samedi 18 juin 2022

Point de situation des opérations en Ukraine 18 juin 2022- Combats

Dans le point de situation du 28 mai, il était expliqué que la prise par les Russes de Popasna le 7 mai et l’avancée rapide dans toutes les directions avaient formé une poche qui menaçait toutes les forces ukrainiennes dans le secteur de Severodonetsk-Lysychansk (S-L). Cette situation délicate, et avec rarement une fin heureuse pour les défenseurs, plaçait les forces ukrainiennes devant trois options : contre-attaquer, résister ou se replier.

La sagesse aurait sans doute voulu choisir la troisième solution, la politique et la volonté de ne pas céder un mètre ont fait choisir la première. La zone a donc été renforcée de nouvelles unités avec comme mission de desserrer l’étau de Severodonetsk à Horlivka (en zone LNR). En comptant la 4e brigade (blindée) de réaction rapide de la Police, il y a désormais dans cette petite poche 12 brigades de manœuvre ukrainiennes et six unités de milices ou de l’armée territoriale. C’est entre 1/4 et 1/3 de l’armée ukrainienne qui se trouve ainsi réunie dans un carré de 50 x 50 km. Que les Russes s’emparent de la petite ville de Soledar - ils en sont à quelques kilomètres - et c’est toute la route T1302 qui relie S-L au reste de l’Ukraine qui se trouvera coupée. Il restera le passage par Siversk au nord de la poche, beaucoup moins pratique. Bien entendu, si Siversk tombait aussi, toutes les forces ukrainiennes de la poche seraient sérieusement menacée de destruction ne serait que par assèchement logistique. La région de Siversk à Lyzychansk, protégée par deux brigades de manœuvre renforcées n’est pour l’instant pas menacée après plusieurs tentatives russes, parfois désastreuses, de franchissement de la rivière Donets. Un nouveau pont mis en place par les Russes à Bilohorivka a été décelé et détruit le 16 juin, preuve que les Russes n’ont pas renoncé à attaquer de ce côté.

Renforcement et contre-attaques donc, mais sans repousser vraiment l’ennemi. Les unités ukrainiennes déployées sur S-L ont pu ainsi refouler un temps les Russes à Severodonetsk, mais ne les ont pas empêchés de reprendre le terrain alors que la destruction des trois ponts reliant la ville à Lysychansk les isolait. Actuellement, les Ukrainiens ne tiennent plus que 20 % de la ville, soit le quartier de Metolkine et surtout le complexe chimique d’Azot, où comme dans Azovstal à Marioupol des centaines de civils sont également réfugiés. Ils doivent avoir engagé dans la zone de l’ordre de trois ou quatre bataillons issus des trois brigades placées à Lysychansk, qui font face à une « division Severodonetsk » de 7 à 9 bataillons d'infanterie tchétchènes, Wagner, LNR et un bataillon de chars. En résistant fermement, les bataillons ukrainiens peuvent tenir plusieurs semaines dans la ville, mais il reste à déterminer si cela a une utilité militaire. Lysychansk en hauteur et au-delà d’une rivière qui ne peut plus être franchie par les ponts est beaucoup plus facile à défendre.

Il est probable cependant que les forces russes ne cherchent pas à aborder Lysychansk de front mais à la contourner par les localités de Tochkivka, Hirske et Komyshuvakha entre 6 et 10 km au sud de la ville et au nord de la poche russe de Popasna. Comme à S-L ce secteur est défendu par deux brigades de manœuvre et une brigade territoriale ukrainiennes. La face Ouest de Popasna est également défendue par trois brigades de manœuvre et une une brigade territoriale ukrainiennes qui s’efforcent au mieux de reprendre du terrain et au pire de défendre Soledar et l’axe Bakhmut-Lysychansk. La face sud est plus légère avec une brigade blindée et plusieurs bataillons d’infanterie qui défendent surtout les approches de la ville clé de Bakhmut également tenue par une brigade territoriale.

En face, les Russes ont renoncé à tout lien organique et ont formé trois divisions ad hoc sur chaque face de Popasna à partir d’un pool de 20 à 25 bataillons LNR, réguliers russes blindés-mécanisées et surtout infanterie d’élite avec une division et une brigade d’assaut aérien ainsi que trois brigades d’infanterie navale réunies dans la zone.

Le dernier axe d’effort russe autour de la poche S-L et même de l’ensemble S-L/S-K a lieu dans la région d’Horlivka, en DNR, où un petit groupement d’assaut russe Wagner-infanterie navale appuyé par des unités du 1er corps d’armée (DNR) s’efforce de repousser, sans grand succès, la 46e brigade d’assaut aérien vers Kostiantynivka.

Comme à Severodonetsk, les Ukrainiens ont ralenti considérablement la progression russe dans toute cette zone, mais leurs attaques n’ont guère eu de succès et n'ont en tout cas pas permis de reprendre ni même de menacer la poche de Popasna, le seul objectif dont la prise pouvait changer le cours des opérations.  

Il ne reste plus aux forces ukrainiennes de choisir entre se replier en bon ordre ou tenir sur place. Ils pourraient ainsi se replier sur la conurbation Sloviansk - Kramatorsk – Droujkivka – Kostiantynivka, qui peut constituer une solide ligne de défense pour peu que les trois mois précédents aient été consacrées à la préparation de la défense et, par exemple la mise en place de nombreux dépôts. Cela offrirait également l’avantage de raccourcir le front et donc de pouvoir densifier sa défense. Ils peuvent choisir de tenir sur place en espérant l’usure russe, mais à ce jeu-là ils risquent de craquer avant eux, non par manque de courage mais simplement par manque de munitions, et cela peut tourner au désastre.

Le renforcement de la poche S-L a eu forcément pour effet de dégarnir les autres secteurs. Dans la région de Sloviansk, sur un front large allant de la poche russe d’Izium à celle de Lyman, on peut distinguer la face Ouest de la poche d’Izium, un temps axe d’effort russe et désormais plutôt défensif où la 106e division aéroportée et trois brigades indépendantes russes disputent la zone à quatre brigades ukrainiennes, sans grand effet de part et d’autre. A l’autre extrémité, après la prise de Lyman, deux à trois brigades russes s’efforcent de prendre le contrôle de la forêt jusqu’à la rivière Donetsk et peut-être de prendre contact avec la 95e brigade d’assaut aérien ukrainienne à Raihorodok à 2 km au Nord-Est de Sloviansk.

L’effort russe dans la région est clairement dans la zone entre ces deux extrémités en concentrant une division d’infanterie motorisée et la 90e division blindées, renforcées de plusieurs brigades blindées-mécanisées indépendantes et de deux brigades d’infiltration (45e brigade spéciale et 3e brigade spetsnaz) face à la 81e brigade d’assaut aérien (et peut-être aussi une brigade motorisée) renforcée de plusieurs bataillons indépendants d’infanterie qui tiennent la région forestière de Dovenhke-Krasnopillya et la route M03 qui relie Izium à Sloviansk. Les combats sont difficiles et les progrès russes très lents, mais on ne voit pas comment les forces ukrainiennes ne seraient pas amenés à se replier vers Sloviansk. Sloviansk est encore cependant loin d’être menacée.

Dans les secteurs périphériques du front, on assiste au nord de Kharkiv à une série de contre-attaques russes afin de repousser les forces ukrainiennes le plus loin possible de la frontière et sans doute de revenir à portée de tir d’artillerie de Kharkiv. Peut-être les Russes veulent-il protéger d’incursions ou de frappes ukrainiennes la zone de reconstitution de leurs forces dans la région-base de Belgorod et l’axe logistiques vers Izium via Vovchansk.

Avec deux divisions complètes et plusieurs brigades au repos, la base de Belgorod constitue également un pool de forces dans lequel les Russes peuvent puiser pour renforcer la 6e armée en charge du secteur de Kharkiv. On y retrouve ainsi une présence permanente d’unités DNR/LNR, qui ont le sentiment d’être surutilisés (les deux corps d’armée DNR/LNR approchent le seuil de destruction) à la place des Russes, et des renforts ponctuels de brigades blindées-mécanisées ou d’artillerie, qui permettent à la 6e armée de repousser des unités ukrainiennes affaiblies par le renforcement du Donbass en hommes et une logistique réduite. Après avoir suscité beaucoup d’espoirs, les succès ukrainiens dans le secteur de Kharkiv n’ont pas été décisifs.

A l’autre extrémité du front, la région de Kherson constitue une tête de pont au-delà du Dniepr que les Russes veulent conserver à tout prix, mais sans avoir pour l’instant les moyens de s’en servir comme base offensive. La zone de 80 km de long sur 30 de large est défendue par le 49e armée qui coiffe la 20e division d’infanterie motorisée à Kherson, la 7e division et la 11e brigade d’assaut aérien au centre et trois brigades indépendantes au nord. Avec en plus trois brigades de reconnaissance dont une de spetsnaz, l’ensemble représente peut-être 10 bataillons, plutôt de bonne qualité tactique même si très usées, retranchés depuis presque deux mois et surtout appuyés par au moins trois brigades d’artillerie et comme partout ailleurs un important appui aérien rapproché. Il est difficile dans ces conditions pour les Ukrainiens, pourtant forts de six brigades de manœuvre et d’autant d’unité territoriales ou de milices d’obtenir des résultats importants. La zone entre Kherson et Mykolaev est verrouillée et il est impossible de part et d’autre d’y percer.  Au début du mois de juin, les forces ukrainiennes étaient parvenues à franchir la rivière Inhulet au centre du dispositif, mais après une progression de quelques kilomètres, la puissance de feu et la contre-attaque russe ont bloqué la progression. Depuis les combats sont à nouveau très statiques.

Pour être complet, il faut évoquer également la zone qui va du Dniepr à la ville de Donetsk, qui est la moins densément occupée de part et d’autre et où les deux camps sont simultanément plutôt en posture défensive. Depuis des mois, le 1er corps d’armée DNR s’efforce de repousser les forces ukrainiennes au-delà de la ville de Donetsk mais sans grand succès. Le 1er corps est épuisé et les forces ukrainiennes bien que réduites sont dans une bonne position défensive. Pour le reste, on assiste tout le long de la ligne à de nombreux combats de petite ampleur et sans autre effet que de fixer et user un peu les forces ennemies. La prise d’Orikhiv pourrait avoir de l’intérêt pour les Russes en menaçant Zaporajjia mais ils manquent pour l’instant de forces dans le secteur pour pouvoir l’envisager.

(à suivre)

164 commentaires:

  1. J'ai une théorie quand à l'avantage de tenir S L. Les Ukrainiens sont 3 a 4 fois plus nombreux que les Russes et on un réservoirs humains plus important du fait qu'ils peuvent envoyer des conscrits au combats. Ducoup ils ont tout intérêt à maximiser la durée des combats urbains, très coûteux en hommes pour les deux camps, dans la mesure où les ukrainiens peuvent se permettre des pertes que les Russes supporteront beaucoup plus difficilement.

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    1. Je vous rejoins sur ce point.

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    2. Ce serait une tactique digne des russes d acceptercle combat urbain parce qu on a plus de soldats à envoyer au casse pipe et accepter cette bataille d attraction.

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    3. Bonjour, je ne crois pas que joué sur la masse humaines permettent au ukrainiens de remporter une quelquonc victoire stratégique à Severodonetsk en effet si on lit le monde le choix d'orientation politique et très clair, on considère la ville perdu! Mais on l'utilise quand même comme champs de bataille... Mais si on en croit les autre déclaration, sans doute un peu exagèrer ou tout du moins biaisé les force ukrainnienne aurais déjà perdu 50 pourcent de leur matériel d'origine, les formations prenne du temps et au vue de la tendance à minorer les pertes depuis le début de la guerre ils doivent frisée les 30 000 morts et prets de 120 000 hommes en incapacitée de combatre. A ce rythmes là ils recentes forcément aussi de l'usure d'autant que les pertes russes ne sembles pas êtres considérai comme egal, les soldat ukrainnien pro russe etant semble-t-il beaucoup plus disposables après parfois un enrolement de force que les soldats venues de russie et encore on distingue tchetchene et russe donc bien que considérablent les pertes globales russes ne mettent pas forcément la pression sur les choix politiques de monsieur Poutine. Par contre je m'intérroge sur l'inéductabilité d'une retraite. En effet, ils y a d'autre problèmatiques qui vont fortement compliqué là situation, après la pression avec les céréales la russie coupe le gaz, bien qu'attendue cela va à n'en pa doutée provoqué une réaction des europpéens, et s'ils avait du mal à se mettre d'accord sur un embargo de tels actions pourraient bien levaient les quelques réticenses qu'en au livraisons d'armes à kiev. Ajouté au recours à la masse plutôt qu'à la qualité de l'armée russe et vous optenner une situation extrément explosive. Pour le moment l'ukraine se mets en danger, pour nous sauver il nous faut de l'aide, après 4 mois de guerres bientôt elle est usée et désormée appuie principalement ça défense sur les armes que le livres c'est allier. Certe présser c'est fournisseur peut permettre à la russies de saper totalement la logistique de l'Ukraine, mais elle peut aussi braquer et fortement courrousser des politiques déjà fortement echauffés par ses actions. Le risque en vaut-il la chandelle? Celà ressembles fort à un ultime baroude d'honneur de la Russie face à une réalitées humaines et matériels lui bloquant une issue rapide et victorieuse de cette guerre. Si cette hypothèses était là bonne l'usure de l'armée russe serait d'un tel niveau que le retrait du dombasse ne serait plus d'actualités. Un homme ne peut guère avancé si une de ses artères est ouverte... Salutation, Ludovic Melin

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    4. La perte de matériel pourrait être plus bloquant pour les Russes que les pertes humaines. Les Russes en sont a utiliser des T-62, que pourront ils aligner dans un ou deux mois? Là, je parle même par des pertes d'artillerie.

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    5. Pour les T62, leur usage ne semble pas être le signe de problème de logistique. Les T62 sont des modèles M donc avec protection renforcée. Ils vont certainement être utilisés comme "point de feu" comme en Syrie, et comme support aux milices du Donbass, ce principe ayant déjà montré son efficacité. On peut aussi penser que les T62 étaient stockés et maintenus et sont sans doute une solution temporaire, afin de gagner un peu de temps et remettre en service les T72 dont il y a également une bonne quantité en réserve.

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    6. Ces T-62 ont été modernisés a la fin des années 80, semble-t-il, et sont restes en seconde ligne (ce qu'on envoie au combat si la première ligne ne suffit plus) jusqu'à il y a une dizaine d'années.

      Ils ont ensuite été stockés, maintenus et réactivé en 2018 lors d'un exercice voulant démontrer précisément que cette réserve pouvait être remise en route rapidement.

      Ce sont donc un peu des exceptions dans le stock immense issu de l'URSS, puisqu'ils étaient "prêts à l'emploi".

      Le T-62, meme modernisé, n'en reste pas moins un char completement dépassé, mal protégé, avec des optique de vision limitées, des radios non sécurisées et un canon incapable de détruire un char moderne de face. L'equivalent d'un AMX30 B2, grosso modo.

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  2. Encore une fois, merci pour ce point de situation.
    Serait-il toutefois possible de nous éclairer sur ce qu'il est possible d'attendre du coté Ukrainien en terme de renforts humains ? Il était question de mobilisation générale il y a 3 mois... Ces nouvelles recrues sont-elles déjà sur le terrain ou peut on encore espérer quelque chose des Ukrainiens qui semblent filer droit vers la défaite dans les conditions actuelles ?

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    1. La plupart des estimations que j'ai vue donne l'armée ukrainienne a 600 ou 700 000 hommes donc les nouvelles recrues sont déjà arrivé sur le front

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    2. Oui et non.
      Généralement on est compté dans les forces armées dès l'incorporation. Donc l'effectif brut de l'armée Ukrainien ne donne pas le nombre de combattant instantanément disponible.

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    3. Je crois que les ukrainiens annonçaient potentiellement 10 millions de mobilisables, cependant, le plus dur est de formet et de pouvoir équiper les hommes. Si les russes restent avec un potentiel de 200000 hommes, la mobilisation de maximum 1 million devrait être suffisante. Encore une fois, à condition que tout le monde soit équipé correctement.

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    4. J’imagine mal une percée russe spectaculaire.
      Les colonnes blindées ont été sévèrement étrillés dans la première phase de la bataille. La doctrine maintenant c’est la « cage de feu » (bien resté groupé à porté de l’artillerie). J’imagine mal un officier russe, déjà pas très encouragé à prendre des initiatives, engager son unité dans une brèche qui apparaitrait sous son nez.
      Si grosse percée il doit y avoir, elle sera Ukrainienne comme ce qui s’est passé autour de Kharkiv.
      Les Russes vont appliquer le plan et rien que plan.

