakhovka, avec ce que cela implique comme flux logistiques. Le terrain est très plat et ouvert. Toute manœuvre un peu importante et impliquant des véhicules de combat est donc assez facilement repérable depuis le sol ou le ciel, et frappable en dix minutes par l’artillerie ou les feux aériens. Le terrain ouvert et cloisonné en quelques grands axes étroits et droits est aussi un parfait terrain à missiles antichars. En fond de tableau, le Dniepr est un obstacle considérable, impossible à franchir à son embouchure complexe et très large par ailleurs. On ne peut le franchir qu’en s’emparant de Kherson (300 000 habitants avant-guerre) ou de Kakhovka-Tavriisk (100 000 habitants) qui peuvent constituer de solides bastions. Si les ponts sur le Dniepr sont rares, les Russes bénéficient cependant de deux rocades qui longent le fleuve au nord et au sud.

Possibilités et difficultés ukrainiennes

Le commandement ukrainien dispose de son côté d’un ensemble de forces tout aussi disparate. La 241e brigade territoriale, une petite brigade de marche d’infanterie navale et la 28e brigade mécanisée font face au compartiment Sud russe. Un deuxième groupement fort de trois brigades de manœuvre (36e infanterie navale, 14e mécanisée et 61e motorisée), une brigade territoriale (109e), le 17e bataillon de chars indépendant et un bataillon de milice font face aux forces russes du compartiment centre. Le compartiment Nord est de son côté abordé par la 108e territoriale, la 63e mécanisée et la 60e motorisée. On compte également deux groupements de réserve, le premier fort de deux brigades territoriales (123e, 124e) est à Mykolaev, le second est à Kryvyi Rhi à quelques dizaines de kilomètres au nord du front avec la 21e brigade de garde nationale surtout la 5e brigade blindée. 

Le commandement ukrainien, comme celui des Russes, gagnerait à réorganiser ses forces en divisions cohérentes regroupant des brigades plus homogènes. Cela viendra sans doute dès qu’il sera possible de préparer des forces plus en arrière.

Au total, les Ukrainiens alignent 15 brigades ou équivalents. Ces brigades ukrainiennes sont plutôt moins usées que les russes et d’un effectif généralement plus élevé (environ 2 000 hommes, parfois plus) mais pour autant le rapport de forces n’est pas très avantageux. Six de ces quinze brigades sont composées de territoriaux et gardes nationaux plutôt légèrement équipés et surtout bien moins encadrés et formés qu’une brigade de manœuvre. Restent neuf brigades de manœuvre et la 1ère brigade de forces spéciales. C’est peu pour 150 km de front.

L’artillerie ukrainienne est répartie dans les unités à raison d’un bataillon par brigade de manœuvre avec sans doute le renfort de la brigade du commandement de la région Sud. Ses équipements sont proches de ceux des Russes, mais de moindre volume (aux alentours de 150 pièces) et bénéficiant de moins d’obus. Le secteur de Mykolaev regroupe également la presque totalité des hélicoptères disponibles par les Ukrainiens et d’une escadrille de drones armés Bayraktar TB2, difficilement utilisable dans un ciel très défendu par les brigades antiaériennes russes. La grande nouveauté est l’arrivée croissante de l’artillerie occidentale, disparate, mais globalement d’une plus grande précision et parfois d’une plus grande portée que l’artillerie russe. La batterie de lance-roquette multiple HIMARS placée dans la région de Voznesensk est capable de frapper avec précision pourvu que l’on dispose de renseignement sur toute la zone russe et même au sud du Dniepr.

Comme sur les autres fronts ukrainiens, mais peut-être plus qu’ailleurs encore du fait de l’ouverture et de la visibilité du champ d’opération du bassin du Dniepr, il est difficile de concentrer des moyens sans être rapidement frappé et ce jusqu’à plusieurs dizaines de kilomètres au-delà de la ligne de contact. Cela limite considérablement les possibilités de manœuvre. Là comme ailleurs à Kharkiv, il serait possible pour les Ukrainiens de chercher à inverser d’abord le rapport de puissance de feu à longue portée grâce à l’aide occidentale avant de lancer des attaques de grande ampleur. Cela peut demander des mois, en admettant que ce soit possible.

À défaut, si le commandement ukrainien veut malgré tout récupérer la zone de Kherson au plus vite, il reste deux possibilités.

La première est d’essayer d’obtenir un affaiblissement général du dispositif ennemi par un harcèlement à grande échelle et de stériliser toute capacité offensive (objectif russe) ou d’imposer un repli (objectif ukrainien) à la manière de ce qui s’est passé autour de Kiev au mois de mars. Ce harcèlement consiste en une série de raids au sol par de petites unités de combat à pied ou en véhicules s’infiltrant dans le dispositif ennemi pour y effectuer des dégâts ou par une multitude de frappes (artillerie, drones, hélicoptères, avions) précises sur des objectifs identifiés. Ce mode d’action nécessite cependant beaucoup d’actions, et donc beaucoup de moyens, pour espérer obtenir un effet par ailleurs assez aléatoire et rarement rapide. En clair, il faudrait que les Ukrainiens frappent jour et nuit le dispositif russe avec tout ce qu’ils ont d’armes de précision et attaquent l’ensemble de la ligne toutes les nuits avec des dizaines de commandos pour rendre la vie intenable aux Russes au-delà du Dniepr au bout de plusieurs semaines. Les Ukrainiens n’ont ni les moyens, ni le temps d’y parvenir. Cela viendra peut-être par la suite, mais pour l’instant ce n’est pas le cas.

La seconde, pas incompatible avec la première si on dispose de moyens adaptés, est de créer des espaces de manœuvre en neutralisant momentanément la puissance de feux adverses, par une contre-batterie efficace ou la destruction de la logistique ainsi que l’interdiction du ciel sur un espace donné par la concentration de batteries antiaériennes sur plusieurs couches, puis en « encageant » une zone cible (en coupant les ponts et les routes des renforts possibles), neutralisant la défense par des feux à plus courte portée (mortiers- tirs directs) et enfin en attaquant brutalement la position avec un ou deux bataillons. La zone conquise, généralement un village, est ensuite immédiatement organisée défensivement pour faire face aux contre-attaques. C’est la méthode des boîtes d’attaque utilisée par les Russes dans le Donbass, à cette différence près que les Ukrainiens ne peuvent ravager les villages ou les villes par leur artillerie avant de les attaquer. Contrairement à la première méthode, dont on espère voir émerger d’un seul coup un effet par cumul de petites actions indépendantes, il s’agit là d’agir en séquences de coups, chaque coup dépendant du résultat précédent. Autrement dit, il s’agit de marteler intelligemment le front en créant des poches de quelques dizaines de kilomètres carrés qui finiront par rendre des zones intenables pour l’ennemi sous peine d’encerclement. Les poches réunies deviennent alors des zones de centaines de kilomètres carrés et de zones en zone on peut ainsi avancer jusqu’à l’objectif final, en l’occurrence le Dniepr pour les Ukrainiens.

Pour cela, à défaut d’une supériorité numérique plus marquée, il n’est pas d’autre solution que de jouer sur une meilleure économie des forces en réunissant les bataillons d’artillerie de brigades dans un ou deux grands groupements d’appui à 20 km et en regroupant sous un même commandement cinq des neuf brigades de manœuvre face à un seul compartiment donné : face à Kherson au sud, au centre dans la région de la tête de pont de Davydiv Brid ou encore sur la limite nord. En restant sur la défensive ailleurs et en acceptant même d'y perdre un peu de terrain, il serait possible de regrouper assez de forces pour espérer progresser village par village par un martèlement continu d’attaques de bataillons. Bien entendu ce processus ne se passera pas sans réaction russe, par un renforcement du secteur, peut-être des contre-attaques importantes, ou simplement en attaquant à nouveau dans le Donbass et placer ainsi les forces ukrainiennes sous tension avec l’obligation de venir renforcer le secteur Sloviansk-Kramatorsk.

Si les séries d’attaques ukrainiennes finissent par rencontrer une forte résistance, où en arrivant aux abords de Kherson ce qui nécessitera une reconfiguration des forces ukrainiennes en mode « combat urbain », le groupement d’artillerie d’appui doit pouvoir basculer très vite avec deux brigades de manœuvre sur un autre point d’attaque sur le front. S’il n’est possible de lancer de grandes attaques, il faut multiplier les petites actions que ce soit des attaques ou des manœuvres latérales. L’essentiel est de conserver l’initiative. À ce prix, les forces ukrainiennes peuvent seulement espérer atteindre le Dniepr à la fin du mois d’août. La prise de Kherson ou le franchissement du fleuve par ailleurs constitueront d’autres défis à relever, mais l’approche de l’artillerie à longue portée du fleuve ouvrirait de nouvelles perspectives et constituerait déjà une grande victoire. Ce sera cependant très difficile.

1 109 commentaires:

  1. Michel Goya c’est comme Mick Jagger à Longchamp. Il en a encore sous le pied, et il ne se fout pas de notre gueule.

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    1. Encore merci pour ce descriptif complet dans la région de kherson...Mais pour moi c est un peu la douche froide ... tant que je ne percevais pas trop quel pouvait être le dispositif russe , il m était plus facile d imaginer une contre attaque victorieuse dans ce secteur . Maintenant cela me paraît terriblement plus difficile à accomplir pour les ukrainiens ....

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  2. Bonjour,

    Merci pour ce point, qui éclaire toute l'ampleur des combats à venir sur le front de Kherson.
    Outre les "coups de main" et les manoeuvres d'enfermement successif, vous ne semblez pas envisager une troisième possibilité, souvent évoquée ces derniers jours, à savoir l'épuisement des ressources de l'armée russe sur la zone de Kherson par la coupure des lignes logistiques (notamment bombardement des ponts). Le pont flottant mis en oeuvre par les Russes semble avoir été détruit, et ce soir on apprend qu'ils mettent en oeuvre un ferry au travers du Dniepr près du pont routier.

    Cette manoeuvre d'étranglement vous semble t-elle être la principale stratégie ukrainienne dans la zone, ou une simple manoeuvre d'accompagnement et/ou de diversion et/ou de démoralisation des troupes russes ? Vous semble t-elle pouvoir être réellement efficace à terme, en tout cas dans un délai raisonnable ? Dans les différentes analyses qu'on peut lire ou écouter elle apparaît souvent comme l'un voire le principal motif d'espoir côté ukrainien, justement devant l'énorme difficulté et le coût humain de toutes les autres options, que vous en semble t-il ?

    En dehors de ces frappes, on voit assez peu de progression de l'armée ukrainienne sur le front. À votre avis, faut-il y voir l'attente des nouvelles unités en cours de formation, ou d'une difficulté à coordonner ou à opérer (aviation, artillerie russes...) des actions tactiques sur le terrain ?

    Merci de nouveau pour ces analyses.

    TL

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    1. Si j'ai bien compris, les MLRS russes se trouvent au sud du Dniepr, et peuvent ecraser une tentative de mouvement frontal: Pas très précis, mais ils en tirent une plusieurs dizaines en quelques minutes et ca sature le terrain. Donc la coupure des ponts ne neutralise pas l'artillerie russe sur Kherson. Sur la section au nord, les russes ont toujours le barrage pour passer, et celui là il ne peut être détruit. Donc il faut couper les lignes beaucoup plus loin et de manière systématique, et même avec une dizaine de Himars, ca va prendre du temps, ou peut être même ne pas arriver. De la patience donc...

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    2. @Anonyme 09:34 : merci, je visualise mieux. J'espère que les Ukrainiens auront aussi la possibilité de taper directement ces MLRS russes.

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    3. A priori, si le barrage de Nova Kakhovka est épargné par les frappes ukrainiennes, ce n'est pas le cas des autres ouvrages d'art sur cette ligne logistique. Les frappes ukrainiennes sont assez systématiques.

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  3. Correction : "les manoeuvres *d'encerclements* successifs", bien entendu. TL

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  4. Une contre-attaque sur Kherson semblait constituer une solution intéressante pour les Ukrainiens, afin de reprendre l'initiative. Les Russes pouvaient subir un encerclement dans Kherson, ce qui aurait pu devenir une première victoire sur le terrain. L'analyse du col GOYA est que ce serait possible, ais très difficile. Et ce serait très difficile en raison du peu de troupes dont en fait les Ukrainiens disposeraient sur le terrain pour chasser la contrepartie russe. Ce qui me ramène à un sujet que j'ai déjà plusieurs fois évoqués, en relation avec la taille réelle des troupes russes et leur attrition.Selon un journal suisse, des élus américains auraient été informés de la perte par les Russes de 75'000 hommes, soit la moitié du corps de bataille hors de combat (15'000 morts + un multiplicateur de 4 pour les blessés et disparus je suppose). Le col GOYA a parlé de la recherche du point OMEGA russe, soit le point maximal de leur capacité à attaquer. Je sais que je suis biaisé pro-poutinien en raison de mes séjours fréquents en isba de rééducation. Cela dit, l'analyse du col GOYA ne montre pas vraiment un épuisement radical de la force offensive (hormis le ralentissement de la progression pour le moment), ni une augmentation de la capacité défensive des Ukrainiens (et je ne parle même pas de contre-attaque). Est-ce que quelqu'un aurait une opinion éclairée sur le sujet ?

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    1. "Est-ce que quelqu'un aurait une opinion éclairée sur le sujet ?" : Mme Irma ? Nous essayons tous d'y voir à travers le brouillard, l'avenir tranchera. Les stocks de munitions russes peuvent s'épuiser brusquement, ou pas. La logistique russe peut s'effondrer, ou pas. Les ressources humaines de la Russie peuvent s'épuiser ou les unités se révolter, ou pas. Les Ukrainiens peuvent être en train de constituer une réserve surprise de 100.000, 200.000, 300.000 soldats, ou pas.

      Dans son dernier point de situation, le MoD britannique est plus optimiste, estimant probable que les Ukrainiens aient déjà établis une tête de pont au sud de la rivière Inhulets. Ça me paraît trop beau pour être vrai, surtout que ça tranche avec les déclarations des ukrainiens eux-mêmes qui disent être encore plus au nord, mais l'armée britannique ne passe pas pour être mal informée, en général.

      Dans tous les cas, pas de certitudes à espérer avant fin août ou fin septembre, aussi bien côté Kherson que côté Donbass.

      TL

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    2. la tete de pont au sud de L'inhulets est confirmée par ISW et semble s'être aggrandie ces deux derniers jours ( on parle de quelques villages, sur une profondeur assez limitée encore)

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    3. En effet. Je ne percevait pas ces quelques km2 comme "tête de pont", mais techniquement c'en est une. La question est : est-ce exploitable comme tête de pont, avec si peu de profondeur et un terrain aussi plat et dénué de défenses naturelles ?

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    4. Cela ne semble pas être une tête de pont mais plutôt un piège comme l'a été la "retraite" russe au nord de Karkiv. CAD affaiblir les forces Ukrainiennes car cette fois c'est eux qui attaquent avec un ratio perte inversé forcement.

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    5. Il faudrait définir le terme "d'épuisement radical". Parce-que la progression russe est vraiment minime.
      Prenez ces 2 cartes de Military Land du 06 avril (après le retrait de Kiev) et du 27 juillet:
      https://militaryland.net/ukraine/invasion-day-42-summary/
      https://militaryland.net/ukraine/invasion-day-154-summary/

      Les 2 changements majeurs sont l'avancée russe dans le Donbass et l'avancée ukrainienne autour de Kharkiv. 16 semaines de combat entre ces 2 dates. Combien de Km² grignotés ?
      Entre ces 2 dates, l'armée russe a perdu combien de matériels ? Il faudrait retrouver les chiffres de Oryx à cette date, mais on est au minimum sur 1000 pièces.

      Alors oui je considère que l'épuisement de la capacité offensive russe est très important.


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    6. La tête de pont sur l'Inhulets vise assez clairement la route menant à Nova Kakhovka. Les Russes ne sont pas parvenus à la réduire suffisamment, même si les Ukrainiens ont eu des pertes importantes et ont dû reculer. Là, ils annoncent reprendre du terrain et étendre cette tête de pont. Potentiellement, ils pourraient pièger des troupes Russes à Davidiv Brid et à Blahodativka. Ils l'ont râté à Vysokopillia, ce qui est dommage. L'idée est bien de la méthode des boîtes d'attaque.

