dimanche 19 juin 2022

Point de situation des opérations en Ukraine 18 juin 2022- Perspectives

 

C’est le rapport de forces réel ou estimé qui détermine si l’objectif stratégique fixé aux forces armées peut être offensif ou défensif. Le gouvernement ukrainien peut proclamer vouloir refouler les Russes sur la ligne du 24 février 2022, celui-ci est inatteignable en l’état actuel des forces. Il le sera peut-être à long terme avec la formation d’une nouvelle armée ukrainienne grâce à la mobilisation nationale et l’aide occidentale, mais pour l’instant, ce sont les Russes qui ont seuls la possibilité d’avoir un objectif stratégique offensif. Celui-ci s’est beaucoup réduit au fur et à mesure que le rapport de force réel a remplacé le rapport de force estimé, très favorable aux Russes, avant le début de la guerre. L’objectif stratégique russe affiché depuis la fin du mois de mars est la conquête complète des deux provinces du Donbass.

En termes opérationnels cela pourrait se traduire par l’« effet majeur » - un effet à obtenir dans un cadre espace-temps précis - suivant : « S’emparer avant la fin de l’été des quatre villes principales du Donbass encore contrôlées par les Ukrainiens ainsi que Pokrovsk au centre de la province de Donetsk ». En position défensive, l’effet majeur ukrainien semble ne pouvoir être que d’empêcher les Russes d’atteindre le leur.   

On assiste donc à un bras de fer autour des villes objectifs avec pour l’instant un peu de progression sur le terrain à l’avantage des Russes, mais au prix de trois mois de combats. Or, quand les combats sont très violents, mais qu’il n’y a que peu de changements dans l’espace, c’est l’autre terme de l’équation - le temps – qu’il faut particulièrement observer.

Vers le point oméga

Historiquement, c’est la grande létalité des feux directs antichar et antipersonnel qui fait passer de la guerre de mouvement à la guerre de position, et c’est l’artillerie, au sol ou en l’air, qui permet de sortir de la guerre de position. Attaquer dans un contexte de guerre de positions, c’est d’abord essayer de neutraliser l’artillerie et les défenses ennemies par un déluge d’obus ou roquettes, puis progresser vers ces défenses pour s’en emparer. Mais si la contre-batterie n’a pas été efficace, progresser implique aussi de se trouver à son tour sous les obus de l’artillerie adverse, ce qui rend la chose beaucoup plus difficile. Or, l’artillerie russe, non pas tant en nombre de pièces, mais en nombre d’obus, domine largement les débats avec, si on croit les déclarations récentes, de l’ordre de 6 projectiles envoyés pour 1 seul ukrainien. Autrement dit, la probabilité de réussite d’une attaque russe est plus importante que celle d’une attaque ukrainienne surtout si cette attaque est menée par une bonne infanterie.

Le nombre de km2 conquis par les Russes est donc plus important que celui des Ukrainiens, ce qui par cumul peut faire émerger des succès tactiques importants comme parvenir à percer à Popasna ou menacer d’encercler Lyman et obliger ses défenseurs à se replier. La succession de ces succès tactiques peut ensuite permettre de produire des succès opérationnels, sur le terrain, comme la prise prochaine de Severodonetsk, ou sur les forces ennemies par exemple en les encerclant. Mais tout cela a un coût, humain bien sûr, mais aussi matériel, et c’est là que le temps intervient.

Dans les hypothèses d’une guerre entre l’OTAN et le Pacte de Varsovie dans les années 1980, personne n’imaginait que celle-ci puisse durer plus de quelques semaines. On se fondait alors beaucoup sur l’exemple de la guerre d’octobre 1973 entre Israël et les pays arabes voisins, guerre dont les combats s’étaient arrêtés au bout de 19 jours et alors que les deux camps avaient perdu la moitié de leur matériels majeurs – avions, chars, etc.- en 19 jours. On parlait alors de « nouvelle létalité » du champ de bataille moderne. Les anciens soldats de la guerre froide, qui sont à la tête des armées maintenant, sont donc surpris de voir une guerre de même type qui dure depuis bientôt quatre mois. Le ministre de la Défense ukrainien a avoué il y a quelques jours que ses forces avaient atteint cette moitié de pertes avec 400 chars perdus, 1 300 véhicules d’infanterie et 700 systèmes d’artillerie. Il s’agit là d’une estimation et non un état précis, et à rebours des discours habituels minimisant ses propres pertes peut-être s’agit-il de susciter un sentiment d’urgence auprès des pays occidentaux, mais cela paraît vraisemblable comme ordre de grandeur.

Ces chiffres correspondent sensiblement au double des pertes documentées par le site OSINT Oryx, ce qui donne déjà une idée de la marge d’erreur entre le visible et le réel. Des matériels militaires, surtout des vieux ex-soviétiques, peuvent être perdus sans être frappés. C’est particulièrement valable pour les tubes d’artillerie hors d’usage après quelques milliers de coups. On se trouve quand même très loin de la « nouvelle létalité » imaginée dans les années 1970-1980. Pour autant, la destruction finit par faire son œuvre.  Les combats répétés produisent une entropie. Les unités perdent des hommes tués, blessés, prisonniers, qui sont souvent remplacés dans l’urgence par des inconnus souvent moins compétents. Le tissu social se désagrège avec ce qu’il apporte de force de résistance, et le capital de savoir-faire diminue. On perd aussi bien sûr de nombreux équipements à un niveau qui dépasse nettement, au moins dans un premier temps, celui de la production. Les matériels sont détruits et endommagés par les tirs ennemis (et parfois amis). Ils peuvent être aussi abandonnés, de l’ordre d’un tiers des pertes de part et d’autre en Ukraine, pour se sauver ou par qu’ils sont coupés d’une chaîne d’approvisionnement qui n’arrive plus à suivre.

Pour compenser un peu cette entropie, on bricole. On forme des unités « de marche », on met à l’écart et on cannibalise les unités qui n’ont plus de valeur et on surutilise celles qui en ont encore en concentrant sur elles une logistique qui se réduit. Mais ces unités elles-mêmes finissent par s’user et il arrive un moment où il n’y a plus de stocks de véhicules de remplacement ou de munitions, d’obus en premier lieu. On atteint alors le point oméga, où on peut au mieux se défendre, mais où il n’y a plus du tout de capacité offensive jusqu’à ce qu’on reconstitue les forces.

Toute la question est maintenant de savoir quand seront atteints les points oméga des armées russe et ukrainienne. En l’état actuel des choses, il semble que ce soient plutôt les Ukrainiens, dont les pertes humaines dépassent peut-être désormais celles des Russes et surtout qui commencent à être sérieusement à court de munitions critiques. Pour pouvoir atteindre leur effet majeur, c’est-à-dire empêcher les Russes de s’emparer du Donbass avant que ceux-ci aient atteint leur point oméga, cela suppose à la fois de combattre intelligemment dans le champ opérationnel et de repousser autant que possible leur point oméga dans le champ organique grâce à une mobilisation de leurs ressources et l’aide occidentale.

Combattre intelligemment dans le contexte actuel c’est passer à une posture défensive. Ce sont les attaques qui coûtent le plus cher, mais encore faut-il qu’elles soient « rentables » et c’est rarement le cas face aux points forts russes comme à Popasna et qui plus est avec des brigades territoriales bien moins solides que les brigades de manœuvre. Si attaques il doit y avoir, celles-ci doivent avoir la forme de raids limités dans le ciel ou au sol et à coup sûr. Pour le reste, il faut défendre en profondeur en acceptant de perdre du terrain à l’avant pour sauvegarder ses forces, tout en faisant payer cher en hommes et en temps chaque km2 gagné par les Russes. Les Ukrainiens sont dans la position des armées alliées devant résister jusqu’en juillet 1918 face à la supériorité allemande en attendant les renforts américains et surtout ceux de l’industrie française, la différence c’est que cette fois c’est l’industrie américaine qui va arriver en renfort.

Des obus, des obus et des obus

Du côté des ressources, l’aide occidentale doit d’abord passer par la fourniture de moyens permettant de faire vivre l’existant ukrainien ex-soviétique, et ce dans tous les domaines. C’est essentiellement le fait des anciens pays du Pacte de Varsovie qui peuvent encore avoir des équipements et des stocks, et parfois en produire encore comme les obus d’artillerie en Bulgarie. La deuxième possibilité est de racheter sur le marché de l’occasion de l’équipement ex-soviétique à tous les pays qui en disposent encore. La troisième possibilité est d’utiliser les nombreux équipements récupérés sur les Russes. Avec ces ressources, et en puisant sur les stocks, les forces ukrainiennes peuvent encore remplacer les véhicules ex-soviétiques leurs unités de manœuvre pendant plusieurs mois. Le problème est surtout logistique et plus particulièrement dans les munitions d’artillerie. Les obus ex-soviétiques ne sont que peu fabriqués hors de Russie. Les productions annuelles ukrainiennes ou bulgares ne permettent de satisfaire que quelques jours de combat et même en récupérant des obus de 152 mm et autres partout où c’est possible, il est inconcevable que l’actuelle artillerie ukrainienne puisse rivaliser avec celle des Russes.

La deuxième voie consiste à transformer complètement le capital technique ukrainien. Dans l’urgence, il s’agit surtout de remplacer la vieille artillerie ukrainienne ex-soviétique en train de fondre par une artillerie occidentale, plus moderne, plus précise et à plus longue portée et donc entre autres beaucoup plus efficace en contre-batterie. C’est un chantier gigantesque. Les armées européennes ont réduit leur artillerie à la portion congrue, par économie et dans la croyance que la suprématie aérienne occidentale (lire américaine) permettait de s’en passer. Les États-Unis ont également réduit leur artillerie par rapport à la guerre froide, mais dans une moindre mesure. Rappelons au passage, que si l’effort français en % du PIB avait été identique à celui des Américains, on aurait investi entre 200 et 300 milliards d’euros de plus depuis 1990 dans notre capital technique et notre industrie de défense.

Alors que l’industrie de défense occidentale et singulièrement en France est devenue de l’artisanat – Nexter sort actuellement un canon Caesar tous les 40 jours – il est difficile d’imaginer réussir ce pari sans dépouiller ses propres unités. Le problème est peut-être encore plus critique pour les obus. La production actuelle américaine (200 à 250 000 coups par an environ) suffirait juste à alimenter l’artillerie ukrainienne pendant un mois au rythme de tir actuel. La France de son côté à acquis en dix ans pour sa propre artillerie l’équivalent d’une semaine de tir en Ukraine. Il doit rester l’équivalent de trois jours. L’aide militaire à l’Ukraine sur la longue durée et d’une manière générale le nouveau paysage stratégique passe par une révolution de notre industrie de défense.  

En 1990, on disposait en France de 571 pièces d’artillerie, il n’y en plus désormais qu’environ 140. On aurait pu conserver un stock de 200 pièces, éventuellement modernisées, dans lequel on aurait pu puiser. Obsédés par les économies budgétaires, on n’a pas fait de stocks de pièces et d’obus. La situation est encore pire pour l’artillerie antiaérienne. Plus d’autre solution désormais si on veut que notre aide ait un effet significatif en Ukraine que de se dépouiller de ce que l’on dispose en pièces et munitions. Si on remet en place une production industrielle un peu plus massive, on pourra se remettre à niveau dans quelques années.

Bien entendu, tout cela doit s’accompagner aussi d’un immense effort d’instruction, ce qui suppose de retirer de la zone des combats pendant des semaines des milliers d’artilleurs ukrainiens pour les former. Il faut ensuite former des bataillons d’artillerie complets et les faire traverser l’Ukraine, en espérant que les flux logistiques suivront. En résumé, les effets de la transformation de l’artillerie ukrainienne en artillerie presque entièrement américaine ne peuvent être que graduels et ne permettront d’obtenir des effets importants qu’au mieux dans quelques semaines si un effort considérable est fait et plus probablement dans plusieurs mois.

Le problème est à peine moins grave pour les unités de mêlée. Là encore le bataillon doit être l’unité de compte si on veut avoir une unité créée ou reconstituée disponible rapidement. En partant de zéro, et à condition de disposer de l’équipement complet, d’une bonne infrastructure et de l’encadrement, on peut éventuellement former un bataillon de mêlée en six mois. En mixant avec des vétérans et des cadres ukrainiens d’une unité existante, on peut raccourcir le processus. Cela pose une multitude de problèmes concrets avec là aussi à terme l’obligation de remplacer progressivement les équipements soviétiques par des équipements occidentaux avec des difficultés un peu moins importantes que pour l’artillerie. On devrait se concentrer dans l’immédiat sur la formation de bataillons d’infanterie légère et de sapeurs d’assaut qui pourraient être injectés cet été dans les bastions urbains et les lignes de défense.

Il faut bien comprendre que pour permettre à l’armée ukrainienne de gagner la guerre, il faut quasiment la recréer de toutes pièces et il s’agit d’une armée, au moins pour l’armée de Terre, nettement plus importante en volume que l’armée française. Si on voulait être cohérent, les pays occidentaux devraient être de grands camps d’entraînement pendant que notre industrie se mettrait en ordre de marche pour revenir à une production de masse.

Une offensive décroissante

Bien entendu les Russes ne vont pas rester inactifs pendant ce temps. Eux aussi produisent et innovent. L’hypothèse privilégiée est qu’ils jettent toutes leurs forces disponibles dans la balance pour s’emparer du Donbass avant la fin de l’été pour ensuite passer en posture défensive.

L’usure de leurs forces est déjà considérable. Matériellement, les pertes en équipements majeurs sont très supérieures à celle des Ukrainiens, mais sans être critiques. La situation la plus difficile semble concerner les chars de bataille, avec presque la moitié du parc d’active de 3 471 chars sans doute hors de combat, ce qui explique peut-être le recours au parc de réserve avec la récupération de vieux chars T-62.

Dans les autres domaines, grâce à leurs énormes stocks, même coûteux à maintenir et d’une disponibilité douteuse, les Russes ont vaincu la létalité moderne. Avec un stock d’active de plus de 14 000 véhicules de combat d’infanterie divers (aux alentours de 3 600 théoriques en France), ils ont un taux de pertes de 10 à 20 %. La situation est encore moins grave pour les autres matériels. Si cela a contribué à gagner la bataille de Kiev, ce n’est pas la destruction des véhicules de combat qui va changer la donne dans la bataille du Donbass.

La logistique est sans doute plus sensible. On ignore l’état des stocks russes de carburant et surtout en munitions. Il est question d’une consommation des deux tiers environ. Si cela est vrai, cela laisse la possibilité de continuer le combat au même rythme pendant deux mois environ, peut-être trois avec l’apport de la production locale. Peut-être la Russie peut-elle aussi faire appel aux stocks de ses alliés. Les flux logistiques sont par ailleurs mieux organisés que durant la phase de mouvement, par la protection d’un front continu, la proximité des bases ferroviaires et une meilleure protection des convois et des réseaux en l’air et au sol. La vraie menace ukrainienne viendrait du combat d’infiltration ou de partisans, en coordination avec une capacité de frappes en profondeur en particulier par lance-roquettes multiples HIMARS ou M270.

La principale difficulté russe, celle qui accélère le déplacement vers le point oméga, se trouve dans le capital humain. On spécule beaucoup sur le volume des pertes humaines russes et LNR/DPR. Ces derniers sont à cet égard plus transparents et les chiffres qu’ils donnent, sont de l’ordre de 40 % de pertes pour les 35 000 hommes de leurs deux corps d’armée. Il est vrai que la vingtaine de bataillons qu’ils représentent sont très largement sollicités par les Russes, mais on comprend pourquoi ils progressent désormais très peu dans les combats. Les pertes russes sont sans doute inférieures à celles des LNR/DPR, de l’ordre de 30 % des forces engagées le 24 février. C’est déjà considérable et cela signifie que chacun des groupements tactiques russes engagés a été plus ou moins sévèrement touché.

Au contraire des équipements et au contraire des Ukrainiens, les Russes n’ont qu’une faible réserve humaine, la faute à un recrutement purement volontaire et à l’absence d’une grande réserve opérationnelle au moins équivalente à l’armée d’active. Le volontariat assure une meilleure motivation qu’une mobilisation générale en Russie, mais réduit considérablement le volume des renforts disponibles à court comme à moyen terme. S’il est possible de compenser, après de longues semaines, les pertes des premiers mois de guerre, il sera difficile de beaucoup dépasser le nombre initial d’unités de combat engagées en Ukraine.

Les pertes diminuent les capacités, mais de manière différente selon la qualité de l’unité. Pour 10 % de pertes, un bataillon d’élite perdra par exemple 15 % de son potentiel alors qu’une unité médiocre en perdra 30 %. Si le nombre total de groupements tactiques russes n’a pas beaucoup varié, le nombre de ceux qui ont encore une capacité à mener une attaque a lui beaucoup diminué.

L’armée russe s’est aussi adaptée et a un peu innové, en attendant des réformes plus profondes. Le nouveau mode opératoire adopté fin mars est nettement mieux adapté aux capacités russes que la guerre de mouvement, car plus simple et reposant sur une combinaison planifiée artillerie/aéroartillerie-infanterie. L’artillerie est là, par forcément moderne, mais très puissante. Aviation et hélicoptères d’attaque sont mieux intégrés dans le combat interarmées. Reste à disposer d’une infanterie d’assaut apte à combattre à pied dans les milieux urbains ou retranchés. La structure mixte mêlée-artillerie des groupements tactiques semble largement abandonnée au profit de structures plus classiques et plus simples avec la formation de grands groupements d’artillerie, pratiquement des divisions, et de purs (petits) bataillons de manœuvre de 200 à 300 hommes comme les Ukrainiens.

La quasi-totalité des attaques est donc désormais menée par une trentaine de bataillons, le plus souvent issus de l’armée d’assaut par air, de l’infanterie navale ou d’irréguliers comme Wagner ou la brigade tchétchène de la garde nationale. En réalité, ces unités sont très sollicitées depuis le début et ont subi de lourdes pertes, mais elles résistent mieux que les autres. Il n’est pas évident cependant qu’elles puissent encore être engagées sans discontinuer pendant très longtemps.

