jeudi 4 juin 2020

Overkill



Modifié le 6 juin 2020

Pendant la guerre du Vietnam, pour chaque soldat américain qui tombait, toutes causes confondues, il y avait en moyenne huit combattants ennemis. Cette différence de pertes s’explique largement par celle de la puissance entre les deux armées. Les Américains n’hésitaient pas à utiliser une moyenne de trois tonnes d’explosif pour tuer un combattant ennemi, alors que l’inverse n’était pas possible.

Quand trop se protéger tue les autres

Dans cette guerre d’usure, l’objectif opérationnel était de tuer autant d’ennemis que possible tout en préservant au maximum ses propres soldats, et ce quel qu’en soit le prix. On peut douter fortement de la réelle efficacité d’une telle stratégie, mais elle n’était en soi ni illogique, ni illégitime dans un contexte de guerre. Le problème majeur fut que ce transfert de risques de soi vers l’ennemi affectait aussi largement l’environnement physique et surtout humain. Or, s’il est légitime de tuer des combattants ennemis, tuer même involontairement des civils ne l’est pas.

De fait c’est une chose impossible à éviter complètement, mais par principe une armée doit s’efforcer de limiter ces dégâts au maximum, ce qui signifie forcément aussi limiter l’ampleur du transfert de risque. Quand on fait un peu plus attention à l’usage de la force, que l’on s’abstient de tirer lorsqu’il y a un risque avéré de toucher des innocents on s’expose forcément plus soi-même. Limiter les risques pour la population, c’est accepter d’en prendre un peu plus pour ses soldats. C’est une question de principe, mais c’est aussi une question d’efficacité. Quand ceux que l’on combat les armes à la main sont des volontaires issus de la population qui nous environne, il n’est peut-être une bonne idée de tirer sur cette même population.

Cette obsession du transfert du risque a été exacerbée durant la guerre du Vietnam, où un officier américain déclarait avoir dû détruire la ville de Ben Tre pour la sauver, mais elle constitue un problème permanent de l’engagement des forces américaines surtout dans des contextes compliqués. L’épisode de «la chute du faucon noir» en Somalie en 1993 a été popularisé dans un livre et un film. Dans cet engagement qui a coûté la vie à 19 soldats américains, il y eut aussi un bon millier de Somaliens, pour la grande majorité parfaitement innocents, abattus par le feu américain. Et s’il y a eu ce jour-là autant de Somaliens venir de toute la ville de Mogadiscio pour combattre les Américains, ce n’était pas pour rien. On pourrait raconter d’innombrables bavures et au moins usage très excessif de la force en Irak ou en Afghanistan, particulièrement dans les premières années de présence et qui ont largement nourri toutes les rebellions qui n’en demandaient pas tant.

On peut s’interroger sur ce problème récurrent, aux racines profondément culturelles depuis l’idée que la guerre consiste à donner un grand pouvoir aux militaires afin d’écraser un ennemi malfaisant («nous ne résolvons pas les problèmes, nous les écrasons» dixit un général américain en Bosnie) jusqu’à la glorification du citoyen libre et armé et même libre car armé. Le paradoxe est qu’assez régulièrement la recrue américaine est jugée naturellement peu agressive, comme après les observations très contestées de l’historien SLA Marshall en Normandie en 1944 ou même au début des années 2000 lorsqu’on a mis en place, non pas un code d’honneur mais un «credo» du soldat de l’US Army. Dans son article 11, il n’est pas question, cas unique dans ce type de document, de «vaincre» mais de «détruire» les ennemis des États-Unis.

Les cultures militaires sont multiples, depuis celles mettant en avant plutôt la discipline, la maitrise de soi et le courage stoïcien, jusqu’à celles, plus flamboyantes, mettant en avant le duel, et le courage individuel et homérique. Assez logiquement, car tout y pousse depuis de nombreuses années, l’Américain qui joue à la guerre se verra plutôt dans la deuxième catégorie, par exemple dans la peau d’un Navy Seal ou du Punisher, ancien Marine devenu justicier agissant seul ou en petite équipe, mais dans le cadre d’un grand dessein quasi-mystique de lutte contre le mal, «le» terrorisme, la délinquance, etc. Notons au passage, avec le Punisher cette figure hybride d’ancien soldat tuant délinquants et criminels.

La rue, champ de bataille

Maintenant quand on examine les statistiques de l’action des polices américaines prises dans leur ensemble, on s’aperçoit que depuis dix ans pour chaque policier mort en service, toutes causes confondues, il y a eu également sept à huit personnes qui sont morts «à cause» de la police. En nombre absolu, on est évidemment très loin de la guerre du Vietnam. Au niveau microtactique en revanche, c’est sensiblement la même chose. À titre de comparaison, chaque année le nombre de policiers et gendarmes qui perdent la vie en service en France est supérieur à ceux qui perdent la vie à cause de leur action. C’est un phénomène que l’on retrouve dans la plupart des services équivalents en Europe ou au Canada, un ensemble aussi divers que peut l’être l’ensemble des polices américaines. Cela ne veut pas dire que tout soit parfait et exempt de reproches dans l’action des polices européennes, et notamment en France, tant s’en faut. Cela souligne qu’il y a une particularité des polices américaines dans l’usage de la force

Un usage important de la force ne signifie pas forcément un usage illégitime. Un policier est comme un soldat dépositaire d’une petite partie du monopole de la force. Il a le droit de se défendre, en proportion de la menace, et plus encore le devoir de défendre la population contre des individus dangereux. On pourra rétorquer aussi qu’aux États-Unis que ces individus dangereux sont plus nombreux qu’ailleurs. Toutes proportions gardées, il y a chaque année quatre fois plus de meurtres et six fois plus de policiers tués aux États-Unis qu’en France. Mais toujours en proportion, la police américaine tue aussi dix fois plus. Cette pratique policière américaine se rapproche donc beaucoup plus de celle d’une force américaine en campagne que celle des polices européennes. Il faut probablement en référer à une vision commune de l’usage de la force, ce qui n’est pas tout à fait normal la guerre et la police étant deux missions très différentes et presque opposées.

On parle de la militarisation de la police américaine, dont depuis vingt ans de plus en plus de membres sont des copies de fantassins ou de marines, mais le phénomène va dans les deux sens. Dans «la guerre contre la drogue» puis surtout la «guerre contre le terrorisme», les forces armées américains ont été engagées dans des choses qui relèvent franchement de missions de police ou qui y ressemblent dans la forme. S’il y a de nombreux anciens militaires dans la police américaine, il y a également de nombreux policiers dans les réserves des forces armées. Par la «policiarisation» des missions militaires, il y a eu également «policiarisation» des méthodes militaires en partie grâce à ces réservistes. Ils ont par exemple aidé à faire évoluer en Irak l’organisation du renseignement militaire de la recherche de bataillons de chars à celle de réseaux clandestins.