      Cela étant, la capacité pour l’Ukraine d’ouvrir un front statique préparé puis d’exploiter la percé c’est une autre histoire.
      On observe avec beaucoup d’attention ce qui se passe sur Kherson. La première conclusion est que sans l’appuis des armes lourdes occidentales (artillerie puissante et mobile pour ouvrir le front puis casser les points durs, et moyen antiaérien lourd pour couvrir les regroupement) ce n’est performent.

      Le scenario d’une stabilisation définitive du front et d’une grosse poussée diplomatique russe sur l’UE pour forcer les Ukrainiens à négocier vite en agitant la menace d’un cataclysme, non pas nucléaire mais social en Europe et dans le monde, me semble le plus logique.

      Personne ne veut d'un conflit long.

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    5. La question de la percée de Kharkiv par les Ukrainiens reste posée. Cette percée a été médiatisée et "prouvée" presque exclusivement par la vidéo montrant les soldats Ukrainiens à la frontière. Or on a appris ensuite que cette vidéo n'étant qu'un outil de propagande, les soldats ayant amenés un poteau pour ensuite choisir un lieu "sympa" et se filmer. Le "fake" a ensuite été confirmé par le responsable de la sécurité de Kharkiv (celui qui a été limogé par Zelendsky, fin Mai), qui a donné le nom des unités ayant participé cette vidéo et qui a aussi précisé que le "tournage" ne s'était pas bien terminé: alors que les gars retournait vers l'arrière, les Popov leur sont tombé dessus. Bilan: 4 Ukrainiens tués, 3 blessés. La question de savoir jusqu'où a eu lieu cette contre offensive, reste donc à trancher.

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    6. @Féroce Lapin : n'hésitez pas à partager les sources de vos affirmations.

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  3. Avec le recul on peut constater que les ukrainiens ont perdu une belle occasion lors de la bataille de Kiev d'infliger de lourdes pertes aux russes en repli et avec des postures logistiques allongées très dangereuses. Est-ce parce qu'ils n'en avaient pas conscience, se contentant de voir les russes partir, ou parce qu'ils ne disposaient pas à l'époque des moyen matériels de faire des dégâts notamment les munitions rodeuses.

    Les russes sont eux passés d'un mode US "Irakien / Afghan" à un mode européen 1ère guerre mondiale.
    Dans le premier mode ils se sont vus trop beaux, trop supérieurs probablement en partie dû à un complexe vis à vis des US, "si eux peuvent le faire à des milliers de km nous on doit pouvoir le faire à notre frontière", et n'a fait que révéler toutes leurs lacunes, matérielles, opératoires, technologiques et logistiques.
    Dans le deuxième cas ils s'appuient sur leurs forces réelles et les points faibles de l'adversaire. Point forts, artillerie massive, supériorité aérienne sur la ligne de front. Point faible adverse, impossibilité d'attaquer la profondeur derrière une ligne de front.

    Les ukrainiens ont maintenant clairement besoin de l'apport US pour être en mesure de contre attaquer. Il faudra beaucoup de canons, beaucoup de missiles sol airs, beaucoup de roquettes pour taper loin.
    Et il faudra du temps... Combien de temps les ukrainiens accepteront-ils de passer dans une économie de guerre en attendant que les russes s'épuisent et que les renforts en matériels montent ?

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    1. Il faut se rendre à l'évidence que tout le monde improvise depuis le début de cette invasion et l’échec du coups de main Russe.
      • Les Russes qui se sont illusionnés sur leurs puissance militaire, improvisent une doctrine de combat compatible avec leur moyen.
      • Les Ukrainiens improvisent une défense au cas par cas avec les moyens du bord et ce qui arrive de l'étranger.
      • L’occident improvise une réaction diplomatique en cherchant les véritables limites de poutine.
      La situation est illisible car personnes ne dispose d’un atout décisif.
      C’est d’autant plus illisible pour l’occident par le fait que le manque de moyen matériel et compensé coté russes et ukrainien par le sacrifice individuel (forcé ou consenti). Pour nous c’est un concept obsolète depuis au moins 100 ans. Nous devons tout réapprendre sur cette logique.

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    2. Entièrement d'accord avec la réponse de Tonton, du coup, on peut imaginer une guerre de position et d'usure qui pourrait durer des mois, voir des années ! La question que l'on peut poser est "Est-ce que Poutine va vouloir, à un moment donné, sortir de ce "merdier" du type afghanistant 1988 ??"

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    3. houps, j'ai posté dans le sujet précedent..

      J’imagine mal une percée russe spectaculaire.
      Les colonnes blindées ont été sévèrement étrillés dans la première phase de la bataille. La doctrine maintenant c’est la « cage de feu » (bien resté groupé à porté de l’artillerie). J’imagine mal un officier russe, déjà pas très encouragé à prendre des initiatives, engager son unité dans une brèche qui apparaitrait sous son nez.
      Si grosse percée il doit y avoir, elle sera Ukrainienne comme ce qui s’est passé autour de Kharkiv.
      Les Russes vont appliquer le plan et rien que plan.

      Cela étant, la capacité pour l’Ukraine d’ouvrir un front statique préparé puis d’exploiter la percé c’est une autre histoire.
      On observe avec beaucoup d’attention ce qui se passe sur Kherson. La première conclusion est que sans l’appuis des armes lourdes occidentales (artillerie puissante et mobile pour ouvrir le front puis casser les points durs, et moyen antiaérien lourd pour couvrir les regroupement) ce n’est performent.

      Le scenario d’une stabilisation définitive du front et d’une grosse poussée diplomatique russe sur l’UE pour forcer les Ukrainiens à négocier vite en agitant la menace d’un cataclysme, non pas nucléaire mais social en Europe et dans le monde, me semble le plus logique.

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    4. +1 Les russes ont l’arme alimentaire ( grains + engrais ) ce qui est un potentiel de destabilisation monstrueux et qui pourrait être une de leur porte de sortie de ce bourbier. Les occidentaux préferont modérer leurs soutiens a l’Ukraine plutot que de voir des emeutes de la faim éclater dans le monde

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    5. @Anonyme 21:19
      Douteux. Les occidentaux ne seront pas réellement touchés par une crise alimentaire.
      Ce qui ne veut pas dire qu'ils ne la prennent pas au sérieux. Pour des raisons humanitaires, mais aussi de geopolitique, personne n'a intérêt à une destabilisation dans de nombreux pays.
      Le risque le plus direct pour nous est que les pays importateurs cedent au chantage de Poutine et en viennent a soutenir la russie.
      Mais le risque pour Poutine est que ce chantage excédé certains dirigeants et, qu'au contraire, certains pays comme l'Égypte fassent pression, isolant encore plus la Russie.

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    6. Mouais ……… l’Egypte continue de faire affaire avec les russes et ces même egyptiens étaient massivement présents au forum de « Davos » version russe

      Donc la pression … enfaite ils n’ont pas le choix que de suivre la russie
      D’ailleurs quelle pression ont-ils mis sur la Russie ? Quelque chose de sérieux ou une simple déclaration pour faire plaisir aux occidentaux ? Je suis curieux de savoir

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    7. Re: Anonyme 21:19
      Laisser à Poutine le sud occupé de l'Ukraine, c'est renforcer plus encore sa part de contrôle des exports de blé au niveau mondial. Avec un potentiel d'accroissement avec le changement climatique.

      La conséquence est simple à comprendre : au sens propre comme au sens figuré, les pays importateurs de blé lui mangeront dans la main. Cela s'est déjà observé dans le vote ONU sur le conflit. Par exemple, l'Égypte.

      Une arme durable, plus efficace que des missiles, qui ne nécessite aucune menace pour être clairement perçue. Mieux que le nucléaire pour l'action géopolitique au quotidien.

      P.S. à la différence de l'URSS, la Russie poutinienne sait tirer d'excellents rendements du tchernozium.

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    8. Chef Chaudard, oui, l'Occident n'a rien à craindre d'une crise alimentairele risque de crise alimentaire et elle participe malheureusement à la spéculation en faisant des stocks, comme l'Inde et la Chine. D'abord, il faut préciser qu'il y a eu une surproduction de riz au niveau mondial, donc la situation n'est pas si noire. Quant à l'Egypte, c'est un important partenaire commercial de la Russie et elle tient à le rester. Elle a la guerre à sa frontière ouest puisque il y a la guerre en Libye et elle a intérêt à rester neutre et surtout elle n'a rien à attendre des USA ou de l'Europe. A part l'Occident, l'essentiel de la planète y compris la Chine et l'Inde (soit 50% de la population mondiale) n'est pas concernée par cette guerre entre deux pays slaves et ils ont d'autres préoccupations. D'ailleurs, l'inde ou la Chine ou même la Turquie n'ont jamais autant importé de produits russes, à commencer par le pétrole ou le blé.

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  4. Les ukrainiens sont dans une position difficile. Tout territoire conquis par les russes sera annexé et considéré comme partie integrante de la mere patrie avec toutes les conséquences qu'une attaque sur le territoire russe pourrait declancher. Tactiquement il faudrait reculer en bon ordre pour se donner un peu d'air, mais politiquement c'est impossible car Poutine pourrait déclarer la fin des hostilités avec l'annecion des territoires occupés et les ukrainiens deviendraient les "agresseurs". Bref ! Ça sent pas bon...
    L. Martin

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  5. Visiblement notre hôte ne considère pas que le choix tactique de mourir en masse pour un tas de ruine symbolique, couplé à la mise en danger d'une portion importante de armée soit très probant. Il serait intéressant de connaître les raisons profondes des ukrainiens pour un tel choix. Nul doute que les Américains et leur renseignements ne sont pas très loin.

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    1. On est très proche d’un désastre pour les forces ukrainiennes quand même.. j’ai du mal a croire que les pragmatiques et calculateurs américains ne l’aient pas vu venir et ca me semble encore plus improbable qu’ils l’aient cautionné ??? Car ca pourrait sceller le sort du Donbass
      Je penche plutot pour une obstination du pouvoir ukrainien, galvanisé par la résistance acharnée à Marioupol, a ne pas vouloir céder un mètre de territoire

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    2. @Anonyme 17:33
      Qu'est ce qui vous fait dire qu'on est "proche d'un desastre"?
      Les ukrainiens peuvent parfaitement estimer qu'ils peuvent tenir à l'est sans se replier. Pour plein de raisons qui nous échappent.

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    3. Des combats ont été rapportés avant hier proche de l’un des ponts reliant Severodonestk à l’Ukraine, il y a donc un gros risque d’enfermement des troupes Ukr dans la ville
      Une autre poche Ukr est au bord de l’encerclement à Zolote ( sud ouest SeveroDK )
      Et encore plus problématique : les Russes auraient atteint l’axe Bakhmut/Lyssychank avant d’être repoussés mais ils seraient tjr tres proches

      Alors effectivement les UKR sont les mieux placés pour savoir quoi faire mais ils sont vraiment au bord du gouffre dans la zone =)

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    4. Élément à prendre en compte, la faisabilité d'une reconquête militaire du territoire concédé.

      La perspective d'un conflit gelé sur les positions acquises va à l'encontre d'un repli tactique. De plus, la zone de Siéviérodonetsk présente peut-être des avantages en tant que base de départ pour reconquête.

      D'où sans doute un équilibre délicat entre les contraintes tactiques du moment et les espoirs à terme. Pas simple.

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    5. @Anonyme de 17:33 Je me suis posé des questions sur l'implication américaine, notamment après les déclarations de Biden déclarant que les Ukrainiens n'avaient pas écouté les conseils US avant la guerre. Même si je ne suis pas toujours certain que le président US dispose de la plénitude de ses facultés intellectuelles, il est possible qu'il dise vrai et que les Ultras de la cause nationale ukrainienne aient provoqué l'Ours russe, notamment en envisageant d'attaquer le Dombass pour le reprendre (c'est la position de Jacques BAUD). Si derrière Zelensky les irrédentistes sont à la manoeuvre, alors il n'y aura pas de recul tactique et on se battra à la pelle dans les rues. On ne transige pas avec l'idéologie, surtout si elle est extrémiste. J'ai dit plusieurs fois ici qu'aucun des trois acteurs (RU US UKR) ne pouvait reculer, mais des trois, l'Ukraine est le plus petit. Elle peut donc servir de variable d'ajustement forcée au conflit et donc, de porte de sortie. Si un tiers de l'armée ukrainienne devait se rendre avec armes et bagages, ou pire, finir anéantie, les Occidentaux pourraient alors tirer la prise du ravitaillement et forcer les Ukrainiens à un accord avec les Russes. Ce serait une victoire politique russe, avec des Occidentaux déconfits (on devra abandonner les sanctions en échange de la paix), mais pas vaincus. Cela mettrait un terme au bain de sang, pour l'instant.

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    6. A la date ou j'écris ce texte, la logique de la défense à outrance de Severodonestk repose selon moi sur les raisonnements suivants.

      L’Ukraine doit continuer à convaincre les états occidentaux (surtout ceux qui ont la puissance industrielle et économique de la région) quelle est capable de vaincre pourvus quelle est les bonnes armes. Il faut donc accepter un combat du fort au fort.
      Severodonestk ces sont les derniers km² de la région de Lougansk. Valeur militaire discutable, valeur symbolique énorme. Tant que la ville est tenue, il est impossible aux russes de passer à une séquence politique même au niveau local.
      Après la ville est presque vide et déjà détruite, pourquoi allé plus loin et devoir sacrifier une autre ville ?
      La poche est profonde, et permet d’allonger le front. Le comblement de la poche réduirait considérablement la longueur du front du Donbass et permettrait une meilleure concentration des forces russes qui pourrait recommencer leurs tactique d’écrasement par le feu de manière plus visible.

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    7. Si ..., si ..., et si ....
      C'est une analyse ou des devinettes ?
      Rien de plus crédible que Jacques Baud ?

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    8. Je ne vois pas l'extrémisme à refuser la mort par étouffement

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    9. @orekhdin Tout peuple qui découvre des massacres tels que Boucha dispose d une motivation / haine suffisante pour ne pas vouloir ceder un pouce de territoire a l ennemi et se battre jusqu a la mort pour le defaire, pas besoin de grande stratégie politique.
      Zelensky semblait pret a faire des concessions avant Boucha, apres son discours est clair: on boute l ennemi et on reprend la Crimée et le Donbass.

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    10. @orekhdin : Victoire politique russe et déconfiture occidentale ? Ce qu'on observe dans le monde réel : la Suéde et la Finlande rejoignent l'OTAN, renforcement de la cohésion et des doctrines OTAN (on ne craint plus d'installer des forces de réactions rapides aux frontières russes), approfondissement de l'influence US sur les pays d'Europe de l'Esr, et rejet très net de l'influence russe, l'allié Biélorusse mis en difficulté sur le plan de la politique intérieure, les européens qui cherchent d'autres fournisseurs de gaz et pétrole, les pays africains qui risquent de remarquer que le fournisseur agricole ukrainien ne peut plus exporter du fait d'une guerre provoquée par l'invasion russe, l'armée russe a fait la preuve de ses faiblesses, les stocks soviétiques d'armement sur lesquels cette armée reposait largement sont en train de s'évaporer, cette armée est en train de perdre une grande partir de ses cadres, le pouvoir russe a confirmé son manque de fiabilité et apparaît comme plus faible aux yeux de ses alliés notamment chinois, et les sanctions occidentales démontrent que leur industrie est incapable de produire certains systèmes stratégiques pour les systèmes d'arme comme l'électronique. Vous nous expliquez comment dabs votre monde intérieur la Russie pourrait sortir renforcée de cette guerre, quand bien même elle en retirerait quelques gains territoriaux ?