Au bout du compte, il semble que le rapport de forces matériel et notamment en puissance de feu sera quoiqu’il arrive à l’avantage des forces russes pour les trois mois à venir. Il est même probable que cet avantage sera sans doute encore plus important de mi-juillet à mi-août. Il reste à savoir si cet avantage matériel de l’été pourra être associé à une infanterie d’assaut encore suffisante en volume pour obtenir des résultats décisifs. Tout dépend en fait de l’intelligence de la défense ukrainienne dans le Donbass et dans l’immédiat dans la poche de Severodonetsk-Lysychansk. Si l’armée ukrainienne se fait encercler dans cette poche, les Russes atteindront sans aucun doute leur effet majeur. Si elle parvient à résister deux mois sur place ou si elle parvient à se replier en bon ordre et sans grande perte matérielle sur une solide ligne Sloviansk - Kramatorsk – Droujkivka – Kostiantynivka, elle peut parvenir à empêcher les Russes d’atteindre leur objectif stratégique jusqu’à leur point oméga.

Surviendra alors une immobilisation du front masquant un intense travail de reconstitution et de transformation de part et d’autre qui débouchera tôt ou tard sur une nouvelle phase de la guerre fondée sur un rapport de forces différent.

1 157 commentaires:

  1. Merci Colonel Goya de cette analyse très éclairante.
    Peut être le "moral" est il aussi un paramètre à prendre en compte ainsi que le réveil d'une opinion publique
    défavorable (surtout du côté russe)?
    On ne se rend pas bien compte du privilège de pouvoir suivre votre analyse en direct de cette guerre en spectateurs.
    Enfin spectateurs pas tout à fait, l'Europe a accueillie des centaines de milliers de déplacés. Et sur le moyen terme on va sentir en les effets économiques (hausse des prix accélérée, ralentissement industriel etc ...)

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    1. Réveil d'une opinion publique défavorable? Les sanctions ont toujours eu comme but de créer un soulèvement contre les régimes en place, mais le résultat a toujours été inverse. En Russie, l'opinion générale est anti-occidentale et plus on met de sanctions et plus ça va dans ce sens. Je pense donc que le "soulèvement anti-Poutine", c'est une utopie.

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  2. Merci en effet, nous apprenons chaque semaine à être encore plus humble que la semaine passée sur cette guerre désastreuse

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  3. Toujours aussi enrichissant, merci pour votre travail d’analyse.
    Will Kramps

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  4. Merci beaucoup pour toutes ces analyses.

    Ce matin plus de 35 explosions entendues en direction de l'île aux Serpents, selon Odessa-info sur Telegramm

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    1. Bonjour,
      Un lien ?

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    2. Ce commentaire a été supprimé par l'auteur.

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    3. Je remets sans la faute d'orthographe

      https://t.me/c/1450213869/26458

      Post de 06:44
      Les explosions ont commencé vers 03 heures du matin, 35 explosions entendues dans la dernière demi-heure selon les habitants des environs de l'île.

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    4. Quel est le nom du groupe Telegram ? SVP. Merci

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    5. Il est vrai que ce matin il y a du monde en l'air
      FORTE12 drone RQ-4B Global Hawk au dessus de la mer
      CL60 le très secret Bombardier Challenger 650 ARTEMIS
      QW52 Lockeed EP3 Aries II Orion
      HOMER11 Boeing RC135 W Rivet Joint
      ANKIN 32 le nouveau jouet de l'armee de l'air Francaise Beech 350 VADOR en operations depuyis mars 2022
      HOBO 22 un StratoTanker
      et un appareil "No callsign" ( transpondeur en mode C ) 15 000fts le plus proche de Snake Island

      https://www.flightradar24.com/2c51aa6d

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    6. L'amateur d'aéroplanes20 juin 2022 à 12:22

      '' ANKIN 32 le nouveau jouet de l'armee de l'air Francaise Beech 350 VADOR '' Anakin Skywalker ????

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    7. ANKIN .... Anakin... why not ? Peut être un peu d'humour.
      Les US utilisent bien les "callsign" "Hobo", "Mule", "Chaos", "Kayak" etc...
      un lien sur le Beech VADOR (« Vecteur aéroporté de désignation, d’observation et de reconnaissance »)
      http://www.opex360.com/2022/05/28/lavion-leger-de-renseignement-vador-de-larmee-de-lair-de-lespace-a-ete-enfin-declare-operationnel/
      http://www.opex360.com/2020/12/03/un-second-avion-de-renseignement-vador-a-ete-livre-a-larmee-de-lair-et-de-lespace/
      Sans doute remplacement des old timers "Gabriel"

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  5. Le site OSINT ORYX est il fiable? Un peu? Pas du tout ? Jusqu'à présent il affichait des pertes nettement moins lourdes pour les Ukrainiens.

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    1. Bonjour,

      " La vérité, toute la vérité, rien que la vérité ", cette antienne devrait pouvoir s'appliquer à tous les sites d'information quels qu'ils soient. Mais, outre que la vérité est parfois subjective, elle n'est jamais totale, il restera toujours des pans d'ombre et il est impossible de tout savoir sur tout.

      Le site Oryx est-il fiable ? Oui, assurément, il faut simplement savoir ce qu'on cherche, ce qu'on y trouve et ce qu'on n'y trouve pas...

      Il est basé sur le principe de la documentation des pertes par l'image. Avec la multiplication de celles-ci par le biais des réseaux "sociaux", une très grande partie des équipements détruits se retrouve rapidement en ligne et peut être analysé. On trouve donc sur ce site un inventaire précis et fiable mais forcement incomplet puisqu'il y aura toujours des destructions ayant échappé à la curiosité des personnes présentes ou à la sagacité des analystes du site.

      Donc les pertes recensées sont bien véridiques car vérifiées avec soin mais pas exhaustives. Cette limitation est bien connue et ne doit pas remettre en cause Oryx.

      Que les pertes ukrainiennes se montent à deux fois celles documentées sur Oryx est tout à fait en ligne avec les analyses et estimations qui en ont été faites depuis le début sachant les limitations précitées.

      Le site Oryx peut donc continuer à être utilisé comme source fiable d'information tout en se souvenant de ces limites. Mais c'est une réserve commune à n'importe quel autre média.

      Cordialement,

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    2. La guerre se déroulant en Ukraine, il n’y a que des civils ukrainiens pour photographier des chars détruits. Or on poste rarement la photo de son équipe préférée qui se prend un but.
      Secundo : les soldats russes semblent dépourvus de smartphone s, ou alors ils ont interdiction de les utiliser.

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  6. bonjour ,
    la verité de la guerre , dans toute son horreur .https://www.lemonde.fr/international/article/2022/06/18/le-cimetiere-de-guerre-de-dnipro-miroir-du-carnage-ukrainien_6130910_3210.html.
    et dire que certains justifient encore cette agression de Poutine !!!!!!
    Je leur suggére un week end therapeutique sur le front du donbass .

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  7. Une fois de plus, les commentaires du col GOYA sur les réserves militaires occidentales, même si ce n'est pas son sujet principal dans cette livraison, laissent songeur. Le rideau de défense otanien semble extrêmement ténu, et ce n'est pas rassurant. Repousser le point omega des Ukrainiens implique manifestement de diminuer le peu de défenses qu'il reste à notre disposition. Certes, nous ne risquons pas grand chose des russes tant qu'ils sont occupés en Ukraine, mais nous devons repenser la défense européenne. Ce qui renvoie aux impuissances politiques de l'Europe en matière de défense et d'affaires étrangères.

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    1. Il n'y a pas que la menace Russe..... Il ne faut pas oublier que la Chine pourrait en profiter pour régler la question de Taïwan. C'est d'ailleurs pour cela qu'il me semble impossible que les Américains descendent en dessous d'un certain niveau de stock pour armer les Ukrainiens prenant le risque de ce trouver à poil pour faire face aux chinois.

      Quand à faire un effort massif de réarmement, les opinions occidentales sont elles prêtes à l'accepter dans la durée ?

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    2. Quand on voit des Poutinophiles et otanosceptiques avec 230 députés, on peut etre sceptiques. Le sursaut n'est pas encore là...

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    3. on peut certes binariser les débats en pointant du doigt les députés de la NUPES, mais bon, si on devait faire un examen de conscience, on devrait peut être aussi accepter l'idée que le pouvoir de nuissance de poutine est le fruit de multiples lâchetés et de sacralisation des affaires et du concept allemand "si on commerce avec un dictateur, il deviendra démocrate" qui a prévalu durant des décennies
      et quelle a été la doctrine de sainte marine et de son parti "nationaliste" au sujet de poutine
      la part du financement des banques russes de la campagne de sainte marine est aussi avérée
      bref, je renvoi dos à dos, nombre de politiques, de droite, de gauche, etc.. pour cette complaisance avec poutine

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    4. On peut aussi noter que les dernières livraisons militaires françaises à l'armée russe, forcément avalisées par notre chef de guerre national et son prédecesseur, remontent à pas si longtemps... (Cela dit, ledit prédecesseur, malgré tous ses défauts, nous a au moins évité la honte de voir des bâtiments français utilisés contre l'Ukraine.) On a pas fini de mesurer l'étendue des ravages du "business uber alles" de ce dernier demi-siècle.

      Ce qui est inquiétant c'est de voir des chefs politiques au niveau national, opposés (c'est leur droit) à l'influence US, appliquer une maxime aussi simpliste que "les ennemis de mes ennemis sont mes amis", et s'acoquiner avec des dictateurs qui ne demandent qu'à les manipuler. Qu'est-ce que vous voulez faire avec ça ?

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    5. l’Europe a vécu depuis des décennies dans l'illusion que le commerce allait permettre de pacifier les relations internationales
      et il s'avère qu'un ex du KGB a voulu que la Russie retrouve son côté flamboyant
      et nous européens avons accepté sa folie
      quand à l'influence US, qui est aussi cynique que celle de poutine, avec cette invasion de l’Ukraine nous montre que l’Otan n'est qu'une construction qui dépend des US
      certes mais la réalité d'une armée européenne sera avérée dans quelques décennies
      espérons que d'ici là, les ukrainiens auront réussis a tenir les positions

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    6. Anonyme20 juin 2022 à 09:52
      Peut-être que si le RN pouvait obtenir des prêts auprès des banques française, la situation serait différente.

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    7. ce qui rapproche poutine du rn, c'est une éternelle capacité à se dire victime de l’ostracisme des autres

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    8. Anonyme20 juin 2022 à 14:53

      Peut être que si le RN ne s'était pas grillé auprès de toutes les banques françaises, il n'en serait pas à emprunter à des agents étrangers hostiles à la France.

      Au passage, ne pas être capable de gérer ses comptes de campagne quand on prétend aux plus hautes fonctions électives, c'est inquiétant.

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    9. Pour autant que je sache, le RN a sollicité tous les établissements bancaires français en 2016/2017, sans qu’aucun n’accepte de lui accorder un prêt. Ce qui en dit long sur l’état pitoyable de notre démocratie, ou un ancien banquier voit par contre des tombereaux d’argent lui tomber du ciel de la parle-t-on de riches amis bien récompensés en retour. Avec l’assentiment complice de tous les corps d’état.
      Le résultat de ces élections législatives, c’est aussi le dégoût d’une grande partie de la population face à une pseudo démocratie.

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  8. Étant néophyte sur ces questions de défense, j'ai découvert l'existence de ce blog suite à un article sur le Colonel Goya, et il est vrai que ses analyses permettent un tant soi peu d'avoir une vision d'ensemble sur cette guerre qu'à travers d'autres médias
    J'ai l'impression que ce conflit va durer des années, que poutine va tout faire pour sanctuariser le Donbass afin de revendiquer une atteinte des ses objectifs dans x mois auprès de son fan club (s'il existe)
    et nous Européens en sommes réduits à compter les points, espérer que l’Ukraine va tenir et ne pas forcer l'Otan a devenir un peu plus "cobelligérants" qu'à présent
    Entre les problèmes de livraisons d'armes, de formation des militaires ukrainiens et le montant des destructions qu'il faudra bien un jour réparer, l'europe semble de nouveau confronté à une "vraie" guerre sur son sol
    Peut-être que le fou furieux du kremlin est en train de redonner un élan à une vision européenne de la défense, et peut être aussi que cette guerre met l'europe face à la résilience énergétique, alimentaire, etc...
    Néanmoins, il semblerait que la russie soit encore capable de nuisances en se positionnant comme l'autre voie via vis de nombre de pays qui ne sont pas mécontents que l'occident soit confronté à ce que certains pays (Lybie, Irak, Afghanistan, etc...) ont subis de la part du droit d'ingérence revendiqué à un époque.
    Je me dis aussi, que si émeutes de la faim, il y'a, tout ceci va devenir bénéfique pour l'avancée djihadiste dans nombre de pays africains.
    Bref, on est au début d'une décennie de merde

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  9. Ce qui manque aux Ukrainiens c'est une flotte aérienne de 250 Rafale, Typhoon ou autres F35, ainsi que quelques milliers de missiles de croisières et missiles anti aériens.

    Contrairement aux Ukrainiens, les Russes peuvent frapper à tout moment en tout point du territoire Ukrainiens et il serait je pense très compliqué pour les Ukrainiens de rassembler sur le front une importante concentration d'artillerie fut elle de longue portée.

    On parle beaucoup de l'avantage des Russes en terme d'Artillerie, mais n'oublions pas non plus le poids de leur aviation.

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    1. Tytelman sur sa chaîne youtube a récemment signalé que l'aviation russe s'aventure désormais peu au-delà des lignes de front, par crainte d'être abattu, et que même les missiles russes sont régulièrement interceptés. Pour la défense du territoire non envahit, des capacités anti-aériennes solides semblent donc prioritaires à une aviation.

      Pour la contre-attaque et la reconquête, par contre...

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    2. L'aviation russe ne peut plus faire de frappe en profondeur, les Ukrainiens ont de quoi les exploser. Les Russes ne peuvent plus se permettre de perdre plus d'avions et de pilotes (quand on les voit faire voler des haut grades, on se dit que c'est deja un peu la misere pour trouver des pilotes experimentes).

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    3. @Anonyme20 juin 2022 à 13:07 ==> Souhaiter la victoire de l'Ukraine ne doit quand même pas obérer la capacité de discernement. L'aviation russe est encore très loin d'en arriver au point de ne plus pouvoir se permettre de perdre un avion. Rien n'est plus dangereux que de sous-estimer la force de l'adversaire. Les Ukrainiens qui pensait pouvoir chasser facilement les russes après que ces derniers aient levé le siège de Kiev sont en train de s'en rendre compte.

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  10. L'amateur d'aéroplanes20 juin 2022 à 10:35

    Niveau logistique, la Roumanie a recommencé à produire des corps d'obus de 152 mm, mais pas la poudre qui va avec selon un correspondant. Et , plus surprenant, la Thaïlande qui a reçu des chars T-84 ukrainiens dans les années 2010, s'est déclaré prêt à fournir des pièces détachées Made in Thaïland. Son gvt annonce sur son industrie peut produire 90 % des pièces de ce char et d'autres blindés ukrainiens.

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  11. c'est effrayant. Les Russes se foutent des pertes

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    1. Ce qui n'est pas nouveau ceci dit. On s'aperçoit que le logiciel tactique russe n'a pas beaucoup évolué depuis 1945. Artillerie terrestre, Appui tactique aérien et attaque d'infanterie blindé. Tout en acceptant des pertes importantes voir insupportable pour nous.

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    2. Doctrine qui fonctionne face à une armée Ukrainienne ou une armée occidentale des années 70.
      Et d'ou certainement le fléchissement technologique occidental pour faire face à cela.

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    3. Mais les ukrainiens se foutent aussi des pertes ! Ils envoient au front des boulangers ou des informaticiens apres 1 jour et demi de formation. Ceux qui s’étaient engagés dans une sorte de garde nationale pour défendre des ronds points à côté de chez eux sont maintenant envoyés au front dans le Donbass suite à une loi votée fin Mai. Nombreux sont ceux qui refusent d’y aller, et il commence à y avoir de manifestations de mères et d’épouses. Mais cela vous ne le verrez pas au JT

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  12. Citation : "qui débouchera tôt ou tard sur une nouvelle phase de la guerre fondée sur un rapport de forces différent".
    Et probablement, hélas, sur une guerre de frappes stratégiques encore plus impitoyables en ce qui concerne les frappes russes à distance : Les grands centres ukrainiens et les infrastructures ukrainiennes seront sans doute visés comme jamais encore, sans possibilité de riposte sur le territoire russe. Les installations gazières ukrainiennes, en particulier, constitueront une cible privilégiée pour des tirs de missiles de croisière lorsque le gaz russe n'alimentera plus certains pays d'Europe occidentale par le territoire ukrainien (fin de la "trêve implicite des gazoducs"). Poutine l'a rappelé voici quelques temps : toutes les cibles n'ont pas encore été visées. Cette affaire est loin d'être finie et tout ne se jouera pas forcément sur le front lui-même, les km2 n'ont pas une si grande importance sur le long terme (ils servent surtout à la propagande sur le court terme). Quant à la libération des territoires ukrainiens occupés, mieux vaut ne pas songer au coût de leur reconstruction ensuite... en vue d'ailleurs d'une re-destruction ultérieure ? (car il y aura probablement plusieurs guerres d'Ukraine, comme cela s'est produit ailleurs : les Russes semblent enragés). Cette affaire va devenir un puits ruineux sans fond, et le premier qui sombrera (Occident ou Russie) aura perdu. Il est à souhaiter que ce soient les Russes, mais on aimerait bien en être sûr car pas mal de pays attendent l'Occident au coin de la rue pour régler de très anciens comptes... Comme le souligne l'auteur, il semblerait pour le moins urgent de réarmer et de réindustrialiser, souhaitons que ce conflit serve de leçon. Car n'oublions pas non plus qu'en cas de conflit vraiment sérieux entre USA et Chine (et cela se profile de plus en plus pour les 25/50 ans à venir), l'Occident sera perdant dans tous les cas : quelle que soit la configuration (Chinois dominés ou dominants, ou "impasse"), du simple fait que nos économies dépendent de la Chine, toute atteinte aux voies de transit du commerce chinois nous causera des dommages importants. Or, l'option du blocus de l'Océan Indien figurera parmi les options américaines pour nuire aux chinois (toujours l'arme économique, moyen favori des USA). Et quant à compter sur les nouvelles routes de la soie, qui passent par l'Asie centrale...