Et puis il y a eu l’effet en retour. En France, on a argué de la «militarisation» de la menace terroriste pour introduire plus de soldats dans les rues. Aux États-Unis, ce sont les policiers qui sont devenus encore plus militaires. Ancien militaire d’active ou réserviste, il y a désormais un policier américain sur cinq qui a été engagé comme soldat en Irak ou en Afghanistan. La «brutalisation» des sociétés par la présence de nombreux vétérans n’est pas évidente du tout. La société américaine a connu sans doute la période la moins violente de son histoire après Seconde Guerre mondiale alors qu’elle connaissait également la plus grande proportion de vétérans. Il semble cependant que ce soit en partie le cas dans la police américaine, les vétérans y faisant l’objet de nettement plus de plaintes que les autres. Cela tendrait à prouver qu’en réalité il y a eu une tendance à reproduire aux États-Unis le comportement brutal en Irak ou en Afghanistan, comportement qui lui-même n’avait pas été créé mas exacerbé par le contexte. On pourrait parler alors d’«irakisation» du contexte américain, déjà tendu et violent, ou du moins de certaines poches du territoire américain.

De fait, pour certains se déplacer dans un quartier américain pauvre, et donc dans le contexte américain un quartier ethniquement homogène et le plus souvent afro-américain, n’est pas très différent que se déplacer depuis une «forward operating base» (FOB) périphérique jusqu’à des quartiers du «triangle sunnite» irakien. Les soldats américains appelaient cette zone le «territoire indien» quils abordaient comme des colonnes de cavalerie sortant des forts pour traquer les Apaches. Dans cette zone jugée par principe hostile, les relations sont forcément méfiantes et facilement violentes, ce qui justifie en retour l’appréhension réciproque. Les accrochages armés, les gunfights, s’assoient sur un environnement de multiples accrochages non armés. Le glacier de la violence s’autoentretient surtout si tout le monde a intérêt à ce qu’il en soit ainsi, des gangs ou rebelles jusqu’aux policiers-soldats jugés sur des bilans chiffré. À la fin de 2003 en Irak, il fallait «faire du chiffre», on a multiplié les patrouilles en territoire hostile, et effectivement il y a eu du chiffre. Au début de 2004 avant la première relève en Irak, il fallait montrer que la sécurité était revenue, on a donc réduit les patrouilles et là aussi il y a eu moins d’attaques contre les Américains. 

Il n’est pas évident que la police américaine contemporaine soit intrinsèquement raciste. Il est clair que dans certains endroits la masse critique des racistes fait système, dans beaucoup d’autres cela reste une série de cas individuels. Ce qui est certain en revanche c’est qu’elle a un biais violent qui, lui, est systémique. Ce biais violent s’applique en fait à tous, y compris les blancs qui représentent la moitié des gens tués par la police. Un homme noir a 2,5 fois plus de risques qu'un blanc d'être tué par la police qui peut rétorquer que c’est sensiblement le même risque qu’il a d'être un meurtrier. L’ampleur de la riposte serait ainsi proportionnelle à celle de la menace. Si la police était  «macro-sociologiquement» raciste, cet homme aurait probablement encore plus de risques d’être tué par cette même police.

En réalité, la police est là pour gérer les conséquences sociales d’une société profondément inégalitaire et plutôt instable, et les victimes premières sont surtout les pauvres, souvent noirs évidemment et cela s’ajoute à d’autres problèmes mais pas seulement. Les Américains pauvres ont peu de porte-paroles en tant que pauvres.

Résoudre ce problème de brutalité policière ou de «transfert excessif de risques» est difficile, car il suppose de briser certaines chaînes qui s’autoalimentent comme le dilemme autoprotection-violence et bien sûr le cycle pauvreté-délinquance-ghettoïsation-sous administration-pauvreté. Une des solutions peut venir paradoxalement du monde militaire, car si l’expérience initiale en Irak a été désastreuse, il y a quand même eu une évolution des comportements forcée par les événements. Les officiers américains ont été obligés de trouver des solutions. La principale a consisté à réduire autant que possible le fossé qu’il pouvait y avoir entre les soldats américains et leur environnement. Quand on vit vraiment au milieu des gens, mieux encore quand on en est issu, on finit par se connaître, la méfiance décroît, le renseignement s’accroît et l’usage de la force est moins en réaction et beaucoup plus précis.

Avant de partir en Irak, le colonel Mc Master, futur très éphémère conseiller du président Trump, avait imposé un stage d’arabe de trois semaines à 10 % de sa brigade et obligé ses cadres à connaître la culture irakienne, en martelant l’absolue nécessité de respecter la population et en insistant sur la patience et la maîtrise de la force. Cela ne s’est pas fait sans difficulté et il a fallu se séparer de plusieurs réticents mais le résultat a été remarquable. La sécurisation de la ville de Tal Afar à la fin de 2005 par une présence permanente à l’intérieur et non dans une base périphérique, en fusionnant avec des forces locales dans de petits postes reste un modèle. Le processus d’évolution américain très fragmenté fonctionne souvent par imitation du succès, celui de Mc Master tranchait avec la spirale violence-distanciation qui dominait alors. Lui-même s’inspirait de ce qu’avait fait le général Petreaus en 2004 dans le nord de l’Irak et il a été imité à son tour par d’autres notamment à Ramadi en 2006, avant d’être généralisé à nouveau par le général Petraeus, nouveau commandant en chef.

Le procédé était contre-culturel et même contre-intuitif. Il a fallu prendre initialement plus de risques en vivant au milieu des gens et avec eux et effectivement les pertes américaines du début de 2007 ont été les plus importantes de la guerre. Mais dans le même temps, celles des civils diminuaient très vite. Et puis presque d’un seul coup la situation s’est inversée, la violence et les pertes de tout le monde ont chuté. Point important, la politique de sécurité s’est accompagnée d’actions sociales et économiques, qui pour une fois ont porté leurs fruits parce qu’il y avait une présence de sécurité. La campagne s’est même portée dans les prisons avec là encore un succès indéniable.

Il y a plus d’individus dangereux aux États-Unis que dans beaucoup d’autres nations. On peut se contenter d’essayer de tous les neutraliser. On peut s’interroger aussi sur les raisons de ce nombre élevé et même se demander si la manière dont on les traite ne fait pas partie du problème.