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  5. https://wartranslated.com/day-154-july-27-summary-of-arestovych-and-feygin-daily-broadcast/

    Arestovych est toujours un grand optimiste, mais sa première phrase est une phrase clef à mon sens : "🇷🇺 relocating everything from Izium and elsewhere to Kherson-Melitopol-Zaporozhye area."

    Les russes relocalisent tout de Yzium et autre part dans la zone de Melitopol-Kherson-Zaporijjia. Pour moi, il sont tombés dans le piège, si ça se confirme. Le Donbass est un terrain de combat bien plus favorable pour eux, pour de simples questions de logistique.

    A ce titre, je lis le jeu des ukrainiens avec les ponts sur le Dniepr autrement : il s'agit de rendre les russes fous. Soit ils abandonnent sans vraiment combattre la rive Nord du Dniepr, soit ils mettent le paquet, se font isoler logistiquement, et y perdent leur pantalon. Il faut encore attendre confirmation de l'affirmation d'Arestovych, mais si ça se confirme, le grand méchant loup a mis son pantalon, a oublié sa ceinture et sa bretelle, et court à pleins poumons vers le piège.

    Il faut attendre confirmation, évidemment. Mais si c'est vrai, la partie tactique n'aura plus grand importance. Il suffit de détruire l'approvisionnement des Russes, et de faire tomber leur armée comme un fruit mur. Et les missiles à longue portée le permettent.

    Après, restera le Donbass à reconquérir, et ce sera une toute autre paire de manches. Logistique facile pour les russes, défense facile, encerclement impossible, je ne vois pas de solution, hors effondrement politique de la Russie.

    Je suis aussi d'accord avec Orekhdin sur un point précis : l'encerclement par l'Ukraine est impossible (comme par la Russie, d'ailleurs). Ca se lit en filigrane dans le post du colonel, le moindre mouvement massif et rapide de troupes est écrasé sous le feu. Or il en faut pour un encerclement. Donc pas d'encerclement. Mais il existe d'autres moyens pour éradiquer un ennemi, comme l'assèchement logistique. Dans le sud, il me semble possible de piéger les russes comme ça. Pas dans le Donbass.

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    1. Intéressante contribution. Mais je pense que dans votre raisonnement vous ne tenez pas compte des réponses possibles des Russes devant des défaites successives au sud. Ils ont des ressources considérables en armes puissantes inemployées pour l'instant. Je ne vois pas Poutine laisser l'Otan-Ukraine isoler la Crimée.

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    2. "Ils ont des ressources considérables en armes puissantes inemployées pour l'instant". Merci de préciser votre propos. Ce que l'on voit c'est plutôt l'inverse: les russes mettent tout ce qu'il est possible de mettre en Ukraine, quitte à dégarnir des garnisons dans des territoires sensibles.
      Si vous faites référence à l'arme nucléaire, je pense que nous sommes nombreux à considérer qu'ils ne l'utiliserons pas.

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    3. C'est quoi ces "armes puissantes inemployees"?
      Pour l'instant, les Russes rament pour reéquiper leurs troupes décemment. Le déstockage de vieux matériel va bon train. S'il y a des armes "inemployees", il auraient dû les sortir avant, surtout si elles sont "puissantes", pour asséner un coup fatal aux Ukrainiens.

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    4. Voyons, il suffit d'être logique pour comprendre que si les russes avaient des armes puissantes ils les auraient utilisées dès qu'ils se sont retrouvés en difficulté à Kiev, à Kharkiv ou dans le Donbass.
      L'absence d'armes russes puissantes comme vous dites sur le champ de bataille ne peut avoir que deux raisons :
      raison 1 : Poutine a décidé de détruire l'armée russe en Ukraine.
      raison 2 : ces armes puissantes n'existent pas.
      A vous de choisir la raison qui vous convient le mieux !

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    5. "vois pas Poutine laisser l'Otan-Ukraine isoler la Crimée. "
      Rien que le qualificatif "Otan-Ukraine" disqualifie le commentaire ... Ce n'est pas l'Otan qui combat là-bas, sinon ce serait terminé depuis longtemps.

      "en armes puissantes inemployées pour l'instant." Généralement cet argument est employés par les trolls pro-russe africains.
      Quand on sort des vieilleries du stockage sibérien pour combattre, pourquoi serait-il pertinent de garder sous le coude depuis tout ce temps ces fameuses armes "de la mort qui tue "?

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    6. Les "armes puissantes" c'est clairement le nuke tactique (mais bon ça tape nettement plus fort qu'à Hiroshima) pour lesquelles il me semble que la Junte attend et espère qu'enfin un prétexte vaguement vendable aux petits princes de Moscou et StPete émerge. Faire pulser en altitude qui va bien pour ne pas trop pourrir la zone, prétexter la réponse en mode effarouché... Ça me rappelle des souvenirs du Général D. avec ses Nikes en mode interception AA trop proche tout le monde y passe et See You On The Other Side!

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  6. Une question de l'amateur que je suis qui s'est "formé" aux questions militaires dans les années 90 et dont certaines des notions ont vieilli:
    Au niveau de l'organisation et des unités il était traditionnellement question de divisions et de régiments.
    En ordre de grandeur on se disait une division c'est 10.000 hommes, une "spécialisation" (para, infanterie de marine, infanterie, motorisée/mécanisée, blindée, montagne...), 200-400 chars selon les pays pour une DB ; un régiment c'est 800-1000 hommes, une garnison, une spécialité.
    Je devine que cette division correspondait particulièrement bien aux grandes masses de la guerre froide/conscription, et à la distribution territoriale de l'AdT, surtout dans le cas français.

    Question cependant: pourquoi ces dimensions ont-elles été totalement abandonnées dans les analyses (et l'organisation concrète) au profit de la brigade et du bataillon voire du BTG ? Peut-on associer les unités brigade et BTG à un ordre de grandeur en effectifs et équipements? (avant entrée sur le théâtre bien sûr, je ne parle pas de l'état des unités au bout de 5 mois)? Y a -t-il avec brigade et BTG quelque chose de plus "opérationnel"?

    Merci de vos lumières...
    Dupont

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    1. il y a eu sur ce blog au debut du conflit de tres bonnes analyses du Col. Goya qui repondent a votre question. de memoire, un BTG = une demi brigade et comte max 900 hommes une soixantaine de blindés plus une unitéd'artillerie.

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    2. @ Anonyme28 juillet 2022 à 10:12
      merci pour cet élément de réponse. Je lis le blog depuis le début du conflit (j'ai raté beaucoup de ce qu'il y avait avant) mais s'il y a des éléments épars, n'y ai pas trouvé d'explication qui m'aurait marqué sur la disparition des unités de mesure division/régiment (qui demeurent en temps de paix, et semblent exister toujours dans les armées occidentales en tout cas française et US) au profit de brigade / BTG.
      Si on commence à avoir une bonne idée de ce qu'est un BTG - unité de synthèse opérationnelle et mobile regroupant divers éléments d'infanterie, blindés/mécanisés, artillerie - la dimension de brigade ne me paraît pas toujours claire (nous avons bien la 13è DBLE en France...)

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    3. Une brigade, c'est plusieur BTG. Leur nombre varie en fonction des besoins et armes.
      Une division russe, c'est l'équivalent d'une brigade, quelquefois avec un peu plus de BTG.
      Un régiment, c'est plus une unité administrative.
      La Russie avait un peu réorganisé son dispositif pour l'attaque du Donbass, en constituant des unites plus fortes en fantasins et en "sortant" des BTG et regroupant l'artillerie. Le Colonel en a parlé à l'occasion, si je me souviens bien.

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    4. PS. cet éclatement des BTG est probablement ce qui conduit le colonel Goya à parler de "capharnaum d'unités disparates". Probablement pas aussi facile à lire que ce je dis plus haut, avec l'enchevêtrement d'états majors, dont on ne sait plus s'ils commandent un BTG, une brigade, un régiment, un front...

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    5. Soldat Pithivier28 juillet 2022 à 12:05

      Et puis autre point clé :
      les BTG ont une composition mixte entre soldats de métier et conscrits avec donc un effectif fluctuant si les conscrits refusent de venir, ce qu'ils ont le droit de faire puisque la Russie n'est pas en guerre mais mène une opération spéciale en Ukraine.
      Après la retraite de Kiev, des officiers d'état-major russes ont été jugés parce qu'ils avaient annoncé des effectifs à 100% alors que leurs BTG étaient à 30% car les conscrits manquaient à l'appel. C'est la raison pour laquelle, les russes ont été obligés de regrouper des BTG dans le Donbass.

      Henry Schlottman et Defmon3 sur twitter ont fait un gros travail au début du conflit pour comprendre la composition et le fonctionnement logistique d'un BTG russe. Vous trouverez ci-dessous un lien qui je l'espère répondra à votre question :
      https://twitter.com/HN_Schlottman/status/1517895344650166272

      A noter également que l'absence de sous-officiers dans l'armée russe ne facilite pas les choses.


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    6. Pour moi, les BTG ce sont des unités ad hoc interarmes rassemblant infanterie blindés et artillerie…
      Un peu comme les Combats Command US de la 2’ Gm (3 par DB de mémoire) voire les Kampfgruppe allemands (mais là de taille très variable).

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  7. les canons de 155 otan et les himars sont plus précis et ont plus de portée que l'artillerie russe. Les MLRS russes qui arrosent sans rien viser ne sont d'aucune utilité. Les canons russes imprécis à la portée réduite ne sont plus d'aucune utilité. De plus les canons russes s'usent et tirent de moins en moins loin. La poche de Kherson ne sera tenable que par combat urbain. Meme dans le Donbass le rapport de force est en train de s'inverser, le fameux point omega est en train d'etre atteint. Les médias russes sont de plus en plus aggressif (ça ne semblait pas possible)

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    1. vous avez vu ce que ca fait une volée de Grad? Ca vous refroidit vos ardeurs offensives... et il ne vont pas manquer de roquettes avant longtemps, sauf si les trains ne circulent plus...

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    2. "Les MLRS russes qui arrosent sans rien viser ne sont d'aucune utilité. Les canons russes imprécis à la portée réduite ne sont plus d'aucune utilité." C'est quand même très optimiste... Et je ne suis pas certain que les gars sur le terrain soient vraiment d'accord avec ça. Ceux qui prennent les roquettes et les obus sur la tronche.

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    3. Aucune utilité? Il ne faut pas exagérer. C'est quand même l'artillerie qui a permis aux Russes d'avancer dans le Donbass.

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    4. oui mais désormais les Russes ont face à eux des canons précis à plus longue portée. Et des Himars. Et des switchblades. Et des excalibur. Et les canons russes s'usent : ils tirent de moins en moins loin (parce qu'ils tirent beaucoup). Restent les grad mais totalement imprécis

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  8. Bonjour,

    Quelques remarques sur votre commentaire intéressant :

    - "Les russes relocalisent tout de Yzium et autre part dans la zone de Melitopol-Kherson-Zaporijjia." Certes, mais les Ukrainiens mettent eux aussi l'essentiel de leurs ressources vers Kherson, le front Est ayant dû tenir, et devant probablement toujours tenir, avec des unités relativement mal équipées et renforcées. L'aviation ukrainienne est au Sud, par exemple. Si les Ukrainiens ne parviennent pas à dégager des réserves significatives pour le Donbass, ce sera de toute façon difficile ou impossible de libérer ces territoires, hors effondrement russe (sur lequel il serait aléatoire de se reposer). Cette question de la réserve ukrainienne disponible à terme est pour moi de plus en plus centrale dans l'évolution de cette guerre.

    - "A ce titre, je lis le jeu des ukrainiens avec les ponts sur le Dniepr autrement : il s'agit de rendre les russes fous." Il semble que les Russes, pourtant férus d'art impératif, soient restés sur le mythe de la bataille décisive, et ce dès le départ. Aberrant si le plan a été conçu par des militaires, mais bon, c'est comme ça. Depuis, ils rament.

    "Il suffit de détruire l'approvisionnement des Russes, et de faire tomber leur armée comme un fruit mur. Et les missiles à longue portée le permettent." Même si j'ai aussi envie d'y croire, plus ça va et plus je me méfie des "il suffit". Je n'arrive pas bien à comprendre la résilience de l'armée russe au regard de leurs immenses difficultés et aberrations, mais de fait cette résilience existe. Et là dépendance totale de tout le (probable) plan ukrainien à une seule ressource (les missiles US) m'inquiète sur le moyen/long terme. Pour peut qu'un autre point chaud apparaisse sur la planète, les USA voudront les conserver.

    - "Après, restera le Donbass à reconquérir, et ce sera une toute autre paire de manches." Ou pas, en fonction de l'état des stocks russes. S'il n'y a plus d'obus, de missiles et de bombes, ben y'en a plus, et il n'y a plus qu'à rentrer chez soi.

    À Kharkiv les ukrainiens tiennent, pourtant c'est à 30 bornes de la frontière.

    "l'encerclement par l'Ukraine est impossible (comme par la Russie, d'ailleurs). Ca se lit en filigrane dans le post du colonen." Un encerclement de tout un corps d'armée, oui, mais M. Goya évoque plutôt une succession de nombreux petits encerclements successifs. J'espère que ce n'est pas la stratégie qui devra être appliquée, vu le coût humain que cela représente.

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    1. @ Anonyme28 juillet 2022 à 09:57
      "là dépendance totale de tout le (probable) plan ukrainien à une seule ressource (les missiles US) m'inquiète sur le moyen/long terme. Pour peut qu'un autre point chaud apparaisse sur la planète, les USA voudront les conserver."
      Déjà un point: les HIMARs ne tirent pas des missiles, mais des roquettes. L'argument est spécieux car une munition propulsée et guidée est normalement un missile, mais là on a des équipements normalement destinés à tirer des roquettes "tout venant" qui mettent en oeuvre des roquettes à guidage GPS, continuons à parler de roquettes... mais guidées. Si les les munitions ATACMS entrent en jeu, on pourra parler de missiles.

      Maintenant: on se demande quand même quel point chaud sur le globe pourrait apparaître qui mettrait en oeuvre de grandes armées terrestres sur le mode soviétique.
      Iran ou Syrie? Bof.
      Corée du nord? ils ont le sud en face qui doit être très slide.
      Reste le retournement d'une grande armée pro occidentale qui deviendrait soudain agressive et ouvertement hostile aux intérêts US - Egypte, Turquie, Arabie Saoudite... Israël...? - sur le mode Irak 1990-91 passé en deux ans de proxy anti-mollahs à proto-Hitler régional, menaçant réellement ou verbalement ses voisins et au-delà.
      En matière d'armement terrestre et d'armements destinés à contrer une offensive terrestre, le seul gros morceau est la Russie. Si une guerre devait avoir lieu contre la Chine elle serait aérienne, navale (et cyber et spatiale). Consommer des stocks destinés à contrer une offensive russe sur le sol européen n'a que peu d'impact sur les ressources destinées à contenir ou affronter la Chine
      Dupont

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    2. Soldat Pithivier28 juillet 2022 à 12:57

      Résilience des soldats russes : L'appât du gain

      Un soldat russe en Ukraine reçoit un salaire mensuel 5 à 8 fois supérieur au salaire moyen russe + prime avant le départ équivalente à un an de salaire + prime de 26 salaires annuels moyen en cas de décès est versée à la famille + une pension à vie pour le conjoint et les parents toujours en cas de décès sans compter le produit des pillages que les soldats envient chez eux.
      Le pauvre gars qui part combattre en Ukraine est la poule aux oeufs d'or pour sa famille.

      Poutine utilise depuis 20 ans l'argent du gaz et du pétrole pour verser des pensions aux russes pour un oui ou pour un non au lieu de développer l'économie du pays. Il a acheté comme cela le silence et la passivité d'une grande partie de la population russe qu'il alimente d'autre part avec le merveilleux récit sur la grandeur de '' la Russie éternelle seule contre tous'', l'Eurasisme, la WWII et le Front de l'Est. Il a parfaitement compris et mis en place le concept romain ''du pain et des jeux''.
      Concept qu'il continue à appliquer avec la guerre en Ukraine où il fournit un imaginaire acceptable par la société russe avec son ''récit Z de dénazification'', une guerre lointaine, immatérielle avec le concept ''Opération Spéciale'' (c'est d'ailleurs pour cela qu'il n'y aura pas de guerre ni de mobilisation générale contre l'Ukraine, la brutalité de l'atterrissage pour le peuple russe risquerait trop de lui dessiller les yeux sur 20 ans de tromperies) et le jackpot pour les soldats et leurs familles.