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    11. @thomas locquet: vous n'avez pas tort dans votre description de l'affaiblissement russe. Les gains territoriaux acquis le sont au prix de pertes humaines et matérielles importantes. Cela est vrai. La puissance militaires russe s'est forcément émoussée dans cette affaire, étant cependant entendu que toute attrition résultant d'un conflit peut se réparer avec le temps. La saignée de 14-18 n'a pas empêché les Allemands de repartir en 40, ni celle subie par les Soviétiques de dominer l'Est en 1945. Je pense plutôt à la fin de partie politique, une fois que les armes se seront tues. Suède et Finlande: ces deux pays ne sont pas encore entrés dans l'OTAN et on ne sait pas quelles concessions nauséabondes ils devront faire à la Turquie, un pays qui je suppose doit prendre assez mal le fait que les Ukrainiens ont reçu un coupe-file pour entrer en Europe. Influence US en Europe: si les anciens pays du pacte de Varsovie considèrent que les USA sont le meilleur garant de leur sécurité, cela donne à Washington un levier dans le processus de décision communautaire alors que la réciproque n'est pas vraie. Et si une Ukraine fédérale (de l'Est et de l'Ouest, dominée par la Russie) devait aussi entrer dans l'Europe, l'Union deviendrait une auberge espagnole. Or, l'Union a besoin maintenant d'une politique étrangère et d'un bras armé véritablement communs pour s'affirmer en tant qu'entité indépendante. Blé: le problème n'est pas (uniquement) la réticence de Moscou d'en livrer pour l'instant, à titre de contre-mesure à la guerre économique que lui livre l'Occident. En effet le blé ne vient pas gratuitement de Russie en Afrique: il faut le payer et le transporter. Or, une banque africaine ne peut plus payer en Russie en raison de la déconnexion des banques russes de SWIFT... Et on ne peut pas affréter un bateau pour aller chercher quelque chose en Russie, car les armateurs et les courtiers en assurance sont sous sanctions occidentales. Les Africains ne sont pas idiots et savent bien que le blé est une stratégie indirecte des Russes, mais les sanction occidentales sont une stratégie frontale destinée à empêcher les Russes de faire du commerce: pas de McDo, pas de COCA en Russie, mais aussi pas de gaz en Allemagne, ni de blé en Afrique. Les sanctions frappent toute l'économie russe sans distinctions puisque le but est de ravager TOUTE l'économie russe ! Il faudra donc à un moment lever les sanctions pour payer aux Russes ce dont on a un besoin vital, d'où mon terme déconfiture occidentale: notre arme la plus puissante aura montré ses limites.

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    12. Tenir bon! Avec le temps qui passe, la résistance et le sacrifice des ukrainiens va finir par payer.
      Les russes nous ont servi la menace nucléaire et maintenant celle de la famine mondiale pour terminer le plus rapidement possible « leur action spéciale » en Ukraine.
      La réalité est tout autre, la Russie de Poutine s’est complètement isolée au niveau mondial et le temps joue contre elle car ses forces s’amenuisent.
      Si nous sommes capable collectivement d’être solidaires et de trouver les solutions au chantage russe, il ne va pas rester beaucoup de cartes dans le jeu cynique de Vladimir Poutine. A terme (et encore une fois) c’est la Russie et le peuple russe qui va payer un très lourd tribu pour les folies/fantasmes d’une bande d’autocrates au pouvoir depuis trop longtemps…

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    13. @ Orekhdin
      Mieux qu'un long commentaire.
      Une étude des économies et de l'impact des sanctions par le Youtubeur Perun.
      https://youtu.be/qGGwO99fQaI

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    14. @Thomas Locquet
      Pour ce que ça vaut, ce qu'on semble "aussi observer dans le monde réel" : https://www.lefigaro.fr/international/otan-l-espoir-d-une-adhesion-rapide-s-eloigne-pour-la-suede-et-la-finlande-20220620

      Je ne sais pas si le terme déconfiture est adapté, mais est-ce que le terme "manger son chapeau" pourrait convenir ? J'ai du mal à imaginer comment, sans une défaite incontestable des russes, il pourrait en être autrement et j'aurais tendance à rejoindre Orekhdin dans sa conclusion, à une différence près : ce n'est pas tant nous qui avons forcément un besoin vital de choses en provenance de Russie, que tout un tas de pays tiers, qui n'aiment pas trop les occidentaux et par ailleurs dépendent fortement des russes, qui vont nous envoyer nous faire voir avec nos sanctions.
      Je vous laisse envisager l'hypothèse suivante : un certains nombre de pays d'Afrique menaçant d'ouvrir les vannes de l'émigration vers l'Europe en l'absence de levée des sanctions les empêchant de s'approvisionner en blé, au prétexte (avéré ou non, honnêtement je n'en sais rien) que nos sanctions ont pour conséquence de faire crever de faim leurs populations.
      J'en arrive donc à mon dernier point, rarement évoqué (même si je reconnais qu'en ce moment j'ai un peu décroché, because bcp de boulot et autre chose à faire), à savoir la résilience des opinions publiques européennes face à une telle situation, ayant en plus à faire face à la hausse des prix à la rentrée (hausse toujours un peu oubliée pendant les vacances, mais qu'on reprend en pleine face quand il faut faire les courses de septembre... tous les parents me comprendront), l'approche de l'hiver et l'anticipation du coût du chauffage (il va bien falloir remplir la cuve à fuel ou à gaz, ou voir le prix du kwh), ou encore la récession qu'un certain nombre d'économistes semble annoncer comme inévitable.
      Bref tout ça pour dire que j'aurais tendance à ne pas être aussi optimiste que vous.

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  6. Personnellement je penche plutot pour une surprise a terme du style recapture de l Ile aux serpents ou destruction du pont qui relie la Crimée a la Russie, ce qui psychologiquement serait dévastateur pour le moral des troupes russes.
    Il semble quand meme que les derniers apports de matériel russe soient de + en + vieux...
    Pas sur non plus que les russes voudront indéfiniment se battre pour des bouts de terre rasés méthodiquement.
    Quand je vois l Angleterre proposer un entraînement poussé a des troupes ukrainiennes, j ai l impression qu ils croient en la possibilité de prendre le dessus.

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    1. Ayant lu un document sur l'utilisation des armes nucléaires tactiques dans la doctrine russe (Les armes nucléaires « tactiques » et la sécurité de l’Europe, Isabelle Facon, maître de recherche à la FRS, Bruno Tertrais, maître de recherche à la FRS (Janvier 2008)) j'ai l'impression que les russes, après avoir conquis une partie du territoire ukrainien, le déclareront faisant partie de la Russie et donc utiliseront des armes nucléaires tactiques pour le conserver. (PS : j'espère me tromper)

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    2. si le jeu devait consister à irradier les terres de l'autre les Ukrainiens eux aussi ne seraient pas sans bille. Certes ils n'ont pas de missile mais au jeu du plus con ils ne sont pas nus non plus...
      les Russes se croient pas intouchables et ont oublié un paramètre ? bluff ?

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    3. @17:45 C'est évidement ce que les russes diront malgré le fait que leur "nouvelle" frontière ne soit pas reconnue.
      Et on ne m'ôtera pas de l'idée qu'on fait une belle connerie en ne remettant pas la russie a sa place maintenant. Non pas que la menace de la bombe aura plus de valeur une fois ces territoires annexées, mais qu'on a juste tout a perdre a les laisser faire.

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    4. @Anonyme 17:45
      On a deja repondu a cette question (je crois que c'etait le soldat Pithiviers).
      Quelle que soit la raison qui pousserait Poutine a lâcher une bombe, il trouvera un prétexte. Que le Donbass soit annexé par la Russie ou pas.
      En attendant, nous n'avons aucune raison de prendre ce risque en compte plus que nécessaire.
      L'inverse n'aurait de sens que si nous savions ce qui pourrait l'en dissuader (On ne sait même pas s'il l'envisage vraiment, pour tout dire).

      Bien évidemment, je laisse de côté l'option qui assurerait qu'il ne s'en serve pas: se coucher devant lui. D'une part, parce que rien ne dirait qu'il ne s'en servirait pas plus tard contre un autre "ennemi", une fois constaté que ca marche, d'autre part, parce que c'est moralement et politiquement inacceptable.

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  7. Recapture de l’île aux serpents ? Pour quoi faire ? Les russes ont les moyens de la transformer en no man’s land
    Autant simplement la bombarder pour harceler les russes mais sans la reprendre
    Le pont Crimée/Russie serait un coup symbolique mais sans réelle incidence sur les opérations en Ukraine .. et surtout je vois pas comment les Ukrainiens pourrait le casser même avec de l’armement occidental

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    1. Bonjour, Tout simplement parce que la réglementation internationale affecte des eaux territoriales de 12 Nautiques Miles autour d'une possession. Voir procès à La Haye entre la Roumanie et l'Ukraine le 03/02/2009, l'enjeu étant la poche de gaz entre l'ile et la Crimée. C'est très bien documenté sur le www.
      Cheers !

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    2. https://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%8Ele_des_Serpents#/media/Fichier:ICJ_Romania_vs._Ukraine.svg

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    3. https://oil-gas.com.ua/news/The-Black-Seas-oil-and-gas-potential-the-reality-and-prospects-of-drilling-a-unique-ultra-deep-well-on-Zmiiny-Island
      Il y avait un article qui décrivait les contrats d'exploration signés, mais je ne le retrouve plus, tant côté Ukraine que Roumanie, de mémoire Total Energie "dealerait" avec la Roumanie.
      Les eaux territoriales combinées avec celles de la Crimée réduisent considérablement le chenal de navigation de l'Ukraine pour l'export.
      La position est intenable sans aviation. Si elle doit être reconquise se sera à l'ouverture d'éventuelles négociations.


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    4. Dans le contexte d'une rivalité durable avec l'OTAN, l'Île des Serpents présente une valeur militaire considérablement supérieure au Donbass : une station ancrée face au delta du Danube et à la Roumanie, en sus du contrôle de cette partie de la Mer Noire, en tandem avec la Crimée.

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    5. Oui l’enjeu stratégique est important, ce que je voulais dire c’est qu’elle est tout simplement intenable pour les Ukrainiens
      Donc quel intérêt de la reprendre

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    6. Tout à fait.
      C'est sûrement pour cela qu'il y a une ou des batteries Patriot et un système Mamba french sur les bords de la roumanie.
      Ainsi qu'une activité des avions d'écoute qui laisse rêveur.
      Boeing Rivet joint, de l'USAF et de la Royal Air Force
      le tres secret Bombardier Challenger ARTEMIS ( callsign CL60 )
      Le drone FORTE11
      Les avions italiens Gulfstseam et ATR PR12
      Les P8 Poseidon et P3 Orion,
      Hier et avant hier, les Beech VADOR de l'armée de l'air
      Pour ceux qui allument les transpondeurs en mode Sierra ADS-B.
      Ainsi que les KC 135 de l'USAF et de la RAF
      Un AWACS - NATO
      (Je ne serais pas surpris que les ATL traquent les "SSN kilo" . )

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    7. Je suppose que qui tiendra l'île aux serpents sera en bonne position pour la conserver après les négociations de paix. Avec le découpage des ZEE, si elle tombe aux mains russes cela serait une catastrophe pour les exportations maritimes ukrainiennes. Si quelqu'un peu confirmer.

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    8. Une anecdote...
      Vers le 18 mai, il y a eu un incident autour de snake island.

      Deux Eurofighter Typhoon de la RAF callsign chaos25 et chaos26 ont décollé de Mihail Kogalniceanu
      Puis ont fait une patrouille au Nord, ils ont surement ravitaillé car ils sont restés un moment près d’un KC135
      Puis ils sont allés vers un lieu dit « Mahmudia » au Nord Est .
      Là chaos25 est monté a 7000 ft et chaos 26 bas ils ont mis le cap au 70 environ c’est-à-dire direct sur snake island.
      Chaos 26 bas slow dans les 6 heures de chaos25 , une parfaite formation «wild weasel » comme autrefois.
      Chaos25 est monté a 650 Knots ( Mach 1 est a 666 )
      Puis a 5 Nautiques de Snake island, il disparait des traqueurs : coupure du transpondeur
      On les retrouve quelques minutes après en formation de retour vers le KC135.
      Qu’ont-ils voulu faire ?
      Se faire illuminer, réglage capteurs de la batterie Mamba ? Chasse au drone ? test de contre mesures ?
      En ayant allumé les transpondeurs en mode ADS-B ils se faisaient voir de tout le traffic.
      Les options sont ouvertes…

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    9. Detruire le pont et récupérer Kherson obligera les russes a se recentrer sur la Crimée (il est impensable pour eux de mettre en danger Sevastopol) et comme on le voit actuellement ils sont incapables d avancer sur plusieurs gris fronts en meme temps.
      Apparemment les ukrainiens ont récupéré dernierement des documents sur ce pont et on voit que la guerilla par exemple a Kherson est présente meme si pas de nature a changer le cours du conflit.

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    10. @Teasin'
      Merci pour ces informations. Il est effectivement très tentant d’imaginé que les membres de L’OTAN profitent que les Russes ont sortir tous leurs joujoux pour faire du renseignement et de l’entrainement en condition réel. Là aussi, ça immobilise des ressources russes sans tirer un coup de feu. La couverture du front est par les forces de l’OTAN permet à certain état de vider les stocks au profit de l’Ukraine sans trop d’angoisse. Au passage, ça fait un bout de temps que l’occident à piétinée la supposé ligne rouge de la cobelligérante par livraison d’arme lourde sans que le kremlin ne bouge.
      L’idée est aussi de tester et de démontrer la supériorité de l’armement OTAN pour maintenir les Russes dans une confrontation strictement régional.
      Le message est sans doute aussi à portée planétaire pour tous les observateurs.

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    11. Re: Adl 19:32
      La zone Kherson - Zaporijié est plus précieuse que le pont de Kertch, car garante de l'approvisionnement en eau de la Crimée par le Dniepr (coupé après 2014, rétabli depuis mars). Plus utile encore qu'un Donbass dévasté par la guerre. Un pont détruit se reconstruit, alors qu'il n'y a pas d'alternative à l'eau du Dniepr. Le "cadeau" à l'Ukraine de Kroutchev avait une logique opérationnelle. L'alternative, c'est la récupération de la "Nova Rossiya" de Catherine II (cf. annexion du Khanat de Crimée en 1783). Poutine n'aura aucun mal à s'en proclamer le glorieux héritier, après avoir embauche Pierre le Grand.

      Le Donbass n'a été qu'un prétexte de court terme masquant des objectifs plus déterminants à moyen terme.

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    12. à propos de la crimée
      je suis tres favorable à la victoire des ukrainiens et au retour du Donbass dans le giron de Kiev
      Par contre, pour moi, la crimée n'a pas de lien historique avec l'Ukraine, que l'on remonte aux Khazars du Xéme ou aux cosaques du XVIIéme...
      la crimée était une province musulmane (khanat) semi-indépendante qui n'a été conquise par les russes que fin XVIIIéme
      le rattachement de la crimée à l'ukraine est uniquement le résultat d'un jeu d'écriture politico-administratif URSS dans les années 50
      non ??

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  8. Et cela permettra le transport du ble par bateau en longeant la cote roumaine...

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    1. Non. Les russes ont suffisamment de navires, sous marins et avions sur zone pour empêcher tout trafic s'ils le veulent. Ils n'ont même pas besoin d'être près avec des missiles à longue portée comme le Kalibr.
      En fait, ils n'ont même pas besoin de l'île aux serpents. Ils ne l'occupant, je pense, que pour empêcher les Ukrainiens de l'avoir.

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    2. Entrer et bloquer dans les eaux territoriales roumaines peut etre considéré comme un acte de guerre non?

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    3. Re: Chef Chaudard
      C'est peut-être accessoire, mais une île ne coule pas. Confort appréciable pour contrôler une zone maritime. L'URSS stalinienne avait identifié son intérêt stratégique en s'en emparant en 1948.

      Une fois équipée, cette île ne devrait pas consommer beaucoup de ressources. Donc bien plus économique qu'une force navale, au demeurant non exclusive.

      L'île des Serpents était manifestement un objectif de guerre dès le début, pas une lubie opportuniste.

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    4. Je parlais des eaux ukrainiennes. Île aux serepnts ou pas, elles sont inutilisables.
      Quant à défendre l'île... Malte avait été neutralisée durant un moment par les italo allemands durant la dernière guerre, incapable de mener la moindre action offensive. Et on parle d'une ile bien plus vaste et plus loin des cotes, a une epoque ou les moyens militaires n'etaient pas ceux d'aujourd'hui.

      Les navires qui y accostent sont à portee des missiles antinavires, l'ile elle meme a portee de bombardement. Je ne vois pas comment la tourner en arme offensive.

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  9. Après plusieurs semaines de combats ou les gains territoriaux sont très faibles, je me demande quelle va être la durée de cette guerre d'usure sur tout le front ? Parle-t-on de semaines, mois, ou encore années ?? Les russes ont-ils les moyens humains de tenir une guerre d'invasion et d'usure ?

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    1. Sous sa forme actuelle, je maintiens mon pronostic : fin Septembre, les combats de haute intensité sont terminés. Il n'y aura plus assez de chars, d'artillerie (et de munitions), de missiles à longue portée pour ça. Par contre, si il n'y a pas un vainqueur clair d'ici là, ça peut durer des années à l'ancienne, avec de temps en temps des renforts qui permettre de tenter un coup ici ou là.

      D'ailleurs, l'intensité des combats a déjà faibli.