41 commentaires:

  1. Très bon article. Je rajouterai juste un détail.
    La stastique "un noir aurait non pas 2,5 fois de risques d’être tué qu’un blanc mais sans doute encore plus" est souvent utilisé comme preuves qu'il y a bel et bien un biais ant noir dans la police.
    Sauf que c'est oublié que les noirs ont un taux de criminalité bien plus élevé que les blancs. (C'est pour la même raison que l'immense majorité des personnes tués par la police sont des hommes et non des femmes et que les asiatiques sont sous représentés dans les personnes tuées par la police car elles ont un taux de criminalité inférieure à celui des blancs).
    Quand on prend en compte leur taux de criminalité, les noirs ne sont pas plus tués que les blancs.
    https://ideasanddata.wordpress.com/2019/08/10/on-racial-bias-in-police-shootings/amp/?__twitter_impression=true

    Autre chose : beaucoup de gens semblent penser que la police américaine est un bloc homogène. Or, c'est faux. Le pouvoir de police aux USA c'est avant tout une affaire locale.
    Et les grandes villes aux USA sont en général démocrates (les 3/4 du top 50 des villes) et ont d'importantes minorités ethniques.
    Ce qui signifie que toute la hiérarchie de la police de ces villes est démocrate (c'est le maire qui la contrôle) et qu'en général, la police comprend une importante portion des policiers de la ville. Par exemple, au LAPD, les blancs c'est moins de 50% des effectifs.
    Ce que je veux dire c'est que je ne pense pas une seule seconde qu'il y a un problème structurel de racisme dans les polices des grandes villes.
    Par contre, que la police d'une petite ville de l'abama discrime les noirs de la ville, je n'aurais aucun de mal à vous croire là dessus.
    Quoi qu'il en soit, au niveau national, le problème du racisme dans la police américaine est clairement complètement exagéré.
    (Je rappelle que dans cette bavure, rien ne prouve le racisme du policier. Je veux bien que cela soit raciste mais alors, il faut apporter un minimum d'éléments pour le prouver. Parce que pour l'instant, tout ce que je vois c'est un flic violent qui commet une bavure)

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    1. Merci pour ces précisions.

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    2. Malheureusement, je crains que les Américains n'aient pas votre sagesse. Je ne pense pas qu'ils vont réfléchir pour réformer leur police.
      Je pense plutôt que l'on va assister à une guerre contre la police dans un certain nombre de villes dirigées par la gauche (le maire de los Angeles a déjà annoncé qu'il allait baisser le budget de la police).
      A Détroit, c'est ce qui s'était produit dans les années 70: le maire avait diminué les effectifs de plus de 20% cela a conduit à une hausse de la criminalité.
      Et s'il y a hausse de criminalité, c'est avant tous les ghettos noirs qui seront touchés.
      Un article déprimant que je vous conseille de lire : https://www.wsj.com/articles/good-policing-saves-black-lives-11591052916?redirect=amp#click=https://t.co/nQRkyqw0nh
      (J'avais déjà vu d'autres criminologues parler de ce phénomène qu'ils avaient baptisé l'effet Ferguson).
      J'ai l'impression que les Américains ont du mal avec le principe de la juste mesure. Ils sont toujours dans l'extrême (enfin c'est mon ressenti personnel)

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  2. Merci pour cette analyse qui révèle un traitement "américain de la menace. Les soldats français qui ont précédé les américains sur des TOE ont agi différemment que ce soit en Indochine ou en Somalie. Nos soldats avaient presque réussi à dominer ces conflits alors que les américains les ont perdu en pensant que seul la puissance les réglerait. Au point de vue policier vos analyses sont justes pour les Etats unis mais il ne fait pas oublier que leurs polices sont "municipales" contrairement à la France et qu ils n'ont pas d' unités dédiés et habituées au maintien de l'ordre. Merci encore pour cet éclairage. Philippe Leon, Commandant de police, adjoint au service d' ordre public de Rennes.

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  3. « Il y a trois sortes de mensonges : les petits, les gros et les statistiques »

    Ou plus exactement, il est possible de tirer des conclusions diamétralement opposées d’une même étude statistique (ce qui est d’ailleurs un des passe-temps favori des économistes).

    Reste encore et toujours ces satanées images.

    Van Nuys, quartier de Los Angeles, le 2 juin dernier. Une famille noire essaye d'attirer l'attention de la police pour protéger un magasin de quartier des pilleurs. Le LAPD intervient (ils sont apparemment tous blancs) et… menotte immédiatement la famille noire. Et cela malgré les protestations de la journaliste qui filme la scène.

    Une arrestation de noirs qui augmente statistiquement leur taux de criminalité. CQFD.

    https://twitter.com/ArashMarkazi/status/1267636511589031937

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    1. Et vous connaissez Justine Damond ?
      C'est une femme blanche qui a appelé la police le 15 juillet 2017 car elle pensait avoir entendu une femme en train de se faire violer. Les flics sont arrivés et ont tués...Justine Damond.

      Une anecdote ne prouve rien. Et oui la police peut se méprendre.
      Et contrairement à ce que vous dites, cette arrestation ne sera pas dans les stastiques car quand on parle des stastiques de la criminalité on prend les gens qui ont été condamnés par la justice. Or, ici ils ne seront jamais condamnés.

      Ceci dit, un argument qui revient souvent, les noirs ont un taux de criminalité plus important car la police fait plus de recherches pro actives pour rechercher les crimes avec les noirs qu'avec les blancs.
      Sauf que cette recherche pro active pour arrêter les délinquants ne marche que pour une série de délits (en général plutôt les délits mineurs). Pour les crimes plus sérieux comme les homicides, cette démarche ne fonctionne plus pour arrêter les criminels (c'est pour cela qu'il y a des services de détectives pour enquêter).
      En plus, pour ces crimes, la police a bien moins de lattitude (s'ils trouvent un meurtrier automatiquement ils le remettront à la justice).
      La raison pour laquelle cet argument ne tient pas, c'est que l'on n'observe pas une différence plus grande du taux de criminalité entre noirs et blancs pour les délits où les criminels sont arrêtés grâce à une recherche pro active que pour les crimes les plus sérieux (où les criminels ne sont pas arrêtés du fait de la politique de recherche pro active). Or, cela devrait être le cas si les noirs étaient plus condamnés parce que les policiers les fouillaient plus.
      En fait c'est même plutôt l'inverse, l'écart entre noirs et blancs pour un crime comme l'homicide est plus grand que l'écart entre noirs et blancs pour les délits mineurs.
      (A noter que les homicides sont très majoritaires intraraciaux. Par conséquent, si l'accusation selon laquelle la police se désintéresse des victimes noires. Cela signifie que cela offre un avantage au meurtrier noir par rapport au meurtier blanc).

      Et en plus, vu l'écart de criminalité entre blancs et noirs, il est stastiquement impossible que si cet argument avait été fondée qu'il puisse expliquer autre chose qu'une petite partie de la différence de taux de criminalité.