      De mon point de vue, la vraie question est de savoir combien de temps l'argent permet de maintenir au front des pauvres gars.


      Remontée de liens sur le sujet :
      https://threadreaderapp.com/thread/1549402457549295616.html
      https://threadreaderapp.com/thread/1550126398123085830.html


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    3. @Dupont : "En langage militaire, une roquette se distingue principalement d'un missile par sa trajectoire : là où un missile est propulsé sur toute sa course, une roquette est initialement propulsée, puis termine son vol à la manière d'un obus." Ah oui, tiens. On en apprend tous les jours.

      Pour le reste, si l'histoire nous apprends quelque chose, c'est qu'elle est parfaitement impredictible. Je ne pensais pas tellement à la Chine, mais à tout terrain d'approvisionnement stratégique pour les USA. Pour le pétrole ils sont relativement autonomes pour l'instant, mais on ne sait pas ce qu'il peut se passer au Moyen-Orient, du côté des différents canaux maritimes, en Amérique du Sud... Le changement climatique rend le monde politiquement instable. Et puis si (si...) la Fédération de Russie éclate, vous pouvez prévoir une ruée de toutes les armées un peu efficaces des alentours pour récupérer les 6000 têtes nucléaires russes (vu que grâce à Poutine, on ne risque pas de réitérer l'expérience du mémorandum de Budapest). Bref, il me semble que les USA ne peuvent pas se permettre de se dépouiller outre mesure de leurs instruments d'attaque terrestre. Les précédentes guerre ont démontré que les composantes aérienne et navale seules ne suffisent pas.

      Du coup, je reste inquiet de voir la stratégie ukrainienne aussi dépendante d'un seul type d'armement fourni quasi exclusivement par une seule puissance.

      TL

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    4. @ Anonyme28 juillet 2022 à 13:04
      en ordre de grandeur, les armements de combat aéroterrestre des forces armées US sont dimensionnés pour l'Armée rouge/russe. Là on est en train de voir que l'utilisation de qq % (les Himars et leurs roquettes) ou dizaines de % (les Javelin, les M777) des stocks US suffisent à casser l'offensive russe, dans laquelle une grande partie du potentiel offensif semble engagée.
      Et cela sans qu'ait été envoyé le plus gros de l'armement US destiné à ce combat aéroterrestre... contre la Russie en Europe ou une armée soviet-style ailleurs (s'il en reste depuis la fin de l'Irak, à part la Corée du nord) : pas un avion d'attaque, d'appui, de DA - même si les avions de renseignement tournent sans cesse et que la chasse s'entraîne plus que d'habitude - pas un char lourd, pas une pièce d'artillerie automotrice lourde de type M-270 ou M-109, pas un VCI, pas un hélicoptère anti char US ne semblent avoir dépassé la Pologne... les USA n'ont envoyé que trois équipements, légers dans leur catégorie: Javelin, M-777, HIMARs - et ceux ci à part l'usure des tubes et des munitions, retourneront à l'US Army ou aux Marines ensuite...).

      La meilleure utilisation possible des équipements US destinés à la guerre en Europe se fait face à l'armée russe dans cette guerre - pour autant que les ukrainiens ne les tirent pas de manière débile ni ne se les fassent détruire en quantité, mais ils n'ont pas l'air assez bêtes pour ça.
      Les USA font la meilleure affaire militaire de leur histoire en livrant aux ukrainiens pour casser du char russe et du dépôt russe, les équipements qui ont été conçus pour ça. Et ils sont assez intelligents et sereins pour le faire intelligemment.


      "si (si...) la Fédération de Russie éclate, vous pouvez prévoir une ruée de toutes les armées un peu efficaces des alentours pour récupérer les 6000 têtes nucléaires russes" : vous délirez.

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    5. @Anonyme 13:44 : Je connais tous ces arguments, et je suis d'accord. Mais qu'en sera t-il si la guerre se prolonge et que l'an prochain les USA doivent se mobiliser sur un autre front ? Les Européens sont-ils en mesure de prendre le relais si besoin, au même niveau ? Probablement pas. Je partage une inquiétude et une interrogation, c'est tout.

      Pour les armes nucléaires, je délire plus sur les risques d'éclatement de la Fédération de Russie, assez improbable pour le moment, que sur le niveau de sueurs froides si les têtes nucléaires se retrouvent dispersées entre plusieurs entités politiques nées dans la confusion. Mais c'était une hypothèse parmi d'autres. Plus généralement vous ne pouvez pas affirmer qu'en 2023 il n'y a aucun risque qu'un conflit supplémentaire se déclenche quelque part dans le monde.

      Bon, et la disponibilité des HIMARs c'était une remarque en passant, je ne voulais pas lancer un débat...

      TL

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    6. Si l'inquiètude est pour 2023, je pense que:
      - le complexe militaro-industriel aura intégré la nécessité d'augmenter très sensiblement la production d'ici là (et même sans l'Ukraine, les débouchés ne manquent pas, tous les états revoient leur budget Défense) aux USA comme en Europe,
      - la Russie n'a probablement pas les ressources pour maintenir une attrition aussi élevée jusqu'en 2023. Je pense que le rythme va beaucoup baisser d'ici là (et c'est déjà le cas en réalité). Quand on sort 30 obusiers par mois d'un dépôt sibérien, c'est que l'usure est très forte. Or, il en avait 170 début avril pour 110 aujourd'hui. A ce rythme, dans 4 mois ce dépôt pourra fermer, car vide.

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    7. @ TL / Anonyme28 juillet 2022 à 14:12
      il y a quelque temps la doctrine US était deux grandes guerres régionales en même temps; il y a encore plus longtemps, la guerre en centre europe et une grande guerre régionale.
      Il y a deux gros morceaux militaires opposés aux USA sur terre: la Russie et la Chine. Les moyens militaires pour les "traiter" me semblent assez différents: combinaison arme aérienne longue portée (plus spatial et cyber) et aéronavale contre la Chine; aéroterrestre contre la Russie (aéronaval si c'est élargi mais dans ce cas c'est une guerre Russie OTAN). Je pense que USA (+ nécessairement OTAN et alliés du Pacifique en cas de conflit majeur contre Chine et/ou Russie) ont largement assez de moyens pour tenir les deux fronts (y compris en imaginant un élargissement du front russe à la confrontation aérienne et aéronavale avec l'OTAN). Avec presque rien (des ATGM Javelin NLAW et quelques autres, et des drones bricolés ou low cost dans un premier temps; quelques échantillons d'artillerie mobile peu protégée dans un second temps, plus quelques missiles antinavires qui ont dégagé l'ouest de la mer noire), le mélange de petits effectifs professionnels et de civils en armes ukrainiens a suffi à gripper ou faire reculer l'offensive russe. Pour cela pas besoin d'équipements qui mettent des années à produire comme des SNA ou des PAN, ou même des mois comme des systèmes SAM ou des missiles de croisière. On est dans du relativement simple et il y a un bon indicateur: le coût unitaire des munitions. De l'ATGM à la roquette guidée pour Himars, ça va de qq dizaines de milliers à quelques centaines de milliers de $. Avec un peu de volonté les cadences de production augmentent vite et ça n'obère pas les grandes masses des budgets.
      Croyez vous franchement, considérant les gains considérables qu'apporte aux USA l'enlisement russe, qu'ils vont se priver de livrer des armements dont la raison d'être est de casser du char russe? Je pense que même en cas de conflit simultané avec la Chine ils continueraient à livrer certains types spécifiques d'armes et de munitions qui font dérailler l'offensive russe.

      En ce qui concerne les menaces régionales (Iran, Corée du Nord... et d'éventuels morceaux moyens qui pourraient devenir férocement agressifs et nuisibles aux intérêts américains... à part la France je n'en vois que deux qui ont une puissance militaire aéroterrestre considérable Egypte, Turquie. Allez trois en comptant l'Arabie Saoudite. En tirant très fort sur la ficelle on pourrait imaginer une coalition internationale islamo-sunnite arabo-turque visant à recréer un califat maître de ses ressources et, tout en épargnant Israël trop dangereux et sans intérêt, destiné à renverser l'ordre international... Mettons. Mais franchement on en est encore loin tant ces pays ou en tout cas leur structure militaire a intérêt à maintenir l'amitié avec les US, afin de s'assurer de son pouvoir contre les strates inférieures de leurs sociétés ou leurs voisins faibles. Certes une issue à l'iranienne n'est jamais à exclure complètement...
      Dupont

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    8. Hello Anonyme de 15h25 à ficelle tirée... (ou poussée?)
      Si vous l'écrivez le roman sur le Califat Sunnite 3.0 j'irais l'acheter certainement et irai le lire au bord de la piscine de la villa de Monsieur et Mesdames Saoud sur la côte d'Azur...

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  9. Bonjour,
    Il manque un mot dans la phrase "Toute manœuvre un peu importante et impliquant des véhicules de combat est donc assez facilement depuis le sol ou le ciel,"
    Merci pour votre travail

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  10. Bonjour monsieur GOYA,

    Encore une fois, j'ai grandement apprécié la lecture de votre article (ainsi que celui dans le hors-série de "DSI" sur l'Ukraine, soit dit en passant).

    La pertinence de vos propos depuis le début de cette invasion (je dis ceci afin de "circonscrire" mon compliment [car je pense que vous l'êtes, pertinent, sur de très nombreux sujets]) fut maintes et maintes fois confirmée par les faits sur le terrain.
    Moi qui aime "comprendre le monde dans le quel je vis", je me réjouis de pouvoir "profiter de vos lumières régulièrement".
    (Alerte ! Une magasin de fleurs vient d'être catapulté ! Impact ! Impact !)

    Je vous souhaites une excellente continuation !

    Signé, un admirateur pas anonyme.

    PS : Une suggestion musicale pour votre prochaine danse ?
    https://www.youtube.com/watch?v=76yAo3aHPmM
    :D

    PPS : (Votre absence des plateaux de BFMTV me parut très longue ^^).

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    1. PPPS : Quel plaisir en découvrant votre signature sous deux articles ("Les Corps Francs, des Loups en Peaux de Moutons" et "1918 : La Division d'Assaut, Catalyseur de la défaite allemande") du dernier hors-série de "Guerres & Histoire" !

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  11. https://mobile.twitter.com/CedricMas/status/1552553237437464576

    fil twitter intéressant concernant la situation militaire en Ukraine et surtout politique en russie

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  12. Merci au Colonel sur ce point sur Kherson, mais je trouve aussi intéressant certaines évolutions sur Izium. Les lignes logistiques russes sont fortement menacées, et les réactions russes semblent "tièdes". Je trouve cela assez curieux.

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    1. et si c'etait Izium la cible? faire degarnir les reserves russes dans l'est pour defendre Kherson, et attaquer Izium, couper les lignes logistiques dans le sud et dans l'est, et puis pousser... C'est ca votre idée? Elle repond assez bien au post de Herr Elle ce matin. Bon je délire là... reprendre Izium est sans doute hors de portée.

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    2. Reprendre Izium est sans doute possible: les troupes russes y ont un moral très bas, et si on y ajoute des problèmes logistiques, il n'y a rien d'impossible. A condition d'y mettre les moyens. Mais cela poserait de grosses difficultés aux Russes, c'est certain, même en se "contentant" de couper les lignes logistiques.
      Les Russes essuyent échec sur échec depuis plusieurs semaines dans le secteur, et il semble que des unités aient dû être renvoyées vers Belgorod tellement leur état était mauvais.
      Mais cela reste curieux, car il est clair que dans la perspective de capturer l'entiéreté du Donass (donc Sloviansk) serait compromise.
      Donc, à suivre. Si la contre-attaque se poursuit, et que les Russes continuent de reculer, cela voudra dire qu'ils n'ont plus les moyens de conserver tout le territoire conquis, et qu'ils devront faire des choix.

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  13. Salut les stra-stra, salut les tè-tè, salut les stratèges !

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    1. Salam 3leykoum Kiceca13 , mon frère béni par Lavrov

      Que Dieu te bénisse d'avoir choisi ce blog pour te détendre de l'étude ardue des hadîths de Poutine !
      Allâhoumma salli ‘alâ mouhammadin wa ‘alâ âli mouhammadin kamâ sallayta ‘alâ Ibrâhîma wa ‘alâ âli Ibrâhîma. Innaka hamîdoun, majîd.
      Un grand merci à toi, yahdikm Allah ! , pour avoir contribué à l'avancée du débat en publiant cette chansonnette espiègle! Béni sois-tu, Allahouma barik lahu, de prendre ainsi soin de nous distraire.
      Et quelle modestie tu as, tu publies maintenant en anonyme pour nous éviter la désillusion cruelle de comparer nos pauvres esprits à ta pensée si brillante d'intelligence !
      Mais Dieu, béni soit son Saint Nom !, qui dans son infinie sagesse t' a doté de si belles compétences doit avoir prévu un djihad vraiment spécial pour toi. Grand est son Amour même si la voie qui t'est destinée semble tortueuse et obscure.
      Bâraka ALLAH’o fîka mon frère pour ta contribution pleine de finesse,

      BaarakAllahoufikoum mon frère,

      The TikTok général rose à paillettes

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  14. Je me permets une explication technique concernant la destruction partielle des ponts qui interroge certains.
    Ces ponts sont constitués d'un assemblage de voussoirs, des sortes de grosses caisses vides d'une forme particulière . Très schématiquement, la résistance de chaque voussoir tient à sa forme fermée.Vous pouvez faire l'expérience avec une caisse en carton soigneusement fermée. Testez sa résistance en la chargeant puis refaites le test en déchirant un côté. La différence ne vous échappera pas. Visiblement, les obus ont traversé le tablier et les explosions ont eu lieu à l'intérieur les caisses. Donc les dégâts dessous sont bien plus importants que ce qu'on voit. Le voussoir qui a eu le côté largement abîmé a perdu l'essentiel de sa résistance et on voit plusieurs voussoirs succéssifs affaiblis. Sur un autre pont, on voit 6 impacts concentrés sur le même voussoir , celui qui fait clé de voûte. Dans les 2 cas, la résistance du pont est aussi faible qu'aléatoire et il faut être suicidaire ou inconscient pour y engager des camions, même espacés.
    Là, on peut parler de frappe chirurgicale. Du travail d'orfèvre. Comparé à un Kalibr sur un centre commercial, c'est l'intelligence contre la brutalité stupide. L'intérêt de cette méthode par rapport à une coupure et un écroulement du tablier.? une réparation infiniement plus facile, plus rapide et moins coûteuse pour les Ukrainiens quand ils en auront repris le contrôle. Le jour où les Russes feront sauter le reste du pont, on pourra affirmer qu'ils reconnaissent avoir perdu la bataille. Alain Salandre

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    1. Merci pour cette explication, c'est très intéressant (je me permets de la relayer sur Opex360 [dans le cadre d'une conversation sur ce sujet]).

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  15. gros exercice foireux de propagande de la chaine TV ukrainienne Espresso (qqn a des infos sur celle-ci?)
    https://www.youtube.com/watch?v=LPq65qTpLj4
    traduction du titre: "2 banks of the Dnieper river are joined by pontoons under bombardment by the occupants". ou alors deepl se trompe?
    tous les commentateurs ont l'air de boire ça comme du petit lait, argent comptant.

    Certes on leur reconnaîtra aux ukrainiens des capacités de franchissement en force dont il est probable qu'elles n'ont pas d'équivalent dans notre AdT.

    Dupont

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    1. Vidéo avec 700 000 vues, elle ne date pas d'hier !!
      En plus vers les 2 minutes de la vidéo le soldat parle d'entraînement.
      Donc c'est un exercice...

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    2. @Alain H. Je ne sais pas comment marche Espresso TV. C'est assez putàclic je trouve. Je ne comprends pas forcément non plus comment marche YT: si la vidéo est datée du 28/8; que les commentaires ont quelques heures; que la chaîne a >1.4M d'abonnés, sans compter ceux qui la font circuler or ce conflit passionne au moins tout le monde occidental et le monde slave; 700k vues ça paraît faisable en une journée (moi même je l'ai ouverte 5 fois d'ailleurs...).
      Je n'ai traduit que quelques commentaires mais je n'ai pas l'impression qu'il y en a un sur dix qui se rend compte de la supercherie grotesque.
      Je comprends que les ukrainiens, militaires, civils, réfugiés, cherchent à se rattacher à tout infime espoir.
      Dupont

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    3. Cette vidéo est apparu sur mon fil Telegramm, je mets la traduction du texte, mais je persiste à penser que c'est un exercice.