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  10. Merci pour cette nouvelle "suite" mon Colonel. Qui me laisse pensive avec tous ces possibles et une réalité verrouillée sur des combats longs et usants...

    Je viens de trouver une source qui m'interroge sur live map :
    https://liveuamap.com/en/2022/18-june-explosions-near-dnipro-city
    Ce sont des photos prises vers les faubourgs de Dniepr, postées il y a environ 2 h.
    Qu'est-ce que c'est cette explosion ? Celle-là sort de l'ordinaire

    Sinon ce matin,à Kherson, le mouvement clandestin ukrainien aurait tenté d'assassiner Yevhen Sobolev (bombe fixée sur un arbre qui se serait déclenchée au passage de la voiture). Le chef de la colonie pénitentiaire no.90 s'est rangé du côté des Russes lorsqu'ils ont capturé la ville. Il a survécu.
    https://twitter.com/Militarylandnet/status/1538196470263959554/photo/1

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  11. J'ai quelques questions simples :
    * C'est quoi une brigade blindée de la police ? (de M. le préfet de police de Paris, intéressé par le concept)
    * Le stock de munitions basiques de la Russie est-il inépuisable ? Si non, à quand la fin ?
    * Quel peut être la fierté d'une armée d'agression qui interdit à son ennemi de posséder des armes de tir lointain ?
    * Quand verra-t-on M. Poutine sur la ligne de front, lui qui dézingue des ours avec les dents et des méchants tchétchènes accroupis ?

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  12. Le 115e jour de l'invasion russe à grande échelle de l'Ukraine touche à sa fin.

    Au cours de la dernière journée, la situation opérationnelle sur les fronts n'a pas beaucoup changé. C'est en soi une bonne nouvelle - malgré les tentatives des occupants d'attaquer dans différentes directions, ils ne réussissent pas.

    Avec un optimisme prudent, on peut supposer qu'à ce stade de la guerre, les forces du groupe de troupes russes se tarissent vraiment. L'offensive des envahisseurs dans les régions de Donetsk et de Louhansk s'est traduite par des tentatives extrêmement prudentes de sonder les défenses ukrainiennes afin d'avancer au moins quelque part sur un kilomètre ou deux.

    Les spécialistes de l'Institut américain pour l'étude de la guerre n'ont enregistré aucun progrès de l'armée russe au cours des dernières 24 heures. La même conclusion peut être tirée après avoir étudié le dernier rapport de l'état-major général des forces armées ukrainiennes - l'ennemi a tenté de se déplacer dans de nombreux endroits, mais à chaque fois il s'est retiré, laissant ses soldats morts et son équipement brûlé.

    L'ennemi a remporté certains succès tactiques à Severodonetsk - apparemment, il a occupé Metelkino (une banlieue sud-est). Dans le même temps, les défenseurs ukrainiens ont attaqué en direction de Sirotin (périphérie sud de Severodonetsk). Les actions de l'ennemi constituent une menace pour le flanc sud des unités des Forces de défense, qui sont retranchées dans la "promka" de Severodonetsk.

    Les Russes ont subi de lourdes pertes et sont contraints de lancer de plus en plus de nouvelles unités au combat. Ainsi, l'arrivée à Severodonetsk de deux autres groupes tactiques de bataillon du 2e corps d'armée du soi-disant «LPR», qui ont été formés parmi les habitants mobilisés de force de la région de Lougansk, a été enregistrée.

    Les anciens chars T-62, déjà transformés en mèmes, vont au combat. Il semble qu'ils soient toujours destinés à fonctionner comme points de tir fixes dans la direction relativement calme de Zaporozhye. Les occupants les ont transférés dans la région de Vrubovka de la région de Louhansk, où le groupe popasnien de troupes russes tente de couper l'autoroute Bakhmut-Lysichansk depuis plus d'un mois.

    « La situation est difficile, mais contrôlée. Lourd, parce que les orcs frappent la région de Lougansk avec tout ce qu'ils ont, il y a beaucoup de réserves, ils les tirent encore et encore. Oui, ils se retrouvent dans certaines unités, nos gars les "roulent", beaucoup restent pour toujours au pays de Louhansk, mais ils apportent vraiment beaucoup de réserves », a commenté Sergey Gaidai sur la situation de l'administration militaire régionale de Louhansk.

    Les renseignements britanniques rapportent que les occupants ont recommencé à avancer sur Slaviansk, mais même là sans grand succès. Ils se déplacent du côté d'Izyum, il y a des batailles infructueuses pour eux près des colonies d'Adamovka, Dolina et Krasnopolye. Notez que les combats dans cette zone durent depuis au moins une semaine, voire deux. C'est-à-dire qu'ici les poutinistes ne réussissent pas.

    Dans le même temps, profondément à l'arrière du groupe russe dans cette direction, à l'ouest d'Izyum, les unités ukrainiennes « se déplacent » très activement. Hier, les Forces de défense ont libéré un autre village, maintenant à environ cinq kilomètres de la ville temporairement occupée.

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  13. Les formations ukrainiennes de la région de Donetsk se regroupent et se renforcent. La 72e brigade mécanisée distincte nommée d'après Cherny Zaporozhets est arrivée dans la région. Aujourd'hui, les militaires de la brigade ont signalé l'avion d'attaque russe Su-25 abattu, le pilote a été fait prisonnier.

    Soit dit en passant, à en juger par la vidéo, il s'agit d'un homme d'un âge assez avancé qui, très probablement, est allé gagner de l'argent dans la société militaire privée Wagner.

    Ajoutons que depuis plusieurs jours d'affilée d'importants dépôts de munitions explosent au fond des arrières des troupes russes avec une régularité étonnante. Aujourd'hui à Donetsk, des obus et des roquettes ont volé dans les airs, que les occupants ont récupérés au parc des expositions Expodonbass.

    Sur la direction de Kharkov sans aucun changement. Dans le nord-est du centre régional, le «boutage» positionnel se poursuit dans la zone des villages frontaliers de Ternovaya et Rubizhnoye. Les Russes y ont également transféré des unités de «volontaires» assemblées à la hâte des «républiques populaires».

    "Ces opérations ukrainiennes sont susceptibles de détourner les forces russes des opérations offensives vers Sloviansk et de détruire les lignes d'approvisionnement russes", a déclaré l'Institut pour l'étude de la guerre.

    Dans le sud de l'Ukraine, les envahisseurs n'ont pas pris d'actions actives aujourd'hui et ont tenté de prendre pied sur les lignes défensives des régions de Mykolaïv et de Kherson, et ont également continué à bombarder des colonies pacifiques avec de l'artillerie. Selon le commandement opérationnel "Sud", à la suite des hostilités dans la région de Kherson, la situation humanitaire est critique sur le territoire des communautés de Vysokopilska, Veliko Oleksandrivska et Novovorontsovsk.

    En raison des bombardements des occupants, il n'y a pas d'approvisionnement en eau et en électricité, une pénurie de médicaments, de nombreux civils blessés, des maisons et des infrastructures détruites.

    Dès les arrivées d'obus ennemis, nos défenses se meurent également.

    Dans l'arène internationale aujourd'hui sans beaucoup de nouvelles. Au lieu de rencontrer des alliés étrangers, Vladimir Zelensky s'est rendu à Nikolaev et à Odessa.

    https://dumskaya.net/news/115-y-den-soprotivleniya-okkupanty-styagivayut-r-165697/

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    1. Merci Alain. Juste une confirmation : à Donesk les Russes ont récupéré des obus et roquettes dans un parc d'exposition ??? Elles n'avaient pas explosé en volant des les airs ?

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    2. si j'ai bien compris, le centre des expositions servait de stockage et a explosé (les obus et roquettes ont volé dans les airs, que les occupants avaient rassemblés au centre des expositions)

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  14. https://m.youtube.com/watch?v=VDc7AAgf0mY

    Bonne chaîne pour suivre les mouvements militaire en Ukraine, basé sur l’OSINT

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  15. svp. M. Goya n´est pas un troll russe

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  16. Le 19 mars, il était annoncé ceci sur votre blog

    « En trois semaines la moitié du stock de missiles a déjà été consommé en Ukraine. Malgré des ordres pour augmenter la production, et compte tenu que les forces russes doivent conserver un stock minimal de précaution, la campagne des missiles russes pourra difficilement persister à ce rythme au-delà de quelques semaines. »

    Nous sommes en juin et les tirs de missiles continuent. Les données sur les stocks russes étaient donc erronés ?

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    1. Ce n'est pas du tout le même rythme de tir de missiles qu'au début, de très loin. C'est donc vrai, la Russie n'a pas pu tenir ce rythme. Mais au rythme actuel à mon avis ils peuvent tenir beaucoup plus longtemps avec des frappes plus ciblées.

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    2. On a plutôt l'impression qu'actuellement c'est l'artillerie qui est utilisé massivement plutôt que les missiles comme cela pouvait l'être il y a quelques semaines. Malheureusement nous n'avons pas de compte-rendu d'utilisation des munitions détaillés

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    3. Outre les excellentes réponses de mes petits camarades, il y a aussi le fait qu'un grand nombre de missiles antinavires ont été utilisés comme missiles de croisière. Avec un succès, euh, variable. Il semblerait que les Kalibr sont redoutables dans toutes les situations, et qu'ils en aient encore, malgré un nombre effrayant déjà tirés. Les vieux AS-4, eux, n'ont pas ce qu'il faut, et tombent un peu n'importe ou...mais ça fait quand même des impacts de missiles, souvent sur des habitations.

      Les AS-4 étaient conçus pour casser du porte-avions US. Toujours dangereux en nombre, car la DCA peut en louper un sur une grosse salve. Il n'y en avait pas tant que ça en réserve, a priori quelques centaines. La majorité n'a pas encore été utilisée, mais ça continue à puiser.

      Ca a été dit par d'autres que moi, par moi aussi, dès le début : cette guerre est une occasion unique pour l'OTAN de se débarrasser à vil prix des vieux stocks de l'URSS qui menacent toute l'Europe depuis si longtemps. Tonton a cité bien plus haut l'improvisation totale des deux camps face à une situation pas du tout prévue. Dans le feu de cette improvisation, la Russie vide ses stocks. MAis elle sera dangereuse tant qu'il lui restera des obus de 152mm et des roquettes de 122mm pour alimenter son artillerie.

      Très dangereuse. Ils ont commis de nombreuses erreurs, montré de nombreuses faiblesses structurelles, mais il ne faut surtout pas les sous-estimer non plus. Ils peuvent encore gagner. Ca devient plus compliqué pour eux, mais une victoire russe n'est pas encore à exclure. L'Ukraine a encore besoin d'armes lourdes.

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  17. En réponse à Etienne tout à l'heure, et en pensant à tous ces morts qu'ils s'appellent Roman Ratouchny ou sans savoir leur nom, en pensant à leur famille (un poème écrit à l'occasion d'une autre guerre et toujours d'actualité) :
    UN JOUR UN JOUR

    Tout ce que l'homme fut de grand et de sublime
    Sa protestation ses chants et ses héros
    Au dessus de ce corps et contre ses bourreaux
    A Grenade aujourd'hui surgit devant le crime

    Et cette bouche absente et Lorca qui s'est tu
    Emplissant tout à coup l'univers de silence
    Contre les violents tourne la violence
    Dieu le fracas que fait un poète qu'on tue

    Un jour pourtant un jour viendra couleur d'orange
    Un jour de palme un jour de feuillages au front
    Un jour d'épaule nue où les gens s'aimeront
    Un jour comme un oiseau sur la plus haute branche

    Ah je désespérais de mes frères sauvages
    Je voyais je voyais l'avenir à genoux
    La Bête triomphante et la pierre sur nous
    Et le feu des soldats porté sur nos rivages

    Quoi toujours ce serait par atroce marché
    Un partage incessant que se font de la terre
    Entre eux ces assassins que craignent les panthères
    Et dont tremble un poignard quand leur main l'a touché

    Un jour pourtant un jour viendra couleur d'orange
    Un jour de palme un jour de feuillages au front
    Un jour d'épaule nue où les gens s'aimeront
    Un jour comme un oiseau sur la plus haute branche

    Quoi toujours ce serait la guerre la querelle
    Des manières de rois et des fronts prosternés
    Et l'enfant de la femme inutilement né
    Les blés déchiquetés toujours des sauterelles

    Quoi les bagnes toujours et la chair sous la roue
    Le massacre toujours justifié d'idoles
    Aux cadavres jeté ce manteau de paroles
    Le bâillon pour la bouche et pour la main le clou

    Un jour pourtant un jour viendra couleur d'orange
    Un jour de palme un jour de feuillages au front
    Un jour d'épaule nue où les gens s'aimeront
    Un jour comme un oiseau sur la plus haute branche

    Poème de Louis Aragon

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    1. Merci Isaty.
      Les temps sont à la tourmente mais la poésie nous rappelle que les temps changent. La douleur est aujourd'hui mais demain porte l'espoir.
      Que vive une Ukraine libre.

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  18. Encore merci pour le partage de votre travail monsieur GOYA.

    Donc, les Russes contrôlent 20% de l'Ukraine, mais 80% de son littoral, et avec l'Île aux Serpents (avec toutes les réserves de rigueur concernant celle-ci [et les côtes nouvellement conquises]) "tiennent en respect" les 20% restant de "la bande côtière".
    Les Russes foutent un sacré bordel sur bien des points.
    L'Île aux Serpents est importante. Il n'est pas dit que les Ukrainiens puissent la reconquérir dans l'immédiat, mais ils peuvent en dénier l'accès (ou "l'installation confortable") aux Russes.

    Le combat urbain peut-être très usant pour les Russes, et "dégarnit les côtes / le littoral" ...
    Il me semble que c'est faisable pour les Ukrainiens (avec du soutien), mais ça fait mal ...

    Bonne continuation à vous.

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    1. *Le combat urbain peut être très usant pour les Russes (munitions, hommes etc ...)

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    2. 08h20 : l'Ukraine « va tout reprendre » à la Russie, promet Volodymyr Zelensky

      "De retour de Mykolaïv, ville de la mer Noire sur le front sud où il s'est rendu samedi, Volodymyr Zelensky assure que ses troupes gardent le moral et ne doutent pas de la victoire face à l'armée russe. « Nous ne donnerons le Sud à personne, nous allons tout reprendre, et la mer sera ukrainienne, elle sera sûre », déclare le président ukrainien dans une vidéo publiée sur le réseau Telegram."
      https://www.rfi.fr/fr/europe/20220619-en-direct-guerre-en-ukraine-l-otan-redoute-que-le-conflit-puisse-durer-des-ann%C3%A9es

      S'ils fixent et épuisent les Russes dans le Donbass, ils pourront probablement contre-attaquer sur les flancs et ainsi "monter en puissance et en confiance".

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  19. Soldat Pithivier19 juin 2022 à 00:39

    Tout d'abord merci à @Isaty et @Etienne pour les magnifiques poèmes : rien de tel que la poésie pour requinquer un moral chancelant.

    Cette guerre est dure, très dure même mais souvent dans les situations les plus extrêmes ce qui fait la différence c'est la conviction que l'on va gagner au lieu de perdre ou vivre au lieu de mourir.
    Alors ma conviction personnelle est que l'Ukraine va gagner.
    Les ukrainiens depuis le début du conflit nous ont montré qu'ils étaient malins et qu'avec peu ils ont fait beaucoup, alors patience et confiance même si ces qualités sont loin de notre mentalité occidentale d' ''hommes pressés''.

    Et d'ailleurs ''mon grand copain'' Girkin/Strelkov prédit dans sa dernière interview une fin à la Milosévic ou à la Khadafi pour Poutine et un éclatement à la libyenne de la Fédération de Russie. N'arrivant plus à trouver son post original sur Telegramm, voici quelques sources secondaires :

    https://ukrainetoday.org/2022/06/14/girkin-predicted-the-collapse-of-the-russian-federation-and-the-fate-of-gaddafi-for-putin-video/

    https://www.mirror.co.uk/news/world-news/vladimir-putin-warned-risks-facing-27252207

    https://hindustannewshub.com/world-news/putin-may-die-like-gaddafi-former-military-officer-said-he-will-kill-almost/

    Vive l'Ukraine Libre !
    Vive la France !

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    1. Côté russe, les influenceurs media de Rossiya 1 (chez Vladimir Soloviyev) recommandent d'envahir l'Allemagne, cf. https://mobile.twitter.com/juliadavisnews/status/1537559550433296384 (sous-titré en anglais).

      Le réalisme y est tout aussi absent que chez votre copain Girkin.