      « Il y a trois sortes de mensonges : les petits, les gros et les statistiques » heu non c'est faux. C'est juste qu'il faut comprendre ce que veulent dire les stastiques mais c'est très utile. Utiliser des stastiques pour manipuler des gens, cela ne fonctionne qu'avec ceux qui ne comprennent pas ces stastiques.
      Et le problème des économistes surtout en macro économie c'est qu'ils font des études qui se basent sur des modèles économiques dont pour la plupart on ne connait pas leur viabilité.

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    2. Libre à vous de ne voir qu'une anecdote dans un comportement typique et routinier, mais si cette arrestation ne sera effectivement pas prise en compte dans les statistiques concernant les condamnations, elle le sera bien dans celles concernant… les arrestations.

      Et ne pas oublier non plus que les noirs sont également la communauté la plus touchée par les délits, ils en sont les premières victimes. Ce qui est d’ailleurs raccord avec le taux de pauvreté.

      Concernant le racisme systémique de la police américaine et l’assassinat de George Floyd, nous sommes malheureusement dans la routine la plus ordinaire. La fonction policière aux États-Unis ayant été conçue de longue date sur la répression raciale et le contrôle de la communauté afro-américaine. Comme le confirme James Galbraith, cela fait partie de l’histoire d‘un pays qui s’est construit sur le dos des esclaves.

      Ceci dit, le plus sûr moyen de voir s’aggraver un problème est de le nier. Les USA en sont quand même au point où un président veut faire intervenir l’armée et où il est contredit publiquement par son secrétaire à la Défense et le général Mattis. Non seulement la négation du racisme systémique de la police américaine provoque des émeutes dans plusieurs centaines de villes, mais en plus divise-t-il l’appareil d’État à un point jamais vu depuis la guerre civile.

      Et pardonnez-moi d’enfoncer une porte ouverte mais pour, non pas comprendre les statistiques, mais s’assurer qu’il n’y a pas de biais méthodologiques (qui peuvent d’ailleurs être involontaires), il faut avoir accès aux bases de données, ce qui n’est jamais le cas dans un article grand public.

      En résumé, nier l’évidence du racisme systémique de la police américaine est le plus mauvais service à rendre au pays et à ses habitants. Ainsi d’ailleurs qu’aux autres pays qui n’ont pas vraiment besoin de voir en pleine période de récession mondiale, le pays le plus puissant économiquement, financièrement et militairement, sombrer dans le chaos.

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    3. Le racisme est tellement systématique dans la police que quand on observe la littérature scientifique sur le sujet on ne trouve aucune preuve. https://ideasanddata.wordpress.com/2019/08/10/on-racial-bias-in-police-shootings/amp/?__twitter_impression=true
      Sinon sur l'utilisation de la force par la police: Sur l'utilisation de la force par la police : https://pubs.aeaweb.org/doi/pdfplus/10.1257/pandp.20191028
      Personnellement, moi quand quelqu'un me balance une affirmation j'attends à ce qu'il amène des preuves.

      James K. Galbraith l'idéologue d'extrême gauche c'est cela votre source ?? Il fait partie de l'école que l'on appelle la nouvelle histoire du capitalisme qui est largement rejeté par la plupart des historiens (cette école est exclusivement composé d'historiens d'extrême gauche qui en plus n'ont pas de compétence en économie): https://threadreaderapp.com/thread/1067817015350607873.html
      Il y a aussi le chapitre deux de ce livre qui démonte les délires de cette école : https://rowman.com/ISBN/9781498536103/What-Is-Classical-Liberal-History#
      Sur le plan économique, l’esclavage loin de favoriser le développement économique nuit à l’économie, il faut lire: » The Poverty of Slavery: How Unfree Labor Pollutes the Economy » de Robert E. Wright

      En plus, votre vision est fausse car vous considérez les usa comme un bloc homogène. Sauf que les états du nord n'ont pas vraiment appliqué la même politique que les états du sud.
      Et jusqu'en 1910, plus de 90 % des noirs vivaient dans le sud. Ce qui signifie que les état du nord avaient très peu de noirs vivant chez eux. Donc difficile de croire que la police était une milice esclavagiste. Manifestement, vous n'avez jamais entendu parler de la grande migration : https://en.m.wikipedia.org/wiki/Great_Migration_(African_American)
      Vous allez sérieusement m'expliquer que la richesse des états du nord étaient dû aux noirs alors qu'ils avaient très peu de noirs chez eux jusqu'au début du 20 siècle ??
      Et oui,historiquement, la police dans les états du sud a été conçu pour réprimer les noirs mais ce n'est pas le cas du midwest ou même des états du nord. Le Minnesota avant la grande migration n'avait quasiment aucun noir. Pourtant, il existait une police.
      On ne peut généraliser la situation de quelques états à tout les USA.

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    4. Et le délire "les usa ont pratiqué l'esclavage donc ils sont racistes" c'est profondément ridicule. Il faut regarder la situation actuelle. Désolé mais les USA d'aujourd'hui c'est pas la même chose que les usa du 19 siècle ou même que les usa des années 60. Le pays a évolué. Et ce n'est pas parce qu'historiquement, les noirs ont été discriminés que c'est toujours le cas.
      Par contre, cela explique sans doute ce sentiment de culpabilité qu'ont beaucoup de blancs américains.
      Et le biaisement des médias en faveur des noirs. Parce que bizarrement quand les victimes de bavures policières sont blanches tout le monde s'en fout. Un blanc a subi exactement la même chose que Floyd dans l'indifférence générale :
      https://www.dallasnews.com/news/investigations/2019/07/31/you-re-gonna-kill-me-dallas-police-body-cam-footage-reveals-the-final-minutes-of-tony-timpa-s-life/?outputType=amp#click=https://t.co/hPWPFnpkkh
      Il y a d'autres exemples : https://threadreaderapp.com/thread/1137959355800805376.html
      Et: https://threadreaderapp.com/thread/1266474645923999744.html
      Ou: https://en.m.wikipedia.org/wiki/Shooting_of_Jeremy_Mardis

      Cela me fait penser à cette histoire relayé par tous les médias il y a quelques années selon laquelle la justice employait une IA raciste envers les noirs pour déterminer la libération conditionnelle des prisonniers.
      Sauf que c'était faux :
      https://jacobitemag.com/2017/08/29/a-i-bias-doesnt-mean-what-journalists-want-you-to-think-it-means/

      Le récit médiatique est différent de la réalité. Par exemple quand on demande aux gens d'évaluer si la pauvreté mondiale a diminué ou augmenté. La grande majorité des gens dans les pays développés disent qu'elle a augmenté alors qu'en réalité, elle a diminué de moitié.

      "nier l’évidence du racisme systémique de la police américaine" bah personnellement je n'ai trouvé aucune preuve convaincante de l'existence d'un racisme systématique.
      https://www.wsj.com/articles/the-myth-of-systemic-police-racism-11591119883

      Je trouve fascinant ces gens qui balancent des affirmations sans la moindre preuve. Et puis quand vous leur donnez des preuves que leurs affirmations sont fausses viennent vous que vous niez l'évidence.