      Sous le feu de l'artillerie et des mortiers ennemis, les soldats ukrainiens reliaient les deux rives du Dniepr par un ponton traversant

      La tâche a été accomplie rapidement et efficacement, et surtout - sans faire de victimes, a déclaré le soldat avec l'indicatif d'appel "Berkut".

      "La vie des gens et le succès dans un certain secteur du front dépendent de notre travail", a-t-il déclaré.

      🇺🇦 Ukraine | Actualités ‼️

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    4. moins anecdotiquement toute expansion territoriale finit par s'arrêter sur un obstacle naturel peu franchissable et défendable par les deux parties. C'est une loi historique qui se vérifie assez régulièrement.
      Quand (et si) les russes sont capables de retrouver un peu de raison et de comprendre qu'ils n'auront jamais les moyens de pousser jusqu'à NikolaÏev et au-delà, ils se replieront derrière le Dniepr (bon, après avoir cramé dans des combats de retardement leurs équipements qui de toute façon ne peuvent pas revenir, saccagé la ville avec leur artillerie, et rapatrié leurs soldats à pattes), ils péteront une partie du barrage de Nova Kakovka pour inonder le lit inférieur du Dniepr, et la ligne de front se figera là pour le Sud. L'essentiel dans cette région - la belle ville d'Odessa, deux grands ports industriels sur la mer noire, peut-être la navigation sur le Dniepr - sera sauvé pour l'Ukraine.
      ils devraient peut-être même s'entendre pour pacifier la zone histoire de préserver Kherson dans l'intérêt matériel des ukrainiens et moral des russes.
      Dupont

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    5. @Alain H.28 juillet 2022 à 17:09
      évidemment c'est un exercice. Cependant, si dans les 48h des éléments concordants arrivent indiquant sans doute possible que le génie ukrainien a franchi le Dniepr sous le feu russe en ce jour, je m'engage à applaudir les soignants à ma fenêtre à 20h00 avant de crier 3 fois "Slava Ukraïni"
      Dupont

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    6. @Dupont à 17h12
      Problème pour les russes, se replier derrière le Dniepr et laisser Nova Khakova en démolissant en tout ou partie le barrage, c'est faire son deuil de l'alimentation en eau de la Crimée par le canal sis à cet endroit. A la fois parce que le barrage alimente ce canal, et parce que les Ukrainiens se feront une joie de couper à nouveau le robinet dès que possible.
      Et donc, la Crimée qui avait été sauvé de la sècheresse grâce à la réouverture immédiate du canal dès la prise du barrage, ayant épuisé depuis 2015 ses nappes par pompage, ne sera plus ravitaillée en eau que par le pont de Kertch.
      Autant dire qu'un tel repli est tous simplement inenvisageable pour les russes.

      lademilune

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  16. L'offensive depuis izium sur le flanc ouest de sloviansk n'ayant toujours pas commencé ce n'est pas problématique de renforcer Kherson pour les russes par contre je ne vois pas comment la ligne de défense Siversk, Soledar Bahkmut va pouvoir tenir encore longtemps.

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  17. Un élément à prendre en compte, Poutine ne peut pas se permettre de perdre sans se mettre en danger. Il emploiera donc tous les moyens possibles pour parvenir à ses fins. Cela implique l’utilisation d’armes encore plus destructrices.

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    1. oui mais il a quoi? hormis le nucleaire, pas grand chose...

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    2. @Anonyme28 juillet 2022 à 18:08 : Vous êtes analyste DGSE ?

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    3. non je demande seulement, et vous?

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    4. Il faut arrêter avec cette histoire. En conventionnelle, il a tout mis, ou presque. En hommes, pareil. Tout au plus, il lui reste la mobilisation.
      En termes d'armes, il n'en a pas d'utilisable. Le nucléaire est exclu, tant car cela obligerait les Européens et les Américains à monter d'un cran, et probablement à entrer en guerre, et car il y aurait un problème de retombées. C'est bien beau de bombarder Kiev ou Kharkiv, mais les retombés seront aussi pour les Russes. Même si son opinion publique est tolérante, elle ne l'est probablement pas jusque là. D'autant que cela ne garantira même pas sa victoire.
      De toute façons, il faut être clair: il n'y aura aucune paix avec Poutine. La paix n'interviendra que lorsqu'il partira. Elle se négociera avec son successeur.

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    5. comme si la DGSE etait une source fiable. Ca ne m'a pas frappé dans les semaines avant la guerre...

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  18. Ce pas grand chose n'est pas rien. Ils ne sont pas obligés de raser une ville, ils ont la possibilité du nucléaire tactique si leurs forces sont vraiment sur le point d'être anéanties. Et les Occidentaux ne s'engageront pas dans une guerre nucléaire si cela reste "limité" à ça.
    Mais je trouve que l'on s'emballe sur ce blog, pour l'instant les Ukrainiens restent toujours dans le registre de l'effet d'annonce.

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    1. @Goetz : "Et les Occidentaux ne s'engageront pas dans une guerre nucléaire si cela reste "limité" à ça."

      Heu... Entre la guerre nucléaire, et rester les bras croisés, il y a quelques options disponibles. Difficile d'imaginer les polonais, par exemple, rester sagement chez eux en ce cas. Même l'OTAN ne peut laisser passer le fait de considérer comme "acceptable" de recourir au nucléaire sur le champ de bataille.

      De toute façon rien ne dit que les généraux, voire simples militaires russes accepteraient de suivre un tel ordre. Ce ne serait pas la première fois que cela arriverait d'ailleurs, il y a eu au moins deux épisodes de cette sorte du temps de l'Union soviétique.

      "pour l'instant les Ukrainiens restent toujours dans le registre de l'effet d'annonce" : Oui, enfin non, il se passe des choses au-delà des annonces, reportez-vous deux ou trois semaines en arrière et demandez-vous si vous vous attendiez à la situation tactique actuelle sur l'axe Kherson.

      TL

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    2. arme nucléaire tactique? Sur des troupes aussi dispersées? Et avec les vents dominants d'Ouest qui vont ramener toute la radioactivité en Russie? Aucun interêt. Gain minimum, risque maximum.

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    3. @Goetz
      et les occidentaux diront à poutine : "t'as pas de limite fais-toi plaisir" ? sérieusement ?
      les Ukrainiens lui diront : "on s'excuse" ?

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    4. Les Polonais se contenteront de gueuler, mais l'OTAN ne bougera pas le petit doigt : on oublie que l'OTAN n'est pas une structure indépendante des états la composant : si l'OTAN intervient en réaction (unanimité des états membres la composant nécessaire, déjà rien que ça...), alors nous serons en guerre contre la Russie. Et ni nos dirigeants et encore moins nos populations ne sont prêts à engager une guerre nucléaire, ni même prêts à envoyer nos chères têtes blondes se battre pour les Ukrainiens et mourir sur les terres noires de ce pays, faut arrêter de se raconter des histoires.

      Herr Elle : les Russes s'en foutent. Et les troupes ukrainiennes ne seraient pas aussi dispersées en cas de contre offensive de leur part, ce serait même l'inverse. Les radiations iraient bien entendu en Russie, mais cela ne se "verrait pas". Rappelez vous que l'on s'est pris celles de Tchernobyl en son temps qui a eu quand même quelques conséquences sur certaines portions de notre territoire en terme sanitaire, et pourtant nos dirigeants affirmaient que tout allait bien Madame la Marquise. Alors les dirigeants russes, vous pensez bien...

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    5. @ 28 juillet 2022 à 18:40
      Justement, si je me reporte à ce que l'on annonçait ici même il y a 2 ou 3 semaines, et même encore plus loin avant, les Ukrainiens devaient lancer leur contre offensive incessamment sous peu et défoncer les Russes. Pour l'instant, leurs avancées sur le terrain sont plus que décevantes au vu des prédictions. Ils prennent le temps, avec raison, en tentant la destruction des dépôts de munitions et des voies d'approvisionnement. Mais il leur reste quand même du taf.
      Pardon d'être moins optimiste, mais la reconquête ukrainienne n'est pas encore pour demain, leurs actions actuelles sont pour l'instant à échelle limitée.

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    6. "et les occidentaux diront à poutine : "t'as pas de limite fais-toi plaisir" ? sérieusement ?"

      Non, ils feront les gros yeux, ce qui terrifiera le Kremlin ;-) L'hypothèse d'un Occident s'engageant dans une guerre nucléaire pour les beaux yeux de l'Ukraine en réaction est encore moins sérieuse. On oublie aussi que les Etats sont des monstres froids mus par leur seul intérêt.

      "les Ukrainiens lui diront : "on s'excuse" "

      Dans un tel scénario avec leur corps de bataille détruit ? la probabilité d'un Canossa n'est effectivement pas à exclure.

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    7. Il n'y a nul besoin de l'unanimité de l'OTAN pour intervenir. Si les russes emploient l'arme nucléaire, on peut par exemple imaginer que l'aviation entre en jeu. Les Alliés n'auraient que peu de pertes et cela suffirait largement aux ukrainiens pour reprendre l'ascendant sur le terrain.

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    8. Il faut l'unanimité, c'est le principe de consensus, surtout pour décider d'une action offensive sortant du cadre du traité (l'Ukraine n'est pas membre de l'OTAN qui n'est une alliance défensive, comme toute alliance).
      Rappelez vous Erdogan qui faisait son matamore pour l'adhésion de la Suède et de la Finlande : il aurait conservé sa position hostile à leur adhésion, leur candidature ne pouvait se faire.
      Faire intervenir les avions, c'est la guerre avec la Russie avec le risque nucléaire qui va avec, il n'y a aucune proportionnalité.

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    9. @ BENOIT C28 juillet 2022 à 19:21
      Pourriez-vous développer un peu votre Kriegsspiel, qu'on rigole un peu?

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    10. Kiceca13 sous "anonyme", Hop à la niche !

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    11. @Anonyme 28 juillet 2022 à 20:08 , si c'est à moi que vous vous adressez
      J'ai déjà vu le contributeur Kiceca13 dans les commentaires, mais ce n'est pas moi.
      Je demande sérieusement de développer l'entrée en jeu de l'aviation OTAN de surcroît après une première utilisation de nuke. Là on se serait parfaitement dans un emballement puisque l'OTAN frapperait directement l'armée ou le territoire russe, le seul nucléaire aurait déjà été franchi, et les russes, conventionnellement, seraient vraiment à la peine puisqu'ils auraient à gérer la supériorité aérienne occidentale.
      Je demande donc qu'on développe un peu le Kriegsspiel, sans rien perdre des ^paramètres introduits dans le jeu:
      - les russes ont employé l'arme nucléaire
      - l'aviation OTAN entre en jeu et ne subit que peu de pertes
      - les ukrainiens reprennent largement l'ascendant sur le terrain.
      Vous voyez, je suis un troll de qualité.
      Anonyme du 28 juillet 2022 à 19:34

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    12. Les USA avaient il l aval de la France en 2003 pour l'Irak? Non...
      L'unanimité est nécessaire pour une adhésion à l'alliance.
      Pour le reste, l'OTAN n'est pas le cadre exclusif pour mener une guerre. Donc rien n'empêcherait les USA de s'engager avec l'appui de ceux qui le souhaiteraient.

      L'emploi du nucléaire par la Russie aurait des conséquences importantes, n'allez pas croire que la Russie peut tout se permettre sans risque et que de notre côté nous devons nous refuser à toute action par crainte de l'escalade.

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    13. A Anonyme: le "qu on rigole un peu" est méprisant. Vous prenez les autres pour des bêtes de foire?

      Mais je vais vous répondre malgré tout.
      L emploi du nucléaire par les russes aurait des conséquences sur le plan diplomatique. l'Inde tournerait certainement le dos à la Russie. La Chine serait mis au pied du mur, elle devrait faire un choix. Soit soutenir un paria, soit dire stop.
      Des ultimatums à la Russie seraient lancés.
      Un cadre international pourrait être accordé a cette aviation : La stricte limitation des actions au territoire Ukrainien par exemple ou la visée d'un certain type d'objectifs militaires.
      Bien sûr la Russie dispose du nucléaire. Je vous répondrai que nous aussi.
      Ne partez pas toujours du principe que la Russie ne craint rien et peut employer à sa guise ses armes et que pour nous, c'est fatalement l'inverse. Non, sur ce domaine nous sommes à égalité.

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    14. En ce cas, une arme nucléaire de faible puissance n’a d’intérêt qu’en cas de forte concentration des troupes à bombarder. Difficile à imaginer sur un front de 1000 kms. La seule option en Ukraine c’est une b’ville, genre Lviv. Mais là, l’UE entre en guerre, car la frontière est trop proche. De toutes façons, dans tous les cas de figure, la Russie perd à ce jeu/là. Ne pas oublier qu’il y a d’autres puissances nucléaires dans le monde, et il est hors de question d’avaliser cette pratique.

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    15. @ BENOIT C
      "Les USA avaient il l aval de la France en 2003 pour l'Irak? Non..."

      Tout à fait. Et ça tombe bien, ce n'est pas l'OTAN qui est intervenu en Irak en 2003...
      Que les USA s'engagent à leur compte, c'est autre chose. Ne nous racontons pas d'histoires là encore, les Ricains ne prendront pas le risque d'engager une guerre nucléaire (et donc de voir leur pays détruit) avec les Russes juste pour les beaux yeux de l'Ukraine. Déjà qu'ils commencent à lever le pied sur leurs livraisons d'armes (4 himars à la dernière livraison, 4... les Ricains ont largement de quoi envoyer plus), leur opinion publique et même leur classe politique commencent à se désintéresser de cette histoire en mode "c'est le problème des Européens", et surtout leur attention est de plus en plus attirée par la menace chinoise.
      Nos pays européens se refuseront à toute escalade, tout simplement parce que nous n'avons même pas les moyens militaires pour ce faire. Et puis personne (et je parie sur ce fil même) n'a envie de prendre son packo et d'aller à la mailloche contre les Russes ou y envoyer ses mômes se faire tuer pour l'Ukraine. Il faut vraiment arrêter de se raconter des histoires. Déjà que l'on commence à se poser des questions sur les sanctions qui nous font autant de mal qu'aux Russes. Arrive déjà la petite musique "est ce que le jeu en vaut la chandelle ?"
      Quant aux Russes, ce sont des fatalistes, leur capacité de résilience est 100 fois au dessus de la notre. Ils n'accepteront jamais d'être vaincus, et pour cela emploieront tous les moyens leur permettant d'éviter ça.
      Je le vois venir gros comme une maison : nous allons petit à petit lâcher les Ukrainiens s'ils n'obtiennent pas une victoire significative très rapidement, on leur expliquera qu'il faut se montrer raisonnable etc.

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    16. En cas d'intervention nucléaire stratégique russe en Ukraine, ce que je ne crois pas possible compte tenu de la doctrine militaire russe en matière d'utilisation du nucléaire mais bon passons*, on peut imaginer une intervention hors cadre OTAN en son nom propre d'un des état membre de l'OTAN voire une coalition de quelques pays membres : dans ce contexte le Royaume Uni pourrait intervenir tout seul ou même une alliance Royaume Uni - France avec en sous main le soutien des USA.
      Après il ne faut pas négliger l'angoisse et la colère générée par l'invasion de l'Ukraine auprès des populations frontalières.

      * la doctrine nucléaire russe n'autorise l'utilisation d'armes nucléaires qu'en cas d'attaque directe du sol national.
      Pour plus de détails voir les dossiers de juillet 2022 sur le site de Fondation pour la recherche stratégique : www.frstrategie.org

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    17. @ Benoît C
      Excusez moi c’est le « Les Alliés n'auraient que peu de pertes» qui m’a fait me gausser. Face à l’Irak les alliés ont perdu plus de 50 avions en 91 je ne vois pas comment face à la Russie les pertes ne se compteraient pas par dizaines en quelques jours

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    18. "En ce cas, une arme nucléaire de faible puissance n’a d’intérêt qu’en cas de forte concentration des troupes à bombarder."

      Ce qui serait le cas en cas de contre offensive d'ampleur de la part des Ukrainiens, contre offensive victorieuse et menaçant de détruire le corps de bataille russe. C'est dans cette configuration que j'envisageais cette extrémité.

      @ Benoit C.