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    2. @Pithivier
      Igor Girkin ?
      A la lecture du CV et des articles que vous mentionnez je doute que ses propos aillent de quelque façon que ce soit dans le sens d'une Ukraine libre :)
      Il serait plutôt tendance ultra nationaliste
      https://en.m.wikipedia.org/wiki/Igor_Girkin

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    3. Soldat Pithivier19 juin 2022 à 16:15

      Bonjour,

      Je n'ai aucune illusion sur Girkin/Strelkov qui n'est que le porte-parole de la fraction ultra-nationaliste du FSB. Vous trouverez d'ailleurs ci-dessous un lien, déjà donné mais toujours aussi instructif, qui explique pourquoi sa chaîne Telegramm fonctionne encore et pourquoi il est toujours en vie.

      https://wartranslated.com/why-is-igor-girkin-still-alive/

      Depuis le début du conflit Girkin/Strelkov publie des choses intéressantes qui corroborent souvent les sources ukrainiennes, et donc les authentifie. Il permet de voir qu'une fraction du FSB, sans doute opposée à Poutine , a conscience des réalités du terrain et aurait des solutions pour remédier aux difficultés rencontrées par l'armée russe. Il montre donc autre chose aux russes que les discours officiels.
      Maintenant il ne faut pas être naïf, en faisant cela cette fraction du FSB cherche à se démarquer de Poutine pour être en mesure de récupérer le pouvoir derrière celui-ci. Girkin/Strelkov se positionne clairement dans l'après Poutine, et compte tenu du profil des successeurs effectivement on peut craindre le pire !

      Ce que j'ai pu constater en le suivant c'est qu'alors qu'au début du conflit il n 'écorchait que l'incompétence des officiers supérieurs russes sans jamais s'en prendre à Poutine, maintenant il s'en prend directement à Poutine qu'il accuse directement d'incompétence tout en parlant d'un éclatement de la Fédération de Russie. Alors forcément je me dis que l'équilibre du pouvoir en Russie est en train de se modifier, et, que donc on pourrait peut être avoir une révolution de palais.
      L'URSS s'est effondrée après l'échec afghan alors pourquoi pas un effondrement de la Russie après l'échec ukrainien ?
      Sachant, par ailleurs, que les différentes lectures faites des écrits d'Anna Colin Lebvedev, de Kamil Galeev ou de Méduza me confortent dans l'idée que la population russe ne se révoltera pas. Les russes ont l'habitude des régimes autoritaires et n'ont jamais connu la Démocratie ( l'abolition du servage dans l'Empire Russe date de du 3 mars 1861), il n'y a donc aucun espoir qu'ils essayent d'obtenir quelque chose qu'ils n'imaginent même pas pouvoir exister. Pour comparaison avant 1789, les français ont eu toute la période des Lumières pour se préparer aux idées révolutionnaires.

      Un dernier lien présentant quelle pourrait être la vision du monde du Russe moyen :
      https://wartranslated.com/what-might-be-the-average-russians-worldview/

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    4. Merci pour le dernier lien, soulignant bien les fondements du sentiment de Grande Russie, sans pour autant légitimer un impérialisme expansionniste.

      En Asie Centrale, le voyageur constate le rôle de lingua franca qui a toujours la langue russe.

      La communauté russienne est quantitativement forte dans les Pays Baltes dont je comprends les préoccupations. En 1945, une telle communauté aurait été expulsée manu militari, souvenir des Sudètes oblige.

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    5. Voici une traduction du post de Girkin, qui a été cité :
      https://wartranslated-com.translate.goog/igor-girkin-putin-will-end-like-qaddafi-russia-will-collapse/?_x_tr_sl=auto&_x_tr_tl=fr&_x_tr_hl=fr&_x_tr_pto=wapp

      J'ai des doutes sur l'éclatement de la Russie à court ou moyen terme.
      A long terme, si son développement est complétement bridé par les sanctions économiques, il est possible que l'Armée Russe se dise que l'ennemi le plus dangereux pourrait être du côté de la Chine.
      Et qu'en contrepartie, se rapprocher de l'Europe ne serait pas forcement une mauvaise idée.
      On peut rêver ...

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  20. dumskaya.net
    Les forces de défense ont repoussé les attaques ennemies dans les directions Bakhmut, Severodonetsk et Kharkov, - État-major général

    Les défenseurs ukrainiens ont repoussé l'assaut sur Toshkovka et dans la région de Zolote de la région de Lougansk et la reconnaissance au combat à Kharkov.

    La situation sur les fronts de la guerre russo-ukrainienne a été rapportée par l'état-major général des forces armées ukrainiennes dans le rapport du matin.

    Les forces de défense ont repoussé l'assaut sur Toshkovka, un peu au nord de Severodonetsk. L'ennemi a été contraint de se retirer et de se regrouper.

    Nos défenseurs ont également repoussé avec succès une attaque ennemie dans les directions Orekhovo - Zolote et Pervomaisk - Zolote (région de Lougansk). Mais dans la région d'Orekhovo-Gornoye, les combats se poursuivent.

    Les groupes d'assaut des occupants effectuent des reconnaissances au combat dans la région de Nirkovo-Nikolaevka, qui n'est pas loin de la frontière administrative des régions de Lougansk et de Donetsk. Une tentative d'avancer vers Nikolaevka depuis la direction de Vrubovka a été stoppée par l'armée ukrainienne avec un tir précis, forçant l'ennemi à battre en retraite.

    Tout aussi infructueuses ont été les tentatives de reconnaissance en force près de Rubizhnoye dans la région de Kharkov.

    Les défenseurs ukrainiens infligent des pertes à l'ennemi dans toutes les directions où les hostilités actives se poursuivent.

    Afin de justifier d'une manière ou d'une autre la destruction d'installations civiles en Ukraine, les envahisseurs russes continuent de diffuser des informations sur l'emplacement des unités militaires dans les écoles, les hôpitaux et les églises.

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  21. Si l'état major ukrainien s'est refusé à ce repli stratégique hors de la poche de S qui nous semble si évident, sans doute ont-ils des éléments et des raisons qui nous sont inconnues. Le stupide entêtement ou l'aveuglement peuvent être exclus. Si ces sentiments les dirigeaient , tous seraient déjà morts et la guerre finie depuis au moins 2 mois. Ils peuvent avoir estimé que cette zone qu'ils renforcent et consolident depuis 8 ans pourrait encaisser le coup. Le calcul n'est pas absurde et ils ont des éléments que nous n'avons pas pour le faire. Un recul déplacerait d'autant vers l'Ouest la zone de destruction totale. Il risquait de donner à Poutine un prétexte pour afficher une victoire, éventuellement une suspension des hostilités et pour les "amis " sérieux et raisonnables , un bon prétexte pour pousser les Ukrainiens à négocier, faire la part du feu. On connait la ritournelle et on sait comme elle exaspère tous les Ukrainiens. Le risque d'encerclement et que la rivière les coupent de leurs arrières est évident depuis le début. Il est impensable qu'ils n'aient pas imaginé de parades, qu'ils aient accepté rester à la merci des ponts. Dans ce pays de mines et de mineurs, en 8 ans ils ont eu le temps de faire 50 tunnels solidement étayés et camouflés. Eux qui sont habitués à creuser à 500 m sous terre des milliers de mètres de galeries, pas des petits boyaux mais de vraies avenues, qui aménagent des fortifications si solides seraient sans solutions face à ce petit ruisseau de surface ? Impensable. D'ailleurs, la destruction des ponts ne les a pas paniqués.
    Par ailleurs , nous ne connaissons pas les vraies intentions de Poutine, probablement très différentes de celles qui sont claironnées. Ni de quelle façon les Ukrainiens comprennent et veulent contrer ces intentions. Peut-être veulent-ils faire payer si cher chaque m² que Poutine, par le prix excédé, s'arrêtera. Difficile d'imaginer les généraux ukrainiens tablant sur l'écroulement de l'armée russe, mais les voir miser sur sa fatigue, oui. C'est inhabituel de voir le judoka Poutine s'acharner si longtemps dans une attaque qui n'a pas aboutie. Il aurait dû déjà relâcher prise et chercher un autre angle d'attaque . L'idée qu'il joue son va-tout, qu'il n'a pas d'autres alternatives, que la haine l'aveugle ne correspond pas au personnage aux multiples visages et plein de ressources même s'il n'a qu'un seul but (non deux buts : la Grande Russie et en être le chef).
    Enfin, c'est ici le lieu de parler du livre de M Goya, "La Chair et l'Acier" qui analyse si bien l'évolution de l'armée française pendant la guerre 14/18 et en particulier la courbe en S des innovations . Je n'aurais pas l'impudence de résumer son livre en 2 phrases mais comment ne pas imaginer que l'armée ukrainienne est en train de faire actuellement une mue aussi profonde que l'armée française pendant cette guerre-là, qu'elle est dans la partie basse du S, où chacun apprend les nouvelles méthodes , les nouvelles armes sans obtenir de résultats spectaculaires mais bientôt , elle réussira à rompre cet équilibre apparent . Alain Salandre

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    1. Je pense qu'ils attendent les armes occidentales

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    2. Espérons que ces fameuses armes occidentales arrivent en quantité suffisante.... surtout si les ukrainiens reconnaissent avoir perdus 50 % de leur matériel .... selon un général de la logistique si j ai bien lu.... d un autre côté s ils ont vraiment capturé beaucoup de matériel russe cela devrait aller pour les ukrainiens non ? Ou en sont les allemands et leurs promesses de matériel ?

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  22. , où comme dans Azovstal à Marioupol des centaines de civils sont également réfugiés.

    Otages ne serait pas le terme le plus approprié ?
    Hypocrisie.

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    1. « la ville de Donetsk « 

      Sous le feu de l’artillerie ukrainienne, civils délibérément visés, des morts.

      Le courage peut être nécessaire un jour, dans le métro, pour mettre fin à une agression. Être pris de court, et rater le coche, cela peut arriver à chacun d’entre nous. Le courage c’est aussi de dire la vérité même si elle a un prix - dans ses propres certitudes ou dans son lien social - que l’on a pas envie de payer. Et là, il n’y a plus vraiment d’excuses.

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    2. Otages ou réfugiés ? Après la reddition d'Azovstal, les médias russes n'ont pas rapportés les témoignages de tous ces supposés otages. Une discrétion bien inattendue.

      A moins qu'il n'y ait pas le moindre otage... mais seulement de la désinformatsi.

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    3. Vraiment? Êtes vous sûr de vous?

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    4. @Anonyme19 juin 2022 à 09:23
      Au terme "hypocrisiee, je commenterai "foutaises" de votre part ...

      Avez-vous un quelconque élément pour corroborer cette "affirmation". Tout le monde a pu voir à Marioupol que les Russes malgré leurs déclarations n'ouvrent pas de corridors humanitaires fiables pour évacuer les populations civiles sauf en cas de reddition.
      D'ailleurs le terme "otages " vise à disuader une partie d'attaquer en gardant en otage des personnes issue de cette partie.
      Ou avez-vous vu que la partie russe puisse s'empêcher de prendre d'assaut pour sauver des vies ukrainiennes ? Toute cette guerre montre le contraire
      Avec les massacres des civils ukrainiens à Boucha, on sait ce que vaut une vie ukrainienne pour l'armée russe.
      D'ailleurs même la vie des Russes n'a aucune importance pour la kleptocratie russe ..

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  23. En fonction de l'évolution de la stratégie Ukrainienne, on peut poser les questions suivantes :

    - En cas d'abandon de la poche S-L , quid du futur du front sur cette zone , peut-on imaginer une guerre d'enlisement sur le front raccourci ?
    - L'Ukraine peut-elle repousser les russes au delà du Dniepr dans la région de Kherson et cela signifierait-il la stabilisation du front sur cette zone ?
    - L'Ukraine a-t-elle la capacité de reprendre Popasna qui entrainerait de facto une respiration pour la poche S-L
    - L'Ukraine va-t-elle finir par utiliser les 155mm pour harceler les bases arrières autour de BELGOROD et affecter les opérations russes dans cette zone ?
    - Les russes peuvent-ils engager de nouvelles unités et dans quelles limites ?
    - Que sont devenue CHOÏGU et GUERASSIMOV qui ont complètement disparu de l'espace médiatique depuis plusieurs semanes ?

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    1. Oui si j'étais Ukrainien je mettrais le paquet sur Belgorod ( et ses voies ferrées - si tant est que ca soit possible)
      Pas une agression inacceptable, jusde une Opérazion zpéziale

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  24. Les russes ont trouvé la parade : ils envoient les tchetchènes, les séparatistes et Wagner à l’abattoir pour conserver leurs troupes régulières qui tiendront le territoire conquis puis annexé

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  25. Perception à Tchita (Transbaikalie) de la mortalité parmi les troupes russes engagées. Chaîne 1420 sur YouTube, https://youtu.be/KqVZ4xIyvx0

    La plupart des jeunes y sont étonnamment réalistes dans cette modeste ville de Sibérie, semblant en phase avec ceux de Moscou.

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  26. Bonjour à tous. Je peux me tromper mais il me semble assez malaisé d'envisager que l'Ukraine accepte comme fait accompli "l'annexion" de ses provinces par la Russie et signe dans la foulée des accords de paix. La prise du Donbass et son rattachement à la Russie ne me semble pas de nature à arrêter la guerre et éventuellement la reprise d'une partie du dit Donbass. Compte tenu de la situation, un telle reprise après annexion ne serait pas un prétexte politique suffisant pour utiliser des armes nucléaires et ou chimiques. Au mieux cela pourrait peut-être galvaniser un peu la population russe, mais honnêtement je pense que c'est à peu près tout.

    Sur les combats dans la zone S-L (j'allais écrire dans la poche S-L), je suis personnellement assez pessimiste. S'il n'y a plus de ponts pour évacuer les troupes ou les ravitailler alors quoi? Les russes n'ont pas tant besoin de prendre la ville que d'y fixer des troupes puis les encercler. A leur place je déclencherais dès que possible des opérations pour étouffer la zone sans perdre trop de monde en ville. Avec leur puissance d'artillerie, ça me semble faisable. Je fais un peu le parallèle avec le front français en 1918 et la masse d'artillerie allemande: on ne pouvait pas faire de miracles face à sa puissance d'écrasement mais au-delà d'une certaine distance elle voyait son efficacité diminuée. L'artillerie russe par sa portée et sa quantité devrait toutefois leur permettre de marquer des points dans la zone.

    Cela étant je souhaite vraiment me planter sur ce coup-là.

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    1. Les russes tentent bien d’étouffer la zone, ils ont lancé une offensive au sud de la zone industrielle pour couper totalement le ravitaillement des forces ukrainiennes dans la ville. Des sources russes ont d’ailleurs annoncé l’encerclement de la
      ville ; ce n’est vraisemblablement pas le cas puisque il resterait une voie de passage pour les UKR
      En tout cas la situation est archi précaire pour les défenseurs

      Pour votre première partie de message : il semble en effet impossible que les UKR acceptent une annexion, le pays sera privé de son territoire le plus productif et d’une grande partie de son littoral. Le pays serait voué à la ruine.
      Là où ça coince c’est que les russes ont bien des leviers politiques pour faire tarir les soutiens occidentaux à long terme et sans ces soutiens les forces ukrainiennes auront un mal de chien à renverser la Russie pour reprendre les zones conquises

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    2. Je précise que j’adorerai me tromper mais j’ai le désagréable sentiment qu’après avoir surestimé la russie, beaucoup de gens commencent a faire l’immense erreur de la sous estimer ;
      -Elle était censé manquer de munitions, finalement c’est bien l’armée ukrainienne qui semble le plus en déficit
      -Les troupes russes devaient se révolter ; c’est bien les UKR qui ont subi la plus grosse crise de moral
      -Les arrières russes devaient être intenables ; il y a des actes de résistance et de sabotage mais sans réelle incidence sur le conflit

      Donc quand je vois des gens qui annoncent la fin de Poutine et l’éclatement de la fédération de Russie… attention a ne pas se croire à Wonderland car la chute pourrait faire très très mal

      Mais Vive l’Ukraine.

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    3. +1. Sans même évoquer les problèmes que susciterait une dissolution de la Fédération. Ne serait-ce que le sort de l'armement nucléaire pas à l'abri des divagations d'un ultra nationaliste local.

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    4. Un ultra nationaliste ? Ca nous changerai de Poutine tiens...

      La russie de s'effondrera pas sans un petit coup de main occidental. Ce que j'aimerais voir arriver !

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    5. Cela peut surprendre, mais il y a en Russie bien plus extrême que Poutine. Et ce n'est pas récent, souvenez-vous de Lebed, ce général à l'origine de la Transnistrie.

      Une dissolution à la yougoslave de la Fédération de Russie ne me fait pas très envie. Le contrexemple tchécoslovaque est une rareté historique.