      Et ce qui est dramatique c'est que c'est plutôt les gens comme vous qui nuisent aux noirs. Renseignez vous sur l'effet Ferguson.
      Et en complément, lisez ceci : https://www.wsj.com/articles/good-policing-saves-black-lives-11591052916?redirect=amp#click=https://t.co/nQRkyqw0nh

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    5. « Le racisme est tellement systématique dans la police que quand on observe la littérature scientifique sur le sujet on ne trouve aucune preuve. »

      Vraiment ?

      Huit chiffres accablants qui montrent l'ampleur du racisme aux États-Unis
      https://www.lexpress.fr/actualite/monde/huit-chiffres-accablants-qui-montrent-l-ampleur-du-racisme-aux-etats-unis_2127271.html

      C’est ici le brulot trotskiste bien connu, le journal l’Express, qui vous « balance » entre autres preuves, une étude d’un consortium de journaliste et du National Vital Statistics System, qui collecte annuellement toutes les données sur la mortalité aux États-Unis. Le résultat ? Les Afro-américains ont 2,5 fois plus de chance que les Blancs d'être tués par la police.

      « James K. Galbraith l'idéologue d'extrême gauche c'est cela votre source ?? »

      Oui, oui, Galbraith, tout comme le journal l’Express, propage une idéologie d’extrême gauche, bien sûr. Et pour votre information, l’homme n’est pas un « historien d’extrême-gauche n’ayant aucune compétence en économie » mais un docteur en économie passé par Harvard et Yale et enseignant actuellement à l’Université du Texas à Austin.

      « Sur le plan économique, l’esclavage loin de favoriser le développement économique nuit à l’économie, il faut lire: » The Poverty of Slavery: How Unfree Labor Pollutes the Economy » de Robert E. Wright »

      Eh oui, bravo pour votre découverte : non seulement les esclavagistes étaient et sont une honte pour l’Humanité mais en plus ils étaient et sont totalement stupides.

      Bien essayez, mais je n’ai jamais dit que les USA étaient un bloc homogène D’ailleurs vous en connaissez beaucoup des pays fortement peuplés qui soient des blocs homogènes ? Il vous suffit de regarder autour de vous pour voir que France, Allemagne, Espagne, Italie, Royaume-Uni, etc, ne sont pas des blocs homogènes. Et pourtant je ne sache pas qu’il existe un racisme systémique dans les forces de police de ces pays.

      De même concernant les migrations des populations noires aux États-Unis, je salue votre aveu que la police des états du Sud a été historiquement conçue pour réprimer les noirs, il ne vous reste plus qu’à faire un petit effort pour vous rendre compte de l’évidence. À savoir que racisme et ostracisme ont suivi les migrations internes des populations noires et que les polices des états du Nord sont devenues, après, je vous l’accorde bien volontiers, tout aussi racistes que leurs collègues sudistes. Ceci dit, à l’image de la brebis galeuse qui contamine le troupeau, le racisme systémique des polices américaines a eu plus d’un siècle pour s’étendre à l’ensemble du territoire. Une homogénéisation séculaire du racisme si vous préférez.

      Écoutez Pap Ndiaye (qui n’est pas basketteur mais historien spécialiste de l’histoire des États-Unis) dans cette émission toute récente de France-Culture (qui n’est pas un organe de propagande du Komintern) : « Toutes les institutions d'État ne concourent pas à une politique raciste. Il est possible de s'appuyer sur des institutions d'État qui luttent contre le racisme. Il y a un racisme institutionnel profondément ancré aux États-Unis, et pas seulement aux États-Unis, concernant la police. La police s'est professionnalisée autour du contrôle et de la répression des Africains-Américains. Cette question est centrale depuis la fin du XIXe siècle dans le Sud mais aussi dans les métropoles dans lesquelles les Africains-Américains se sont installés dans les années 70. »

      https://www.franceculture.fr/emissions/linvite-des-matins/lamerique-et-ses-demons-raciaux

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    6. Hm, le délire ne serait-il pas plutôt dans la négation du réel ? Socialement, économiquement, les noirs sont toujours discriminés.

      Par contre, chose encourageante, plus qu’un sentiment de culpabilité je vois surtout des manifestations multiraciales, où blancs et noirs confondus, des citoyens exigent l’arrêt immédiat des violences policières. Il n’y a que des racistes honteux qui n’ont pas le courage de s’afficher comme tel (et ils existent dans toutes les communautés, y compris noires bien entendu) pour essayer de se cacher derrière la compétition macabre des morts injustes provoquées par les violences policières.

      De toute évidence les polices américaines sont ultra-violentes et tuent indifféremment hommes et femmes, jeunes et vieux, noirs ou blancs. Mais si vous êtes homme, noir et pauvre, vous cumulez et êtes en première ligne sur le champ de tir.

      Il est préférable de parler d’algorithmes qui renvoient à la programmation et donc aux programmeurs plutôt que d’IA, terme qui peut semer la confusion en laissant penser à une certaine forme d’intelligence informatique (qui n’existe pas puisque ladite intelligence est celle des programmeurs).

      Ici le problème est celui des données biaisées qui servent à entrainer des algos qui fort logiquement deviendront à leur tour biaisés.

      Intelligence artificielle : combattre les biais des algorithmes
      https://theconversation.com/intelligence-artificielle-combattre-les-biais-des-algorithmes-125004

      Si la pauvreté mondiale a effectivement diminuée, la société française est par contre devenue beaucoup plus inégalitaire avec des écarts de patrimoines encore plus importants que ceux du revenu, ce qui les concernant nous ramènent à une situation comparable à celle du début du 20ième siècle comme l’ont prouvé les travaux de Thomas Piketty.

      Rapport 2019 sur les inégalité en France
      https://www.inegalites.fr/IMG/pdf/rapport_sur_les_inegalites_en_france_2019_-_l_essentiel.pdf

      Cher Monsieur, je n’ai aucunement l’intention de vous prouver que la terre est ronde, que les Américains ont marché sur la Lune où que leurs polices sont racistes. Je vous encourage au contraire à persister dans votre déni de réalité et à continuer à prendre les gens pour des imbéciles. C’est là le meilleur repoussoir à vos idées qui soit.