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    1. y a un proverbe du sud qui dit : bonne affaire peu tu me coûtes, cher tu me reviens !
      En vous lisant je me suis dit finalement le vrai prix d'un produit chinois va être :
      le prix du produit + la désindustrialisation + le chômage + les dégâts environnementaux + le prix de la guerre et de la reconstruction.
      je serais pas étonné que ça soit moins cher d'acheter européens ou démocratiques...
      A titre personnel pour racheter chinois je vais attendre qu'ils virent Xi Jinping - comme tout succès éco le conforte, le renforce et que je compte pas financer leur armement et l'asservissement de leur population.

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  13. Mes questions étant : "a t'on un risque d'effondrement total de l'armée ukrainienne ?" et "a t'on des infos sur le moral réel des forces russes engagées?"

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    1. La Russie a décidé d'écraser l'armée Ukrainienne sous un tapis de bombes. Jusqu'a présent on nous parlait des pertes insupportables subies par les Russes. Et voila que l'on découvre tout d'un coup que l'armée Ukrainienne a perdu 50 % de son matériel. Info ou Intox ? En tout cas, il semblerait que l'armée russe soit repassée à l'offensive au nord de Karkhov et regagne du terrain.

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    2. Ils n’avancent presque plus mais leur objectif est atteint : remettre a distance les UKR des grandes voies de ravitaillement russes à l’est de Kharkov

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  14. Bonjour, il reste un joker pour la Russie si elle se retrouve en manque d hommes c est l intervention de la Biélorussie suite à une déclaration de guerre en bonne et due forme de cette dernière pour x raison.

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    1. Une déclaration de guerre en bonne et due forme est improbable vu que l’état major biélorusse n’a déjà pas voulu suivre les russes au début du conflit
      Après peut être peuvent ils envoyer quelques unités « en douce » pour aider les russes dans le Donbass ? Impossible a dire

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    2. Cela crérait une révolutiuon en Biélorussie dont l'opposition n'attend que des opportunités pour renverser le régime. De plus l'armée Belarus n'est pas l'armée russe et la surprise est passée. Il est fort probable qu'aux premières pertes ce soit la débandade côté Belarus. Sans parler de possibles sanctions qui seraient terribles pour ce pays isolé.... On ajoute à cela le coût de la guerre en hommes matériels et perte et l'image du coup de poignard dans le dos du pays frère.... Oui Le Belarus peut attaquer, ou pas...

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    3. Le Bélarus peut profiter de cette guerre pour ouvrir un nouveau front, ce qui obligera l’Ukraine à se dégarnir ailleurs. La Biélorussie pourrait alors participer au banquet en cas de victoire Russe. Mais je crois que le président Biélorusse est plus Franco que mussolini.

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  15. Il y aurait aussi quelques succès du côté de Kherson. Pour l'instant rien d'officiel.

    https://www.stopcor.org/section-suspilstvo/news-zmi-na-ostrovi-zmiinij-chuli-desyatki-vibuhiv-ranishe-rosiyani-zvozili-tudi-tehniku-20-06-2022.html

    www.stopcor.org
    Médias : des dizaines d'explosions ont été entendues sur l'île aux serpents, les Russes y ont apporté du matériel auparavant

    Les forces armées ukrainiennes ont probablement porté des coups écrasants à l'île de Zmeiny temporairement occupée, où les Russes avaient l'habitude d'apporter leur équipement pour contrôler une partie de la mer Noire.

    Ceci est rapporté par le journal local "Dumskaya" en référence à ses propres sources.

    Selon des journalistes, des habitants de Bessarabie ont signalé des dizaines d'explosions qui ont été entendues vers 4h30 du matin. Des témoins oculaires disent également avoir vu des roquettes voler vers Snake Island.

    "L'information nécessite une confirmation officielle. Mais quelque chose nous dit que les forces armées ukrainiennes font frire les orcs", indique le message.

    Dans le même temps, le député du peuple ukrainien Oleksiy Goncharenko a déclaré que les forces armées ukrainiennes n'attaquaient pas l'île de Zmeiny, mais les "tours Boyko". Selon lui, l'attaque au missile a complètement mis fin aux tentatives de production de gaz dans la mer Noire ukrainienne par les Russes.

    A noter que les "Boyko rigs" sont les appareils de forage de Chornomorneftegaz saisis par la Fédération de Russie lors de l'annexion de la Crimée.

    Rappelons que les forces armées ukrainiennes ont détruit le remorqueur russe "Vasily Bekh", qui tentait de transporter des munitions, des armes et du personnel vers l'île aux serpents occupée.

    À bord du remorqueur se trouvait le système de missiles anti-aériens TOR, mais il n'a pas aidé les envahisseurs russes et la marine ukrainienne a coulé le navire.

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    1. C'est peut être ça les explosions qu'ils ont entendu
      La Russie accuse l’Ukraine d’avoir tiré sur des plates-formes de forage en mer
      Les autorités russes ont accusé lundi les forces ukrainiennes d’avoir tiré sur des plates-formes de forage en mer au large de la Crimée, faisant état d’au moins trois blessés et d’opérations de secours en cours.

      « Ce matin, l’ennemi a attaqué les plates-formes de forage de Tchernomorneftegaz. Je suis en contact avec nos collègues du ministère de la défense et (des services spéciaux) du FSB, nous nous efforçons de sauver des gens », a déclaré sur Telegram le gouverneur installé par Moscou après l’annexion en 2014 de la Crimée, Sergueï Aksionov. Selon lui, cinq personnes sur douze ont été sauvées, dont trois blessées, et les recherches se poursuivent pour les autres. (Le Monde 12:28)

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    2. Il s'agit des plates-formes de forage Petro Godovanets et Ukraina, qui avaient été capturées par les Russes en 2014 (chaine de télévision à 11h30) => https://twitter.com/prm_ua/status/1538809730990211074
      Je n'ai pas bien compris par contre, car en recherchant, je crois qu'il ne s'agit pas de pétrole mais de gaz ou de recherches sur le gaz ?? Or les médias parlent de plate-formes de pétrole ce jour...

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  16. Un conflit a pour effet parfois de faire en sorte que les ingé de la DGA se sortent le doigt du rectum...

    https://www.futura-sciences.com/tech/actualites/guerre-futur-armee-francaise-va-doter-laser-anti-drone-99103/
    https://www.youtube.com/watch?v=KPgOcBE74QU

    Parce côté drone, il y avait un grosse impasse de faite... cheu nous.

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    1. Le démarrage de ces programmes anti-drones ne datent pas du conflit en Ukraine. La menace a été détecté clairement lors de la phase finale de la guerre en Syrie où l’on a vu arriver des drones commerciaux sur le champ de bataille.
      Dans le même temps il y a eu des survols de central nucléaire en France et d’aéroport dans le monde. Le sujet a au moins 5 ans. La vidéo date de l’été 2021.

      En revanche le programme de développement de drone et de la doctrine d’emploi est lui clairement en retard. Sans doute pour partie plombé par le concept de « robot tueur » et à la surutilisation qu’en a fait les USA lors de la lutte contre le terrorisme. L’empois dans la police de drones non armée est extrêmement encadré pour des considérations d’ordre éthique. Le problème n’est pas technique mais politique. La fragilité est compensé par le nombre.

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    2. @Tonton,
      Ecoutez, tant mieux. Conformément au proverbe Shadock, " il vaut mieux pomper et qu'il ne se passe rien plutôt qu'il arrive quelque chose sans avoir pompé"
      Ca booste quand même le programme CERES a été accéléré.
      je repose le lien au sujet du VADOR
      http://www.opex360.com/2022/05/28/lavion-leger-de-renseignement-vador-de-larmee-de-lair-de-lespace-a-ete-enfin-declare-operationnel
      Côté implication des politiques, on n'est pas passé loin de Mé Lanch Jong2 à Matignon... et du NKVD à la française.

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    3. Ma référence à la politique est générale, et dilué sur une longue période. Je me garderais bien de commenter l'actualité politique du jour ici.
      Définir la doctrine d’emplois des drones est à mon avis transpartisan. C’est du même tonneau que les caméras de surveillances et la reconnaissance faciales. Potentiellement très utile en période de crise mais très intrusif dans la vie courante.

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  17. Pour le point OMEGA Russe, il reste environ :
    - 630 Km2 à conquérir dans l'oblast de Louhansk (La poche S-L)
    - 12000 Km2 à conquérir dans l'oblast de Donetsk , mais on peut penser que les russes ne vont pas chercher à prendre tout l'oblast ... et peut-être négocier de garder le sud en contrepartie .... !!!

    Tout reste ouvert !

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  18. Bonjour, merci beaucoup! Questions naives: peut-on utiliser des drones ou de l'aviation face a cette artillerie? Une artillerie concentrée a-t-elle un talon d'achille? Peut-on perturber la logistique,meme sur des circuits courts? Peut-on forcer les Russes a reprendre une guerre de mouvements où ils seront plus faciles a vaincre?

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  19. Puisque... ca a l'air de chauffer vers "snake Island"
    Apparition sur zone de PERSEO71
    Gulfstream 650 AEW de guerre electronique de "Italy Air Force". Cet avion est surprenant il a une endurance sur zone énorme.
    Il est souvent accompagné d'un ATR P72 en provenance de Sigonella
    Ca fait au moins 5 appareils de guerre électronique de l'OTAN
    Plus le drone FORTE12 et les KC135

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  20. Et les fameux Switchblade-600 à capacité antichar ? On n'a vu encore aucun cas d'usage, où sont-ils ? Avec une portée de 40 km, ils pourraient pourtant être extrêmement utiles pour éliminer les automoteurs de 152 russes...

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    1. J'ai vu 1 video de switchblade 600. Peut être 2, je ne sais pas si c'était un 300 ou un 600.
      Je suis toujours un peu étonné du manque "d'innovation" dans ce domaine. Fabriquer un avion radioguidé et en grande partie autonome, c'est à la portée d'un bricoleur du dimanche comme moi. Pour 500€, je fabrique un avion capable de transporter 1kg de charge utile et de renvoyer un signal vidéo crypté avec l'équipement dans mon garage. Il serait possible d'en fabriquer des centaines par jours avec très peu d'investissement. On serait à des années lumière des caracteristiques d'un switchblade, mais ca serait possible d'inonder le champ de bataille !

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    2. Une explication possible est qu'avant de déployer massivement un "Game changer" à la portée de toutes les bourses, il est indispensable de créer le système capable de le contrer.

      Sinon c’est comme utiliser une arme bactériologique sans avoir le contre poison qui le neutralise.

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  21. Merci pour cette analyse précise et argumentée. J'espère que le peuple ukrainien ne se découragera pas car fin avril, était évoquée une reprise d'initiative fin juin par l'armée ukrainienne. Alors que l'été va être visiblement un challenge pour que la résistance tienne.

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  22. Médiapart titre ce jour "E. Macron, l'idiot utile de l'extrême droite". En tirant plus avant la ficelle, il pourrait se laisser apparaitre en sous-jacent "E. Macron, l'idiot utile de Poutine". En effet, en favorisant implicitement par son dernier quinquennat la montée du RN, parti aux orientations poutinistes faiblement niées, E. M vient d'ouvrir grandes les portes aux principaux postes de pilotage de la démocratie française à ce parti (présidence de la commission des finances, vp de l'assemblée, ....). Limitant de facto la future action de la France en faveur de l'Ukraine, car le RN cherchera à favoriser la vision poutinienne du monde, attendu qu'ils sont "payés" pour cela. Si l'on ajoute à ce premier argument des propos internationaux prônant la nécessité d'une non-humiliation de la Russie (tropisme russe lié à une vision livresque idéalisée de la Russie) la question de ce sous-jacent de l'idiot utile de Poutine peut objectivement se poser. Ce constat étant posé, il ne reste plus qu'à espérer que la "leçon" reçue hier soir sache servir d'électrochoc au personnage tout autant qu'à sa fierté personnelle pour un abandon de cette posture du "en même temps" qui nous conduit à aider (faiblement) l'Ukraine tout en souhaitant ménager l'ours russe, et nous fait passer pour quelque peu ridicule aux yeux des autres pays occidentaux (sans même parler d'une image intérieure de facto abimée). Il reste donc à espérer que l'intelligence de l'homme (qui ne peut être mésestimée), sa jeunesse, le bousculent dans ses fondements et l'amènent à réagir davantage en chef d'Etat en situation de guerre (car nous sommes il me semble bien en guerre, une guerre qui ne se dit pas mais qui est celle de l'opposition entre au moins deux modèles de civilisation). En période de crise la clarté est requise ; il n'est pas possible de se déclarer soi même au dessus de la mêlée. C'est aux deux acteurs du conflit de dire qui ils considèrent leur être implicitement supérieur et pouvant donc jouer le rôle de tiers extérieur. Or la France n'a pas cette légitimité auprès de la Russie, sans même parler du fait qu'elle l'a peut être aussi perdue récemment aux yeux de l'Ukraine.

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    1. Quand l'anti macronisme primaire amène a raconter n'importe quoi.... Quel tissu d'aneries.

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  23. merci colonel, je vous malmène un peu sur d'autres sites, mais franchement, j'aurais aimé suivre vos cours. ceci dit, nous aurions pu éviter d'arriver à cette situation....après tout, une arme nucléaire tactique serait une démo cinglante, contre un pays qui a détruit deux villes essentiellement civile. Les Iraniens ont raison, ils sont à quelques semaines de réaliser une arme anti cité: après , ils seront intouchables

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  24. Merci mon Colonel pour ce nouvel exposé très clair : il faudra des prodiges d'équilibrisme pour arriver au bout de ce conflit, et bien de l'endurance encore...

    Sur ISW le 19 juin, 17 h 30 HE (soit minuit et demi ce matin en France) :
    en anglais https://www.understandingwar.org/backgrounder/russian-offensive-campaign-assessment-june-19
    en français https://www-understandingwar-org.translate.goog/backgrounder/russian-offensive-campaign-assessment-june-19?_x_tr_sl=auto&_x_tr_tl=fr&_x_tr_hl=fr

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    1. Bonjour Isaty. Bravo pour votre blog de paléo...

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    2. Merci Teasin' : autant partager une passion et tout ce qu'on peut donner.

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  25. J'ai l'impression que, pour anticiper la suite de la guerre, vous vous reposez assez largement sur l'hypothèse d'une véritable mobilisation militaire et industrielle de l'occident dans les semaines et les mois à venir. Je ne vois pas du tout de raison de penser que l'occident est prêt à mener un tel effort, même à moyen terme et sur plusieurs mois, surtout qu'il est assez douteux que l'armée ukrainienne puisse faire quoi que ce soit quand 30 à 40% de la population a quitté le pays ou se retrouve sous occupation Russe - ne faudrait-il pas que l'occident fournisse rubis sur l'ongle une quantité colossale de manières premières pour permettre à l'état ukrainien de ne serait-ce qu'envisager le poids d'une reconstitution totale de son armée sur l'économie et la logistique ?

    Les livraisons me semblent de plus en plus espacées dans le temps, de plus en plus conditionnelles et surtout semblent arriver au compte-goutte : on a fait grand cas des CAESAR, mais ce genre d'artillerie a-t-il un intérêt quelconque si elle n'est pas massée ? En tout cas, j'ai bien l'impression que l'occident utilise l'Ukraine pour endommager les capacités de l'armée russe, mais je ne vois pas de raison de penser que ce soutien ira jusqu'à une réorientation stratégique et un déploiement massif tels que l'on n'a probablement pas vus depuis des décennies. Il me semble nettement plus probable que l'armée ukrainienne se disloque complètement au Donbass devant l'écrasante disproportion des forces en matière d'artillerie.

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    1. you said: " on a fait grand cas des CAESAR, mais ce genre d'artillerie a-t-il un intérêt quelconque si elle n'est pas massée ?"
      OUI justement.
      Ces engins pourraient être appelés quasi furtifs, si... bien utilisés. Ils sont extrêmement mobiles en cette période de l'année. En hiver version dégel, faut voir...
      Apparemment les ukrainiens ont parfaitement capté. Nul doute qu'ils aient été bien formés.
      C'est carrément un autre concept opérationnel.
      Du reste lorsque la livraison de ces engins a été annoncée, ça été un électrochoc planétaire. Tapez " french artillery for ukraine" ou " french cannons for ukraine" dans votre moteur, vous aurez peut être la pile de l'époque et vous y verrez : al arabiyia , the indhu, al jazeera... New zealand, Australia, US Thaï... etc.... bref...
      cheers

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    2. Électrochoc planétaire … bah maintenant faut que ça fasse un électrochoc sur le front en Ukraine
      Les Switchblade 300/600 ont fait les gros titres également il y a 2 mois, mais on en entend plus parler ( comme signalé plus haut par un autre anonyme )
      Pourtant les ukrainiens ne manqueraient pas de communiquer dessus.

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    3. Ben justement ils ont communiqué. Ils ont invité le 20 de france2 et annoncé que les 6 premières pièces avaient bazardées 80 pièces russes en 10 ou 15 jours.
      Alors tous ça doit être pondéré d’un facteur « propagande » mais c’est du très bon matériel. La meilleure preuve c’est qu’il se vend même en Europe.

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    4. Je ne suis pas sûr de voir une raison qui me ferait penser que ces systèmes soient décisifs, ni bien utilisés d'ailleurs. Les communiqués ukrainiens ne valent honnêtement pas grand chose au vu de leur attitude ces deux derniers mois à survendre très largement leurs succès tactiques ponctuels (encore que la faute revienne souvent à la nébuleuse d'influenceurs pro-Ukraine). Je ne suis d'ailleurs pas sûr d'à quel point un système d'artillerie peut être furtif quand l'ennemi a la supériorité aérienne et s'équipe de plus en plus de drones et que la logistique ukrainienne semble sévèrement perturbée par toutes dortes de frappes (donc capacité de manœuvre réduite). Enfin, nous verrons bien.

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    5. Mouais le reportage FR2 ca vaut ce que ça vaut. C’était assurément une demande des francais pour pouvoir vanter ce canon ( qui est excellent par ailleurs )
      Et hop derrière regardez tous on redonne 6 canons à l’Ukraine, merci la France.
      Les Ukrainiens sur le terrain ont bien autre chose à faire que de pavoiser devant des journalistes étrangers.