      "l'Inde tournerait certainement le dos à la Russie. La Chine serait mis au pied du mur, elle devrait faire un choix. Soit soutenir un paria, soit dire stop."
      Rappel, les états sont des monstres froids mus par leur seul intérêt.... Déjà que l'"unanimité mondiale" que l'on nous vendait sur la condamnation de l'invasion russe n'est en réalité qu'occidentale... On a changé de monde, c'est multipolaire maintenant et "l'Occident" est de moins en moins craint.

      "Des ultimatums à la Russie seraient lancés."
      A voir après quel serait la nature de l'ultimatum : vous vous retirez sinon on vitrifie vos villes ? mauvaise idée, la mentalité russe est très "joueuse", la réponse serait inéluctablement "chiche !". Et là...

      Le cadre international que vous évoquez pour une intervention aérienne ne servirait à rien puisque la Russie ne serait en rien obligée par ce cadre. Juridiquement ça resterait un acte de guerre, cadre international ou pas, et cela forcerait la Russie à monter d'un cran sous peine de se montrer faible, c'est juste une évidence. Sans compter que cela ressoudera encore plus la population russe autour du régime.
      Pour cela que personne par chez nous ne s'y risquera.

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    19. C est vous qui avez délimité une action éventuelle dans le seul cadre de l'OTAN...
      Et je vous ai fait remarqué le contraire. N'inversez pas les rôles en retorquant que ce n'est pas l'OTAN qui est intervenu en Irak...

      A nouveau vous partez du principe que les USA ne risqueraient pas une guerre nucléaire alors que la Russie oui.
      Moi je pense que la Russie ne risquerait pas un feu nucléaire contre une autre puissance nucléaire.

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    20. @ Anonyme28 juillet 2022 à 21:07
      "dans ce contexte le Royaume Uni pourrait intervenir tout seul ou même une alliance Royaume Uni - France avec en sous main le soutien des USA."

      Avec quels moyens ? Nos pays sont des nains militairement parlant sur le plan conventionnel. Nous n'avons que le nucléaire.

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    21. Car c'est le seul cadre dans lequel nous avons le plus de possibilité (c'est à dire le max de puissance) pour intervenir. Intervenir seuls (ou à plusieurs pays européens), sans les Ricains ? Allons, déjà qu'on a du mal à vaincre quelques djihadistes mal nourris et équipés à la spartiate se baladant en pick up... Nous n'avons plus d'armée capable de mener un conflit d'une telle intensité.
      Contrairement à vous, je pense que les Ricains ne s'y risqueront pas. Les Russes oui, si leur armée est sur le point d'être détruite (et uniquement dans cette configuration).
      Nous parlons d'un peuple qui a prouvé être capable d'incendier sa propre capitale et de détruire ses villes et terres (ils sont quand même les inventeurs de la "terre brulée") et de sacrifier des dizaines de millions des leurs dans une guerre...

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    22. A Anonyme:Quelques dizaines d'appareils, c'est ce que j'imaginais en effet. Je ne considère pas ces pertes comme importantes, vous si semble t il. Comme quoi c est subjectif.
      Au regard des pertes américaines sur ses précédentes guerres, ça ne me paraît pas si disproportionné pour l'opinion.

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    23. @Goetz : Vous vous rendez compte que ce type de discussions a lieu à rigoureusement chaque nouvelle phase du conflit ? Et qu'à chaque fois le soutien occidentale à l'Ukraine se renforce ?

      Ne confondez pas votre perception de la situation avec celle de vos concitoyens, et encore moins avec celle des européens de l'Est. Déjà, si vous suivez un peu les derniers développements de ce côté, ils ont peur d'une agression russe vers leurs territoires, et se renforcent militairement. C'est pas pour rester à bailler si une explosion nucléaire à lieu à quelques centaines de km de leurs frontières. D'autre part, libre à vous de ne pas vous sentir concerné par l'usage d'arme atomique en Europe, mais ça ne sera pas mon cas, et je ne pense pas être un cas isolé.

      Sinon, vous avez la vie que vous voulez, de mon côté j'ai déjà été bosser dans des zones de guerre, et je ne suis certainement pas le seul dans ce cas sur ce blog. Personne n'a envie de vivre un conflit, personne n'y ira de gaité de coeur, mais s'il faut défendre la vie de ses proches il se trouvera du monde pour le faire. Je vous accorde que nous avons une dette immense envers les ukrainiens, sur ce coup. Ce sera grâce à eux que la Russie ne s'attaquera pas au territoire de l'OTAN ou de l'UE, et in fine que la probabilité de guerre directe avec la Russie est plus faible.

      Enfin, si vous ne voyez pas les progrès faits par les ukrainiens ces dernières semaines, vous êtes soit de mauvaise foi, soit mal informé. Par contre, c'est vrai qu'ils ont tendance à ne pas faire de grandes attaques frontales pour faire se massacrer connement leurs troupes. Les Russes ont plus de style, sur ce point.

      TL

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    24. L'Inde est une démocratie. Le regard de la population sur les positions politiques a de l'importance.
      Pour la Chine, c'est moins sûr et c'est ce que j'ai indiqué, elle aurait un choix à faire.
      Le cadre international que j'imaginais était principalement un accord entre les USA et la Chine, les 2 positions principales à accorder.
      La perte du soutien chinois par la Russie serait un coup dur pour la Russie qui n aurait plus d'allié puissant.

      Si la Russie utilisait du nucléaire, ça serait pour faire capituler l'Ukraine.
      Donc l'ultimatum serait le retrait russe sinon intervention de l'aviation. Pour leur faire comprendre qu'ils n'obtiendront rien en Ukraine.
      Et je ne crois absolument pas à l emploi du feu nucléaire par la Russie contre une puissance nucléaire.

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    25. @ Anonyme28 juillet 2022 à 21:35?
      Désolé, mais je constate l'inverse : "l'Occident" soutient de plus en plus l'Ukraine surtout en paroles. Mais dans les faits... Les Ricains commencent à s'interroger sur la pertinence de leurs livraisons d'armes car mettant en jeu leur propre dotation, nos pays européens s'aperçoivent qu'ils n'ont absolument pas la capacité industrielle de fournir de manière soutenue de l'armement sur le temps long. Pour certains pays européens, il y a une bonne dose d'hypocrisie : Britanniques et Allemands se gaussent de leurs livraisons mais en réalité profitent de l'occasion pour déstocker leurs vieilles ferrailles (l'ex allemand est encore pire puisqu'ils s'arrogent des livraisons d'armes qu'ils avaient en réalité vendu à des pays tiers auparavant).
      Autre constat, les crises économiques et énergétiques qui viennent par chez nous sont au contraire en train de fissurer le joli front uni que nous faisions semblant de présenter : l'Espagne gueule qu'elle ne voit pas pourquoi elle devrait se serrer la ceinture, la Hongrie n'en parlons pas etc.
      Quant aux pays de l'est, qu'ils soient effrayés par la Russie est une chose. Mais ils ne sont pas fous, ils n'iront pas tous seuls. Et en réalité ils ne risquent pas grand chose, leur appartenance à l'OTAN leur conférant une protection (car les Russes ne s'amuseront pas non plus à déclencher une guerre nucléaire en agressant un pays de l'OTAN).
      De plus, et c'est très certainement un point de désaccord, je ne crois pas le moins du monde que la Russie avait une quelconque volonté d'envahir l'UE, là aussi on nous raconte des histoires. Leur semi échec dans cette invasion devrait d'ailleurs rassurer tout le monde, ils n'en ont même pas la capacité.
      Quant à la volonté de défendre ses proches, nous sommes deux (j'ai été moi même militaire). Mais ici il ne s'agit pas de nos proches...Libre à vous de croire que les Ukrainiens sont vos proches, mais souffrez que je ne les considère pas ainsi. Et je le répète, personne dans nos pays n'est prêt à aller se battre pour les beaux yeux des Ukrainiens, on se raconte des histoires. Libre à ceux qui veulent y aller, mais qu'ils ne cherchent pas à entrainer leurs compatriotes dans leur trip, ils ont les légions de volontaires étrangers pour ce faire.
      Concernant les progrès faits par les Ukrainiens, pardon, mais quelques villages repris ne constituent pas une victoire significative. Surtout que les Russes en prennent autant dans le Donbass dans le même temps. Je me fie entre autres à la carte de Liveuamap, pas vraiment pro russe, et le moins que l'on puisse dire est que les lignes de front n'ont pas vraiment bougé de manière significative ces derniers temps. C'est juste factuel. Là où par contre je vois du progrès marquant, c'est dans leur tactique de destruction des dépôts logistiques et des voies de ravitaillement comme ces ponts, là ok.
      Mais c'est sur du temps long, pour l'instant les Ukrainiens n'ont pas la masse de manoeuvre suffisante pour lancer une offensive d'ampleur (la carte de Goya d'ailleurs le montre, il n'y a pas de concentration de forces sur le sud, les 2 cotés sont grosso modo équivalents).
      Quant à ma perception ou celle de nos concitoyens, je vous retourne la pareille : nos concitoyens s'en tapent, les manifs pro ukrainiennes font des fours, ils sont bien plus préoccupés par leur pouvoir d'achat et non par le sort du Donbass.

      @ Benoit C.
      Votre propos aurait sa pertinence avec l'emploi de nucléaire "massif" c'est à dire contre une ville. Ici nous ne parlions que du tactique.
      Quant à l'Inde, démocratique certes, mais pas tout à fait selon les canons en vigueur par chez nous.
      Un accord Chine/USA, peut être. Mais à mon sens, la Chine a au contraire tout intérêt à ce que les USA ne soient pas en position favorable sur le "front" ukrainien car ça laisse ainsi à la Chine plus de champ libre pour Taïwan, car la guerre sur 2 fronts, même les USA ne pourraient la mener.

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    26. Quant aux Ukrainiens, pardon mais nous ne leur sommes en rien redevables, ce serait même l'inverse.

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    27. Une arme nucléaire tactique a autant de conséquences qu'une arme nucléaire stratégique. Tout dépend de la charge.
      Et l'on n imagine pas les Ukrainiens se regrouper en plein champ pour faire une cible facile...Donc l intérêt tactique est faible sauf à viser justement une ville.
      L'usage de cette arme n'aurait, à mon sens, que pour seul intérêt de faire capituler l'Ukraine.

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    28. Comme vous dites, tout dépend de la charge. Mais il me semble qu'une arme nucléaire tactique est de plus faible charge qu'une bombe nucléaire "classique" (à vérifier, n'étant pas spécialiste du nuke).
      Pourquoi les Ukrainiens se regrouperaient ? Mais pour lancer leur offensive d'ampleur évidemment. Pour ce faire, ils doivent percer un point ou une portion du front, et donc regrouper un minimum de forces dans cet objectif. Je les vois mal attaquer sur les 900 bornes du front en même temps (ils n'ont pas de forces suffisantes pour ça de toute façon).

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    29. @Goetz :

      "Les Ricains commencent à s'interroger sur la pertinence de leurs livraisons d'armes car mettant en jeu leur propre dotation" : Avez-vous une source ? Parce que, au regard de ce que les USA crament à chaque guerre, ce qu'ils transfèrent aux USA est globalement très faible, en tout cas pour l'instant.

      "Je me fie entre autres à la carte de Liveuamap" : J'ai remarqué qu'elle est rarement à jour. Préférez celle de deepstate.

      Pour ce qui est des projets ultérieurs de la Russie, les déclarations des différents dirigeants laissaient peu place au doute, surtout si l'OTAN était restée les bras croisés. C'est quand même la résistance ukrainienne et le soutien occidental qui ont changé la donne.

      TL

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    30. Je l'ai constaté sur d'autres sites, le troll russe moyen n'a que ce mot à la bouche quand il n'a plus rine à dire : le nucléaire tactique, ultime avatar de la puissance russe.
      C'est juste un épouvantail comme les russes et leurs trolls ont l'habitude de les brandir ...
      Retenez moi ou je fais un malheur ....

      Que je sache, le nucléaire tactique existe aussi du côté occidental.
      De plus l'usage de cette arme dans le cadre de l'envahissement d'un pays est tellement inacceptable que cela entrainerait de fait l'abandon du principe de base, selon lequel le nucléaire est une arme dissuasive faite pour défendre son territoire.

      Ce qui implique de fait l'abandon du rôle dissuasif de cette arme et sa banalisation sur le champ de bataille. Et là tout le monde est perdant ... et les Russes plus que les autres ...

      Arrêtons de nous faire peur avec çà, les kleptocrates et oligarques russes tiennent tellement à leur fromage qu'ils ne vont le laisser détruire pour des raisons idéologiques.

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    31. Les Ukrainiens ne se regrouperont pas, au risque de faire une cible de choix. On le voit bien d'ailleurs actuellement.
      La charge "faible" est à relativiser. Dans ce qui est "estimé" sans être "connu", on estime que ce type d'arme ferait 20 kt.
      C'est peu ou prou la puissance des armes utilisées à Nagasaki ou Hiroshima...

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    32. Citation :
      "Nous parlons d'un peuple qui a prouvé être capable d'incendier sa propre capitale et de détruire ses villes et terres (ils sont quand même les inventeurs de la "terre brulée") et de sacrifier des dizaines de millions des leurs dans une guerre..."

      Foutaises, ce peuple là n'existe plus si tant est qu'il ait jamais existé. Les jeunes russes de cette génération cherche avant tout à échapper au service militaire et ne veulent pas faire la guerre. En témoigne l'émigration massive des jeunes diplômés. Et comme le citait une spécialiste de la Russie dans l'émission C dans l'air sur la 5, les russes qui ont un peu de moyen ont obtenu des visas de tourisme pour les pays limitrophes de la Russie comme le Kazakhstan et il est fort possible que leurs vacances durent plus longtemps que prévu ...

      Si ce n'était pas le cas, Poutine ne serait pas obligé de payer une blinde pour recruter des chômeurs bouriates pour servir de chair à canon et de recruter des taulards.

      Goetz a une grande gueule mais il n'en sort que du vent .... Il est resté coincé dans les années 60 .

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    33. ''Nous parlons d'un peuple qui a prouvé être capable d'incendier sa propre capitale et de détruire ses villes et terres (ils sont quand même les inventeurs de la "terre brulée") et de sacrifier des dizaines de millions des leurs dans une guerre...''

      Vos références sur les russes sont trop anciennes, XIX et XX, pour être valables .

      Les inventeurs de la ''terre brûlée'' ne sont pas les russes loin de là, c'est une technique pratiquée dès l'Antiquité. Jules César en parle déjà dans ''La guerre des Gaules''. Et si les romains en parlent c'est qu'elle est plus ancienne : soit grecque soit perse avec un de leurs multiples Darius, ce qui nous amène de toute façon à au moins 500 ans avant JC.

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    34. Il faudrait que je recherche dans mon historique, car il s'agissait de plusieurs articles, dont certains datant quand même. Les plus anciens concernaient les armes AT et AA (de mémoire, ils avaient livré 1/3 de leurs stocks d'armes javelin et ils avaient le même souci concernant les stingers).
      Sur l'opinion US et leurs politiques, un ami vivant là bas (ce qui m'a étonné, d'après lui ce serait surtout dans le camp républicain que ça reguimbe). J'ai vu la confirmation de son propos en entendant une intervenante sur LCI (la britannique ancien officier de l'OTAN. En même temps cette chaine, c'est juste sidérant question propagande, on se croirait sur la télé russe mais avec les positions inversées) qui rapportait exactement la même chose suite à un récent voyage aux States et qui en était toute retournée :-).
      Concernant la livraison d'armes, un signe qui à mon sens ne trompe pas, leur dernière annonce qu'ils allaient livrer 4 himars supplémentaires. 4 seulement... De même sur une annonce de livraison d'obus, le nombre annoncé ne correspondait qu'à quelques jours de feu (selon la cadence ukrainienne actuelle).
      Auriez vous une adresse sur deepstate, car je ne tombe que sur des machins complotistes (à moins que vous ne fassiez un joke ?)
      Sur les déclarations des dirigeants russes, si vous pouviez être plus précis, mais à mon avis il s'agit plus de rodomontades qu'autre chose, les Russes ne sont pas fous, contrairement à ce que l'on serine ici, ils savent parfaitement qu'attaquer un pays de l'UE (et donc de l'OTAN forcément) entrainerait leur vitrification ipso facto.