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    6. Il y a probablement rien d'intéressant - comme la venue d'un meilleur régime/dirigeants qui ne soit atteignable rapidement... ceci étant c'est pas une découverte on le sait depuis le départ.
      après je suis tenté de penser que si poutine veut survivre et se maintenir il devra d'abord rincer les plus ultra...

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    7. Poutine n'est pas le plus ultra nationaliste qu'on puisse trouver en russie car étant aux commandes, il fait tout de meme face à une certaine réalité. Un peu comme Kim Jong Un dans le fond.

      Les généraux ultra nationalistes, c'est surtout ça : https://youtu.be/x-oCHWsNZwI

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  27. Les britanniques pourraient-ils envisager la livraison de systèmes rapier? Ces systèmes ont-ils la capacité d’engager des missiles de croisière pour la protection des villes? Merci à votre excellente matière grise

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  28. Est ce que les Ukrainiens ne s'accrochant pas au terrain parce qu'au fond d'eux même ils sont bien conscient qu'une fois perdu il sera très compliqué pour eux de le récupérer ? Je suis surpris de lire que les ukrainiens annoncent avoir perdu 50 % de leur armement. Info ou intox pour obtenir plus d'arme de l'Occident ?

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  29. De mauvais jours pour eux maintenant même si l'avenir leur donnera raison demain seulement.
    Mais vive l'Ukraine.. Comme anonyme 11h25.

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    1. @Anonyme19 juin 2022 à 11:25
      Il n'y a pas de sous-estimation de la puissance de nuisance russe, il y a juste à la base une sous-estimation, un mépris, de la Puissance de Réaction des Démocraties occidentales, notamment l'UE
      face à l'agression d'une dictature

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  30. Bonjour,
    Je n'ai mis qu'une seule fois dans ce blog un scan "énergétique". Je récidive seulement aujourd'hui.
    Rappel : je tente juste de capter les causes profondes qui animent des personnes ou des groupes. C'est purement instinctif, et nous avons tous un instinct. Je mets le mental de coté.
    Poutine : j'avais mis qu'il était animé d'un sentiment d'obligation, c'est toujours la meme chose, un héritage à assumer, et une peur de ne pas y arriver.
    Armée russe : depuis plusieurs semaines, je ressens toujours un sentiment d'invincibilité, une certitude que la victoire sera au bout. En particulier si je me centre sur les généraux.
    Armée ukrainienne : je ressens une colère profonde, mélée à une peur de ne pas y arriver. Et malgré tout une forte énergie d'insoumission. Elle redresse la tête.

    Merci à tous les contributeurs de ce blog.
    Oryx donne beaucoup moins de pertes en matériels des 2 cotés, des difficultés à avoir des images pour preuves ?

    A noter une article (pour abonné) sur Le Monde avec un reportage poignant dans le cimetière militaire de Dnriepr, à pleurer... la guerre est d'abord une horreur.

    J'ai ressenti à quel point le sort des ukrainiens me tenait à coeur quand je me suis promis de réussir quelque chose (une monté de cote en vélo) en me disant que si j'y arrivais ils gagneraient la guerre... c'est peut etre bénin, mais j'ai rarement senti autant de détermination (j'y suis arrivé !).

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  31. un article toujours aussi intéressant de desk-russie :


    "Pendant un temps, le système marche admirablement : les oligarques s’enrichissent en Russie et placent leurs avoirs dans les pays occidentaux où les droits de propriété sont garantis. Ainsi ils ne sont nullement intéressés à faire progresser le droit en Russie : bien au contraire, ils y profitent de l’arbitraire qui leur permet de bâtir d’immenses fortunes. Ils se dédouanent en donnant dans une religion orthodoxe ostentatoire, en sponsorisant force projets « patriotiques » dirigés contre l’Occident. Plus la corruption des élites devient criante, plus la fuite des capitaux s’accélère, plus le patriotisme et l’idéologie de la grande puissance sont mises en avant par la propagande officielle, et plus la confrontation avec l’Occident est présentée comme la raison d’être de la politique étrangère russe. "

    "Alexandre Douguine le préconisait depuis 2014 : « Annexer l’Europe c’est un grand dessein digne de la Russie. […] Nous prendrons leurs technologies d’un seul coup : plus besoin de gaz et de pétrole pour les obtenir au compte-gouttes. Voilà la modernisation et l’européanisation de la Russie. Le soft power suffira : trouver une cinquième colonne, propulser au pouvoir les gens que nous contrôlons, acheter avec l’argent de Gazprom des spécialistes de la réclame… "


    https://desk-russie.eu/2022/06/17/pourquoi-le-systeme-poutinien.html

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    1. Soldat Pithivier19 juin 2022 à 16:52

      En complément de Douguine : ''la Russie sous l'avalanche'' de Soljénitsyne .
      D'après Anna Colin Lebvedev ce texte serait l'équivalent pour Poutine de ''Mein Kampf'' pour Hitler.

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    2. Cit : [ En complément de Douguine : ''la Russie sous l'avalanche'' de Soljénitsyne .
      D'après Anna Colin Lebvedev ce texte serait l'équivalent pour Poutine de ''Mein Kampf'' pour Hitler.]

      C'est incroyable le nombre de personnes qui parlent d'Alexandre DOUGUINE depuis une centaine de jours sans vérifier ses citations souvent apocryphes citées par des personnes à l'honnêteté intellectuelle parfois douteuse comme Mme. Françoise THOM .
      Les publications d'Alexandre DOUGUINE sont traduites en Français depuis 1998 , il a été l'invité du Centro Educativo de las FFAA Argentine le 23 novembre 2017 et il y a quelques semaines sa conférence devant l' Ecole Supérieure de Guerre Brésilienne a été annulée au dernier moment suite à des pressions Etasuniennes .
      Le colonel GOYA devrait intercéder pour qu'il intervienne à l'IHEDN et le général PELLISTRANDI pour qu'il puisse publier dans la RDN !
      De la même manière Alexandre SOLJENITSYNE a été l'invité de Bernard PIVOT himself pour ce livre qu'une activiste hystérique nous présente aujourd'hui comme un " Mein Kampf " L'invitation date de 1998 , date de la première traduction de DOUGUINE en Français de " Fondementaux de géopolitique " justement .
      https://www.ina.fr/ina-eclaire-actu/video/i00010966/alexandre-soljenitsyne-a-propos-de-la-russie-sous-l-avalanche
      Bernard PIVOT ne savait pas quel " monstre " il invitait et je m'étonne qu'on ne les pas enjoint à faire repentance ... Cela ne saurait tarder depuis l'intervention de Mme. Anna Colin LEBEDEV et personnellement je n'imagine pas qu'il aura l'indécence de ne pas se repentir !
      J'ai eu la chance de rencontrer Alexandre DOUGUINE et malheureusement pas SOLJENITSYNE .
      Je pense qu'il sera heureux d'apprendre le nombre et la qualité de ses exégètes sur les RS et dans le MSM depuis le 24 février 2022 car auparavant mis à part " BHL " , Marlène LARUELLE et Olavo de CARVALHO ils étaient peu nombreux ! Il faut noter que Olavo de CARVALHO est décédé 1 mois jour pour jour avant la gue.. Opération spéciale de celui qu'il considérait comme son " arch-enemy "
      Les articles les plus intéressants restant ceux de Mme. Marlène LARUELLE d'ailleurs car c'est à peu près la seule personne ayant une honnête intellectuelle dans ses travaux ! Je ne souhaite pas ici d'ailleurs que mon intervention démonétise ces travaux .
      Comme toujours les textes originaux sont préférables aux exégèses et j'invite ceux qui n'hésitent pas à financer - malgré les sanctions - les éditeurs d' Alexandre DOUGUINE à s'y reporter !
      DanielB

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  32. Bonjour,
    Une petit mémo pour clarifier l’enjeu de « snake island ».
    Lorsqu’ils ont envahi l’Ukraine, les Russes n’ont pas fait ça au hasard…. Une pure poutinerie selon les médias…. Pas vraiment, plutôt un acte de piraterie digne des frères de la côte.
    Ils ont ciblé le bassin houiller et industriel avec ses ressources en minerais divers et usines métallurgiques.
    Ils ont ciblé la côte sud afin d’asphyxier l’Ukraine. Ils ont manqué Odessa … pour le moment.
    Enfin l’Isle aux Serpents, caillou « position » intenable mais qui ouvre la voie a contrôler la mer avec les 12nm qu’il apporte, ainsi que les droits aux futurs gisements d’hydrocarbure.
    Si cette île reste russe, alors il y aura un conflit avec la Roumanie, et par voie de conséquences l’OTAN.
    Ici des mémos sur les recherches ( cliquez droit pour traduire en français )

    https://www.reuters.com/article/romania-ukraine-island-idUKL217425320090202 (certes de 2009)
    https://oil-gas.com.ua/news/The-Black-Seas-oil-and-gas-potential-the-reality-and-prospects-of-drilling-a-unique-ultra-deep-well-on-Zmiiny-Island
    https://www.forbes.com/sites/arielcohen/2019/02/28/as-russia-closes-in-on-crimeas-energy-resources-what-is-next-for-ukraine/?sh=85649229cd92

    Il y a de grandes chances pour que l’objectif des ukrainiens soit de reprendre « sooner or later » la bande de terre sur la mer noire, et pour ce faire de « fixer » les forces russes ailleurs, parce qu'ils n'ont pas d'autre choix... question de survie. Le pourront ils sans aviation… sais pas !
    Remember les incidents entre la Grêce et la Turquie, sur les même sujets…
    Bon WE

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  33. Bonjour,

    À force de vous lire toutes et tous (un grand merci d'ailleurs, pour la quinzième fois), j'ai l'impression de mieux percevoir les intérêts imbriqués des acteurs, d'un point de vue géographique. C'est en désordre et j'en oublie forcément, mais en gros :

    - au niveau occidental dans son ensemble (donc l'ensemble structuré autour de l'influence économique et culturelle des USA, et militaire de l'OTAN et des USA), 1/ éviter que la Russie acquiert une capacité de déstabilisation alimentaire au niveau mondial par le contrôle des terres agricoles ukrainiennes et surtout de la mer noire et de la ZEE qui naîtrait du contrôle de l'île aux serpents (et de la Crimée, mais bon là il fallait sans doute réagir à l'époque), 2/ empêcher que le soft power russe soit renforcé par la réputation de puissance militaire et technologique de l'armée et de l'industrie russe (bon, là c'est plutôt bien parti), 3/ empêcher que les composantes de "l'empire américain" (les guillemets sont peut-être superflues) ne soient influencées politiquement par les choix des dirigeants russes, que ce soit par une influence médiatique/propagandiste ou par une dépendance aux hydrocarbures russes (et si la dépendance énergétique aux hydrocarbures US peut être renforcée par la même occasion, tant mieux du point de vue US), 4/ l'OTAN a une occasion en or pour accroître son influence et son territoire en Europe et renforcer l'intégration et la puissance de ses composantes militaires européennes, mais 4 bis/ on peut aussi imaginer que les forces militaires (et les stocks) de l'OTAN sortent rincés de la confrontation, 5/ j'allais oublier l'occasion de faire passer un message à la Chine quant à une éventuelle invasion de Taïwan.

    (...)

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    1. (suite 2/...)

      - au niveau institutionnel européen, 1/ la sortie définitive des zones industrielles et agricoles ukrainiennes du territoire ukrainien signifierait une dépendance accrue aux intérêts russes, à éviter, 2/ la commission européenne (et ses soutiens politiques nationaux) a une occasion en or pour accroître son importance et renforcer la construction européenne autour de son influence institutionnelle, quitte à pousser à la candidature accélérée de l'Ukraine pour tenter de prendre de vitesse l'influence US (et britannique) sur l'Ukraine, 3/ il y a eu une grosse prise de conscience dans certains pays des conséquences de la dépendance énergétique même partielle aux intérêts russes, 4/ le débat entre une autonomie militaire proprement européenne et une participation à la puissance militaire intégrée de l'OTAN a été tranché pour les prochains 10 ou 20 ans au moins devant les nécessités du moment, ceci dit le renforcement et l'intégration des armées européennes peuvent aussi faciliter une autonomisation ultérieure, ce genre de renversement est un grand classique de l'Histoire, 5/ les tentatives de déstabilisations politiques par la Russie sont enfin prises en compte sérieusement, et l'Europe se rend compte qu'elle n'est pas tant dénuée de puissance vis-à-vis de la Russie (certes bien aidée sur ce point par le courage des ukrainiens...), et on voit même poindre des réflexions politiques et médiatiques sur le fait que la cohésion des pays devant les crises nécessite une forte participation des citoyens eux-mêmes, et pas seulement l'implication des pouvoirs publics (sans déconner... bon, au moins on quitte doucement une des aberrations néo-libérales de l'État pourvoyeur de services et des citoyens consommateurs), 6/ on essaie de profiter de la candidature ukrainienne à l'UE, parce qu'on aime bien se dire qu'on garde malgré tout un peu de dignité, et aussi parce que ça participe à la capacité d'influence russe en Ukraine, pour réduire le niveau d'impunité des oligarques ukrainiens quant à la corruption et l'arrangement avec les lois (même si, quand on observe un peu la politique française, on se dit que c'est l'hôpital qui se fout de la charité, mais bon si ça conduit à améliorer un peu les choses pour les ukrainiens tant mieux pour eux), 7/ on a une seconde piqûre de rappel, après l'épisode covid, des conséquences de "l'entreprise sans usine" et de la gestion just-in-time des industries stratégiques (avec un bel exercice d'hypocrisie et de déni du passé de la part de la plupart de notre personnel politique en France), 8/ pour en revenir à l'Ukraine, et une fois qu'on a intégré l'avantage stratégique (céréales, industrie, contrer l'influence russe) à l'arrimer politiquement au reste de l'Europe, la perte de la façade maritime de l'Ukraine et de l'île aux Serpents devient problématique (beaucoup plus j'imagine que la perte du centre-Est de l'Ukraine), 8/ là aussi on peut imaginer soit qu'on sorte renforcés et plus autonomes de l'épreuve par un redressement politique et industriel, soit rincés pour des décennies.

      (...)

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    2. (suite 3/...)

      - au niveau des citoyens européens, on se retrouve toujours écartelés (pour prendre deux extrêmes possibles) entre d'un côté le mépris vis-à-vis de la politique russe (bien ancré chez moi depuis Grozny), qui tendrait à plutôt soutenir le point de vue ukrainien et à plus tolérer le point de vue institutionnel européen et occidental, même si on est par ailleurs très critique de l'influence US et de la tendance oligarchique et néo/ordo-libérale de la construction européenne ; et d'un autre côté un mépris de l'influence US et des bases néo/ordo-libérales de notre construction politique actuelle, qui par réaction a pu inciter depuis des années à suivre les informations "alternatives" des médias financés par la Russie, et maintenant à soutenir coûte que coûte le discours du pouvoir russe sur l'histoire ukrainienne et sur le bilan des intérêts bien compris des uns et des autres (on voit les dégâts chez certains jeunes youtubeurs) ; mais cette alternative naît aussi de l'absence actuelle (de mon point de vue en tout cas) d'autre proposition politique viable. Il faut ajouter à tout ça soit une fascination pour les hommes forts propre à certains courants politiques, soit la prise en compte d'un intérêt individuel bien compris qui s'attache avant tout au prix du panier de course et au prix de l'énergie (bien présent dans les discussions familiales), ou aux intérêts directs avec la Russie (économiques, clientélisme, financement politique...). Notre système électoral rend les politiques européennes très dépendantes de ces influences et perceptions croisées, surtout vue la faiblesse des soutiens populaires réels aux dirigeants élus. En tout cas, de mon point de vue l'avenir du continent européen est en train de s'écrire à l'Est, et les débats à l'Ouest sont d'une importance relative tant nos pays pédalent derrière les évènements.

      (...)

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    3. (suite 4/...)

      - au niveau proprement français... p'tain, c'est devant les crises qu'on voit à quel point on arrive au bout d'un système... soit ça achève de nous ravaler au rang de puissance moyenne, soit on change radicalement de choix politiques à long terme et on sort du délire d'un pays basé sur le tertiaire, la high-tech et le luxe, et qui n'arrive plus à satisfaire ses besoins de base.

      - du point de vue du pouvoir russe, on veut 1/ approfondir l'influence russe sur la politique européenne, 2/ approfondir le pouvoir de nuisance russe sur le reste du monde pour s'assurer un minimum d'obéissance de la part des affidés, 3/ obtenir une victoire à l'Est de l'Ukraine qui renforcerait le soutien populaire au régime de Poutine, 4/ détourner l'attention du peuple russe de la captation des ressources par les oligarques, 5/ obtenir un vrai succès stratégique via le contrôle total de la mer d'Azov et le contrôle de fait de la mer Noire.