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    6. "Les livraisons me semblent de plus en plus espacées dans le temps, de plus en plus conditionnelles et surtout semblent arriver au compte-goutte ". Je ne crois pas qu'il s'agit d'atermoiements, à l'exception peut être des allemands, nous n'avons tout simplement pas de stock, cela à été largement documenté, ici et ailleurs.
      "En tout cas, j'ai bien l'impression que l'occident utilise l'Ukraine pour endommager les capacités de l'armée russe, mais je ne vois pas de raison de penser que ce soutien ira jusqu'à une réorientation stratégique et un déploiement massif tels que l'on n'a probablement pas vus depuis des décennies". La réorientation stratégique est déjà à l'œuvre, il n'y a qu'à lire le chef d'état major britannique qui préviens ses armées qu'il faut maintenant se préparer à une guerre contre la Russie. Mais, évidement, après s'être tellement dépouillé de capacités militaires (les dividende de la paix), il faudra beaucoup de temps et d'argent.
      "Il me semble nettement plus probable que l'armée ukrainienne se disloque complètement au Donbass devant l'écrasante disproportion des forces en matière d'artillerie." C'est une possibilité. Mais pas la seule. Ils ont les hommes et la motivation, et plus d'intelligence tactique visiblement. Ca ne suffira pas, mais les russes, à par bombarder -jusqu'à quand? n'ont plus les moyens de grands choses n'ont plus. Personne ne peut dire aujourd'hui qui sortira vainqueur (par contre, on connait le prix, gigantesque..."

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    7. "Les communiqués ukrainiens ne valent honnêtement pas grand chose au vu de leur attitude ces deux derniers mois à survendre très largement leurs succès tactiques ponctuels (encore que la faute revienne souvent à la nébuleuse d'influenceurs pro-Ukraine).
      Les communiqués ukrainiens sont aussi de la communication et de propagande. Evidement. Qui ferait autrement dans leur situation ? Mais eux au moins admettent quand cela se passe mal et qu'ils souffrent. Avec les précautions d'usages, cela les rends bien plus crédibles que les exploits du Z-Héros et les bilans Potemkine du ministère de la défense russe qui doit maintenant entamer la 3ème destruction de toute l'armée ukrainienne.
      Au passage, il me manque le Z-Héros, une des rares occasions, si ce n'est la seule, de sourire dans dans cette guerre.

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    8. @Anonyme 01:15
      Moi aussi, ils me manquent, ces Zhéros...
      Cela dit, je peux vous en créer un tous les jours, aussi crédible que celui issu du Kremlin. J'ai des idées d'actes héroïques avec un fourrier, une arpette dans un atelier de réparation de chars et une secrétaire d'état-major (on ne met pas assez les femmes à l'honneur).
      Bon, ça sera moins drôle que les "vrais", c'est sûr...

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    9. Ils existent pourtant les "grands Zhéros", de parfaits héros russes ou soviétiques: à Boucha, à Katyn, en haut des miradors du goulag ou organisant l'Holodomor..

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    10. @Chaudard...
      Me v'là de retour !!!! Un peu trop de boulot ces temps-ci.
      Moi aussi ça me manque le héros de Z du jour !

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  26. Puisque l'on parle rapport de force : en 1993 l'Ukraine c'était 52 millions d'habitants. En 2020 ils n'étaient plus que 44 millions. Un pays avec un taux de natalité très bas et en plein déclin demographique.

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    1. La population russe est également en plein déclin démographique depuis de très nombreuses années. Poutine affirme lui-même que le problème principal de la Russie est qu'ils ne font plus d'enfants. C'est d'ailleurs cela qui a précipité la chute de l'URSS annoncée bien avant sa fin effective par de nombreux démographes pendant la guerre froide. Nous le voyons bien aujourd'hui dans ce conflit puisque la Russie a une infanterie très insuffisante. Comment un pays aussi sous-peuplé qui s'étale sur 9 fuseaux horaires remplis de richesses naturelles a-t-il commit la folie de se lancer dans un conflit aussi absurde? La Russie a largement le potentiel pour être une immense Norvège! Quel gâchis pour ce peuple à la culture si belle et singulière...
      Merci à l'Ukraine de nous montrer ce que le mot COURAGE signifie.

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    2. Re: "La Russie a largement le potentiel pour être une immense Norvège!"

      Sous l'angle économique, c'est totalement vrai. Mais avec l'immensité du territoire, vient l'esprit impérial. La récente déclaration (Forum de St Pétersbourg) de Poutine assimilant l'URSS à la "Russie historique" entretient cet esprit.

      Dans le contexte précis du Forum de St Pétersbourg, l'avertissement semble cibler le Kazakhstan, coupable de ne pas reconnaître les républiques dissidentes de Donetsk et Louhansk.

      Nota : l'URSS a effectivement prolongé l'Empire tsariste, lequel dépassait de loin la seule Russie historique.

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    3. Le grand problème avec Poutine, mais aussi malheureusement avec une grande partie du peuple russe, c'est qu'il pense profondément que leur grandeur se mesure à leurs nombres de km2 et à la force des armées qui les occupent. Un sondage, qui avait l'air d'être très sérieux, il y quelques années, montrait qu'entre être un petit pays, mais prospère (comme la Norvège), et être un grand empire, puissant mais plus pauvre, une majorité de russe préférait la puissance... Effectivement, le rêve impérial.... Une force puissante, il a amené les grognards jusqu'à Moscou d'ailleurs. Il faut pas mal de gueule de bois pour s'en remettre.

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    4. En réalité, les russes sont trés complexés par la situation actuelle du pays. C'est pourquoi ils se tournent toujours vers un passé magnifié voir mythifié, un peu comme les musulmans radicaux qui parlent du califat mais jamais du futur. Ils vivent dans la nostalgie du passé car leur futur est sombre.

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  27. La comparaison des forces par la quantité ne vaut, me semble-t-il, que pour les matériels de génération et de conception identique. En gros, matériel ukrainien d'époque soviétique vs matériel russe d'époque soviétique. (Sans même parler des hommes et de la doctrine d'emploi). Certes sur la ligne de front (mais en prenant en compte le fait qu'il y a un attaquant et un défenseur et que ce dernier qui n'est pas engagé dans une bataille de rencontre en terrain ouvert, mais défend des positions préparées, suit proportionnellement moins de pertes), ce n'est pas agréable d'être côté ukrainien et sous les coups la ligne peut plier voire céder et les pertes sont lourdes.
    Mais les armements occidentaux - missiles antichar et autres LRAC "guidés", petits UCAVs ou drones civils armés, combinaison drones de reconnaissance et artillerie longue portée de précision, et le tout avec renseignement, imagerie, et coordination US derrière - sont le game changer puisque l'armée russe subit une érosion permanente de ses matériels, hommes, et de son moral, avant même d'entrer sur le champ de bataille.
    Evidemment les videos "à la Tytelman" donnent une image biaisée du conflit, mais en révèlent quand même une dimension réelle: une partie importante des forces russes sont atteintes par des tirs de précision dont elles n'ont sans doute pris connaissance que dans les quelques dixièmes de seconde avant impact. "Virtuellement", c'est comme si les UAF disposaient des frappes d'une aviation OTANienne "invisible". Tout cela accélère l'arrivée du moment où l'armée russe n'aura plus rien d'efficace à injecter sur le champ de bataille.
    Dupont.

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    1. Je veux bien croire ce que vous dites sur le rapport d'attrition. Mais jusqu'à quand les Ukr pourront faire payer chèrement chaque Km aux Russes ? Même les stock US paraissent arriver à sec, sauf a ce dépouiller totalement. En face, le stock d'obus russe, même archaïque, parait sans limite... Ils finiront bien en panne sèche un jour, mais quand, et restera-t-il alors une armée ukr capable de contre-attaquer réellement alors ?

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    2. Il va forcément y avoir des incidents épars mais trés réels en Pologne, Tchéquie, Slovaquie et autre sur les infrastructures logistiques. Rappelons nous l'explosion d'un gigantesque entrepôt de munition et Tchéquie lors du conflit initial dans le Donbass.

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    3. Tytelman a une vision optimiste du conflit pour les Ukrainiens. Trop, mais il a pas mal d'infos et de retours. Ce qui paraît clair, c'est que le point faible des Russes c'est l'humain, et beaucoup moins le matériel. La vraie question est "combien de temps va-t-il falloir pour que l'armée russe lâche l'affaire". Je n'ai pas le moindre doute sur le fait qu'une bonne partie de l'armée trouve que ce conflit est mal mené, avec un intérêt plus que limité. Il est donc à peu près certain que Poutine a besoin d'une victoire (peu importe laquelle, mais suffisamment importante) rapidement pour éviter que son trône ne vacille très sérieusement.
      C'est manifestement ce sur quoi parie les Ukrainiens: que les pertes russes soient si lourdes qu'elles obligent à un retrait, comme en Afghanistan.
      Je trouve intéressante les changements dans la réaction des russes que l'on peut voir sur les videos de rue. Moins de soutien à l'opération spéciale, et de plus en plus qui ont des connaissances qui sont parties au Front, et qui y ont été tuées. Je suis certain qu'au Kremlin on surveille tout cela comme le lait sur le feu. Rien ne fait plus peur à Poutine qu'une réaction (même modérée) du peuple Russe.

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    4. Xavier Tytelman a un seul intérêt : comme tous ceux qui bossent à partir de sources fiables qu'il partage, il livre la vision qu'il en retire. Perso, je lui dis merci car il est un point de plus qui permet le tableau final.
      A vous d'interpréter ensuite, au travers de diverses sources, la vision qui vous semble la plus proche de la réalité. Ou votre analyse.
      Ensuite seul l'avenir dira (sans tenir compte de notre avis) ce qui se passera.

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    5. La Vision de Xavier Tytelman est très "observatrice", alors que le pacha du blog essaye d'amener une perspective différente sur le temps.
      Les deux ne sont pas incompatibles, mais il faut effectivement savoir à quoi s'attendre dans ces deux médias, l'un ou le gars ancien denae prend sa source en osint et reste très observateur sans que ce qu'il dise soit faux et met en lumière certaines choses, et un autre média avec un ancien colon d'active qui est devenu historien militaire.
      Je lit et regarde les deux avec tout autant d'intérêt en y cherchant (et trouvant) pas les mêmes choses.

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    6. Mon commentaire sur Tytelman était "balancé", vous l'aurez remarqué: " les videos "à la Tytelman" donnent une image biaisée du conflit, mais en révèlent quand même une dimension réelle"
      image biaisée car c'est le format ou même plutôt le contenu disponible qui dicte largement le propos.
      Mais au moins c'est du factuel et ça révèle une dimension réelle. Au contraire de certains analystes ouvertement pro-russes qui en répètent en boucle des concepts et s'appuient sur l'histoire en nous demandant de "croire" en ce qui va advenir.
      Au fond ça recoupe des grands débats qu'on peut avoir dans d'autres domaines: est-ce l'innovation de rupture et distribuée qui aura le dernier mot, ou les fondamentaux classiques sont-ils encore ce qui compte le plus?
      ON a affaire à un déluge de vidéos "miliporn" fourni par la partie ukrainienne, et ça finit par convaincre qu'il n'y a de sécurité nulle part chez les russes, mais quelle proportion des destructions réelles est illustrée par ces vidéos? Parce que même si on a chaque jour 10 obus et ATGMs qui touchent des véhicules ou abris russes, comme montré, ça demeure "soutenable"
      Dupont

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  28. https://dumskaya.net/news/rossiyskie-suda-tehnicheskogo-flota-snimayut-s-g-165774/

    Après la frappe des forces armées ukrainiennes, les Russes retirent le personnel des plates-formes gazières

    Les navires russes de la flotte technique desservant les soi-disant "tours Boyko" en mer Noire en évacuent de toute urgence le personnel.

    Après les frappes d'aujourd'hui des forces armées ukrainiennes sur l'île des Serpents et la plate-forme gazière "Tavrida", les nazis russes ont apparemment décidé de ne pas mettre en danger les employés des autres tours.

    Il y a environ une heure, les navires Fedor Uryupin et Kalos Limen ont retiré du personnel des tours des champs d'Arkhangelskoye et de Golitsinskoye, et maintenant ils se dirigent vers la base de Crimée située dans la baie de Yarylgach.

    De plus, il y a environ une heure, un autre navire spécial, le Cape Tarkhankut, a quitté la baie. Il se dirige vers le reste des tours.

    Soit dit en passant, la frappe sur le "Tavrida" était pleinement justifiée - il s'agit d'une installation militaire sur laquelle se trouvaient les forces spéciales de la Fédération de Russie et des équipements de renseignement électronique. Le reste des tours est également utilisé à des fins militaires.

    En 2016-17, des radars Neva ont été installés sur des plates-formes gazières, à l'aide desquelles le trafic aérien a été surveillé dans la région d'Odessa. La portée des localisateurs comprenait également la côte de la Roumanie et la base aérienne de l'OTAN Mihail Kogelniceanu, qui se trouve près de Constanta.

    La Fédération de Russie a également installé des systèmes de suivi sous-marin pour le mouvement éventuel de sous-marins turcs.

    Fait intéressant, la plate-forme Tavrida a cessé d'émettre un signal AIS il y a environ 18 heures, et la plate-forme Krym à côté a cessé d'émettre un signal il y a six heures.

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    1. Merci camarade de nous donner ces informations directement depuis Kiev.

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  29. Scientifique du contingent20 juin 2022 à 22:15

    En réponse à Anonyme, 20 juin 2022 à 17:16, la réalisation de modèles réduits armés a déjà été entreprise, les Russes en ont été les victimes, voir cette enquête de Bellingcat : https://www.bellingcat.com/news/mena/2018/01/12/the_poor_mans_airforce.
    La difficultés des drones légers (civil) est qu'ils sont assez "coûteux" en efforts à mettre en œuvre. Il est possible que leurs homologues militaires soient similaires, sans parler de la nécessaire prise en main préalable et d'une possible immaturité technique.

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  30. La grande nouvelle que nous annonce Michel Goya est que Oryx sous estime depuis deux mois les pertes Ukrainiennes. De la part d'une officine bien connue des américains, cela devrait il nous surprendre ? Non.
    OSINT Oryx ment, OSINT Oryx ment, OZINT Oryx c'est l'OTAN...

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    1. Oryx, OSINT &co estiment et ont toujours estimé que leurs chiffres étaient *probablement* sous-estimés, quelque soit le camp. Pas la peine de sur-jouer l'indignation.

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    2. Dénoncer une information incomplète et imparfaite relève au mieux de la naïveté et au pire de la mauvaise foi.
      Les combattants ne sont pas armés de tableurs excel sur la ligne de front.

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    3. Oryx sous-estime tout autant les pertes russes. Et c’est bien normal puisque Oryx ne décompte QUE les pertes identifiables par photos ou vidéo. Pas de photo, pas de perte incrémentée, c’est aussi simple que cela.
      J’ajoute que comme aucun camp ne publie de preuves de ses propres pertes, Oryx ne peut comptabiliser que les pertes rendues publiques par le camp adverse.

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    4. Les ukrainiens prennent moins de plaisir à photographier leurs pertes et les diffuser sur les réseaux que celles infligées aux russes. Grande découverte d'un ignoble complot otanesque... Peut-être que les russes n'osent pas faire la même chose avec leur portable, souvent volés aux ukrainiens au passage, de peur d'être trianguler et voir arriver un Baktyar. Heureusement, il nous reste le bilan du ministère de défense russe pour avoir une estimation objective.
      Pauvre troll...

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    5. Ce qui est bien avec les trolls, c'est que ca me fait rajeunir, j'ai l'impression de retourner dans la cour de mon ecole primaire avec ces phrases ridicules. En plus le troll est incapable d'ecrire correctement OSINT plus de deux fois. J'ai pitie du troll.

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    6. Русские тролли безмозглые ....

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    7. Votre analyse est très intéressante, toutefois force est de constater qu'on peut formuler les choses différemment à partir des mêmes données.

      Le site oryx publie une estimation des pertes ukrainiennes comme russe et il comporte un disclaimer expliquant que ces pertes sont sous estimées car basées exclusivement sur le recoupement de témoignages photographiques.

      Ils sous estiment donc les pertes russes.

      Michel Goya tient compte de cet élément depuis le début et il l'indique à plusieurs reprises dans ses analyses.

      Je vous propose donc une nouvelle formulation de votre idée :

      Michel Goya sous estime depuis deux mois les pertes russes. De la part d'une officine bien connue pour sous estimer les pertes des russes cela devrait-il nous surprendre? Non.
      OSINT Orix ment, OSINT Orix ment, OZINT orix c'est le pacte de varsovie ...

      A part pour la rime ça marche de la même manière.

      Sinon, vous pratiquez beaucoup la branlette publique anonyme?

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    8. l'anonyme du 20 juin à 22:29 fait évidemment allusion au célèbre autant qu'historique jingle "radio Paris ment, radio Paris ment, radio Paris est allemand" seriné sur les ondes de radio Londres par Pierre Dac. reste à savoir si, vu l'origine plus radio Moscou cette fois ci, il faudrait plutôt évoquer un leitmotiv, et de qui cela vient en guise d'humoriste.

      j'aurais bien signé furax, mais ça aurait surenchéri dans l'usurpation, donc plus modestement:

      lademilune

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  31. Bonjour, j'avoue que cette article m'a passionné, je n'aurait jamais imaginée que la logistique en themes de production et de réparation de piece soit aussi mauvaises en europe, un cannon caesar tout les 40 jours, au rythmes des pertes matériels actuel il faudrait sans doute des années pour ne serais-ce que remplacer les pieces d'artilleries perdues en quelques semaines en Ukraine. Cela dit à ma connaissance ce n'est pas rédibitoire, à tout du moins ont doit pouvoir faire beaucoup mieux, ont arrives à fabriquer des voitures beaucoup plus vites. Avec un investissement considérables ont devrai pouvoir construires des chaines de productions en quelques mois, les plus gros problèmes c'est d'une part l'approvisionnement des machines dans ses chaines d'approvisionnement à savoir s'ils existent des stocks et des pieces de rechangent sinon avant même de construire l'usine il va falloir les fabriquer voir même les importer... Viens ensuites le temps de formations des nouveaux personnelles nécéssaires avec l'adaptation au process au machines et l'acquisition des trucs pour que ça marche, la réorientation du matèriel informatiques et éléctriques et l'ouverture ou la réouvertures de fondrie produisants les matériaux had hoc, je doute que les piece soit fabriquer avec des boites de conserves. Cela dit cela couterai des millions et cela nécéssiterais sans doutes de s'accaparée des ressources de l'industries plus classiques, j'inventes mais par exemples arréter de fabriquées des voitures pour fabriquer des canons et des obus. Conséquences prévisible pénuries et encores plus d'inflation sans compter de potentiel blocage de ressources de tel ou tel ,pays! Mais ne pas mettre en place cette industrie de guerre nous rendrez extrémement vulnérables... En tout cas pas le temps de tergiverser, même si la décision politique est prises demain il faudra quand même du temps pour tout cela et en attendant les ukrainiens voit s'effondrer leur stocks d'armes, sachant que si l'Ukraine n'a plus d'armes; à mains nues faces à des bombes... ont ignore totalement l'attitude qu'aurai la russie suite à sa conquètes...Mais un pays qui fait une telle fixation sur la force pourait bien êtres tentées de mettre à profit un état de faiblesse... Salutation, Ludovic Melin

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    1. Un début de réponse a été donné ces derniers jours/semaines. Dès la première grosse annonce d’aide par les USA, le Pentagone a réuni les industriels pour la mise en place de lignes de production pour l’effort de guerre. On a eu l’annonce de réunions en France il y a 10/15 jours pour réorienter et réquisitionner des moyens industriels civils, puis cette semaine avec NEXTER pour accélérer la production notamment des CAESARs. Comme d’habitude en France on démarre un peu en retard (moins sur les Allemands pour le coup). A priori, la Pologne et les autres pays de l’Est sont déjà en train de réorienter leurs capacités de production militaires.
      Bojo a annoncé il y a 2 mois que la guerre durerait des années. C’est un clown, mais un clown intelligent et réaliste.
      Folker

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  32. l'acierie d'ascoval spécialisée dans les tubes et récemment modernisée, n'a plus aucun soucis à se faire !