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    35. "Goetz a une grande gueule mais il n'en sort que du vent .... "

      Ah l'attaque personnelle quand on est à court d'argument, je me demandais quand ça allait tomber.
      Mon pauvre Intermittent... Encore un fort en gueule derrière l'écran...

      @ Anonyme28 juillet 2022 à 23:18
      Pas perse, mais c'est lié aux Achéménides, lors de la campagne de Darius 1er contre les Scythes qui pratiquaient l'esquive (et emmenaient leurs provisions, il s'agissait de nomades avant tout).
      Pour les Grecs jamais entendu parler mais tout est possible. Sur La guerre des Gaules, ça me parle en effet mais de mémoire c'était à la fin avec Vercingétorix qui a choisi cette tactique après ses premières défaites.
      Cela dit, vous avez raison, c'est plus ancien, mais les Russes ont été les 1ers à systématiser cette tactique à si grande échelle.

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    36. Les Russes ont été les 1er à systématiser la politique de la terre brûlée? Mouais. De mémoire, c’était largement pratiqué dans l’Antiquité. Il faudra que je jette un coup d’œil, mais il ne m’étonnerait pas de la retrouver chez les Hittites et les Égyptiens donc au IIème millénaire avant JC. C’est probablement vieux comme le monde (Néolithique). Faudrait aussi jeter un coup d’œil en Chine. Là aussi, cela me semble avoir été largement pratiqué.
      Sinon, nous sommes en total désaccord sur certaines analyses, donc sur ce qui en découle. Le Kremlin a une politique de « petits pas ». Si ça passe une fois, il ira plus loin la fois suivante. Clairement, les Pays Baltes étaient en ligne de mire. Donc nous (car membres de l’UE et de l’OTAN). Or, la solidarité n’est pas automatique. Une agression contre état membre oblige à une réaction. Mais pas à la guère. Et l’OTAN était en état de décomposition avancée. Donc Poutine comptait lâ dessus pour avancer ces pions. Cela n’a pas changé, mais a pris du retard. Ce type de personnage ne s’arrête que face à la fermeté. La leçon de 39 doit porter.
      Concernant les soutiens occidentaux, la GB ne faiblira pas, c’est mal les connaître de le penser. La référence historique est trop forte. Les Allemands ne sont pas fiables, à vouloir ménager la chèvre et le chou. Mais c’est un nain politique et militaire, qui doit plier quand il n’a pas le choix. Cf la visite en Ukraine. Et personne ne pourra accepter une frappe nucléaire tactique, ne vous en déplaise. Si la Russie tombe à cette extrémité, il faudra la punir de manière si forte que personne d’autre ne soit tenté de le faire. Donc, très probablement entrer en guerre. Soit dit en passant, vu l’état de l’armée russe, même les européens pourraient avoir des résultats. Mais les USA iront aussi dans cette perspective. L’alternative est trop lourde de conséquences. Si vous découvrez les Républicains et le courant isolationniste, ce n’est pas mon cas. Mais il faut bien comprendre qu’au nivaux des élus, la possibilité de se payer la Russie à moindre coût, ça n’a pas de prix. Surtout qu’il est nul. L’Ukraine devra payer les armes fournies, la reconstruction se fera avec des entreprises US, et l’UE achète du gaz US pour remplacer le russe, et achète des armes US en nombre. Le complexé militaire américain est ravi (et les électeurs des états où ils ont leurs usines, souvent des Républicains), comme le lobby pétrolier. Donc, on fine, la guère ne coûte rien. La seule limite, ce serait l’envoi des boys. Mais en cas d’attaque nucléaire, la situation est forcément différente.
      Soit dit en passant, une arme tactique cela peut être une arme de 5 kilotonnes, donc le tiers d’Hiroshima et Nagasaki, ou une bombe à neutrons. Il y aurait nécessairement des conséquences pour l’UE et la Russie (ne serait-ce qu’à cause de l’effet EMP).Mais l’intérêt ici est faible voire inexistant. On voit mal quelle cible militaire pourrait être visée. L’Ukraine n’a pas de flotte par exemple. Et elle ne va pas concentrer des dizaines milliers de soldats dans un seul au risque de se prendre des missiles russes.
      Effectivement, il y a un problème de munitions, d’où les réunions avec les industriels. Mais on risque de changer de type de guerre car les Russes aussi commencent à avoir des problèmes de ce côté.
      Ce qui semble clair c’est que les Ukrainiens ont un gros succès pour frapper la logistique russe et que l’inverse n’est pas vrai.
      Folker

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    37. Mon hypothèse s'inscrivait dans le cadre d'une offensive victorieuse ukrainienne. Ce qui implique de concentrer des troupes à un niveau assez massif sur un point du front. Point du front où se déroulerait la frappe (ou plus avant plus exactement si leur offensive réussissait au point d'amener à la destruction inéluctable des forces russes). Ils ne reconquerront pas leurs territoires à coup d'attaques isolées menées à l'échelle de 2 ou 3 brigades...
      En désaccord sur l'OTAN. Même en état de décomposition avancée, il y aurait eu forcément réaction.
      La GB, oui l'histoire tout ça. Mais leur armée est dans le même état que la notre... Quant au fait d'accepter ou pas une frappe nucléaire tactique, ce serait tellement inédit que personne ne peut prédire que la réaction occidentale sera ferme et tout. Vous avez raison sur le fond, la logique veut que l'on ne puisse accepter ça. Mais les guerres sont rarement logiques et mêmes nos dirigeants auraient la main qui tremble devant le bouton nucléaire. Ils tremblent déjà à la moindre manif alors bon...
      La guerre avec la Russie, oui vu l'état de l'armée russe, conventionnellement ça pourrait passer. Mais les Russes ne se laisseront pas écraser comme ça, et si pour éviter cela il leur faut employer le nucléaire, ils le feront sans hésiter, c'est dans leur mentalité. Le coté négociation et tout, ce n'est pas du tout leur truc, ils ont un coté assez "bourrin" pour ça. Rappelez vous les différentes prises d'otages faites en Russie. On a beaucoup reproché à Poutine de ne pas avoir négocié, d'avoir résolut tout ça en mode bourrin. Mais c'est justement la mentalité russe ! ça n'est pas propre à Poutine, pire il aurait entamé des négos avec les terros, la population lui aurait reproché. On le voit aussi précédemment avec l'exemple des otages soviétiques au Liban (où l'on n'a jamais vu une libération aussi rapide) à l'époque de cette guerre civile.
      Un autre exemple datant de l'époque soviétique : prise d'otage dans une prison moscovite (en 88 ou 89 si mes souvenirs sont bons). Le chef des flics disait que les prisonniers étaient inconscients, qu'en Russie le coté négociation à l'occidentale ça ne se faisait pas, que tout ça était la faute des films américains etc. Résultat : assaut de la prison, l'ensemble des prisonniers mutins y est passé et de mémoire 9 matons otages tués par ces derniers (égorgés à l'aide de cuillères aiguisées...)
      Tout est possible, une réaction occidentale ferme et tout. Mais l'époque actuelle où nos contemporains ont peur de tout jusqu'à leur ombre et sont individualistes comme pas permis laisse quand même sacrément entrevoir que la levée en masse comme un seul homme et le départ la fleur au fusil pour aller bouter du Bouriate juste pour les beaux yeux de l'Ukraine ne sera pas aussi aisée. Et quand je dis ça, je ne fais pas de reproche, c'est l'époque.

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    38. Un gros doute sur la terre brulée dans l'antiquité, surtout dans les guerres entre Hittites et Egyptiens. Les guerres de l'époque se déroulaient par des batailles ponctuelles et non par des guerres avec lignes de front. Surtout que concernant ces guerres moyen orientales le terrain des hostilités était des territoires vassaux de l'un ou de l'autre. qui passaient sans souci à l'ennemi à l'approche de son armée (et repassaient dans l'autre camp si la situation se retournait). Mais si vous avez des éléments, je suis preneur.

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  19. Les ukrainiens vont réussir à libérer l'oblast de kherson c'est certain. Ils poussent fort tous les jours, ciblent les ponts, centre de commandement avec les himars, mlrs, caesar etc ... les collaborateurs sont chassés par les renseignements ukrainiens. La population est prête à se soulever. Le mois d'août va être le mois,de l'effondrement de l'armée russe cantonnée dans l'oblast de Kherson. 700 000 ukrainiens sont en réserve...ils vont passer à l'action de manière massive dans les 30 jours qui viennent. Ukrainiens vous allez connaître la grande Victoire.

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  20. Les russes demontrent depuis 5 mois leurs faiblesses et lacunes. Ils finiront en engrais pour les champs d'Ukraine.

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  21. 08:18 Le Monde 28 07 2022

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    « La contre-offensive ukrainienne à Kherson prend de l’ampleur », estime le ministère de la défense britannique

    Dans son bulletin publié jeudi matin sur Twitter, le ministère de la défense britannique déclare que « la contre-offensive ukrainienne à Kherson prend de l’ampleur ». Le ministère ajoute :

    Leurs forces ont très probablement établi une tête de pont au sud de la rivière Ingoulets, qui forme la frontière nord de Kherson occupée par la Russie. L’Ukraine a utilisé sa nouvelle artillerie à longue portée pour endommager au moins trois des ponts sur le fleuve Dnipro sur lesquels la Russie compte pour approvisionner les zones sous son contrôle. L’un d’eux, le pont Antonivsky, 1 000 mètres de long, près de la ville de Kherson, a été endommagé la semaine dernière. L’Ukraine l’a encore frappé le 27 juillet 2022, et il est fort probable que le point de passage soit désormais inutilisable. La 49e armée russe est stationnée sur la rive ouest du fleuve Dnipro et semble désormais très vulnérable. De même, la ville de Kherson (…) est désormais pratiquement coupée des autres territoires occupés. Sa perte saperait gravement les tentatives de la Russie de présenter l’occupation comme un succès.



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  22. Nord Est Kherson il semblerai que le village de novopetrivka soit libéré https://twitter.com/WarMonitor3/status/1552696937715048449

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  23. Avancée vers yzium egalement à vérifier https://twitter.com/WarMonitor3/status/1552697794712010753

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  24. Goetz28 juillet 2022 à 20:59

    Désolé de vous contredire mais les USA sont en train de sécuriser le côté chinois pour préserver leurs capacités d'intervention contre la Russie en Ukraine : 3h de négociations sino-américaine cet après-midi pour régler différents points économiques et Taiwan.

    La guerre coloniale russe en Ukraine est une trop grosse opportunité pour les USA de se débarrasser de leur ennemi héréditaire a peu de frais.

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    1. (ne soyez pas désolé, la contradiction est le principe de la disputatio ;-)
      Il ne s'agit pas de négociations mais d'un simple coup de téléphone Biden/Xi Jiping qui a duré 2 heures. C'est le 5ème coup de fil entre les 2 depuis l'arrivée au pouvoir de Biden...
      Et rien n'a été décidé sur ce coup de fil (les Ricains ne donnent d'ailleurs aucun détail sur le contenu de cette conversation).
      Il faudra voir avec la visite de Pelosi à Taïwan, c'est là que l'on aura un "signe" des relations entre les 2 pays.

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    2. "Et rien n'a été décidé sur ce coup de fil (les Ricains ne donnent d'ailleurs aucun détail sur le contenu de cette conversation)." Si aucun détail n'a été donné, d'où vient l'info selpn laquelle rien n'aurait été décidé ?

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    3. Maison Blanche. Mais ils n'ont donné aucun détail.

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    4. Compte-rendu de la discussion Biden-Xi de cet après-midi publié sur le Financial Times il y a trois heures :
      https://www.ft.com/content/c8fc6efa-5429-4873-92c0-aae1134c7a14

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    5. Désolé, article payant.
      Mais le titre ne semble pas vraiment montrer un réchauffement des relations ;-)
      De ce que j'ai pu lire ailleurs (apparemment ce sont les Chinois qui ont donné la teneur de la conversation), Biden voulait juste s'assurer que la ligne téléphonique serait toujours ouverte en cas de montée des tensions, que Trump a fait n'importe quoi sur les tarifs douaniers mais qu'aucune décision n'a été prise là dessus.
      Quant à Xi, il aurait dit à Biden de ne pas jouer avec le feu sur Taïwan, que celui qui s'y essaye se brule toujours et qu'il espère que les Américains comprennent parfaitement son message...
      On a vu plus cordial quand même ;-)

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    6. citation :
      Quant à Xi, il aurait dit à Biden de ne pas jouer avec le feu sur Taïwan, que celui qui s'y essaye se brule toujours et qu'il espère que les Américains comprennent parfaitement son message...

      Vous étiez présent ? Vous affirmez beaucoup mais vous ne prouvez rien ...

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    7. A propos, Goetz...ça me dit quelque chose...mais oui bon sang mais c 'est bien sûr ! la 17 ème...vous croyez qu avec un pseudo pareil on va vous prendre au sérieux ? vous pouvez dire que le feu brûle, on ne vous croira pas ...

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    8. Il y a pas mal d'articles en ligne reportant cela. Si je vous dis qu'il a fait beau aujourd'hui, il vous faut la référence du site météo peut être ?
      Tapez le titre de l'article du Financial que vous avez donné (entre nous, donnez comme source un article payant, hum..) ou en français "Xi avertit Biden de ne pas jouer avec le feu" et vous verrez, surprise, plein d'articles qui en parlent.
      Je sais que vous y arriverez, j'ai foi en vous.

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    9. Inutile de la jouer réductio ad hitlerum, c'est mon nom, contrairement à d'autres qui postent en "anonyme" si l'on voit ce que je veux dire.. Origine alsacienne si l'on veut tout savoir (et me semble qu'en allemand il n'y a pas de "e" et des trémas sur le "O")

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    10. Correction : le "oe" signifie "ö" partout et tous les Allemands le savent.

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    11. Mais mon nom s'écrit ainsi et ne parlant pas un mot d'allemand...

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    12. Goetz est un nom assez répandu en Alsace, qui est encore ...francaise, si je ne me trompe ;-)

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  25. Von Berlichingen est par hérédité fasciné par la résilience du peuple russe mais ce n'est pas le peuple russe qui se bat contre l'Ukraine puisque Poutine n'ose pas lancer la conscription.
    Les Wagner sont trop impliqués dans les exactions pour se retourner contre l'employeur comme ont pu le faire les lansquenets. Mais leur motivation est quand même de vivre un jour confortablement, sans plus.

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    1. Merci pour la référence, mais Goetz est mon véritable nom...

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    2. Je précise que pour vivre après la guerre il faut un espace légal qui les accepte, les lansquenets . Poutine a l'âge où tout être humain a envisagé sa propre mort, il peut être tenté de vitrifier le continent où personne ne le craint plus. Mais ceux qui ont combattu d'une façon ou d'une autre pour lui ne seront pas de cet avis.

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    3. Goetz est un prénom surtout, non ?
      HM

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    4. Pas dans mon cas.
      Bravo en tout cas pour la référence aux lansquenets, j'adore :-)

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    5. Il y en a une autre de référence ...levez le bras gauche !

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    6. Dommage, vous vous rabaissez...

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    7. le 23h34, je n'y suis pour rien. Mais vous jouez la partition défaitiste ce qui est désagréable...
      HM

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    8. La partition réaliste.
      Vous êtes nombreux à vous monter le bourrichon. Je ne fais juste que ramener à la réalité. Mais tout ce barouf pour une simple hypothèse dans le cadre d'un scénario extrême (1) émise en réaction à un post de je ne sais plus qui, ouche... Les fils de commentaires de ce site sont du même niveau que Stratpol ou autre site pro russe où l'on vous explique que la Russie est sur le point de gagner la guerre, que l'Ukraine va se prendre la rouste de sa vie incessamment sous peu, que tout ça c'était prévu, pause opérative et tout etc.
      Les intervenants qui ici ne cessent de clamer que Poutine est fou, que c'est le diable et tout se montrent par ailleurs illogiques : s'il était vraiment ça, alors l'hypothèse de l'emploi de nucléaire tactique de sa part collerait au portrait qu'ils en font...
      Je passe sur les insultes et autres, elles ne font que rabaisser leurs auteurs. Ceux là même qui se piquent de démocratie, dialogue et tout....

      (1) auquel je ne crois pas, à mon humble avis ce conflit va se geler suite à l'épuisement mutuel des belligérants.