      - du point de vue Ukrainien, 1/ la promptitude de la réaction du peuple ukrainien à l'invasion me fait penser qu'il est inexact de considérer que cette invasion va créer le sentiment national ukrainien, qui manifestement existait déjà, 2/ la perte de la façade maritime serait catastrophique économiquement, 3/ les exactions russes ont provoqué un net raidissement du discours de Zelensky quant aux conditions préalables à toute négociation (ces conditions étant devenues "vous quittez d'abord le territoire ukrainien, de gré ou de force ; et les déplacés et réfugiés devront pouvoir voter à tout référendum concernant les territoires disputés"), 4/ les territoires de l'Est me semblent relever d'un conflit plus proprement Ukraine-Russie qui concerne peu l'Europe et l'Occident, et on voit là tout l'aveuglement de Poutine qui a transformé en quelques centaines de km un conflit local en un conflit avec l'Europe et l'Occident. Globalement, une défaite russe en Ukraine a toute les chances de provoquer un recentrement de la politique russe sur son intérieur (ne serait-ce que pour panser ses plaies, et faire face à une contestation accrue du pouvoir).

      - il faut ajouter la Turquie, qui est théoriquement plutôt alliée de la Russie, mais qui doit voire d'un mauvais œil la mainmise d'un voisin puissant et victorieux près de sa façade maritime Nord, sans parler des bisbilles à venir quant au détroit, ce qui peut expliquer certains soutiens matériels à l'Ukraine...

      - la Biélorussie dont l'équilibre politique intérieur est fortement lié au résultat de l'influence russe quant à sa participation militaire directe au conflit,

      - et bien sûr tous les pays d'Europe de l'Est qui voient la fin du statu-quo précaire post-Guerre froide comme une vraie menace, et se préparent (et pousse l'Europe et l'OTAN à se préparer) à une confrontation militaire directe avec la Russie.

      (...)

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    4. Ce commentaire a été supprimé par l'auteur.

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  34. (suite 5/5, ouf)

    À partir de là, on peut imaginer tous les futurs possibles en fonction de l'évolution de l'importance respective de ces paramètres (ce qui dépendra essentiellement de la détermination des différents acteurs, de la conjonction ou de la confrontation de leurs intérêts, et hélas du sort des armes). Peut-être la destruction mutuelle de l'Occident et de la Russie, peut-être le renforcement de l'OTAN sur les ruines de l'Europe et de la Russie, peut-être une victoire stratégique éclatante de la Russie, peut-être une relance civilisationnelle de l'Europe avec un dynamisme particulier à son Est (hors Allemagne, qui semble bien sortie du jeu, au fait), peut-être n'importe quoi d'autre...

    Ce qui est certain, du point de vue européen orienté français depuis lequel je vois tout ça, c'est que plus la victoire ukrainienne contre l'invasion russe sera nette, et moins la Russie conservera de leviers d'influence, plus l'Europe dans son ensemble disposera de marges de manœuvres par la suite. Y compris pour s'affranchir de l'influence US. Plus la Russie restera influente, plus nous serons dépendants (amtha) par ailleurs d'une aide extérieure. En gros, pour moi la question à long terme est : l'Europe veut-elle continuer à être coincée dans la confrontation entre les USA et la Russie ? Qu'elle se renforce et que la Russie se préoccupe d'abord de l'intérieur de ses frontières serait une première étape indispensable.

    Et du point de vue strictement moral (mais qui ne fait pas une politique), voir les tortionnaires russes, et le tortionnaire en chef Poutine, se prendre une branlée...

    (désolé pour la longueur insensée de cette suite de commentaires)

    (Thomas L.)

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    1. (et désolé pour la quantité de fautes de français, je me suis relu trop rapidement)

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    2. Re: Thomas L. (l'Anonyme à la contribution en 5 parties)
      Certes long, mais correctement exposé, orthographié, et plutôt clairvoyant quant aux perspectives. Reçu 5/5 😉

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    3. La Turquie d'Erdohan montre toujours plus qu'elle n'est l'alliée de personne et qu'elle joue son propre jeu, nostalgique de l'Empire ottoman et se voulant tête de file du pan turquisme jusqu'en Asie Centrale.

      Compréhensible depuis le rejet européen (ouf), mais cela en fait un membre peu fiable de l'OTAN.

      Empire ottoman et Asie Centrale sont tout aussi incompatibles avec la Grande Russie.

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    4. "l'entreprise sans usine"
      Initialement, cela s'appliquait à Alcatel dont le coeur d'activité était la fabrication de commutateurs téléphoniques publics, alors équipements électroniques imbriquant logiciels et matériels spécifiques, à forte marge. La mutation technologique de la téléphonie IP en a fait des logiciels d'applications fonctionnant sur des systèmes d'exploitation standards (UNIX, Linux, Windows) tournant sur des matériels standards (un peu durcis quand même). Feu Alcatel et ses confrères sont devenus des éditeurs de logiciels, alors que les plates-formes matérielles standards (à faible marge) sont fournies par des constructeurs spécialisés, ceux pour lesquels les usines restent nécessaires.

      Dans ce cas précis, l'entreprise ne pouvait conserver ses usines, révolution technique obligé. Beaucoup n'y ont pas survécu, y compris sur le marché des commutateurs téléphoniques d'entreprise (=PABX).

      Fin du hors-sujet.

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    5. pour répondre au hors sujet étant un peu du domaine, c'est plus compliqué que ça. Certes les équipementiers télécom étaient face à une mutation technologique accéléré ET en mauvaise situation économique (voir en quasi faillite) suite à l'explosion de la bulle internet (avec en plus pour les usines française le fait que les pouvoir politique ont souvent fait des politique anti industrie, se moquant de sa compétitivité comme d'une guigne). DU reste Alcatel est l'un de ceux qui a résister le plus longtemps (nortel disparu, lucent fusionné avec alcatel) si l'on enlève les rois du réseau mobile Ericson et nokia (qui a racheté alcatel). Mais le matériel n'est pas que l'ordinateur (qui prend de plus en plus de place avec les architecture open internet, open RAN,...). Il y'a toute la partie composant optique (laser, modulateur,...qui deviennent des circuit intégré photonique) avec par exemple une spin off des bell labs qui est devenu un acteur majeur (infinera), basé sur l'industrialisation d'une technologie propriétaire de circuit intégré photonique, avant d'aler vers les systèmes. De même, à force de faire surtout du logiciel sur commodité, on observe les géant des semiconducteurs (qualcom, broadcom, intel...) qui ne font plus des puces basiques mais des quasi sous systèmes. Et en réaction des équipementier qui se mettent à designer des puces spécifique (bon ils n'ont pas réinvesti la fonderie CMOS, beaucoup trop cher)

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    6. Mon exposé n'adressait que la "commutation", source majeure des bénéfices des acteurs historiques.

      Je vous rejoins pleinement pour les couches basses de la transmission télécom, qui néanmoins n'exigent pas des effectifs industriels aussi nombreux qu'en commutation.

      De même, la généralisation des ordiphones / smartphones induit une segmentation applications / matériels supports très préjudiciable aux emplois industriels dans les pays riches. Nota : même Qualcomm est fabless.

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    7. Soldat Pithivier19 juin 2022 à 17:27

      Hors sujet '' l'entreprise sans usine ou le ravage du fabless des années 2000''

      Même si cette désindustrialisation de la France a des causes multiples ( concurrence des pays à bas coût de main-d'oeuvre, mutations technologiques mal anticipées ... etc), elle résulte surtout d'un choix stratégique et d'une vision économique erronées s'appuyant sur un pseudo-sens de l'histoire qui condamnerait les activités industrielles et de production à disparaître au profit de l'économie tertiaire ou post-industrielle.
      Cette vision de l'avenir a été théorisée par Serge Tchuruk alors PDG d'Alcatel lors d'une conférence en juin 2001 au cours de laquelle il a déclarait '' Alcatel doit devenir une entreprise sans usine''.
      Malheureusement, les français se sont engouffrés derrière ce postulat sans fondement scientifique, mais il ne tient qu'à nous de faire machine arrière car nous avons les compétences pour reconstruire un tissu industriel solide.

      Pour plus de détail ''la France sous nos yeux '' de Fourquet et Cassely


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    8. Dans le cas d'Alcatel, cela avait justement du sens, résultant d'une mutation technique irrésistible, et la suite l'a confirmé dans le monde entier sur ce marché précis de la commutation téléphonique. Trouvez moi aujourd'hui une usine de commutateurs téléphoniques ! 😂

      Je n'ai pas connaissance que Tchuruk en ai fait une préconisation pour toute industrie. Sa gestion d'Alcatel a été suffisamment critiquable pour ne pas avoir besoin de lui faire porter un chapeau indû. Analystes financiers et mauvais consultants en stratégie sont plus condamnables sur ce point précis. Quant aux politiques et journalistes...

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    9. Soldat Pithivier19 juin 2022 à 23:09

      Tchuruk n'en a pas fait une préconisation toute industrie mais beaucoup d'industries ont trouvé son idée tellement géniale que les délocalisations ont commencé tout azimut ...

      Fin du hors sujet

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  35. La découverte de ce blog m’a décillé quant aux aléas de ce conflit. Anonyme 15h06 je trouve vos réflexions à l’aune d’un point de vue assumé, assez stimulantes. La France, l’UE ou l’OTAN ne pourraient elles pas à ce stade d’enlisement relatif, envisager une zone d’exclusion aérienne sur Odessa et préparer la suite en mer noire ? Encore merci au colonel Goya et aux intervenants qui enrichissent le débat D Paris

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  36. https://m.youtube.com/watch?v=_I0srEaIcfQ
    Xavier Tytelman

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  37. Merci pour ces commentaires en 5 temps "anonyme Thomas L." Je ne connaissais pas cette nuance "neo/ordo-libérale", question d'âge sans doute, puisque je suis resté bloqué dans la nuance anti-soviétique primaire, secondaire, tertiaire et supérieure depuis Prague en 1967, et n'ai pas trop cru à la parenthèse de la perestroïka vite refermée par Poutine. L'Europe garde (heureusement) un très très gros avantage sur la Russie, qui cependant ne se ressentira pas aujourd'hui mais seulement demain : elle est plus souple et peut réparer ses erreurs, par exemple sa criante absence d'autonomie stratégique parce que dépendante de l'OTAN. Mais peut-être devra-t-elle être encore plus "libérale", c'est-à-dire dans cette définition : non étatique, à l'écoute de ses citoyens, et décidée à payer le prix (élevé) de la défense de sa longue frontière Est. Pour rester dans les grands choix politiques, ce prix sera d'autant plus élevé que Poutine gagnera du terrain, pas en km2 mais en influence. Et là on découvrira notre vrai ennemi systémique au-delà de l'Ukraine, le PCC Chinois, qui grossit avec nos €uro ... et maîtrise ses budgets ...

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    1. Ayant voyagé en Russie en 2017, puis en Chine en 2018 (dont Xinjiang), je peux témoigner que le contrôle sécuritaire est autrement plus rigoureux en Chine. Rigoureux tant au sens organisationnel qu'au sens de contrainte.

      En sus des €uros, la Chine a un système productif efficace, une recherche en plein développement sur des secteurs clés... Lui manquent nombre de matières premières, dont regorge justement la Sibérie.

      Bien plus que Poutine, je crains les princes rouges du PCC... et aussi les égarements de la démocratie états-unienne.

      Car tout exaspérants et impérialistes qu'ils soient, les américains nous sont quand même précieux.

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    2. @ fabGreg 18h47: ayant voyagé au Tibet en 2011 et en Russie en 2018, je partage votre avis s'agissant du contrôle sécuritaire et du développement économique. De même, une Russie fragilisée (ne fusse que par ce qu'elle montre de ses faiblesses militaires actuelles) n'est à mon avis pas pour déplaire à la Chine qui rêve de mettre main base sur les richesses en tout genre de la Sibérie. Quant à
      la grande amitié entre la Russie et la Chine, je n'y crois guère : c'est oublier que les serpents peuvent se manger entre eux. Poutine joue un jeu dangereux en faisant confiance à son homologue chinois dont les velléités d'expansion sont toutes aussi grandes. La Russie pourrait devenir économiquement dépendante de la Chine et nulle besoin dans ce cas d'invasion militaire. Il suffit de regarder ce qu'il est advenu aux pays ayant emprunté à la Chine sans pouvoir rembourser : les contrats de prêt prévoient des cessions de territoires en l'absence de remboursement. Des pays asiatiques en ont fait les frais, la Chine a ensuite ouvert des " comptoirs" dans les territoires qui lui ont été cédés. Peu à peu, la Chine met en place les nouvelles routes de la soie en ayant la main-mise sur des endroits stratégiques de routes maritimes.De mémoire, il me semble que c'est la Macédoine qui est venue pleurer aux portes de l'UE pour un prêt de ce type concernant la construction d'infrastructures qu'elle n'était pas en mesure de rembourser...une arme beaucoup plus redoutable que des canons. Laure H.

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  38. Si l’on vide le débat de sa dimension indignatoire juridico-morale (une grande puissance a agressé sans provocation préalable une puissance moyenne en prise à des difficultés internes, et ceci en toute illégalité au regard du droit international, c’est un point incontestable et acquis), que reste-il sur le plan des perspectives réalistes ? (c.a.d au-delà des vœux pieux d’une victoire ukrainienne)
    1- Jamais la Russie ne rendra à l’Ukraine les territoires qu’elle a conquis, ni le lui les laissera reprendre : elle en a besoin politiquement, géostratégiquement et également sur le plan économique (pb d’irrigation de la Crimée). Penser que l’Ukraine les reprendra après les sacrifices consentis par la Russie pour les lui voler relève du rêve et de l’utopie irréaliste : aucun pouvoir russe s’infligeant une telle reculade n’y résisterait.

    2- Jamais les occidentaux (USA inclus) ne pousseront trop loin, jusqu’à aider les Ukrainiens à reprendre ces territoires d’une manière offensive trop prononcée. Car le risque d’une confrontation générale sera alors extrême, le pouvoir russe est dingue sur ce plan et sa doctrine d’emploi tactique du nucléaire tactique est là pour l’attester : ils n’hésiteront pas à employer ce type d’armes nucléaires « locales » si la nécessité s’en fait réellement sentir (par exemple une déroute généralisée de leurs forces, si cela devait un jour arriver – mais on n’y est pas). Et que ferait l’Otan dans ce cas de figure ? De nouvelles sanctions ? Les russes savent qu’ils sont « condamnés » sur ce plan, ceci à long terme et la société russe fera avec (de même que celle des ukrainiens, leur capacité d’encaisser est très importante et ne doit surtout pas être sous estimée : contrairement à la nôtre, leur société sait survivre dans la pauvreté, la souffrance et le dénuement). Des frappes nucléaires tactiques ciblées par l’Otan ? Où ? Sur quoi ? Et quid de la riposte qui viendrait inévitablement, donc l’escalade ? Personne ne prendra ce risque car le pouvoir russe actuel est absolument fou et irresponsable, tous en ont bien conscience (ne serait-ce que pour avoir déclenché cette absurde « opération spéciale » en présumant de ses forces)

    3 – Les USA se battront jusqu’au bout par Ukraine interposée, car c’est leur intérêt bien compris : affaiblir autant que possible les forces militaires Russes, affaiblir également la Russie autant que possible par des sanctions économiques sur le long terme la poussant à une sorte d’autarcie similaire à celle qui a provoqué l’effondrement de l’URSS en trente ans. Après avoir parié sur la démocratisation de la Russie via l’économie de marché, les USA semblent avoir compris l’échec de cette stratégie et reviennent à ce qui fonctionne plus efficacement sur le long terme : pousser l’autre à la faute économique et le ruiner sur le long terme en vue de son effondrement socio-politique. Si par ailleurs ils « lâchent « l’Ukraine un jour, ce sera pour eux un désastre moral irrémédiable : ils se sont trop engagés pour laisser tomber les ukrainiens, plus aucun allié ne leur ferait jamais confiance (et ceci d‘autant plus que les ukrainiens sont l’allié idéal : courageux, combattif, résolu, tenace, bref un pays sur lequel on peut compter). Donc les ukrainiens ne reprendront jamais leurs territoires perdus mais ils ne seront jamais abandonnés, et la lutte continuera (au besoin après des périodes de « gel » provisoires).