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  33. dumskaya.net
    État-major général

    Le 118e jour d'opposition héroïque du peuple ukrainien à l'invasion militaire russe a commencé.

    Comme indiqué dans le résumé du matin de l'état-major général, la situation dans les directions Volyn et Polissya est inchangée.

    En direction de Seversk, les envahisseurs ont tiré sur des infrastructures civiles dans la zone du village de Seredina-Buda, dans la région de Sumy.

    Dans la direction de Kharkiv, les principaux efforts de l'ennemi se concentrent sur la tenue des lignes occupées, les envahisseurs tentent d'empêcher les unités ukrainiennes d'atteindre l'arrière du groupe de troupes russes, qui opère dans la direction de Slaviansk. L'ennemi a tiré sur des infrastructures civiles dans les zones des colonies de Dmitrovka, Chuguev, Korobochkino, Staraya Gnilitsa et Bazalievka.

    Sur la direction de Slaviansk, non loin de Bogorodichne et de la vallée, les soldats ukrainiens ont repoussé les actions d'assaut des envahisseurs.

    L'ennemi a systématiquement effectué des tirs d'artillerie dans les zones des colonies de Grushevakha, Vernopolye, Adamovka et Mazanovka. Frappes aériennes infligées sur des infrastructures civiles près de Bogorodichny.

    L'ennemi n'a pas mené d'opérations actives dans la direction de Kramatorsk. Il a tiré sur les positions des forces de défense à partir d'artillerie à canon, de systèmes de lance-roquettes multiples et de mortiers le long de la ligne de collision.

    Dans la direction de Severodonetsk, les occupants continuent de bombarder les unités de nos troupes à partir d'artillerie de divers calibres. Des frappes aériennes ont été menées près d'Ustinovka, Gorny et Lisichansk. Ils n'arrêtent pas les opérations d'assaut pour établir un contrôle total sur Severodonetsk. En plus de cette ville, nos soldats ont réussi à contrer les assauts dans les zones des colonies de Sirotino et Belaya Gora.

    Dans la direction de Bakhmut, dans les zones des colonies de Nikolaevka, Vershina et Semigorye, l'ennemi mène des opérations offensives, les combats se poursuivent. De plus, l'ennemi a bombardé cyniquement des infrastructures civiles près de Pokrovsky, Nikolaevka et Belogorovka.

    Dans la direction d'Avdeevka, l'ennemi a lancé une frappe aérienne dans la région de New York.

    Il a bombardé des infrastructures civiles dans les zones des colonies d'Ocheretino, Avdeevka, Kamenka, Netaylovo, Nikolskoye et Orekhovo.

    Une frappe aérienne près de Shcherbakov a été enregistrée dans la direction de Kurakhov. Les défenseurs de l'Ukraine ont arrêté les tentatives d'attaques ennemies dans la région de Maryinka. L'ennemi s'enfuit.

    Dans les directions Novopavlovsk et Zaporozhye, l'ennemi n'a pas mené d'opérations actives.

    Dans la direction sud de Buzh, l'ennemi subit des pertes. Essayant de retenir des unités des Forces de défense ukrainiennes, il tire de l'artillerie, des mortiers et de multiples lance-roquettes sur les zones de Murakhivka, Topolinoye, Belyi Krinitsa et Maryinoe. L'ennemi a lancé des frappes de missiles aériens sur des infrastructures civiles dans la région d'Ochakov et de Kutsurub. Effectue des drones de reconnaissance aérienne.

    Parallèlement, il renforce l'équipement de fortification des positions avancées en construisant des postes de tir pérennes.

    Dans les eaux de la mer Noire et de la mer d'Azov, cinq transporteurs d'armes de haute précision sont prêts à lancer des frappes de missiles sur des cibles situées sur le territoire de l'Ukraine.

    Selon les informations disponibles, à la suite de pertes importantes dans l'état-major des troupes aéroportées, l'ennemi est contraint de recruter des officiers de réserve pour le service militaire avec la conclusion de contrats à court terme d'une durée de trois mois.

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  34. Article paru dans DEBKA, un site israélien proche des services secrets locaux et donnant souvent à l'avance de bonnes anticipations politiques: https://www.debka.com/western-voices-press-quietly-for-ending-ukraine-war-ceding-territory-to-moscow-unavoidable/.

    L'article met en exergue le fait que pour mettre un terme à la guerre, il faut des concessions territoriales de l'Ukraine envers la Russie. La raison: as the conflict drags on, an armed US-Russian conflict may loom, however much Washington seeks to avoid one. One Washington voice was heard commenting this week: “This unending war” needs to be resolved and the sooner the better.

    Mon analyse est que les USA sentent que pour soutenir l'effort de guerre des Ukrainiens, qui manifestement sont à bout de souffle, l'OTAN doit d'avantage s'investir. Or, les USA hésitent, car ils n'ont pas un intérêt stratégique essentiel en Ukraine. L'Ukraine, malgré tous ses sacrifices, va servir de variable d'ajustement au conflit. A part le territoire, les Russes vont demander, pour signer un accord, la levée des sanctions économiques, sauf s'ils sont tellement épuisés aussi qu'ils seraient prêts à signer n'importe quelle trêve avec l'Ukraine sans désescalade avec l'OTAN. Cela dit, le coût de la guerre économique contre la Russie est tel, que je vois mal les Occidentaux payer ce prix, officiellement dans le but de forcer la fin des hostilités, alors que justement les hostilités auraient cessé.

    Et si on arrive à une telle situation, on aura démontré aux Chinois que l'on peut défier militairement l'Occident et s'en sortir avec les félicitations du jury. Je ne suis pas certain que le monde d'après sera plus sûr que le monde d'avant, et que l'agrandissement de l'OTAN ait contribué à un monde plus sûr..

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    1. Votre conclusion est erronée. L'agrandissement de l'OTAN rend le monde plus sûr. Les Russes n'attaqueront pas l'OTAN, il est bien trop fort pour eux. Les Russes ne s'attaquent qu'aux faibles, et aboient contre les forts.
      Voyez la réaction contre la Finlande et la Suède.
      Par contre j'espère pour vous qu'il n'y a pas de russophones en Suisse, elle ne fait pas partie de l'OTAN, et putin pourrait avoir envie de les sauver (et récupérer son argent bloqué dans les banques)

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    2. Quelques petites remarques, l'article cite Kissinger, dont on peut douter très sérieusement de sa compréhension du monde moderne. Ensuite, Israël ne voit que des inconvénients à cette guerre, par exemple le rapprochement des Occidentaux avec l'Iran.
      Enfin, cet article passe sous silence une bonne partie du discours de Macron qui disait à peu près l'inverse de sa citation dans cet article.
      La question de Taïwan derrière la guerre en Ukraine est justement un élément clé pour comprendre la suite. Les USA (et les autres) sont parfaitement conscient qu'un succès, même limité, de la Russie, signifierait une autorisation pour la Chine d'envahir Taïwan et d'établir son contrôle sur la Mer de Chine. Ne pas oublier les revendications chinoises sur les Spratley et les Paracels, qui indisposent très fortement la plupart des acteurs régionaux.
      Donc, la Russie DOIT perdre. Tout le monde préférerait une défaite rapide, mais à moins d'un effondrement de l'armée russe, cela n'en prend pas le chemin.

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    3. @orekhdin : Une victoire nette de la Russie signifierait pour les USA une plus grande probabilité de devoir s'investir militairement pour défendre les frontières septentrionales de l'OTAN par la suite, et une plus grande probabilité d'une attaque chinoise sur Taïwan. Sur ce coup là les intérêts européens et américains coïncident. Les USA ne défendent pas l'Ukraine par amour pour ce pays...

      Là où je vous rejoints, c'est qu'une fois l'armée russe et la Russie durablement affaiblie et l'accès à la mer noire sécurisée, il risque d'y avoir des pressions sur l'Ukraine pour accepter une cession de territoires à leur Est ; que dans le fond les USA se contrefoutent probablement autant des Ukrainiens que des Kurdes.... ; que ces territoires et la levée des sanctions seront sur la table d'ici là fin de l'année, dès que (si...) les sacrifices ukrainiens et l'aide occidentale auront payés ; et que tout ça démontre là nécessité pour l'Europe d'être autonome pour sa défense et sa politique économique et industrielle.

      Nos points de désaccord, ça reste de penser que la Russie actuelle puisse être un partenaire fiable qui comprenne autre chose que le rapport de force, capable sans menace de retorsion de négocier et de respecter un accord ; et que l'OTAN dans le contexte actuel ne soit pas le cadre indispensable. Si l'Ukraine avait été dans l'OTAN elle n'aurait pas été attaquée, c'est de plus en plus clair, et nous n'en serions pas là. La responsabilité historique de la France (et de l'Allemagne), des "intérêts bien compris" et de la nécessité de "ne pas humilier là Russie" est hélas écrasante.

      (Thomas L.)

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    4. @Thomas L.
      Je ne pense pas que les USA se contenteront d'une "Russie durablement affaiblie" et de "l'accès à la mer noire sécurisé", et pousseront verts des cessions territoriales. Déjà car ces deux éléments sont antagonistes: si l'Ukraine perd la Crimée et la Mer d'Azov, la Russie restera une menace pour la Mer Noire. Pour la neutraliser, il faut qu'elle ne puisse plus avoir de base navale importante, donc qu'elle n'ait plus la Crimée.
      Ensuite, ce raisonnement tiendrait s'il en s'agissait que de la Russie. Mais tel n'est pas le cas. Derrière, il y a la Mer de Chine. Permettre à Poutine de faire des gains territoriaux, même à un coût énorme, c'est ouvrir la porte à la Chine en Mer de Chine. Et ça, c'est hors de question pour les USA (ainsi que pour le Japon, la Corée, le Viet-Nam etc....).
      Enfin, commence à émerger le problème numéro 1 par rapport à la Russie: Kaliningrad. Le règlement de la guerre en Ukraine devra règler le sort de Kaliningrad. La Russie ne peut pas garder cette exclave.
      Que certaines personnes, qui perdent de vue ces problématiques et les liens qui existent entre elles, militent pour obliger l'Ukraine à céder des territoires, c'est parfairement clair. Les mêmes auraient lacher les Sudètes en1938 et la Pologne en 1939, en croyant règler le problème. Mais d'autres savent que céder à Poutine, c'est partir pour une guerre véritablement mondiale à relativement brève échéance.
      La seule solution pour avoir la paix, c'est que la Russie perde. Et que la punition soit dissuasive (donc, à minima, qu'elle perde au moins Kaliningrad).
      On n'a pas vraiment le choix, et c'est bien ce qu'il faut retenir de la visite de Kiev. Macron n'est pas un va-t-en-guerre, mais il a suffisamment de jugeotte pour avoir convaincu Scholz qu'on n'avait pas le choix.
      Car soit on soutient l'Ukraine, et on fait tout pour lui permettre de gagner, et on peut gagner une paix durable pour les 20/30 prochaines années au moins, soit on flanche, et on aura de nouveau une guerre , au moins de même niveau, dans les 10 ans.
      Que certains n'arrivent pas à la comprendre, même à Washington, c'est clair. Mais manifestement, d'autres le comprennent parfaitement, et agissent en cohérence.
      Mon regret, c'est le caractère parfois timoré de l'aide. Mais face à un type qui brandi l'arme nucléaire, on ne peut qu'être prudent.
      De toutes façons, les armes sont fournies, et on voit bien que ce qui n'est pas possible aujourd'hui, le sera demain. Le jour où les tanks occidentaux deviendront une priorité, on trouvera une solution pour en fournir.

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    5. Pour compléter le propos de @Folker :

      Et n'oublions pas la Turquie !
      Compte tenu des affrontements récurrents entre l'Empire Russe et l'Empire Ottoman ( souvenez-vous des causes de la guerre de Crimée où la France était aux côtés de l'Empire Ottoman contre l'Empire Russe), il serait fort étonnant que la Turquie laisse la Russie agrandir sa bande côtière le long de la mer Noire surtout avec les enjeux gaziers sous-jacents dont ont parlés sur ce blog de nombreux intervenants.
      la Turquie est également en opposition larvée avec la Russie dans les zones turcophones du Caucase et d'Asie Centrale : le rejet par le Kazakhstan des demandes de Poutine, reconnaissance des républiques séparatistes et mobilisation de l'armée kazakhe, lors de la conférence de St Petersbourg est éloquente sur les tensions existantes. Poutine a pris une grosse claque en direct live ce jour là. La vidéo doit être disponible sur Al Jezeera

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    6. A défaut de la vidéo, ce qu'en rapporte eurasianet : https://eurasianet.org/kazakhstan-russia-frictions-over-ukraine-war-go-public

      Pour rappel, des forces russes sont intervenues au Kazakhstan au titre de l'OTSC pour y contrer des manifestations de rue. Poutine espérait sans doute plus de compréhension sur le plan géopolitique. Pour parler si "libre", Tokayev doit avoir souscrit une bonne assurance chinoise.

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    7. @Folker
      Ah non faut pas toucher à Kaliningrad
      Ou est-ce que Monsieur Poutine pourrait garer sa barque sinon hein ?

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    8. Il y a de l'eau dans le gaz entre la Lituanie et la Russie à propos de cette enclave: le pays applique les sanctions décidées par l'UE en empêche le transit des marchandises sous embargo vers l'enclave. L'UE a d'ailleurs confirmé que c'était conforme aux règles annoncées.
      Un effet des sanctions qui déplait à Moscou, forcément... qui donnera une réponse ultérieurement.
      Je vois pas trop ce qu'ils peuvent y faire. A part lâcher du lest sur le blocage d'Odessa et les exports Ukrainiens?

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    9. @Chef Chaudard : il me semble qu'il y a un grand niveau de désinformation dans les plus hautes sphères russes. Le potentat local pense sans doute, d'après les informations qui lui sont données, pouvoir corriger Lithuaniens et Kazakhs avec ce qu'il a de réserves non engagées en Ukraine.

      J'ignore tout de l'armée Kazakhe, mais la petite armée polonaise profiterait de l'occasion pour donner une dégelée aux rebuts de la réserve russe qui oseraient attaquer la Lituanie. La Russie en est là, tout ce qu'elle a de valable militairement parlant est fixé en Ukraine (N.B. : je n'ai pas dit que la Russie allait perdre en Ukraine, hein, juste qu'elle n'a pas les moyens d'envahir le Liechtenstein avec ses forces non engagées).

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  35. Pour une fois, mon avis de grand mère peut vous répondre, nantie d'une culture en histoire, sans connaissances militaires techniques, mais nantie d'un attachement indéracinable à la démocratie. L'otan qui m'a souvent agacée nous est maintenant vital, le soutien aux Ukrainiens est un impératif, et sans hésitation j'ai renoncé à certains projets pour faire face aux changements économiques d'abord. Bref je m'adapte. Pour mes enfants.

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  36. Quand je vois la situation en Biélorussie, je m'interroge. Loukachenko arrivera-t-il à tenir bon et à éviter d'entrer en guerre. Il joue sa tête, sachant que l'armée russe n'a plus la capacité de venir le sauver en cas de rébellion de ses troupes.
    Poutine doit bien se rendre compte qu'une défaillance de la Biélorussie serait un coup très sérieux à ses ambitions et à son pouvoir.
    Mais ma préoccupation est surtout par rapport à la Pologne: va-t-elle être envahie? La menace existe, et Poutine pourrait se dire que les stocks de l'OTAN étant asséchés par l'Ukraine, il ne risque pas grand chose à étendre le conflit, surtout si cela peut lui permettre de déclarer la mobilisation en Russie.
    Ce serait un coup de poker risqué, mais je me dis que s'il pense ne plus rien avoir à perdre, il peut être tenté.