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    9. "Je ne fais juste que ramener à la réalité." Vous avez des infos fiables sur la réalité de ce qu'il se passe sur le terrain ? Si oui, partagez, partagez !
      "à mon humble avis ce conflit va se geler suite à l'épuisement mutuel des belligérants"
      Ah ben non, en fait vous êtes comme tout le monde ici, vous essayez d'entrevoir ce qu'il pourrait se passer, vous faites des hypothèses, vous extrapolez et interpolez... La seule différence avec les autres, c'est que vous vous sentez infiniment supérieur...

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  26. Sécuriser, plus facile à dire qu’à faire ... Prenez vous les chinois pour des imbéciles? Ils n’ont aucun doute à avoir quant aux intentions de l’empire occidental à leur égard. D’ailleurs, le roquet britannique a imprudemment vendu la mèche.
    La Chine ne peut pas se permettre de laisser la Russie s’effondrer.
    Mais elle s’engagera le moins visiblement possible. Je ne crois d’ailleurs pas trop à un effondrement russe, mais on ne peut évidemment pas l’exclure, au vu de leurs difficultés. Par contre, ils sont loin d’avoir utilisé à fond leur capacité de nuisance. En matière de prolifération nucléaire par exemple.
    J’en profite pour exprimer mon dégoût devant la stupidité des déclarations gouvernementales françaises qui ressemblent à celles des pantins de Bruxelles. Ukrainiens et polonais ont en cette matière l’excuse de leur traumatisme historique (qu’ils entretiennent d’ailleurs un peu trop), mais en France, on ne devrait pas se laisser aller comme ça.
    Durant

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    1. Durant , vos rodomontades déguisées en argumentations rationnelles ne trompent personne ici sur le fait que vous êtes un propagandiste agissant pour le compte d une Russie criminelle et brutale ...vous vous payez d 'ailleurs de mots et si vous croyez que vos sophismes, vos glapissements et l outrance de votre vocabulaire puissent influencer ici quiconque a un peu de raison,c 'est à dire tout le monde sauf vos consorts en trolling, vous fourrez le doigt dans l oeil jusqu au coude.

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    2. Durant , réveillez-vous nous sommes en 2022 pas en 1950 : les chinois constatent que ''l'empire occidental'' comme vous dites est leur meilleur client, et, les chinois ne sont pas des imbéciles, ils ne vont donc pas se fâcher avec leur meilleur client alors que la Russie au final n'est qu'un fournisseur qui en plus n'a pas tenu ses engagements concernant les Nouvelles Routes de la Soie laissant les chinois le bec dans l'eau et puis il y a aussi la tentation d'extension de la Chine vers les terres sibériennes .
      En ce qui concerne la géopolitique votre logiciel nécessite une mise à jour urgente.

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    3. La Chine a déjà laissé tomber la Russie comme une vieille chaussette : il y a deux mois, la Chine a refusé de vendre des drones à la Russie.

      Les russes n'utiliseront pas l'arme nucléaire en Ukraine car et d'un ce n'est pas dans leur doctrine militaire, et de deux le circuit décisionnel comprend l'armée russe qui a d'ores et déjà indiquée qu'elle refuserait, et de trois personne pas même les russes ne savent vraiment où ils en sont avec leurs armements nucléaires mal entretenu et peut être vendu en sous-main à l'Iran ou à d'autres.

      Et puis il n'y a pas que le nucléaire, il y aussi le chimique : et les russes ne l'ont pas utilisé en Ukraine, les bombes au phosphore ce n'est pas une arme chimique, par peur d' étendre le conflit.
      Alors s'ils n'ont pas utilisé le chimique, ils n'utiliseront pas le nucléaire.

      Arrêtez un peu de nous prendre pour des truffes, et je reste poli ...

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    4. Avec les troubles à Hong Kong, le soutien aux islamistes Ouighours... vous croyez qu’ils n’ont pas compris ce qui les attend si la Russie tombe?

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    5. ''Avec les troubles à Hong Kong, le soutien aux islamistes Ouighours''

      Tenez vous au moins informé, ces problèmes ont été réglé par Xi.
      Les chinois se moquent impérialement de la Russie, que la Russie tombe ou pas , la Chine tirera toujours ses marrons du feu.
      Il faut être russe ou pro-russe pour ne pas le comprendre ...

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    6. citation :
      leur traumatisme historique (qu’ils entretiennent d’ailleurs un peu trop).

      Les polonais se souviendront toujours des massacres de Kathlin (15000 soldats assassinés par les Russes).

      Vous avez peut être un Alzheimer idéologique, mais les pays envahis par les Russe après le deuxième guerre mondiale ont une très bonne mémoire.

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  27. N’oubliez pas la Pologne qui est en train de s’équiper d’une armée énorme. Je ne les vois franchement pas rester l’arme au pied en regardant leurs voisins ukrainiens se faire atomiser par un Poutine aux abois.
    En l’état actuel des choses, je ne vois vraiment pas la Russie utiliser du nucléaire en Ukraine. Cela se retournerait contre elle.

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    1. Utiliser l arme nucléaire dans un conflit régional serait un aveux de faiblesse. De plus ce serait une opération extrêmement risquée. Du point de vue politique, si les Etats unis et l europe admettent que l on peut utiliser des armes tactiques pour gagner un conflit, alors ils sont finis. Ce serait admettre que demain, la russie qui est un nain au plan naval, peut bousiller un groupe de porte avion américain avec une tête tactique, par exemple. L utilisation d une tête nucléaire, entrainera une riposte de même niveau, immanquablement.Et entrainerait un conflit généralisé. Avec des risques énormes d escalades, les vecteurs pour l envoi du nucléaire sont aussi utilisé pour des charges conventionelles, comment savoir si le kinjal est nucléaire ou non? frappe préventive? ou attentisme? Si frappe préventive, alors il faut qu elle soit massive. Nous avons tissé ce piege depuis 70 ans, us, europe, urss, chine, tout est verrouillé. L utilisation du nucléaire tactique est un simple concept, mais si on passe aux nucléaire, alors la russie nous mets aux abois, et c est le politique qui prendra la décision, et a mon avis ce sera la riposte. Donc, les russes n ont pas vraiment cette option. Tout au plus Poutine peut il l agiter, pour influencer les craintifs et les trop perméables a son idéologie.

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  28. @jph Vous devriez tout de même comprendre qu’une frappe tactique sur un corps de bataille ukrainien n’a rien à voir, du point de vue états-unien avec une frappe sur leurs propres troupes. La réaction militaire serait nécessairement très mesurée, même si vous souhaiteriez le contraire.

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    1. "La réaction militaire serait nécessairement très mesurée, même si vous souhaiteriez le contraire." : que mettez-vous derrière "très limitée" ? Ça n'a pas besoin d'être nucléaire.

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    2. oui et non. Une frappe nucléaire, reste une frappe nucléaire. Si vous ne pouvez plus avec certitude savoir si les missiles que les russes envoient, sont ou pas conventionnels, alors vous entrez dans une autre dimension. Vous vous retrouvez face a un état qui en cas de conflit avec vous n hésitera pas, a utiliser le tactique en premiere intention, contre vos forces, en gros si vous ne ripostez pas, vous lui accordez un avantage potentiel redoutable en cas de conflit futur, ce qui au vu du discours de Poutine , n est pas une possiblité a écarter.

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    3. ps: mon désir est que personne n utilise le nucléaire... C est la clé de voute de sa gestion depuis 70 ans, on les fabrique pour ne pas avoir a les utiliser.

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    4. Une autre dimension, c'est exactement ça. Ce serait inédit et personne ne peut avec certitude prévoir ce qui se passerait. Mais subodorer oui. Quand on voit par chez nous que l'on n'ose même pas fermer des mosquées islamistes (et je dis bien islamistes, qu'on ne me fasse pas dire etc) malgré les attentats, et que celles qui l'ont été l'ont été sous de fallacieux prétextes relatifs à la réglementation ERP, genre il n'y a pas assez d'extincteurs etc. ça ne peut que montrer une image de faiblesse à l'extérieur, dont les Russes.

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    5. Goetz28 juillet 2022 à 23:29

      Puisque vous avez si peur de l'utilisation de l'arme nucléaire pour Poutine qu'est ce que vous faites ici au lieu d'être en train de construire votre abris anti-nucléaire ou de demander la nationalité suisse puisqu'ils ont là-bas autant d'abris anti-nucléaire que d'habitants.
      Laissez donc les faibles français se faire détruire comme ça vous pourrez reconstruire votre fabuleuse société Orwellienne sur nos cendres ...

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    6. Anonyme28 juillet 2022 à 23:48

      Je vois qu'ici on se branche très vite sur le registre de l'attaque personnelle.
      Qui vous parle de peur ? J'ai assez fait preuve de courage dans ma vie pour ne pas avoir besoin de devoir le prouver à de vieux cons frustrés passant leur temps à se la jouer va t-en guerre sur le net, mais avec la peau des autres bien sur, car ils ne se montrent pas si enthousiastes pour rejoindre les légions internationales en Ukraine...
      Il se trouve que je connais un petit peu la mentalité russe : la violence est inhérente à leur société, ils ne sont pas dans l'esprit "dialogue" et autre sans kouillisme qui a cours par chez nous. Un coté pouvant paraître bravache à nos yeux mais eux par contre ils s'y tiennent...

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    7. @Goetz
      Je ne vois pas où vous voulez en venir. Que la mentalité russe soit différente, ok. Et alors? Cela montre juste que la ligne Macron-Scholz-Draghi vers un plan de paix négocié était illusoire. On l’a assez dit ici. Mais donner sa chance aux négociations n’est pas être faible. C’est être civilisé. Vous commettez la même erreur d’analyse que Poutine ou Hitler. Les démocraties ne sont pas faibles.

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    8. Citation :
      "que l'on n'ose même pas fermer des mosquées islamistes"

      Je ne savais pas trop où vous situer idéologiquement. Maintenant, je sais ....
      VOus faites partie de l'extrême-droite pro-russe, ce qui explique votre discours complétement déconnecté de la réalité.

      Vous tombez mal, un prédicateur islamiste est en cours d'expulsion pour propos haineux et antisémites.
      D'autre part, je vous confirme que des mosquées ont bien été fermées pour ce motif.

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  29. Dépôt de munitions Russe..: https://t.me/killpukin/9609

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  30. L'article du Colonel Goya est trés détaillé, précis et objectif comme d'habitude... Je le trouve plutôt pessimiste sur les chances de contre-attaques Ukrainiennes. Le rapport de force semble en effet tres défavorable pour une attaque massive. Je me pose donc une question :
    Où sont les réserves ukrainiennes ?
    Visiblement pas dans les unités repérées sur le front.
    Pourtant on sait que l'Ukraine a mobilisé environ 700000 hommes.Admettons qu'il n'y en ai que 100000 plus ou moins formés et utilisables en unités de première ligne.
    ça fait quand même du monde, alors qu'on parle d'unités totalisant 20000 hommes de part et d'autres du front.
    Où sont les chars ?
    270 T-72 M1 ont été livrés par la seule Pologne, il n'y a à ce jour aucune image de destruction d'un de ces chars sur Oryx. Donc ils ne sont pas engagés.
    Où sont les environ 400 M113 reçus ?
    là encore, aucune preuve de destruction sur Oryx.
    Il y a dans ce que j'ai cité de quoi équiper plusieurs brigades blindées ou mécanisées... Où sont elles ?
    N'y a t'il pas de quoi dynamiter le front avec tout ça ?
    ou alors le déficit d'artillerie annihile la capacité d'utiliser toutes ces forces ?
    - Brennos

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    1. Les 700000 hommes il faut aussi les armer, l'équipement léger disponible fait aussi partie du problème je pense. Tout comme le rapport de force dans l'artillerie et l'appui aérien explique certainement la prudence dans l'utilisation du matériel que vous mentionnez. L'EM ukrainien ne veut sans doute pas griller les atouts dont il dispose sans au minimum une bonne certitude dans la réussite des opérations lancées.

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    2. Il y a aussi le délai de formation. Apprendre à être efficace avec un char ou un obusier, ne pas le casser bêtement, le coordonner avec les autres unités... Ça prend plusieurs mois, minimum, pour des personnes sans expérience militaire. Et il faut former les logisticiens et mécaniciens aussi. Sans compter la formation militaire de base. Ça ne m'étonne pas plus que ça que le gros de la réserve ne soit pas encore sur le front. Raccourcir outre mesure ce délai, c'est envoyer de la chair à canon, c'est user et sacrifier inutilement du matériel, c'est augmenter le risque de tir ami...
      TL

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    3. Le site Oryx recense 3 T-72 M1 détruits et capturés. Pas de M113, en revanche.
      Mais on sait que les pertes ukrainiennes sont très sous representées (d'un facteur 2, comme l'estime le col. Goya? On est dans l'estimation à la grosse louche). Mais il est vrai qu'une photo de M113 détruit ou capturé aurait probablement fait son chemin sur Internet, ce genre d'engin étant atypique sur ce terrain et une bonne occasion de fustiger le grand Satan US.

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    4. @Lysandre et Anonyme 09:17
      Il est probable que l'équipement fourni va d'abord servir à reéquiper les unités existantes, les plus aguerries.
      D'autre part, il ne faut aucune formation particulière a un tankiste pour utiliser un T-72 M1. Pour un M113 non plus. S'il faut former des mécanos pour le second, c'est rapide: l'engin est rustique et quelques jours suffisent à apprendre ses spécificités.

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  31. Ce que montre cette guerre, c’est qu’en cas de conflit ouvert avec l’otan, par exemple en cas d’attaque polonaise et balte, en soutien de l’Ukraine, la Russie ne peut résister avec son armée conventionnelle. Elle aurait donc le choix entre se soumettre ou utiliser ces armes, que ( faut-il encore le rappeler? ) le président Truman a employées en vue de hâter une victoire qui pourtant n’était plus douteuse, sans que cet acte ait jamais dû faire l’objet d’excuses. Harry Truman est toujours honoré comme un des grands défenseurs de nos démocraties... enfin, sauf au Japon évidemment. Alors, il ne me parait nullement invraisemblable de penser qu’un président russe vienne à les employer dans son arrière cour (backyard).

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    1. aaah, j attendais l argument. Qu un président américain ait utilisé une arme mal connue en fin de conflit, que les USA étaient les seuls a posseder contre une nation qui n avait aucun moyen de riposte et aucun alliés pour le faire; vous donne la conviction que les choses n ont pas changé, et que le risque pour poutine est le même que pour Truman? 3 générations d européens et d américains ont payé des impots pour fabriquer ses saloperies en tablant que cela éviterait qu un despote ne tente de les utiliser, et hop, on va balancer la dissuasion nucléaire d un coup. Vu que c est l arriere cour des russes, alors, ca change tout.

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    2. La dissuasion vaut pour nous. Ça ne se prête pas, ces choses là. Fort heureusement.

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    3. Argument montrant surtout une méconnaissance totale de la seconde guerre mondiale dans le Pacifique ou un lavage de cerveau du soft power russe au choix.

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    4. l ukraine est a ma connaissance, le seul pays au monde, qui, possedant l arme nucléaire, s en est totalement séparé en échanges de garanties. Ne voyez vous pas le précédent catastrophique pour la sécurité mondiale et le principe de dissuasion si il n y avait pas de riposte en cas d attaque atomique? Ce ne sera pas une option militaire, mais un choix politique. Riposter par une bombe tactique serait moins désastreux que de laisser impuni. Donc ce n est pas une option pour Poutine.

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    5. Même la chine verra d un mauvais oeil une utilisation même limitée du nuclaire. Quand on a 3 voisins qui sont des puissances nucléaire, dont un , le coréen du nord, qui n est pas réputé pour sa sérénité et sa grande lucidité d esprit, je doute qu on se réjouisse de voir le tabou du nucléaire levé, fut-ce partiellement.

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    6. Le principe de dissuasion vaut pour notre territoire ou nos intérêts vitaux. L’Ukraine n’en est pas un. La dissuasion vaut entre puissances nucléaires. Seulement elles.

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    7. @ Anonyme29 juillet 2022 à 00:07
      Vous avez parfaitement résumé

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    8. Vous avez tort, puisque la dissuasion peut aussi valoir pour les alliés. Cf le traité GB avec la Finlande et la SUÉDE. Et il va de soit que dans l’UE, la dissuasion française couvre tous les membres.
      Le problème n’est pas ce que dise les textes, mais les conséquences de l’utilisation du nucléaire. C’est ces conséquences qu’une utilisation en Ukraine obligerait les Occidentaux à réagir pour qu’elle ne se renouvelé pas.
      De la même manière que faire gagner l’Ukraîe, c’est éviter des guerres ailleurs, par exemple à Taïwan.