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    7. Mais bordel vous n'avez pas pris le temps de lire les liens que je vous ai donné.
      "Les Afro-américains ont 2,5 fois plus de chance que les Blancs d'être tués par la police" Sauf que c'est oublié que les noirs ont un taux de criminalité bien plus élevé que les blancs. (C'est pour la même raison que l'immense majorité des personnes tués par la police sont des hommes et non des femmes et que les asiatiques sont sous représentés dans les personnes tuées par la police car ils ontuont taux de criminalité inférieure à celui des blancs:http://www.edwest.co.uk/uncategorized/what-are-the-facts-behind-black-lives-matter/ votre affirmation selon laquelle la police américaine tue indistinctement femmes, hommes, jeunes, vieux est profondément fausse).
      Quand on prend en compte leur taux de criminalité, les noirs ne sont pas plus tués que les blancs.
      Lisez vraiment cet article que je vous ai déjà donné et qui analyse toute la littérature scientifique sur le sujet :
      https://ideasanddata.wordpress.com/2019/08/10/on-racial-bias-in-police-shootings/amp/?__twitter_impression=true
      D'ailleurs, si on regarde on voit que les victimes noires sont en général des jeunes hommes noirs. Quel est le profil type du criminel aux Etats Unis ??? Un jeune homme noir.
      L'article de L'Express illustre à merveille ceci : https://jacobitemag.com/2017/08/29/a-i-bias-doesnt-mean-what-journalists-want-you-to-think-it-means/
      Les journalistes parlent de discrimination dès qu'ils observent des différences entre groupes ethniques. Ils partent direct du principe que c'est causé par la discrimination. Sauf que c'était logique est ridicule.
      Il se peut très bien que les différences de résultats entre groupes ethniques s'explique par d'autres facteurs que la discrimination (d'ailleurs c'est marrant mais on observe aux usa que les groupes qui réussissent le mieux c'est pas les blancs mais les asiatiques. (Je pourrais aussi parler de la réussite des juifs qui sont un groupe ethnique à part et qui lui aussi à une réussite très impressionnante. Pourtant, personne de sérieux va dire que si les juifs arrivent à occuper tant de postes importants c'est parce qu'ils sont méchants ou qu'ils complotent. Sauf les antisémites). Allez expliquez moi pourquoi les Indiens américains (je parle de ceux qui viennent d'Inde), les chinois américains, les juifs,...toutes ces minorités s'en sortent vraiment très bien. Il y a aussi les nigérians qui ont un très bon niveau de vie. Vous allez me faire croire que les afro américains sont discriminés mais pas les nigérians immigrants aux USA ??

      Le monoparentalisme est un gros désavantage pour les enfants par rapport aux familles traditionnelles. Or, le monoparentalisme est extrêmement important chez les noirs (plus d'un enfant noir sur deux vit dans une famille monoparentale), ajouter à cela la culture du ghetto qui encourage les noirs à devenir criminels,.... tout cela amène les noirs à moins bien réussir. Sur le sujet, Thomas Sowell a pas mal écrit.

      L'article de L'Express montre jusque les noirs réussissent moins bien, qu'ils sont bien plus criminels,... chose que je n'ai jamais nié.
      L'Express n'est pas d'extrême gauche juste de gauche comme pratiquement tout le journalisme français.

      " France-Culture (qui n’est pas un organe de propagande du Komintern)
      " Heu sur tous les sujets que je connais ils disent de la merde.
      Et ils ont clairement un parti pris à gauche.

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    8. Ce qui est marrant c'est que Pap Ndiaye (qui doit en passant vu son passé au CRAN est loin d'être neutre) appuie ce que je dis : toute la police américaine n'a pas été créé pour réprimer les esclaves. C'était ce que vous m'avez prétendu avant.
      Or, j'ai dit que c'était faux car historiquement, il y avait peu de noirs au nord.

      Et comme je j'ai déjà dit le fait qu'historiquement, il y a eu du racisme dans la police (et désolé mais s'il a existé du racisme dans les états du Nord, cela n'a jamais atteint le degré du racisme des états du sud et cela n'a pas eu l'influence que sur cela a eu sur la société sudiste).

      Et comme je l'ai dit que la police américaine était raciste dans les années 60 ou 70 cela ne prouve pas qu'elle est raciste aujourd'hui.
      Je veux des preuves pour la situation actuellement.
      Vous êtes au courant que dans les métropoles, une bonne partie des policiers sont issus des minorités ?? Au LAPD, les minorités sont plus nombreuses que les blancs (qui sont un peu moins de 50%).
      Et vous croyez sérieusement que ce genre de choses ne jouent??
      Tout comme le fait qu'aux USA, la police dans les villes est contrôlé par le maire. Et comme les métropoles sont en général démocrates. Cela signifie que toute la hiérarchie de la police des grandes métropoles c'est démocrates.
      Donc chefs de la police démocrates+ pas mal de policiers issus des minorités mais bien sûr la police est une institution raciste. Où sont les preuves ??
      Et si vous doutez que la police peut changer regardez la politique. Historiquement, le parti démocrate était le parti du KKK. Le parti démocrate dans le Sud était profondément raciste. C'était encore le cas dans les années 70 et même après. Et pourtant, aujourd'hui, cela a complètement changé. Le parti démocrate même dans le sud c'est le parti des minorités. C'est bien la preuve que la situation peut évoluer

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    9. "Une homogénéisation séculaire du racisme si vous préférez" mais oui bien sûr et cela aurait touché uniquement la police mais pas le reste de la société ??
      Parce que ce que vous disiez était vrai le mouvement des droits civiques n'auraient jamais pu obtenir les victoires qu'elle a eu.
      Et ce n'est pas seulement grâce à la mobilisation des noirs mais aussi parce que les blancs leur ont accordé ces droits. Et devinez quoi les blancs du sud ne pensaient pas vraiment comme les blancs du reste du pays.

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    10. Pour les inégalités en France et Piketty, j'avais d'abord mis des commentaires mais ils ont disparus. Donc j'ai créé un fichier ci dessous où je donne des liens montrant que les inégalités sociales n'ont pas augmenté en France ces dernières décennies et que la thèse de Piketty est très critiquable (et on peut difficilement prétendre qu'elle est prouvé). Et soi dit en passant son livre de base ne portait pas sur la France :
      https://drive.google.com/file/d/1--L7dmCN1y3u0xzjnkl9pLukORIaDPkt/view?usp=drivesdk
      (Le pire c'est que j'ai encore plus de liens sur Piketty mais je voulais pas vous assumer et j'ai la flemme de les rechercher).

      Et désolé mais si j'affirme que la police américaine n'est pas raciste c'est parce que je me suis renseigné et je n'ai trouvé aucune preuve concluante. (Et par renseigner je n'entends pas avoir recherché dans la presse grand public qui est largement médiocre). Donc évitez de me faire passer pour un type qui nierait une évidence.
      J'attends avec plaisir que vous vous montrez ce qu'il y a de faux dans cet article :
      https://ideasanddata.wordpress.com/2019/08/10/on-racial-bias-in-police-shootings/amp/?__twitter_impression=true

      Et une chose que j'avais oublié de relever dans"Une arrestation de noirs qui augmente statistiquement leur taux de criminalité"
      Une autre chose qu'il ne faut pas oublier c'est qu'il existe différentes sources sur la criminalité. Les stastiques de la justice mais également des enquêtes de victimisation comme l'enquête nationale sur la victimisation criminelle, qui interroge directement les victimes et n'est donc pas affectée par les préjugés du système de justice pénale, or, on arrive à des résultats similaires que les stastiques de la justice.
      Oui, on peut toujours trouver des choses à redire sur une méthode employée mais quand différentes méthodes se recoupent cela signifie quelque chose. Or c'est le cas pour le taux de criminalité des noirs.