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    1. La Pologne est parcourue de fleuves nord-sud qui sont autant de points d'appuis. Pour attaquer la Pologne (membre de l'OTAN), il faut traverser la Biélorussie (se prêtera-t-elle à cette initiative insensée? et ça rajoute des centaines de km de logistique alors que l'armée russe est déjà à la peine à quelques dizaines de km de ses frontières), traverser, donc conquérir l'Ukraine de l'ouest, donc faire dépasser le Dniepr, contrôler Kiev, traverser la Lituanie (OTAN). On va dire Il y a Kaliningrad mais il paraît peu crédible d'y voir une base logistique autonome capable d'alimenter une gigantesque armée d'invasion contre la Pologne, au milieu du lac OTANien qu'est devenu la Baltique.
      De surcroît la Pologne est un pays aussi peuplé que l'Ukraine, plus riche et avancé, mieux équipé en armements modernes, et quand bien même l'OTAN se contenterait d'un soutien comme à l'Ukraine, ie juste des armements et du renseignement, il est très vraisemblable que l'armée polonaise tiendrait le choc.
      Accessoirement, la Pologne est un pays hostile et sans aucune ressource intéressante. Ca fait deux différences avec l'Ukraine même s'il y a eu erreur substantielle d'analyse de la part des russes concernant la volonté d'indépendance et de sortie du monde russo-moscovite des ukrainiens.
      Certes la Pologne a été soumise et maltraitée par l'empire russe puis soviétique à deux reprises, au XIXème siècle et entre 1940 et 1989, mais c'était le produit de l'avancée de puissances occidentales vers l'est, dont le reflux a laissé la place à la Russie par un accident de l'histoire. Foncièrement, il n'y a pas d'intérêt pour la Russie à attaquer/s'emparer/intégrer la Pologne. Moins encore aujourd'hui.
      On pouvait à la rigueur croire en une invincibilité du rouleau compresseur russe avant le 22 février, et à échéance d'une décennie une Ukraine qui serait tombée sans coup férir dans l'escarcelle russe et motivée pour se remettre à travailler en faveur du projet impérial moscovite
      Enfin les stocks de l'OTAN ne sont pas "asséchés par l'Ukraine": ils servent à quoi ils devaient servir: casser du char russe, donc l'opération est neutre, et encore, seule une petite partie de cette fonction est utilisée (demeure les avions spécialisés et hélicoptères anti char, les ATGM des véhicules OTAN, les chars eux-mêmes et leurs canons de 120 et 105, les obus et bombes à sous munitions guidées), tandis que le spectre majeur de la force OTANienne : l'aviation et sa capacité à interdire le front, frapper en profondeur, éroder le potentiel terrestre avant l'affrontement sur le champ de bataille, n'a même pas commencé à entrer dans la danse.
      Bref, on pense ce qu'on veut de Poutine, de ses méthodes et de son fantasme de recréer la grande Russie en récupérant la pièce maîtresse: l'Ukraine, mais à un moment il faut arrêter la propagande de type "ils iront à Berlin et ne s'arrêteront même pas là, et dans 48h ils défilent sur les champs Elysées". Non, ils n'attaqueront pas la Pologne. ça n'a aucun sens et l'armée russe en sortirait anéantie, ce serait la fin de la Russie.

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    2. Le problème dans votre raisonnement, c'est que j'aurai dit la même chose (grosso modo) pour l'Ukraine en fin d'année dernière. La Russie sortirait annéantie d'un conflit avec l'Ukraine.
      Et je crois fermement que si l'Ukraine s'était effondrée, la Russie aurait attaqué les Pays Baltes (OTAN ou pas).
      Par ailleurs, la Pologne a une longue frontière commune avec la Biélorussie, qui sert de base à l'armée russe.
      Là où je vous rejoins, c'est que je vois mal comment raisonnablement la Russie pourrait tenter ce type d'aventure. Mais comme nous sommes sortis du raisonnable depuis plusieurs mois maintenant, et que les menaces sur la Pologne se multiplient, je m'interroge.

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    3. Oui on peut imaginer que si l'Ukraine avait été la Tchécoslovaquie de 1938, tombant sans coup férir, la Russie s'en serait trouvée grandement renforcée. Pas tant ni surtout aussi instantanément que l'Allemagne de l'époque toutefois qui croquait un tout petit morceau avec la Bohême et avait un élan démographique autrement plus énergique et avait réussi à faire adhérer la population masculine et jeune à son projet de conquête. Etc.
      Les lois historiques de Fabry sont intéressantes mais il pêche par son analyse trop grossière de la dimension militaire, économique, technologique. La Russie n'a certes pas, contrairement à ce qu'écrivent goguenard tant de commentateurs partisans, l'économie de l'Espagne (ou moins encore), mais il faudrait qu'elle ait la puissance -économique, industrielle, technologique, démographique - de la Chine pour pouvoir écraser "nécessairement" de sa masse ses voisins de l'ouest, Ukraine compris.
      "la Biélorussie, qui sert de base à l'armée russe": il n'y a rien de comparable avec la RDA des années 80. Certes il y aurait un danger si la Russie avait "biélorussisé" l'Ukraine et mis à la frontière belarusso-polonaise un corps de bataille dernier cri de plusieurs centaines de milliers d'hommes etc. Mais on verrait venir... Je pense qu'il faut de la vraisemblance dans les projections sur la capacité de l'Armée russe à battre toute l'Europe, soutenue par les USA... il faut se souvenir de ce qu'a été la guerre du Golfe de 90-91, cette armada aérienne sans précédent dans l'histoire qui a mis KO l'Irak pendant des semaines avant de lancer une force terrestre gigantesque à l'assaut d'un petit réduit de forces irakiennes sans défenses urbaines ou naturelles aucune. La Russie n'est vraiment pas au niveau de la coalition arabo-occidentale d'alors et ses opposants Ukraine soutenue par l'OTAN aujourd'hui, demain dans vos fantasmes Pologne ou pays baltes (membres de l'OTAN) autrement au niveau et mieux protégés que l'Irak alors.
      Dupont

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    4. La raison la plus probable de cette menace sur la Pologne est de lui faire peur afin qu'elle limite son aide à l'Ukraine.
      Elle a promis de grandes quantités de matériel ex soviétique, dont des chars T-72, et la Russie espère qu'en agitant la menace d'une attaque elle le conservera pour sa défense.
      Maintenant, la menace est fort peu crédible. La Russie est déjà empêtrée en Ukraine, elle serait incapable de supporter un autre conflit d'intensité similaire. Et la Biélorussie est un nain militaire.
      Loukachenko essaie d'aider comme il peut, sans aucune intention d'entrer dans le conflit. Ça serait probablement fatal à son régime. Il s'agite, brandit des menaces, fait rouler ses troupes d'une extrémité à l'autre de ses frontieres, mais n'a aucune intention d'aller plus loin.
      'Mes deux centimes", comme disent les anglo saxons

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    5. La plus grande valeur des T-72 polonais c'est entre les mains ukrainiennes, puisqu'ils peuvent servir à casser aujourd'hui la masse russe (matérielle et humaine), et que c'est autant que les polonais ne se prendront pas si la Russie devait les attaquer (ce qui n'arrivera pas).
      Il y a suffisamment de chars occidentaux dans l'OTAN (même s'il y en a beaucoup moins qu'il y a 30 ans, mais la décrue a été parallèle en Russie) pour constituer un bouclier blindé de la baltique à la mer noire avec du matériel occidental. La Pologne a d'ailleurs 250 (?) Leopard 2 (on s'y trouve mieux que dans un T-72) et devrait recevoir autant d'Abrams. C'est considérable si c'est bien employé, a fortiori en défense à proximité des flux logistiques. Et les chars sont loin d'être le seul moyen d'arrêter une force terrestre: à ma connaissance ce n'est pas avec des combats de chars que l'Ukraine, pourtant essentiellement limitée dans la 3ème dimension aux frappes précises mais limitées de drones, et d'une poignée de Su-25, a détruit ou mis hors d'état de nuire des centaines de MBT russes.
      La Biélorussie a vocation à devenir un tampon entre la Russie et l'UE. OK ce ne sera pas une démocratie scandinave mais ça peut être un endroit plus agréable à vivre qu'aujourd'hui et de toute façon, c'est tellement pourri que tous les jeunes se barreront à l'ouest, un peu comme la Pologne. ça n'a pas d'intérêt économique ou démographique pour la Russie, à nous d'être assez habiles pour en diminuer progressivement le potentiel sécuritaire dangereux sans aller "chercher" la Russie en soutenant des révolutions de couleur.
      Dupont

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    6. "Envahir la Pologne" ??!! Et avec quoi ? Une armée de conscrit à peine formée, sur des T62 sorties de Sibérie où ils rouillent ? Avec son artillerie pléthorique ? Nul doute que s'il en retire une partie importante du Donbass, les Ukrainiens seraient rapidement à Sébastopol. Nul doute non plus que les polonais se montreront aussi combatif que les ukrainiens. Ajoutons que les russes dominent mais n'arrivent pas à maitriser le ciel ukr, comment cela se passeraient face aux moyens aériens et anti-aériens de l'Otan coalisé ? Qui au passage ne se genera pas pour taper ce qui sera reste en Ukr. Poutine n'a absolument plus les moyens de franchir la frontière polonaise, sauf a user de nucléaire, et si cette idée suicidaire le prenait, il est plutôt probable que ses généraux l'enverrons se reposer dans sa datcha à Sotchi.

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    7. @Anonyme 15:10
      Déjà, il faut admettre que l'on sorte du raisonnable. Il est évident qu'attaquer la Pologne ou la Lithuanie n'aurait rien de raisonnable. Mais si on regarde objectivement, il n'y avait rien de raisonnable à attaquer l'Ukraine. Pourtant, Poutine a décidé de le faire.
      Avec quoi? Avec une mobilisation générale, et ce qu'il reste en matériel (tout n'est pas en Ukraine).
      Et attaquer la Pologne c'est couper l'Ukraine de la majorité de ses approvisionnement en armes.
      Ce serait évidemment suicidaire, mais il faut envisager toutes les possibilités.

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  37. Exactement ce que j'écrivais il y a plusieurs semaines, c'est soit une contre-offensive préparée, équipée et organisée en mode Normandie/Overlord, soit une asphyxie lente de l'Ukraine. La Russie a le temps.

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    1. Dans un jeu de cartes, vous prenez une carte : regardez la bien et puis retournez là. Elle est plus colorée que l'autre face, le dessin est différent : mais, c'est toujours l'autre face d'une même carte.
      Je veux dire par là que vous décrivez le même évènement vu de l'autre bout de la lorgnette. Et c'est bien petit, cet autre bout, quand on n'a rien d'autre que cette vue.
      L'avenir dira si vous voyez bien.

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    2. La Russie a le temps? C'est ce qu'elle dit, mais l'a-t-elle vraiment? Permettez-moi d'en douter.

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    3. Je ne sais pas ce que vous avez avec la Pologne. Malgré ses dérives politiques récentes, la toucher c'est toucher l'OTAN. Et après suffisement d'avertissements ca sera la bombe point barre

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    4. Comme Etienne, je suis un peu étonné que certains parlent de la Pologne comme une cible potentielle au vu des tensions actuelles avec la Lituanie. Si les Russes veulent tester la volonté de l'Otan, il me semble probable qu'ils vont commencer par là, d'autant plus qu'ils ont déjà l'excuse servie sur un plateau d'argent.

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    5. C'est peut être ça que Poutine vouliait dire par "pas de Monde sans Russie" : le suicide. Un grand mégalo

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    6. Juste un rappel: Kadyrov et d'autres ont menacé directement la Pologne d'une invasion. Loukachenko masse des troupes à la frontière, et la Pologne sert de base arrière à l'Ukraine.

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    7. @Folker la Biélorussie a 4x moins d'habitants que la Pologne et elle est moins riche encore. Son armée est en décomposition. Certes par sa configuration géographique elle forme un saillant entre pays ex soviétiques OTANisés - mais on peut aussi considérer que ces pays forment un saillant dans le glacis russe.
      Kadyrov peut dire ce qu'il veut...
      Dupont

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    8. Houps, je n'avais pas fait attention, je suis l'Anonyme21 juin 2022 à 13:10 (avec le jeu de cartes)

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  38. Prenez le blog de Michel Goya pour ce qu'il est : un site pro-Otan et russophobe. C'est un point de vue assumé, Michel Goya ne s'en cache pas, même s'il semble de plus en plus mal à l'aise sur le plateau de BFM TV (il faut convenir que certaines déclarations de Michel Goya sur les bataillons Azov ou Kraken ont quand même dû laisser de vilaines traces dans sa conscience).
    Ne pas se perdre en détails inutiles sur le nombre de bataillons, de groupements tactiques, de chars, de canons, de missiles, de rations de combat et de godillots. Ne pas s'auto-intoxiquer avec sa propre propagande, ne pas se prendre pour un stratège visionnaire de génie et essayer de rester humbles. Tous les experts et notamment les stratèges militaires et autres war gamers se sont toujours trompés. Ce conflit le démontre une fois encore s'il en était besoin.

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    1. Pouvez-vous développer en quoi les analyses de ce conflit par Michel Goya sont russophobes?

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    2. @12:12 Commentaire stupide et creux pour le seul plaisir de foutre la merde. On pourrait le démontrer point par point sans chercher bien loin, mais ca serait certainement inutile car vous meme ne devait pas croire ce que vous écrivez.

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    3. Il se trouve que tous les occidentaux sont "pro-OTAN". Certains peuvent le regretter, mais c'est comme ça. Donc le col. Goya est dans la majorité.
      La majorité n'est pas contre les Russes (il n'y a que certains Russes pour croire ça) mais contre l'impérialisme poutinien.
      Ce qui est important, ce n'est pas de qualifier quelqu'un, mais la raison pour laquelle il prend cette position.
      La traiter de "propagande" est une affirmation sans preuve. Comme tout ce qui est affirmé sans preuve, cela peut etre rejeté sans preuve.
      Donc, sois vous passez votre chemin, soit vous étayez vos propos.
      Comme je pense que vous n'aurez pas le courage de prendre la deuxième option, je vous dis adieu tout de suite.

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    4. Vous pensez que le nombre d'armes, de soldats et les chaines logistiques sont des détails inutiles dans le cadre de l'analyse d'un conflit armé?
      Votre propos est effectivement visionnaire : depuis Alexandre tous les stratèges se sont complètement plantés!
      Nul doute que si vous réussissez à écrire un livre sur ce thème votre fortune est faite. Ou pas.

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    5. Dommage il manque le terme « Gamelin » et on était dans les plus beaux copier coller qu’on retrouve un peu partout sur les réseaux. Heureusement les neuneus pro russe sont inexistants dans la vraie vie. Un peu comme les Pro Zemmour qui fout un bruit fou sur internet par contre aux élections … a pu rien

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    6. Et je prends votre réflexion pour ce qu'elle est : votre point de vue assumé... dont vous ne vous cachez pas.
      Sans vous perdre en détails inutiles (comme une précision exacte pour vous y référer ou démontrer votre propos), vous arrivez à la conclusion que les experts ne sont pas des prophètes.
      Bien, nous en prenons donc acte, bien que jamais personne ne l'ait jamais pensé, à part vous sans doute.

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    7. Volia qui correspond parfaitement à la définition du trollisme. Merci du sourire

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    8. C'est vrai, " Tous les experts et notamment les stratèges militaires et autres war gamers se sont toujours trompés", y compris, et surtout, Michel Goya, ce conflit le démontre amplement ; les russes devaient être à Kiev en quelques jours. Les généraux russes et leur petit tsar aussi semble-t-il, tout cela à cause d'une bande d'ukraino-nazis toxicomanes présidée par un comique médiocre en plus...

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    9. @Anonyme 21/06 15:46 & Anonyme 21/06 12:12
      ... ou bien Poutine et ses conseillers, dont le plan se déroule comme prévu (faut-il le rappeler?), ne sont ni des experts ni des stratèges militaires, hypothèse que l'actualité tendrait à démontrer (?). C'est bien embrouillé cette histoire...

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    10. Citation : Tous les experts et notamment les stratèges militaires et autres war gamers se sont toujours trompés. Ce conflit le démontre une fois encore s'il en était besoin.
      Fin de citation

      Celui qui s'est le plus trompé, c'est manifestement Poutine. Pas un mot sur lui, c'est étonnant ...
      Il va mettre son pays au ban des nations, son économie par terre, la réputation de l'armée russe s'est effondrée, et l'Otan est en plien renaissance. tout ça pour conquérir 20% d'un pays qu'il sera obligé de lâcher tôt ou tard.
      C'est manifestement un grand stratège comme vous êtes un grand-guignol ...

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  39. Sur ISW le 20 juin, 17 h 30 HE (soit minuit et demi ce matin en France) :
    en anglais : https://www.understandingwar.org/backgrounder/russian-offensive-campaign-assessment-june-20
    en français : https://www-understandingwar-org.translate.goog/backgrounder/russian-offensive-campaign-assessment-june-20?_x_tr_sl=auto&_x_tr_tl=fr&_x_tr_hl=fr
    => semaine décisive car les Russes avaient fixé au 26 juin la date limite pour la prise de Sievierodonesk
    Sur MilitaryLand : le 20 juin , 117e jour d'invasion :
    en anglais : https://militaryland.net/ukraine/invasion-day-117-summary/
    en français : https://militaryland-net.translate.goog/ukraine/invasion-day-117-summary/?_x_tr_sl=auto&_x_tr_tl=fr&_x_tr_hl=fr
    La video du 20 juin de Denys Davydov (il y a 13 h) : https://www.youtube.com/watch?v=ra_S6XkID_Y
    En bref : dans le fond de la poche de Sievierodonesk, situation tendue car les Russes vont lancer un maximum d'efforts que ce soit sur Sievierodonesk, Lysychansk, la GLOC qui l'alimente (par Soledar).
    Sans oublier d'approcher Sloviansk au plus près, des combats ont lieu en ce moment (cf.Live Amap il y a 4 h).

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  40. Je suis quand même étonne que l'ampleur du scandale des fonds étatiques détournés par la machine Pourine ne fasse pas éclater un Pourinegate. Quand même, n'importe où ailleurs ça aurait déja pété.
    Ca donne l'impression du jeu de cartes du menteur : tant que ces abrutis on confiance, je continue à les entuber.
    Ca c'est l'aristocrarie de la voyoucratie
    KGB m'ssieurs dames

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    1. https://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2022/06/20/patrimoine-de-vladimir-poutine-une-mysterieuse-cooperative-de-societes-mise-au-jour-grace-a-des-fuites-de-donnees_6131234_4355770.html

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    2. Merci Etienne, je n'avais pas lu cet article des Décodeurs... une coopérative de sociétés pour exploiter les biens de Poutine...

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  41. Le gouverneur de l’oblast de Kherson demande aux civils d’évacuer, quitte à passer par la Crimée pour ensuite rejoindre un état de l’UE. Gros risques pour eux compte tenu de la contre attaque ukrainienne à venir.
    A noter que l’oblast de Kherson borde la Crimée par le Nord, et les routes vers le Nord ou l’Ouest sont bloquées par les Russes.
    Perso, je vois mal 500 000 personnes partir dans ces conditions.
    Cela implique aussi que l’Ukraine s’apprête à quelquechose de significatif en termes de moyens.