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  39. 4 -Le pb c’est qu’ici la tâche sera plus difficile que de combattre le Soviétisme, car il s’agit tout simplement de contrer l’impérialisme russe panslave à l’œuvre depuis pas mal de siècles. Bref, il s’agira de « corriger » l’âme russe, tout comme à partir du milieu du 20° siècle il a bien fallu en arriver à « rectifier » l’âme allemande (une très belle réussite entre parenthèse, l’Allemagne moderne est un bel exemple de la résilience démocratique : elle est enfin devenu ce qu’elle souhaitait être, une grande puissance européenne qui compte et sur qui l’on compte –sans pour autant sacrifier à des idéologies aussi folles que mortifères). Les Allemands avant 1945 avaient un problème avec leurs voisins (polonais, tchèques, français, etc) : ils se considéraient comme « encerclés » et menacés, sans se rendre compte que si leurs voisins pensaient « alliance de revers » et précautions, c’était précisément parce que eux, Allemands, constituaient la menace. Les Russes sont aujourd’hui exactement dans la même situation : Ils se sentent « menacés » alors qu’en réalité ils sont la menace que tout le monde redoute. Tant qu’on ne leur aura pas ouvert les yeux malgré eux, le problème perdurera et se reproduira éventuellement dans d’autres secteurs : La Russie est pour le moment une sorte d'éléphant aveugle et paranoïaque. La difficulté, c’est qu’il faut souvent une guerre dure et meurtrière pour ouvrir les yeux à un peuple et lui montrer la voie qui est celle de son véritable intérêt. Or, celle qui se déroule actuellement ne le sera jamais assez pour les russes, et il serait dangereux d’en souhaiter une plus dure pour eux car la Russie est une puissance nucléaire : toute guerre dure pour eux le deviendrait pour toute la planète, le pouvoir russe n’hésitera pas s’il se sent acculé. La Russie est tout simplement en train de devenir une Corée du Nord aussi dangereuse qu’irresponsable, et le péril qu’elle va représenter pour la sécurité mondiale est sans commune mesure avec celui que représentait l’Union Soviétique, nous allons sans doute découvrir que les temps de l’ancienne Guerre froide (temps que j’ai connus personnellement) étaient relativement paisibles en regard de ce qui nous attend car le pouvoir soviétique avait au moins une vertu : il savait parfois hésiter, ne pas aller trop loin...

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  40. 5-Il est assez probable que la Russie va garder ses 20% d’Ukraine (à l’état de quasi-ruine), que son économie autarcique sera poussée dans les bras de la Chine (pas vraiment un cadeau), et que l’Europe paiera pour reconstruire ce qui reste d’Ukraine en l’intégrant à l’UE : ruineux pour financer une guerre civile diront les sceptiques du soutien à l’Ukraine, finalement pas un coût si énorme que cela pourront rétorquer les partisans du soutien face à une Russie qui vire au totalitaire, si l‘on considère que mieux vaut arrêter les russes sur le Dniepr plutôt qu’en Pologne ou dans les pays Baltes. Mais dans tous les cas, qu’on le veuille ou non, l’Europe de l’Est aura une fois de plus subi le poids de la Russie : l’Histoire ne ment pas, et comme disait Hemingway : "Une génération vient, une génération passe, la terre demeure". Le danger, ce n’est pas Poutine et ses soutiens, c’est l’éternelle âme russe qu'ils utilisent, cette sorte de « marche » vers l’Ouest qu’elle a toujours eu tendance à initier et à reprendre, comme une sorte de somnambule éléphantesque faisant irruption dans un magasin de porcelaine. Au 19° siècle, la Turquie était l’Homme malade de l’Europe et le vide qu’elle a laissé dans les Balkans a contribué à générer une série de crises qui annonçaient la Grande guerre ; au 20° l’Allemagne a été l’homme fou de l’Europe en accomplissant
    « sa » révolution nationale-populiste ; le fou dangereux du 21° siècle sera sans doute la Russie panslave, appuyé sur l’épaule du fou dangereux du 22° qui se contente pour le moment de regarder en préparant ses coups, à savoir la Chine. Il y a des jours où l’ont est finalement assez satisfait d’être très vieux, la suite du bal risque d'être mouvementée vu le nombre de voyous autour de la piste de danse…^^

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    1. Très bien écrit, merci

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    2. Re: Anonyme 18:29
      Les inspirations de ce Dimanche sont de qualité. Réaction au point 1.

      "Jamais la Russie ne rendra à l’Ukraine les territoires qu’elle a conquis, ni le lui les laissera reprendre : <...> aucun pouvoir russe s’infligeant une telle reculade n’y résisterait."

      Difficile mais pas impossible. Cf. Israël rendant le Sinaï à l'Égypte en échange de la paix. Laquelle pourrait être associée à une coopération économique renouvelée et à un soutien face à un impérialisme chinois devenu trop pesant en Sibérie et Mandchourie septentrionale (après une Asie Centrale phagocytée). Un "Nixon in China" inversé, d'ici 15-20 ans quand une Ukraine réparée illustrera l'avantage de la coopération occidentale.

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    3. Certes ils ne voudront pas leur rendre mais les ukrainiens peuvent le reprendre, en y allant très fort et très vite, une contre-offensive du type débarquement par exemple. C'est loin d'être impossible si on leur donne les moyens.

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    4. La question n'est pas de savoir ce que les russes rendront, mais comment les russes pourront le garder ?
      Les russes ont mis 11 ans de guerre civile pour recontroler l'Ukraine Après 1945.

      La situation actuelle est intenable pour les russes, Ils pourraient garder le sud mais à quel prix ? Le successeur de Poutine s' achètera une tranquillité en rendant ces terres. De plus les russes n'ont plus de main d'oeuvre pour reconstruire et exploiter ces territoires en ruine.

      Il faut bien comprendre que dans une guerre tôt ou tard on se prend le mur de la dette de guerre en pleine face, ce fut le cas de la France Après 1918 et pire encore de l'Angleterre Après 1945.

      L'économie russe est exsangue bientôt elle sera totalement asservi à la Chine et ça craquer de partout. Avec des européens contraint de se détourner des gaz et pétrole russe mais aussi de toutes les autres exportations la messe sera vite dîtes.

      Ce qui va se passer en Russie c'est que les mafias vont prendre le contrôle des trafics et que la population va devoir partie et émigrer.

      Avec sa guerre de trop Poutine a liquidé la Russie c'est il faudra du temps mais sous moins d'un siècle ce sera le grand dépeçage.

      Après pour l'Ukraine on ne fait qu'assister à la naissance d'une nation encore fragile.

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    5. Jolie présentation qui se tient mais vous partez d'une base faussée : jamais la Crimée n' a été reconnue russe.
      Si les Ukrainiens refoulent les Russes de l'autre côté du fameux pont dont Poutine est si fier... et bien les pourparlers en tiendront compte.

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  41. Intéressant et précis, comme d'habitude.
    Je ne commente pas à chaque fois, je crois plus intéressant de lire et comprendre que de jouer à l'expert.

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  42. Tres jolie analyse, et crains que vous n ayez raison. Toutefois, pour avoir vu de mes yeux les pays de l est changer dans les années 90, a une vitesse que rien ne laissait présager, je pense que ce n est pas inéluctable. Je me permets une parenthese, en 1990 Ceaucescu et son régime tombent enfin, et il se trouve qu a l epoque j avis 18 ans et j étais membre d opération villages roumains. Nous avons parcouru 2200km avec des vivres vetements etc en camion pour atteindre un petit village dans les carpathes, j ai été accueilli par le pope, le curé catholique et le pasteur calviniste et un charmant couple de viellard qui nous ont offerts le pain et le sel... Pour moi, qui avait grandi en belgique pendant la guerre froide, tout cela semblait surréaliste. L année suivante, j ai accueilli ( chez mes parents) le couple de pasteurs, mon pere et le pasteur échangeant leurs opinions dans toutes les langues possible, le pere du pasteur avait été soldat dans la wermacht, mon grand pere prisonnier de guerre belge au stalag 1 a stablak pres de kaliningrad. Bref, ce qui m aurait semblé impossible 2 ans avant, je l avais sous les yeux. Ce que je veux dire par là, c est pourquoi ces changemments ont ils étés si rapides? Du jour ou les hongrois, tcheques, roumains etc se sont rendu compte que c était envisageable de nous rejoindre, plus rien n a pu arrêter le mouvement. Parcequ il ne faut pas se mentir, l UE que Poutine raille, au fond de lui même , plus d un Russe la regarde avec envie. Si l UE laisse comme signal qu une russie démocratique et respectueuse de ses voisins pourrait intégrer l Europe un jour... Alors Poutine ne sera plus un défenseur, mais un frein. L énorme pouvoir de séduction de l europe, et c est aussi sa faiblesse, c est qu elle ne propose pas l absorbtion, elle se base sur une union de partenaires égaux ( bien sur l allemagne ou la france pesent plus que le portugal et la hongrie, mais le portugal ou la hongrie on le pouvoir de tout bloquer et d infléchir leurs puissants voisins, tout un chacun le voit et souvent le déplore quand ca bloque). Dailleurs Poutine le sait bien, qui dit qu il a bien vu que l europe ne l accepterait jamais. Il oublie juste de mentionner qu il serait rentré dans l europe sans respecter aucune de ses conditions d adhésions.

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    1. je répondais a l anonyme de 18h29 :)

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    2. Je suis d'accord. Les territoires pris aux ukrainiens ne seront jamais reconstruits.

      D'abord parce-que ça sera inutile. 90% de la population a fui et ne reviendra pas puisque le territoire est désormais sous contrôle russe.

      Ensuite, parce-que la Russie va être exsangue. Côté recettes, pour vendre ses hydrocarbures, elle devra concéder des rabais importants afin de compenser le coût d'acheminement. Lorsque l'Europe cessera toute importation, le trou dans le budget russe sera monstrueux.
      Côté dépenses, elle va certainement chercher à investir dans ses moyens militaires et devra subventionner encore davantage sa population pour faire face à la récession.

      Il est à mon avis très probable que si la situation militaire gèle, un climat insurrectionnel sevisse dans les anciennes régions ukrainiennes. Les russes auront toute peine à conserver leur autorité.

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    3. Quel admiration béate de l’ue! L’ue, poussée par les états unis, qui la dominent presque totalement, a séduit les nations de l’est par ses larges subventions, faites au dépens des peuples de l’ouest. Mais ensuite vient la facture... l’abandon de souveraineté, l’imposition de l’idéologie mondialiste sous couvert d’état de droit.
      Il y a quelque chose de tristement cocasse à voir les ultra-nationalistes ukrainiens se faire tuer pour rejoindre l’ue et l’otan, qui, le moment venu, les feront rentrer dans le rang... enfin, ceux qui survivront.

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    4. ce qui se passe en ukraine devrait un peu mettre du plomb pour ceux et celles qui pensent qu'un retour à la souveraineté de la franche hors de l'otan, de l'europe serait la solution magique
      si l'ukraine n'avait pas les armes, le soutien des usa, de l'europe, je pense que le fou du kremlin aurait réussi son invasion
      la france n'est plus celle des colonies, etc...
      on dirait aussi que les nostalgiques d'une souveraineté qui n'existe plus devrait un peu nous proposer des solutions pour restaurer le "rang" de la france par rapport à des pays comme la chine, l'inde, etc..
      sans europe de la défense, nos petites démocraties occidentales ne sont que des fétus de paille

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    5. Pour 19h51.
      Vous pouvez stopper vos incantations pour la souveraineté et contre un mondialisme mal définis l'un et l'autre.
      La démocratie c'est contre Poutine et dans l'UE avec l'otan.

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    6. Reponse à Benoit C : Effondrement du budget russe du fait des sanctions ? J en doute quand même vu le renchérissement des matières premières ....j ai quand même du mal à me convaincre qu on puisse maintenant mettre à genoux la Russie qui dispose de tant de matières premières dont on a tant besoin. Il me semble que beaucoup de pays ne sont plus à de rentrer dans notre logique occidentale de sanctions et pensnt à
      leurs propres intérêts geostrategiques. ....

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  43. Nouvelle video du Youtubeur Perun, a prpos des economies de la Russie et de l'Ukraine.
    L'impact des sanctions est bien résumé.
    https://youtu.be/qGGwO99fQaI

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    1. Merci pour cette vidéo. je la regarderai avec intérêt ce qui pourra éclairer ma lanterne concernant la résiliance de l économie russe et de la volonté de Poutine à continuer son agression .

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  44. Certains commentateurs ici ainsi jouent au gros durs et traitent tous ceux qui les contredisent de trolls. C'est leur seul argument type école primaire ; on voit le niveau et l'esprit socialo déja... Ces petits comiques qui jouent au p'tits soldats feraient mieux de sortir la tête du bac à sable et oser regarder la réalité. L'Ukraine, que cela plaise ou non est en très mauvaise posture et a perdu la guerre. C'est comme ça, que l'on soit pour ou contre eux, peu importe le faits sont les faits. Le soutien américain/OTAN commence à se rétracter, les Russes ont indéniablement l'avantage sur tout. Il y a des spécialistes qui font des analyses bien plus réalistes et sérieuses comme sur le site CF2R.org, et autres. Et sur des sites occidentaux en langue anglaise (que très peu de Français maîtrisent, d'ailleurs), les infos de professionnels sont plus réalistes. Quant aux mercenaires qui croyaient jouer à Médal of honor ou Battlefield en Ukraine, il en reste la moitié à peine qui survivent dans des conditions lamentables : https://french.alahednews.com.lb/44563/340 Mais grâce au trafic d'armes, envoyées par l'OTAN, sur le marché noir, on va se prendre une belle résurgence de terrorisme islamique. Et merci qui ? Nos pantins de dirigeants. Allez, continuez de faire rire.

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    1. l'Ukraine est en mauvaise posture : oui.
      Elle a perdu la guerre : non.
      Le soutien de l'OTAN se rétracte : livraison de César, LRM tirant à 80 km, Harpoon, canons allemands, ...
      Certes cela ne va pas aussi vite qu'espéré, mais l'aide continue d'arriver.
      Les russes ont l'avantage sur tout : où sont leurs avions ? ils n'osent s'avanturer dans le ciel ukrainien. Et la flotte russe ? Elle fait des ronds autour de Sébastopol pour éviter de se transformer en flotte sous-marine.
      Les Français maîtrisent mal l'anglais, certes, mais il existe de très bons traducteurs en ligne, qui fonctionnent aussi pour le russe.
      Pour le trafic d'armes, vous avez une source autre que Moscou ou le Hezbollah ?
      Vous n'aimez pas que l'on vous traite de troll, alors ne trollez pas.

      Vive l'Ukraine,
      Et vous pouvez me traiter de russophobe, car un russophile s'appelle ici soit un collabo, soit un traître.


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    2. @Alain H. n'hésitez pas à aller éliminer les populations russophiles du Donbass - Ukraine über alles après tout (ponad vse)...

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    3. a l'idiot anonyme
      il n'y a pas besoin, votre ami Poutine s'en charge tout seul.

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    4. Pas vraiment, même France 24 commence à couvrir la chose : https://www.youtube.com/watch?v=CcQJJIvakwo. Certainement moins idiots que les boomers bellicistes assis derrière leurs PC à Paris ou Odessa, bien au chaud pendant que les autres meurent...

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    5. trouver un lien de france24 en anglais, c'est pas mal, vous n'avez pas accès au canal français à Saint-Petersbourg ?
      les plus bellicistes, c'est quand même vous, qui êtes venu nous envahir et assassiner des gens sans défense. C'est quand même vous qui avez rasé Marioupol et assassiné entre 20 000 et 50 000 civils dont de nombreux enfants, et en plus une bonne partie était peut-être favorable à la russie.
      c'est vous qui avait le sang sur les mains, les russes, et pas les Ukrainiens qui ne font que se défendre.

      sinon, il parait que vous avez une prime quand il y a une réponse à vos posts infects.

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    6. Je ne savais pas que Mariupol était observable depuis Odessa. Quand pensez-vous venir à Kherson @Alain H ? Le terrain c'est bien aussi.

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  45. Qu' Odessa soit observable ou pas, de Marioupole ou de Pékin, il y a beaucoup de choses que vous ne savez pas, à commencer par l'inutilité de vos commentaires : comment pouvez-vous penser que les gens de ce forum ne détectent pas la sournoiserie grossière des commentaires de vous et vos camarades en infamie ?...même pas la peine de se fatiguer à lire vos déjections, les premiers mots suffisent: vous n'êtes pas de taille, ce n 'est pas votre faute je le concède mais le message que vous colportez vient des bas-fonds de l Histoire et personne ne voudrait ici en subir la pollution...les gens de votre espèce ont innové , pour une seule et unique fois, en inventant l' odeur sur Internet. Et elle est fétide.

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