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    11. « Les Afro-américains ont 2,5 fois plus de chance que les Blancs d'être tués par la police Sauf que c'est oublié que les noirs ont un taux de criminalité bien plus élevé que les blancs. »

      C’est tout à fait exact, mais je vous encourage à aller plus loin en vous questionnant sur le pourquoi de la chose. Si on rejette d’emblais la thèse raciale qui voudrait que le taux de mélanine en soit à l’origine (ce qui soit dit en passant signifie qu’a contrario il nous suffirait d’avoir des gouvernements constitués d’albinos pour que la paix et l’harmonie règnent sur cette planète), ne reste que deux possibilités : soit ce taux de criminalité a une origine culturelle, soit une origine sociale.

      Culturelle, je ne pense pas. D’une part les enfants afro-américains sont socialisés dans les mêmes écoles que les enfants blancs et sont exposés au même environnement médiatique et d’autre part, on peut partir de l’hypothèse raisonnable que les parents des enfants afro-américains souhaitent le meilleur pour leur progéniture et ne les éduquent pas dans le culte de la violence et du banditisme. Reste l’hypothèse sociale. Qui en fait ne relève pas de l’hypothèse mais d’un fait avéré historiquement sur tous les continents : plus le milieu de votre naissance est défavorisé et plus vous aurez affaire à la police et à la justice. Victor Hugo disait qu’ouvrir une école c’est fermé une prison, et je peux vous assurez que dans l’Angleterre de Dickens, les classes « dangereuses », comprendre les pauvres sans revenus fixes, étaient gérées par l’institution carcérale malgré une peau d’une parfaite blancheur.

      À l‘inverse bien entendu, la criminalité des classes aisées est beaucoup moins sanctionnées. Parce qu’elle est beaucoup moins contrôlée d’une part, la police s’intéressera aux vols de voitures ou aux braquages (et c’est heureux), mais la criminalité en col blanc passera sous les radars (et c’est fort malheureux). Sans parler bien entendu des particularités du système juridique américain qui favorise très clairement ceux qui ont les moyens de s’offrir (très cher) de bons avocats. Pour prendre un exemple célèbre dont tout le monde se souvient, si à la place de Monsieur DSK c’eut été un pauvre bougre qui s’était trouvé inculpé de tentative de viol, il a fort à parier qu’il croupirait encore en prison.

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    12. « votre affirmation selon laquelle la police américaine tue indistinctement femmes, hommes, jeunes, vieux est profondément fausse). »

      Le papier ci-dessous date de 2016 - c’est dire si la police américaine a largement eu depuis le temps d’améliorer son score -, mais je vous mets au défi de me trouver dans la police française des cas où un adolescent de 17 ans non armé aurait été tué de 16 balles !

      https://www.lefigaro.fr/international/2016/07/08/01003-20160708ARTFIG00130-la-liste-macabre-des-noirs-abattus-par-la-police-americaine-ne-cesse-de-s-allonger.php

      Donc pour résumé ce point : le taux de criminalité est un, biaisé par la non prise en compte de la criminalité en col blanc, deux, est le reflet des discriminations éducatives et économiques dont sont victimes les noirs (le monoparentalisme en étant une des conséquences).

      Je serais également très heureux de connaitre vos sources expliquant que les juifs américains connaissent, je vous cite, une réussite impressionnante.

      Quant à France-Culture qui a clairement selon vous un parti pris de gauche (le pauvre Hubert Huertas s’il vous lit va en faire une attaque !), je trouve rafraichissant qu’il existe encore des gens vivant dans un monde simple et binaire, où ceux dont ils ne partagent pas les idées disent, je vous re-cite, de la merde.

      Non seulement les bonnes idées et les âneries sont, point notable, partagées d’une manière équilibrée entre les partis dits de gouvernement (entendre non extrémistes), non seulement les décisions macro-économiques leurs échappent totalement ce qui réduit largement leur intérêt, non seulement les mêmes idées peuvent être partagées (le souverainisme par exemple), mais encore des lignes de fractures existent-elles à l’intérieur de chacun d’entre eux (je pense au problème de la fin de vie notamment).

      Bref, si voir le monde en noir et blanc est certainement reposant, se priver des nuances de la couleur est infiniment dangereux.

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    13. « Ce qui est marrant c'est que Pap Ndiaye (qui doit en passant vu son passé au CRAN est loin d'être neutre) appuie ce que je dis : toute la police américaine n'a pas été créé pour réprimer les esclaves. C'était ce que vous m'avez prétendu avant.
      Or, j'ai dit que c'était faux car historiquement, il y avait peu de noirs au nord. »

      Vous ne me lisez pas attentivement, mais je vous excuse volontiers. J’ai bien reconnu que c’était les polices du Sud qui historiquement s’étaient professionnalisées pour réprimer les noirs. Mais j’ai bien rajouté qu’ensuite, les polices du Nord avaient suivi le même chemin.

      Quant à Pap Ndiaye qui ne fait pas mystère de ses opinions politiques, il est ici interviewé en tant qu’historien spécialiste de l’histoire des États-Unis. À moins que vous daignez à tous les historiens ayant des opinions politiques le droit de pouvoir s’exprimer dans leur spécialité ?

      D’autre part, que le degré de racisme soit plus important dans les états du Sud pour des raisons historiques, n’empêchent pas les noirs de se faire tuer très bien aussi dans ceux du Nord.

      « Et comme je l'ai dit que la police américaine était raciste dans les années 60 ou 70 cela ne prouve pas qu'elle est raciste aujourd'hui.
      Je veux des preuves pour la situation actuellement. »

      Vous voulez des preuves ? Ma foi cela ne me semble pas trop difficile. Allumez votre poste de télévision et regardez ces centaines de milliers de manifestants américains qui, toutes couleurs confondues, protestent contre les violences policières. Si vous êtes attentif, vous pourrez même discerner des policiers parmi eux mettant un genou au sol en signe de solidarité.