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    1. La Crimée étant russe je suis sceptique quand à leur volonté de laisser partir des déplacés vers l'UE

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    2. (je n'avais pas signé), mais lu sur Kyiv Independent.
      Même demande de la ministre Vereshchuk:
      https://www.ukrinform.ua/rubric-regions/3511298-veresuk-zaklikae-ziteliv-hersonsini-viizdzati-sob-polegsiti-deokupaciu.html
      "Les habitants de la région de Kherson devraient profiter des opportunités offertes par les occupants pour partir afin de faciliter la contre-offensive de l'armée ukrainienne pour désoccuper la région."

      ""Ils n'enfreindront pas la loi s'ils quittent la Crimée temporairement occupée. Nous savons qu'aujourd'hui, c'est presque le seul corridor humanitaire, si vous pouvez l'appeler ainsi, et ce que vous pouvez quitter. Donc, si possible, sortez, surtout avec des enfants. Dès que vous entrez sur le territoire de pays tiers - l'Union européenne ou quelqu'un d'autre - contactez n'importe quel consulat ou trouvez une opportunité de nous appeler. Même sans aucun document, tous les pays vous laisseront entrer. Si nécessaire, nous préparerons les documents et les remettrons au consulat où vous serez », a déclaré Vereshchuk."

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  42. Un article russe sur l'état réel de l'armée russe:
    https://istories.media/investigations/2022/06/20/chto-ostalos-ot-rossiiskoi-armii-k-chetvertomu-mesyatsu-voini/

    « L'armée subit des pertes monstrueuses et irrémédiables. Une personne peut être tellement blessée qu'elle ne se battra plus, par exemple, si son doigt est arraché, elle ne reviendra pas de l'hôpital au front », explique l'expert militaire Pavel Luzin, qui ne considère pas la partie ukrainienne évaluations trop élevées. "Quand nous voyons des chiffres selon lesquels la Russie a maintenant plus de 33 000 pertes irrémédiables, cela signifie qu'environ la moitié d'entre elles sont tuées."

    Selon Kirill Mikhailov, analyste du Conflict Intelligence Team (CIT), les pertes réelles sont deux à trois fois plus élevées que celles qui peuvent être confirmées par des sources ouvertes. Ensuite, le nombre réel de pertes se situe au milieu entre l'évaluation des "histoires importantes" et les données de l'état-major général des forces armées ukrainiennes.

    L'expert militaire Pavel Luzin estime que toutes les conséquences de cette guerre ne se reflètent pas dans les données. « Les pertes ne se limitent pas à ceux qui sont morts ou ont été blessés, elles affectent le reste. L'armée a déjà commencé une importante sortie de soldats contractuels. Ils voient des pertes et personne ne veut mourir », explique Pavel Luzin. - Et les gens partent en masse : non seulement les militaires, mais aussi les policiers, qui ont peur d'être mobilisés et envoyés au combat. Les pertes dans la guerre avec l'Ukraine et le renvoi d'anciens conscrits qui ne signent pas de contrats entraînent une réduction de l'effectif global des forces actives. Par conséquent, la Russie a maintenant concentré toutes ses forces à Severodonetsk [dans la région de Lugansk] - elles ne peuvent pas couvrir plus.

    Si nous parlons des pertes d'équipements militaires russes sur le champ de bataille, cette guerre a frappé le plus durement les chars et les véhicules blindés. C'est le principal type d'armement du côté russe : cet équipement est utilisé par les forces terrestres, qui sont les plus impliquées dans les combats. Selon Important Stories, l'armée russe a perdu de 23 à 42 % de tous ses chars prêts au combat et de 8 à 19 % de ses véhicules blindés . Il faudra peut-être des années à la Russie pour restaurer une telle quantité d'équipements.

    « La Russie a deux types de missiles : soviétiques et post-soviétiques », explique Pavel Luzin. - Les missiles soviétiques s'épuisent déjà et personne ne les produira plus jamais. Par exemple, les missiles de croisière X-555 et X-22, hérités de l'Union soviétique, ils s'épuiseront et il n'y en aura plus. Et le nombre de missiles produits en Russie (Iskander, Caliber, Onyx et autres) ne dépasse pas 50 pièces de chaque type par an. Par conséquent, j'estime que depuis 2011, un maximum de 2 000 missiles ont été produits, plus il y avait environ un millier de missiles soviétiques en stock. Parmi ceux-ci, plus de 2 000 missiles ont déjà été tirés, soit les deux tiers de tous les stocks."

    "Quant à l'artillerie, selon Important Stories, la Russie a déjà perdu jusqu'à 16 % de tous ses canons . Selon des photos et des vidéos des champs de bataille, 5% des pertes ont été enregistrées, selon le département américain de la Défense, la Russie a perdu 6% des armes d'artillerie et, selon l'état-major général des forces armées ukrainiennes, 16%. « Le principal problème de l'artillerie est la consommation d'obus. Les stocks soviétiques [de Russie] s'épuisent », déclare Pavel Luzin.

    Selon les mêmes parties, au quatrième mois de la guerre, la Russie avait perdu entre 18 et 45 % de l'artillerie qu'elle avait initialement allouée à l'invasion de l'Ukraine."

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    1. A vrai dire on est dans le 'brouillard de la guerre'.
      Ce type d'information est rassurant (pour les pro ukrainien). On a d'autres sources moins optimistes (https://vigile.quebec/articles/l-armee-ukrainienne-va-t-elle-perdre-la-bataille-du-donbass).
      A mon sens on est entre les deux, reste à savoir qui craquera en premier.

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    2. Pour les chars, le calcul est cohérent. La Russie était créditée officiellement de 2400 chars immédiatement disponibles avant l'invasion. C'est à dire en service et en stock mobilisable.
      Oryx recense près de 800 chars perdus. Si l'on rajoute les chars récupérés mais irréparables, les perdus non recensés car restés côté russe, on peut, je pense, doubler ce chiffre, soit 1600.
      Des estimations sur les chars soviétiques stockés depuis lontemps sans entretien, ils peuvent en réparer au mieux environ 5%, soit 500.
      Selon ces calculs, il resterait environ 1100 chars.
      Maintenant, c'est une estimation à la louche. Il est possible que les pertes soient un peu moindres ou qu'ils aient pu en récupérer plus de 5% dans les parcs.

      Il faut s'imaginer la difficulté de remettre en route des chars stockés en plein air depuis 40 ou 50 ans.
      Il faut changer tous les fluides, mettre des batteries neuves, changer toutes les durites, les courroies, les joints, rotules, tout ce qui est fait en caoutchouc. Les amortisseurs, les circuits hydrauliques, les roulements bloqués par la rouille, particulièrement dans les moteurs, les roues et celui de la tourelle.
      Le câblage électrique est à refaire ou changer, victime de l'oxydation et de l'appétit des rongeurs.
      Les réservoirs sont percés par la rouille, ainsi que de nombreuses pièces métalliques comme celles des les optiques de visée, des instruments de precision, ou des freins.
      Et cela seulement sur les chars qui n'ont pas leur moteur ou leur transmission carrément bloquées par la rouille.
      Il faut beaucoup de temps et surtout de pièces détachées, dont beaucoup ne sont peut être carrément plus disponibles, car impossibles à conserver, comme les batteries, ou simplement plus en stock.

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    3. @titi
      votre lien renvoie vers un vidéo de Terra Bellum, dont l'inspiration me semble fortement liée au CF2R de Denécé dont l'atavisme prorusse n'est plus à démontrer.
      J'avais regardé quelques vidéos de Terra Bellum, mais ils manquent beaucoup trop d'objectivité et on n'y apprend rien que l'on ne sache déjà si on s'intéresse à la question.
      De toutes façons, mon post est sur les pertes depuis le début de la guerre présentées dans un organe de presse russe, dédié aux Russes qui souhaitent réellement s'informer, et leurs conséquences pour l'armée russe. Pas sur les chances de succès des Ukrainiens ou la bataille du Donbass elle-même. La question n'est donc pas de savoir si les Ukrainiens ont des pertes, et leur importance, mais d'essayer de découvrir où en est l'armée russe, et s'il y a des éléments qui confirme l'impression générale qu'elle est dans un état très dégradé (indépendamment de la victoire ou de la défaite dans le Donbass).
      De toutes façons, on n'a besoin d'eux pour savoir que les Russes ne tirent plus que quelques missibles par jour (donc qu'ils n'en ont plus), qu'ils utilisent des bombes non guidées (donc qu'ils n'ont plus de bombes guidées), que leurs avions ne dépassent plus la ligne de front (donc qu'ils considérent qu'il y a un risque élevé de survoler le reste du territoire Ukrainien, et qu'ils veulent éviter de se faire descendre),... Franchement, quand j'ai lu que la Russie sortait des T62 de ses réserves, j'ai cru à une faute de frappe, et je n'étais pas le seul à être incrédule. Mais on les a vu par la suite, donc il a bien fallu se rendre à l'évidence, la Russie manque de chars opérationnels. Et comme les sorties des réserves vues depuis ne sont pas franchement de matériel beaucoup plus récent (T72 non modernisé, ou T80), à priori, il y a effectivement un problème.
      Maintenant, l'Ukraine peut perdre la bataille du Donbass, et perdra probablement celle de Sievierodonetsk, mais cela ne voudra pas dire perdre la guerre. En l'état, la Russie a déjà perdu la guerre, car n'atteindra pas ses buts de guerre initiaux, et mettra des années, et même des dizaines d'années, pour reconstruire son armée.

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    4. @Folker: merci pour les informations. J'ai beau suivre l'activité et les différentes sources de renseignements, j'ai du mal à mettre le curseur entre la vérité et la propagande. C'est pour ça que j'ai des doutes quand les nouvelles paraissent trop optimistes.
      Ceci dit dans l'ensemble, même dans les papiers du Colonel on ne baigne pas dans l'optimisme, l'armée Russe continue à faire peur.
      @Cehf Chaudard et @Soldat Pithiver: merci pour vos commentaires fondés et qui me font parfois sourire.

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    5. Le dernier point de Chef Chaudard est le plus important à mes yeux : à la fin de la guerre, il n'y aura plus d'armée russe, que la Russie gagne ou perde. Et il faudra des décennies pour tout reconstruire. Si ça arrive un jour.

      Ca fait partie des motivations de l'OTAN dans cette guerre.

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    6. Je sais que M. DENECE et le col BAUD sont des trolls, mais... il faut lire cet article (https://cf2r.org/documentation/le-point-sur-la-situation-militaire-en-ukraine-au-2-juin-2022/). Mon compatriote met régulièrement en cause le narratif général des media, parmi lesquels je n'inclus pas ce site très bien documenté, sur cette guerre. Je ne sais pas où sont ses sources, mais il affirme que les Russes ont engagé un corps de bataille de 80'000 hommes soit 1/3 ou 1/4 de la force armée ukrainienne totale. Dans le Dombass, les Russes attaqueraient à 1 contre 2, alors qu'en général on estime que l'attaquant doit bénéficier d'une supériorité de 3 contre 1. Bref, je ne suis pas en mesure de trancher la querelle, ne disposant pas des sources permettant de me faire une opinion. Je constate cependant que le col GOYA se pose la question du point OMEGA sans trancher la question, même si entre les lignes on comprend bien qu'il le voit assez proche pour les deux parties. Il a aussi fait quelques remarques positives, notamment sur le déploiement de troupes en Crimée avant l'attaque, sur les capacités techniques de l'armée russe. Cela amène quand même à renouveler une question que je me pose depuis un certain temps: les Russes ne sont peut-être pas excellents, mais est-ce que l'OTAN serait en revanche au dessous de tout ? Avons-nous vraiment les moyens nos ambitions ? qui nous dirige: Patton ou Gamelin ? Les Lithuaniens ont mis la pression sur Kaliningrad: ne sont-ils pas en train de jongler avec des grenades dégoupillées ? se poser de telles questions, est-ce l'indice d'une trollisation avancée ou une réflexion libre sur la réalité de notre situation ?

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  43. Sinon, j'attends la preuve de destruction de T62, la nouvelle Wunderwaffe du Kremlin. L'armée Ukrainienne annonce régulirement en avoir détruit, mais pas de photo, et le seul qui soit documenté semble avoir juste souffert d'une grosse panne moteur (donc pas considérée comme une perte par Oryx).
    A priori, en ce moment c'est plus les T80 qui sortent du stockage.

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  44. Que le colonel Michel Goya soit pro-Otan, c'est évident. Mais sans l'Otan, où serions-nous, déjà ? Et on aimerait bien avoir quelques Michel Goya aux affaires militaires, disposant de la même capacité de projection et du même sens pratique (le simple bon sens, d'ailleurs) pour "penser" avec un peu plus de pragmatisme le long terme de notre Défense Nationale sans raisonner sans cesse en termes d'économies budgétaires : une armée n'est pas un budget municipal, quand il faut investir pour sa sécurité, il faut -et savoir faire éventuellement quelques sacrifices...

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    1. C'est oublier le travail des politiciens : être élu. Et pour être élu en temps de paix, il faut miser sur l'éducation, la santé, les allocations, et laisser l'armée de coté... C'est comme ça que pense "le peuple", et c'est ce qu'il faut lui donner pour être élu. M. Goya ne serait donc surement jamais élu en temps de paix. Notez que ce n'est pas une critique, car je n'aurais surement pas fait mieux, mais c'est un constat.

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  45. Pour reconquérir ses territoires perdus, l'UKR aura besoin un jour ou l'autre d'infanterie capable d'attaquer (pas des réservistes qui ont eu 3 mois de stage). Pour le moment, elle ne l'a pas, ou alors le peu qu'elle a s'emploie à défendre (héroïquement) ce qui lui appartient encore.

    Par conséquent, m'est avis que l'UKR ne reprendra jamais ses anciens territoires sans aide extérieure, comme ce fut le cas en 1917 et 1944. La seule option que je vois, la plus "naturelle", serait la signature d'une alliance défensive entre anciens pays soviétiques (non russes ou biélorusses bien sûr) dont l'UKR prévoyant d'apporter son aide militaire (y compris en troupes) à tout pays attaqué, uniquement pour la défense de son territoire. Une telle alliance permettrait de lancer un ultimatum à tonton Vlad : "partez d'ici 15 jours ou nous demanderons formellement l'aide de nos alliés" ce qui autoriserait les polonais, lituaniens, roumains, moldaves, bulgares, tchèques, slovaques et autres de rentrer dans la mêlée.

    1/ Ca pourrait aider l'UKR à regargner son territoire
    2/ Cette intervention serait une façon de régler les choses entre slaves, hors OTAN, donc tonton Vlad ne pourrait pas blâmer les américains
    3/ Ces pays ont tout intérêt à s'allier sinon ils pourraient être les prochains sur la liste
    4/ Ca montrerait à la Russie que ce n'est pas parcequ'un peuple est slave qu'il a envie d'être russe.

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    1. Gros souci. Isolement géographique de l'Ukraine par rapport aux Républiques en question.

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    2. C'est une blague? Les seuls pays qui pourraient aider sont membres de l'OTAN et de l'UE. Cela déclencherait forcément une guerre avec l'UE et l'OTAN.

      Sinon, les Lithuaniens et les Roumains ne sont pas des Slaves (Baltes pour les premiers, Latins pour les seconds).

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    3. Mais que se passerait-il si loukachenko tombait et que la Bielorussie se rangeait du côté de l'Ukraine ?

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    4. @Etienne 17h36
      l'armée russe entrerait fissa en Biélorussie. La chance de la Russie est de ne pas avoir été transformée en pion avancé de l'OTAN depuis ~10 ans. Elle ne risque donc pas la même chose.

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    5. Si Loukachenko tombe, ce serait une conséquence d'un ralliement de l'armée à l'opposition. La Russie n'a plus de troupes à envoyer, mais on peut parier que les voisins (Pologne notamment) pourraient en envoyer (sur invitation du nouveau pouvoir) histoire d'éviter une intervention russe en cas de problème.
      La Biélorussie, c'est un domino. Si elle tombe, la guerre est finie. La Russie perdra sa principale base arrière, et les troupes Ukrainiennes immobilisées à l'Ouest pourraient être engagées ailleurs.
      Accessoirement, si Loukachenko tombe, Poutine ne fera pas long feu.

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    6. Y'a dans ce monde de doux rêveurs complétement déconnectés de la réalité.

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    7. Dire que Poutine joue sa tête dans cette guerre n’a rien d’un doux rêve, c’est une réalité. Un dictateur qui perd son armée dans une guerre qu’il a declenché reste rarement au pouvoir.
      Folker

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    8. @Kiceca13 : le scénario initial, à savoir une chute de Loukachenko, est peu probable en soi. Du moins, tant que le régime actuel (pas seulement Poutine, toute la fine équipe, Poutine est remplaçable) est en place. Après, il peut arriver, c'est peu probable, mais il peut arriver que l'histoire s'accélère, et je ne serait moi pas surpris, dans ce cas (improbable, encore une fois, au moins dans les prochains mois) de voir une course à Minsk entre Russes et Polonais.

      Avec une tension maximale au point de rencontre.

      Les Polonais ont des comptes à régler avec les russes, et il ne faudrait pas leur servir un prétexte d'attaque sur un plateau au moment ou le gros de l'armée russe est fixé à 1500km. Et leur matos est bon. Les Piorun cassent de l'hélicoptère, et dans le panthéon de l'artillerie Ukrainienne, leurs Krab viennent juste après les Caesar.

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    9. Nan mais sérieux vous avez vu les effectifs de l'armée polonaise ?

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  46. Reste effectivement une question importante: comment vont s'en sortir les populations civiles si la contre-attaque sur Kherson et Nova Kharkiva aboutit. Aucune porte de sortie pour des civils ukrainiens qui seraient pris entre le front, la Crimée et les routes vers le Donbass...
    Éviter un bain de sang doit être un vrai casse tête pour l'Etat major ukrainien!

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    1. Moi, si j'étais les Ukrainiens, je ferais tout pour faire croire que je vais attaquer Kherson... et j'attaquerais ailleurs. Si tant est que j'en ai les moyens.

      Maintenant, je dis ça, je dis rien. C'est juste un sentiment.

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    2. L'oblast de Kherson c'est aussi à l'Ouest de Mélitopol. Là où les Russes n'ont quasiment plus personne et où il y a une guérilla active depuis des semaines.
      A priori, je n'ai pas cru lire qu'il fallait évacuer Kherson, mais l'oblast de Kherson, ce qui n'est pas la même chose. Et si le passage est par la Crimée, c'est la partie Est qui semble concernée par le message gouvernemental.
      Perso, si j'étais Ukrainien, il y aurait deux axes prioritaires: couper la ligne logistique d'Izium, et reprendre Mélitopol en isolant la Crimée. Les Russes seraient pris en tenaille et bloqués par le Dniepr sur les deux rives. La prise de Kherson ne serait qu'une question de temps, et il faudrait surtout éviter de prêter le flanc à l'Est. Mais vu l'état des troupes russes dans le coin, et vers Donetsk, si l'opération est réalisable, cela donnerait un sacré coup au moral des Russes.