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  32. "Impact de feu" sur 24h, il me semble qu'il y en a pas mal sur les position Russe non ?
    https://firms.modaps.eosdis.nasa.gov/map/#m:advanced;d:24hrs;@33.5,46.6,8z

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    1. ...les positions...

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    2. Impact de feu ?
      C'est quoi tous ces points rouges en Russie ?
      Des feux de forêts ?

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  33. AVIS A LA POPULATION

    Ce soir comme chaque fois que monsieur Goya publie un billet sur la guerre coloniale russe en Ukraine, les trolls russes et les idiots utiles viennent diffuser leur propagande pro-russe.

    Ce soir comme ils n'ont plus vraiment d'arguments, l'angle d'attaque est l'utilisation par Poutine de l'arme nucléaire et/ou la faiblesse de notre démocratie française qui va s'effondrer sous les coups de buttoir des alors au choix islamistes, LGBT, immigrés ... etc. je présente par avance mes excuses à ceux que j'ai oublié.

    Ils sont payés à la ligne, ou pas s'ils sont des idiots utiles ce qui à mon avis est pire, ne veulent pas réfléchir deux secondes aux imbécilités qu'ils écrivent et repartent au bout de quelques heures comme des étourneaux vers d'autres blogs.

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    1. Vous avez oublié les citoyens pleutres et apathiques, qui dans leur grande majorité veulent bien laisser crever les ukrainiens du moment qu'on ne touche pas à leur petit confort.

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  34. Question sans doute sans réponse pour l'instant. Depuis une ou deux semaines je vois de nombreuses anomalies thermiques détectées par FIRMS à l'ouest de Melitopol, en plein champs. Je pensais à des feux de cultures allumés par les Russes, mais d'après les discussions récentes ça pourrait aussi être le résultat de la contre-artillerie ukrainienne. Cela vous semble t-il crédible, sachant que cela signifierait que ça tape jusqu'à 130 km des lignes ukrainiennes ? Donc ce ne seraient pas les Caesars, et pour les Himars j'en suis resté à une livraison de roquettes d'une portée de "plus de 80 km". Frappes aériennes ?

    TL

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  35. Allez, je vais répondre pour une fois.
    Je sais bien que la plupart de ceux qui se sont en quelque sorte appropriés ce blog sont des supporters aveugles du régime ukrainien, qu’ils ne changeront jamais d’avis, qu’ils ont tendance à prendre leurs désirs pour des réalités, à voir des agents russes partout.... bref, qu’ils sont indécrottables et mon intention n’est nullement de tenter de les décrotter. Mais comme les articles du colonel Goya sont fort intéressants, Durant et Durand ne sont certainement pas les seuls à le visiter de temps à autre. C’est à l’intention du visiteur épisodique libre de préjugés que je m’amuse à rédiger de temps en temps une petite note.

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    1. :-))
      C'est clair qu'ici si l'on remet en cause que l'armée ukrainienne est sur le point de prendre Moscou dans les heures qui viennent et que l'on doute que nos dirigeants et compatriotes sont bien évidemment prêts à se lever en masse pour aller bouter poitrine au vent l'affreux Bouriate hors d'Ukraine ou à engager une guerre nucléaire le plus sereinement possible...

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    2. @Goetz : "ou à engager une guerre nucléaire le plus sereinement possible..." : Personne n'a dit ça, justement. Par contre qu'une attaque de ce type côté russe entrenerait de fortes réactions, conventionnelles, oui.

      D'autre part les Ukrainiens eux-mêmes ont précisés qu'ils veulent des armes, pas un soutien en combattants. C'est le minimum qu'on puisse faire, mais nous sommes déjà en désaccord là-dessus.

      4 Himars supplémentaires avec les munitions, vu la portée du bidule, ce n'est pas anecdotique.

      Bonne journée.

      TL

      Et enfin : https://deepstatemap.live/

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    3. Désigner l'aveuglement des autres sans préciser sur ce quoi vous estimez qu'ils se trompent, voilà qui est bien pratique pour éviter d'être contredit.

      A Goetz: étant donné qu'aucun commentaire ne mentionne cela, vous voilà tombé dans la paresse intellectuelle consistant à travestir les propos des autres pour mieux les réfuter.

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    4. Citation :
      " l'on remet en cause que l'armée ukrainienne est sur le point de prendre Moscou"

      Sophisme de l'homme de paille ...

      Je ne connais personne sur ce site clairement pro-ukrainien qui ait mentionné ce grossier mensonge à part les quelques pro-russes arrivant par hasard et généralement repartant aussi sec sur des blogs ou la logorrhée pro russe est dominante (LCI par exemple).

      Pour avoir bagarré sur un autre site contre les mêmes arguments, à savoir l'usage de la force nucléaire tactique par les Russes, je confirme que les militants pro-russe n'ont guère d'imagination, ne citent aucune source à l'appui de leurs dires et se comportent comme des perroquets .....

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  36. Les tirs ukrainiens sur les ponts du Dniepr m'ont poussée à mieux regarder la carte.
    Première vue : un front où l'attaquant que je souhaite vainqueur n'est pas assez puissant pour réussir
    Le topo de Pithiviers (je crois) sur les coups bien placés sur les piles du pont m'ont remonté le moral (atteint par le réalisme du colonel) et je vois des troupes russes coincées entre un ennemi qui est chez lui et un fleuve qui relègue la Loire au rang de petite rivière et qui empêche désormais de recevoir des renforts matériels issus d'une zone conquise récalcitrante. Du coup, même les troupes de choc russes peuvent envisager d'être contraintes un jour de franchir le pont de l'ouest vers l'est à pied, et le trouver bien long, ce pont de Kherson ou un autre. Soulagement. je ne vois plus sur la carte une avant-garde poutinienne mais une poche menacée.
    merci à celui qui a fait le topo plus haut sur les dégâts ciblés sur les ponts.
    HM

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  37. Les russes ont atteint ce soir le nombre de 900 tanks perdus (confirmés visuellement sur Oryx) bravo pour cette performance !
    Ils ne sont plus loin des 1000 VCI perdus, ni des 5000 matériels au total…
    Avec disons, une moyenne de 3 hommes perdus par véhicules, ça fait déjà 15000 morts tout ça… auxquels il faut ajouter les fantassins, les tues dans des baraquements ou dépôts etc…
    Il faut aussi raisonnablement multiplier les pertes prouvées par 1,5 pour avoir le nombre réel…
    Oui les pertes doivent commencer à peser même pour la Russie.

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    1. L'amateur d'aéroplanes29 juillet 2022 à 02:55

      Attention. Beaucoup de véhicules abandonnés dans la liste, pas détruits.

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  38. https://www-understandingwar-org.translate.goog/backgrounder/russian-offensive-campaign-assessment-july-28?_x_tr_sl=auto&_x_tr_tl=fr&_x_tr_hl=fr&_x_tr_pto=wapp

    Points clés à retenir

    Les forces russes dans l'oblast de Donetsk cherchent probablement à capitaliser sur les récents gains territoriaux marginaux autour de Bakhmut et pourraient déprioriser les efforts pour prendre Siversk.
    Les forces russes ont mené des assauts terrestres limités au nord-ouest de Sloviansk et au nord-est et au sud-ouest de Bakhmut.
    Les forces russes pourraient intensifier leurs opérations offensives autour d'Avdiivka pour réduire les frappes ukrainiennes dans et autour de la ville de Donetsk.
    Les forces russes pourraient établir les conditions d'une reprise des opérations offensives vers la ville de Kharkiv.
    Les forces russes ont tenté une offensive terrestre limitée sur l'axe sud, mais risquent de subir des pertes territoriales dans l'oblast de Kherson.
    Les forces russes tentent de préserver leurs lignes de communication terrestres sur le fleuve Dnipro reliant la ville de Kherson aux zones arrière de l'est de l'oblast de Kherson.
    Le Kremlin a poursuivi ses mesures pour compenser les pertes d'officiers et de main-d'œuvre en Ukraine.
    Le Kremlin continue d'institutionnaliser ses administrations d'occupation dans les parties occupées de l'Ukraine pour se préparer à de faux référendums, à l'annexion et à l'intégration à la Russie.
    Les forces d'occupation russes continuent de faire pression sur les civils ukrainiens dans les zones occupées pour qu'ils utilisent des roubles et des passeports russes et fréquentent des écoles dirigées par des Russes, créant ainsi les conditions d'un contrôle social à plus long terme dans les territoires occupés.

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  39. Bonjour tout le monde, personnellement la situation à kerson ne me surprant pas après tout si il avait été facile de reprendre le sud de l'Ukraine il ne serait pas occupé actuellement ( en partie oui je sais). Cel dit le cloisonnement de l'information coté ukrainnien me parait étrange puisque en terrain ouvert il doit être difficile de toute façon de dissumuler leur progrssion à leur ennemie. Cela dit cela vient peut être de la lenteur du prossessus, ainsi que des contre russe reprenent et perdant régulièrement des villages. Au vue de la situation décrite par le colonnel goya cela dit ils sembles que la reprise d'une des deux rive du fleuve soit assez probble, bon au vue de la vitesse les ukrainnien risques de perdre autant de terrain de terrain dans le dombass qu'ils en gagne dans la zone de Kerson mais en soit si on se fit au information des livraison des armes de leur allier, les Ukrainien augmente leur couverture anti-aérienne ce qui implique de plus en plus d'espace de main d'oeuvre que se soit pour leur char ou leur aviation. Cela dit au vue des cout en munition une contre batterie par himar me semble plus symbolique que pratique, un missile détruisant un dépots de munition c'est très efficasse; mais deux missile pour détruire un canon d'artillerie cela l'ai beaucoup moins. Le plus simple c'est de couplér l'aide militaire occidental à une production locale beaucoup moins performante mais pouvant être plus massive et de fait compensée par le nombre. Ce que les russes tentes d'empêcher par tout les moyens en tirant sur tout ce qui bouge ou presque. Cela dit comme ils est quasi impossible de détriure tout les stocks russes à distance, bombardez les infrastructure Ukrainnienne risque d'être loin d'être suffisant pour stopper leur effort de guerre. Fabrication dans différentes usines, productions dispersés voir directement envoyer sur les lignes de front... sans comptée les cibles non- militaire qui sont clairement du gachie de munition,, ne font que noircir l'image de la russie tout en usant ses stocks et alimentant la résolution des Ukrainniens à vaincre... Cette guerre ne fait que commencer, mais si une résolution rapide marangerais moins de mort et de gros potentiels commerçiaux avec l'Ukraine voir avec la russie si c'est dirigeant cesse de jouée au gamin capricieux et déraisonnables qui croit qu'il suffit d'utilisé la force et la peur pour avoir raison tout en pensant que le mensonge les autorise à faire ce qu'ils veulent...Salutation, Ludovic Melin.

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    1. Bonjour Ludovic
      Pour le tir de contre batteries, en dehors de Himars, il y a les canons longue portée fournis par l'occident, CAESAR, PzH2000, M777. Ces canons sont capables en plus de MRSI (Multiple Rounds Simultaneous Impact, les obus sont tirés à la suite les uns des autres, mais arrivent simultanément sur la cible, l'ennemi n'etant pas alerte par l'arrivee d'un premier obus, il n'a pas le temps de se mettre à couvert, ce qui augmente considerablement les dégâts).
      Même l'artillerie classique peut faire du tir de contre batterie. Pour être efficace, il faut une supériorité locale, des moyens de détection (radars et drones) et de la méthode.

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  40. L'argument du nucléaire est de retour, tous aux abris ! un peu de sérieux, avant la frappe nucléaire la première étape serait la mobilisation générale pour contrer une menace "existentielle" ... et déja cette mobilisation on en est bien loin. Il suffit de voir comme les Russes se tordent l'esprit pour recruter et éviter cette MG qui pourrait être mal perçue dans l'ouest russe

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    1. A l'ouest de l'Oural j'entend * parmis la population russe la plus éduquée

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    2. La mobilisation générale est quasiment exclue par Poutine.

      Il sait que l'exode des jeunes russes ne voulant pas faire leur service militaire ou utilisant tous les moyens légaux pour y échapper est très important dans les grandes villes russes de l'Ouest.

      Pour mémoire le Kazkhstan a même ouvert un site Internet pour inciter les jeunes russes diplômés à venir dans ce pays ....
      L'exode est estimé entre 150 000 et 300 000 personnes au mois de mai. La conscription serait fatale à la démographie russe déjà bien entamée et ce même avant la guerre.

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  41. https://twitter.com/TCG_CrisisRisks/status/1552878979073208321 (lire tout le fil, pas que le premier tweet)

    C'est un jeu de chaises musicales, les russes avancent ici, et reculent là.
    Le point qui m'inquiète : les Russes bombardent plus de cibles militaires, ce qui pourrait avoir un impact stratégique à moyen terme.
    Le point qui me rassure : les endroits ou les Russes peuvent encore bombarder à loisir sont de moins en moins nombreux. Tous localisés dans le Donbass - là où la logistique est naturellement la plus facile pour eux, et la plus difficile à démolir pour les ukrainiens.

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  42. une rumeur a enflé dans la nuit concernant la reprise par les ukrainiens du village de Vysokopillya .. je n arrive pas à recouper l info.... si cela est confirmé c 'est un repli de près de 8km sur le front au nord de kherson... l 'axe sud est devenu une priorité pour les UKR

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    1. C'est juste à coté de novopetrivka. qui a été annoncé comme libéré aussi. Et c'est Là que la fameuse tentative d'encerclement des russes avait échoué si je ne m'abuse. ce serat un bon signe.

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  43. j'avais un peu quitté ce blog ces derniers jours, et je vois que la soirée a été animée. Goetz a fait un peu de boxon, ce qui aurait pu être interessant, mais malheureusement, l'objectif n'était pas de faire avancer le schmilblick...En fait dans toutes ses interventions, je ne sens que l'odeur du défaitisme, celui qui justifie de ne rien faire. Celui de 1936, celui de 1938, celui de la drôle de guerre, celui de l'armistice de 40, ce monument d'indignité. Seuls ceux qui se sentent proche de l'agresseur peuvent tenir ce genre de propos. Je crois que ceux qui ici espèrent la victoire de l'Ukraine ne sont pas tous naifs et savent la difficulté de la situation. On peut être réaliste et résolu, tenir sur ses valeurs et soutenir le combat de ceux qui choisissent la démocratie contre les dictateurs. Se convaincre et vouloir convaincre les autres que tout est perdu c'est faire preuve d'une étrange mentalité.
    Fritz

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    1. Je n'aurais pas dit mieux.
      Je reconnais bien volontiers que le tropisme ukrainien est dominant ici, mais le doute raisonnable est toujours de mise quand à une victoire ukrainienne, et surtout à quel prix humain ...

      Et puis, il faut reconnaitre quand même que les opinions sont argumentées, souvent sourcées, remises en cause, atténuées par d'autre arguments.
      On est tous conscient ici du biais pro-ukrainien qui nous motive ...

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  44. https://t.me/killpukin/9620?single

    Les VAB sont arrivés

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    1. https://t.me/killpukin/9619?single

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    2. Heu... Tout ce que je vois, c'est une joli photo de VAB dans le desert avec des militaires français dessus, le drapeau français peint sur le blindage, et "France" écrit dessus en arabe. Êtes-vous certains que c'est l'Ukraine ? ;-)

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    3. Dans ces cas là, il faut ouvrir la 2éme vidéo mise à disposition ;)

      petite question, le tourello est d'origine? (je suis plus au point sur les ponts que les lances patattes).

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  45. l'âne qui vielle29 juillet 2022 à 09:44

    Liveumap montre peu de frappes au global (par rapport à ce que c'était au plus fort de l'offensive début juillet) donc beaucoup tombent coté Russe.
    Il y a même des frappes sur la région de Bryansk qui viennent d'être rapportées.

    https://liveuamap.com/en/2022/29-july-explosions-reported-near-klimovo-klintsy-and-kurkovichi

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  46. @Tonton : oh ben c'est compliqué toute cette technologie, là !

    Je n'ai pas trouvé de précision sur le nombre de VAB transférés, à part le "plusieurs dizaines" mentionné à l'époque. Des sources ukrainiennes en auraient-elles fait mention ?

    J'espère que ce matériel leur sera utile.

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