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    3. Le problème c'est que l'armée Ukrainienne a perdu l'initiative et réagit aux initiatives russes. La situation du coté de Lysychansk n'est vraiment près brillante. On parle beaucoup de l'état des troupes russes que l'on considère comme de médiocre qualité, mais qu'en est il de l'état des troupes Ukrainiennes dont on annonce qu'elle perd 1000 hommes par jour ( tués, blessés, etc ), qu'elle a perdu 50 % de son armement et qu'elle est à court de munition ?

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    4. @Kiceca13
      L'Ukraine n'a jamais eu l'initiative, jusqu'à présent.
      L'état de l'armée ukrainienne est inconnu. On ne sait que ce qu'ils veulent bien nous dire... ou les chiffres du Kremlin, qui l'ont détruite deux fois, si on les croit.
      Il est possible que l'armée ukrainienne soit sur le point de lâcher prise, autant qu'il est possible qu'elle prépare une grande contre-attaque.
      La réalité serait, peut-être, qu'elle soit entre les deux.
      Personnellement, je ne m'avancerai pas.

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    5. @Kiceca1321 juin 2022 à 17:58

      "dont on annonce qu'elle perd 1000 hommes par jour "

      C'est qui "on"? Je n'ai jamais lu un tel chiffre de pertes.

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  47. La question va peut être paraître naïve, mais quitte a etre en guerre totale contre les Russes, pourquoi les ukrainiens ne s'attaquent-ils pas du tout aux intérêts russes dans le reste du monde ? Je pense notamment aux bateaux russes de transport de marchandise qu'il n'est pas difficile d'attaquer (4 éthiopiens dans une barque de pêche y arrivent) et de couler, les gazoduques qui ont l'avantage de ne pas être très mobiles (surtout ceux de l'est de la Russie sur lesquels Poutine mise pour le futur), les plateformes pétrolières dans le reste du monde, puisque celles de mer noir ont montrés à quel point elles étaient inflammable, etc...

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  48. Est-ce que les pays occidentaux ne pourraient pas travailler à soutenir des mouvements d'indépendance à un autre endroit de la Russie ? Peut-être qu'il n'y en a pas de suffisamment organisé, ou que ce n'est tout simplement pas une bonne idée. Je me dis que l'ouverture "surprise" d'un autre front poserait problème au niveau matériel et opérationnel, et remettrait en question la légitimité du pouvoir.
    Je ne sais pas pourquoi, c'est ce que m'a soudainement inspiré cet article alors que je n'y avais pas pensé plus tôt. J'imagine que s'il y avait véritablement des déclarations d'indépendance prêtes à se faire connaître avec suffisamment de force, les mouvements indépendantistes ne m'auraient pas attendu... Mais je suis surpris, il me semblait que dans l'extrême orient la situation n'était pas forcément simple pour le pouvoir central, et de manière générale on peut constater que la Russie, gigantesque et multiple, d'une santé économique relative, réussit à tenir indivisée.

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    1. C'est euh, compliqué. L'extrême isolement de ses régions rend toute tentative assez risquée.

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    2. L'idée d'allumer un contre-feu est séduisante sur le plan théorique, mais est-on bien certain de contrôler le feu qu'on aura allumé ? Et en pratique, cela signifie encore plus de morts, de destructions, de viols, de personnes déplacées... Ne faut-il pas concentrer tous les efforts sur l'Ukraine, pour qu'elle gagne cette guerre ?

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  49. https://dumskaya.net/news/118-dney-ukrainskogo-soprotivleniya-sily-oborony-165806/

    Le 118e jour de résistance héroïque du peuple ukrainien à l'invasion à grande échelle de la Russie nazie touche à sa fin.

    Les frappes réussies des forces de défense sur les tours de production de gaz de Chernomorneftegaz, capturées par les nazis russes en 2014, ainsi que sur les positions des envahisseurs sur l'île de Zmeiny, indiquent que les défenseurs ukrainiens ont au moins pris l'initiative opérationnelle dans la guerre en mer.

    Ceci est doublement surprenant si l'on considère que l'Ukraine n'a actuellement que des capacités limitées en termes d'influence sur l'ennemi, qui, à son tour, conserve toujours un avantage significatif dans presque tout, en particulier dans les navires et les avions.

    Cependant, la tactique choisie par les forces armées - défense côtière flexible avec missiles ponctuels ou frappes aériennes contre les cibles les plus importantes - porte ses fruits. Joué un rôle et plutôt faible, comme il s'est avéré, la formation de la marine russe, qui sont tous mauvais avec l'organisation de l'interaction entre les branches militaires et la planification.

    À propos des tours. On sait avec certitude que la plate-forme Tavrida a été touchée, en outre, un coup sur la plate-forme Crimea-1 (l'une des soi-disant «tours Boyko», le nom ukrainien est Nezalezhnist) n'est pas exclu. Comme d'autres structures similaires, elles sont utilisées depuis 2015 par les Russes comme points fixes pour surveiller la situation en surface, sous-marine et aérienne - elles étaient équipées de stations radar Neva, d'équipements de guerre hydroacoustique et électronique. De plus, des unités des forces spéciales servent constamment sur les plates-formes. Selon des données non vérifiées, après la frappe sur le Tavrida, les Russes ont commencé à évacuer leur personnel des autres tours. Si cela est vrai, la surveillance de l'espace entre la Crimée et la région d'Odessa est difficile pour le moment, ce qui, à son tour, complique considérablement la vie des navires de surface ennemis, qui ont récemment tenté de ne pas s'approcher des côtes ukrainiennes.

    Quant à la Serpentine, les événements de ces derniers jours, notamment la destruction du navire de soutien russe Spasatel Vasily Bekh, témoignent du travail systématique de l'Armée d'Ukraine pour isoler ce terrain temporairement occupé, qui, comme les tours, est utilisé par les Russes comme plate-forme pour placer des équipements de surveillance, de guerre électronique et également de défense aérienne. En outre, l'île a servi de base de transbordement pour les unités des forces spéciales qui ont effectué des sorties dans la région ukrainienne du Danube.

    Le résultat de l'opération ukrainienne en cours depuis avril a été que l'ennemi a depuis longtemps cessé de risquer d'envoyer de gros navires sur l'île, et maintenant il y a des problèmes avec l'approche même des navires du quatrième rang et des bateaux. Et, par conséquent, des difficultés à approvisionner les unités qui y sont stationnées.

    Tout n'est pas facile pour les Russes dans l'estuaire du Dniepr, où, rappelons-le, ils ont établi le contrôle de la péninsule de Kinburn, d'où Ochakov est bombardé, et, selon les rumeurs, ils ont tenté de débarquer sur les îles de Maisky et Berezan. Cependant, les forces navales ukrainiennes ont contrecarré les plans de l'ennemi en coulant au moins deux péniches de débarquement et ont refroidi son ardeur avec un coup de feu sur Kinburn. Maintenant, l'activité des envahisseurs dans cette zone a quelque peu diminué, bien que les bombardements se poursuivent.

    La réponse de l'ennemi à ces actions des Forces de défense a été l'intensification des attaques à la roquette sur Odessa et la région. Hier, 14 missiles P-800 Onyx ont été tirés dans toute la région, un record depuis le début d'une guerre à grande échelle. Certains, malheureusement, ont volé quelque part, mais certains ont été abattus par la défense aérienne ukrainienne. A noter qu'auparavant la défaite des missiles de ce type était considérée comme un rare succès.

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  50. suite

    Désormais, soit la formation des défenseurs du ciel ukrainien, soit leurs capacités techniques, soit les deux, ont considérablement augmenté, et il est devenu tout à fait possible de faire tomber l'Onyx. Et c'est une excellente nouvelle !

    Sur les fronts terrestres, la situation évolue comme suit. À Severodonetsk, l'ennemi a réussi à pénétrer profondément dans la zone industrielle et à occuper la banlieue sud du centre régional temporaire - Metelkino. Les défenseurs ukrainiens contre-attaquent, des combats acharnés se livrent. La situation s'est détériorée dans la direction de Pasna (au sud de Lisichansk), où l'ennemi tente d'encercler les unités des Forces de défense concentrées dans la zone de la colonie de Zolote. Aujourd'hui, l'administration militaire régionale de Louhansk a annoncé l'occupation de Toshkovka par les Russes. Apparemment, ils ont également réussi à couper l'autoroute P66, qui relie Zolote et Lisichansk. Cependant, les défenseurs ukrainiens ont encore la possibilité d'éviter la chaudière.

    Dans la direction slave, les envahisseurs ont concentré leurs principaux efforts sur l'occupation des colonies de Dolina et Bogorodnichnoye. Les forces de défense ont réussi à repousser toutes les attaques ennemies.

    Dans la région de Kharkiv, les nazis russes se défendent activement, tentent d'empêcher les défenseurs ukrainiens d'atteindre les communications du groupe Izyum de la Fédération de Russie et, apparemment, préparent une frappe au sud-est du centre régional: des photographies satellites sont apparues confirmant que ils ont achevé la construction d'un ponton traversant la rivière Oskol près de Kupyansk. Espérons que le commandement ukrainien comprenne le danger que représente un tel coup pour le groupe des Forces armées ukrainiennes, qui est engagé dans de violents combats dans le nord de la région, et prépare des contre-mesures

    Dans le même temps, les envahisseurs continuent de bombarder Kharkiv. Aujourd'hui, dans le quartier industriel de la ville, quatre personnes, dont un enfant, ont été tuées à la suite d'une frappe d'artillerie.

    Dans les steppes du sud du pays, les troupes ukrainiennes avancent lentement vers Kherson par l'ouest et le nord-ouest - hélas, pas aussi vite que nous le souhaiterions. En particulier, ils se sont rapprochés de Snigirevka.

    Dans un certain nombre d'endroits, les Forces de défense ont consolidé leurs positions, continuant à infliger des coups de feu à l'ennemi. Les Russes ont battu en retraite et se retranchent sur la deuxième ligne de défense. Utilisez l'artillerie. Malheureusement, les bombardements du MLRS de Nikolaev ne s'arrêtent pas.

    Les forces de défense ont commencé à utiliser activement les premiers obusiers automoteurs Panzerhaubitze 2000 de fabrication allemande, considérés comme les meilleurs de leur catégorie. Il s'agit du sixième type d'artillerie de 155 mm utilisé au front. Les soldats ukrainiens frappent déjà l'ennemi avec M777, FH70, M109, AHS Krab et Caesar.

    Le gouvernement slovène a envoyé 35 véhicules de combat d'infanterie M-80A en Ukraine. Les voitures devraient arriver dans notre pays aujourd'hui.

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  51. dumskaya.net
    La situation au sud de Severodonetsk s'est aggravée: l'ennemi a occupé plusieurs colonies et créé une menace pour l'encerclement opérationnel des unités ukrainiennes

    À la suite de violents combats, les envahisseurs russes ont réussi à avancer au sud de l'agglomération de Severodonetsko-Lisichanskaya et à occuper plusieurs colonies, et aussi, éventuellement, à prendre le contrôle de l'importante route R-66.

    Cela découle des informations publiées dans la soirée par l'état-major général des forces armées ukrainiennes.



    On rapporte les succès des envahisseurs près de Zolote. Il y a quelques jours, les troupes ukrainiennes ont dû se retirer de Toshkovka. Aujourd'hui, l'ennemi a réussi à capturer les villages de Mirnaya Dolina et Podlesnoye.

    De plus, l'ennemi a obtenu un succès partiel dans la région de Gorskoïe. Maintenant, les troupes russes se renforcent sur les lignes occupées.

    La menace d'un encerclement opérationnel pesait sur les unités ukrainiennes, concentrées à Zolote et Gorsky.

    De plus, l'ennemi mène une offensive dans la région de Belaya Gora. Ce village est situé à la périphérie sud-est de Lisichansk.

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    1. Il est temps de quitter Severodonetsk. Pour mieux frapper ailleurs.

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  52. Contre-offensive : dans la région de Kherson, dans certaines zones, les troupes ukrainiennes ont repoussé l'ennemi derrière la troisième ligne de défense
    2 minutes

    21 juin, 19:55

    Les troupes ukrainiennes opèrent "avec succès" dans la direction de Kherson.

    Cela a été annoncé par le chef du centre de presse du commandement opérationnel "Sud" Natalia Gumenyuk.

    « C'est très difficile pour les occupants… Nous devons utiliser des lignes de défense de réserve, mais même à partir d'eux, nous repoussons déjà l'ennemi. Nous allons de l'avant. Nous prendrons pied sur ces lignes et en ferons certainement rapport », a déclaré Gumenyuk.

    Elle exhorte à ne pas publier de données non confirmées pour le moment et à attendre les rapports officiels du ministère de la Défense.

    "Seuls les militaires savent où ils se trouvent, où ils se déplacent et quels succès ils ont", a déclaré Gumenyuk.

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  53. Combien les Russes ont-ils d'obus ? Combien tirent-ils d'obus par jour ? Quelqu'un aurait-il ces informations ?

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    2. C'est la question à 1 million de dollar. peut être le secret le mieux gardé de russie pour l'instant.

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  54. Les chiffres oryx sont bien mystérieux concernant les switchblade.Imaginez un front de 50 km avec plus de 1000 de ces appareils tombant sur les positions étudiées analysées .Je pense que la contre offensive est possible surtout par le sud.

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  55. On ne peut qu’être frappé par l’imbécillité de la propagande que diffuse la plupart de nos media. On me dira qu’il en est de même en Russie et je veux bien le croire, mais est-ce une raison pour tout avaler sans broncher?
    Deux points parmi d’autres:
    La Lituanie vient de restreindre le trafic des marchandises entre deux territoires russes. On nous explique que c’est son droit, et même que ce morceau de Russie n’est pas vraiment russe puisqu’il a été arraché à lAllemagne, comme si il n’y avait pas eu d’excellentes raisons de réduire et fractionner le territoire de ce pays à l’issue de la deuxième guerre mondiale. La réponse de la Russie à cette provocation manifeste, en fait un casus belli, est néanmoins présentée comme une nouvelle preuve de son agressivité.
    Le gouvernement ukrainien a interdit toute opposition, et a lancé depuis des années une vaste entreprise de dérussification et de glorification de nationalistes tels que le chef terroriste Stepan Bandera, qui fut un temps allié des nazis, et qui a depuis des années des timbres un monument officiel en son honneur, vous en verrez la photo si comme je conseille à tout le monde de le faire, vous visitez la page wikipedia qui lui est consacrée. Vous pourrez ainsi réévaluer quelque peu votre vision de ce qu’est cet état ukrainien qui depuis des années, bombarde une partie de ce qu’il considère être son territoire et sa population.
    Je ne prétend pas que l’état russe soit meilleur, mais qu’allons nous faire dans cette galère? Il est manifeste que la Russie ne parviendrait même pas à envahir la Pologne...
    Durand

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    1. Bon, vous vous souvenez quand même que la Russie a envahi un état souverain ? Nous oui.

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    2. Dans toutes les guerres, la victoire passe par l'exacerbation du nationalisme, à divers degrés selon la nécessité d'avoir le soutien de sa population.
      Je crois que le nationalisme à combattre est celui qui vise à opprimer des personnes ou envahir des pays.
      Bandera n 'est certainement pas un enfant de coeur mais il s'est battu pour une Ukraine indépendante contre les Polonais, les Nazis, puis les Russes.
      Il a davantage essayé de lutter contre les envahisseurs successifs de son territoire qu'adhérer à ce que représente le nazisme dans l'imaginaire européen.
      La derrussification a commencé avec l'invasion de la Crimée. C'est une réaction logique d'un peuple vis à vis de celui qui vient l'envahir. Les exemples dans l'histoire sont légion. Regardez donc le sentiment anti France qui règne encore en Algérie 60 ans après l'indépendance...cela légitime-t-il que la France envahisse pour autant l'Algérie ?
      A propos de la décision lituanienne, elle fait suite aussi à l'arrêt des livraisons de gaz. Cela aussi pourrait être considéré comme un casus belli. Oui c'est la guerre, il faut bien l'intégrer. Pas une guerre sur le champ de bataille, mais une guerre de modèle civilisationnel. Et tout ce qui n'entraînera pas de conflit armé est désormais possible.
      Quant au conflit du Donbass, oui il y a eu des bombardements...des deux côtés.
      Ce que nous faisons dans cette galère ? Nous défendons tout simplement notre modèle de société, celui contre lequel la Russie lutte depuis 10 ans a travers ses médias financés par le Kremlin et ses agents de désinformation. L'aide apportée à l'Ukraine met devant la face du monde que L'OTAN est toujours là et que si un de ses pays membres était attaqué, l'alliance le défendrait. Puisqu'on intervent même pour des non-membres...

      Si la Russie avait envahi un pays balte et l'avait vaincu rapidement, où en serions-nous?
      l'OTAN serait décrédibilisee, l'Ue déconsidéree. Avec le risque que le reste du monde estime désormais que nous occidentaux sommes relégués derrière la Chine et la Russie.

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    3. Bandera pourrait être rapproché à la même époque des indépendantistes bretons du PNB, et surtout des indépendantistes flamands.

      S'y ajoute un antisémitisme virulent très courant dans cette région où la présence juive était ancienne, importante quantitativement et qualitativement (Lviv était un centre intellectuel juif florissant). N'excuse pas (par ex. Babi Yar) mais aide à comprendre.

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  56. En 1982, le Royaume Uni est intervenu aux Falklands ( Malouines) pour libérer un territoire britannique de l'occupation argentine. Les USA et l'europe ont soutenu les britanniques pour démontrer aux russes que l'Occident "décadent" était capable de combattre et de tuer.
    Aujourd'hui, l'Ukraine combat pour sa terre. Nous les soutenons pour démontrer au PC chinois et aux nouveaux tchekistes de Moscou que le prix à payer pour envahir ses voisins est trés élevé.

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  57. à anonyme 02:03

    Pour rappel Franco est mort de vieillesse, et Mussolini pendu.

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