      « Vous êtes au courant que dans les métropoles, une bonne partie des policiers sont issus des minorités ?? Au LAPD, les minorités sont plus nombreuses que les blancs (qui sont un peu moins de 50%). »

      Vous êtes au courant que les policiers noirs se plaignent du racisme de leurs collègues blancs ? Qu’ils s’étonnent que lorsqu’ils dénoncent les mauvais agissements de leurs collègues noirs les sanctions tombent immédiatement, mais que curieusement lorsqu’il s’agit de leurs collègues blancs, il ne se passe rien (cf deux reportages de la semaine dernière sur les journaux de 1945 d’Arte et de 2000 de France 2).

      « Donc chefs de la police démocrates+ pas mal de policiers issus des minorités mais bien sûr la police est une institution raciste. Où sont les preuves ?? »

      Il suffit de demander :

      https://www.france24.com/fr/20200608-dissolution-police-minneapolis-reponse-immunite-policiers

      Et bien entendu que la situation peut évoluer, c’est même une urgence démocratique. En commençant par faire le ménage donc, comme veut le faire la municipalité de Minneapolis.

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    14. « Parce que ce que vous disiez était vrai le mouvement des droits civiques n'auraient jamais pu obtenir les victoires qu'elle a eu. Et ce n'est pas seulement grâce à la mobilisation des noirs mais aussi parce que les blancs leur ont accordé ces droits. Et devinez quoi les blancs du sud ne pensaient pas vraiment comme les blancs du reste du pays. »

      J’ai, si vous permettez, une toute autre lecture. C’est là la preuve qu’un droit n’est jamais acquis éternellement et qu’il doit être défendu sous peine de le voir régresser. Et qu’il peut être défendu, qu’il doit l’être, également par tous. Ainsi des blancs qui défendent le droit des noirs ou bien chez nous, des hommes qui défendent le droit des femmes.

      Dit autrement, le combat des noirs pour l’égalité est un combat pour la démocratie et en tant que tel concerne tous les citoyens, quelles que soient la couleur de peau, l’ethnie, le sexe ou la religion.

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    15. « Pour les inégalités en France et Piketty, j'avais d'abord mis des commentaires mais ils ont disparus. Donc j'ai créé un fichier ci dessous où je donne des liens montrant que les inégalités sociales n'ont pas augmenté en France ces dernières décennies et que la thèse de Piketty est très critiquable (et on peut difficilement prétendre qu'elle est prouvé). Et soi dit en passant son livre de base ne portait pas sur la France »

      Mais vous avez bien raison de critiquer Piketty, il s’agit d’économie et non de croyances.

      Nonobstant, deux précisions :
      - Son livre, le Capital au 21ième siècle parle bien de la France, et même de manière majoritaire. Même si pour ce faire et appuyer encore plus sa démonstration, il compare son économie à celle de l’Angleterre notamment.
      - Sa thèse est prouvée et ses travaux ont connu un retentissement mondial. Il vous faudra donc autre chose que quelques lignes d’un tableur Excel produit par un parfait inconnu pour les démonter.

      « Et désolé mais si j'affirme que la police américaine n'est pas raciste c'est parce que je me suis renseigné et je n'ai trouvé aucune preuve concluante. (Et par renseigner je n'entends pas avoir recherché dans la presse grand public qui est largement médiocre). Donc évitez de me faire passer pour un type qui nierait une évidence. »

      Je vous l’ai déjà écrit, mais il est vrai que vous semblez ne pas me lire avec beaucoup d’attention, je n’ai aucunement l’intention de perdre mon temps à vous prouver que la Terre est ronde où que les missions Apollo n’ont pas été tournées dans un studio de cinéma californien, ou bien encore que Thomas Piketty est plus crédible que vous dans le domaine économique.

      Allez ! Puisque le sujet semble vous intéresser, le dernier rapport de l'Observatoire des inégalités :

      https://www.inegalites.fr/

      Concernant le taux de criminalité, voir ma réponse sur les entrants sociologiques du 10/06 à 0010. Cela veut dire, si vous préférez, que le fait que la population carcérale noire soit la plus importante en relation de son poids démographique, signe non pas une propension « naturelle » à la criminalité, mais le racisme social et ethnique de la société américaine.

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  4. Attention il y a beaucoup moins de 50% de Noirs aux USA. La phrase suivante est fausse "les blancs qui représentent la moitié des gens tués par la police, et si la police était systématiquement raciste, un noir aurait aurait beaucoup plus de risques d’être tué par la police qu'être lui-même un meurtrier, ce qui est sensiblement le cas." (Pour éviter les polémiques je ne dis pas que l'inverse est vrai, juste que la réalité est plus compliquée)

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    1. La criminalité des noirs est bien plus importante que celle des blancs. Or, dès que l'on prend en compte leur taux de criminalité, on se rend compte qu'ils ne sont pas plus susceptibles d'être tués que la police (s'il y avait un grand biais anti noir, on trouverait un résultat différent où les noirs sont plus susceptibles d'être tués que les blancs). https://ideasanddata.wordpress.com/2019/08/10/on-racial-bias-in-police-shootings/amp/?__twitter_impression=true
      Après bien sûr, l'absence de preuve n'est pas la preuve de l'absence. Ce n'est pas parce que l'on ne peut pas prouver une absence de biais anti noir qu'il n'y en a pas. Pas facile de prouver ce genre de biais pour un évènement stastique aussi rare que le fait qu'un policier tue une personne.
      Il est tout à fait possible qu'une partie de policiers se montrent plus nerveux face à des noirs en raison de stéréotypes raciaux.

      Ceci dit, le délire selon laquelle les stastiques montreraient un pourcentage de noirs anormalement élevée par rapport au reste des personnes tués par la police est faux.
      La vraie anomalie stastique c'est le nombre total de personnes tuées par la police américaine.
      (Je ne suis pas Michel Goya mais je pense que c'est cela qu'il a voulu exprimer)

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  5. "Si la police était systématiquement raciste, cet homme aurait beaucoup encore plus de risques d’être tué par la police."
    Beaucoup ou encore, il y a un choix à faire.

    C'est vraiment la seule chose que je peux trouver à critiquer dans cet article équilibré, clair, net et sans bavure.
    Comme d'habitude, quoi...

    "Il y a plus d’individus dangereux aux États-Unis que dans beaucoup d’autres nations. On peut se contenter d’essayer de tous les neutraliser. On peut s’interroger aussi sur les raisons de ce nombre élevé et même se demander si la manière dont on les traite ne fait pas partie du problème."
    Cette réflexion est-elle menée réellement ou seulement en façade/affichage aux USA?
    Seul un policier américain pourrait répondre, mais je me pose la question.

    Dans les commentaires, une remarque intéressante (tous tes commentateurs - sauf moi - sont intéressants) concernant le statut des policiers.
    Le système policier américain n'est pas le système français.
    La plus grande partie de la police en tenue (circulation - voie publique) et de la police en civil ce sont des policiers "municipaux" ou de "comtés", pas des fédéraux. Le FBI c'est à la télé.
    Le quotidien américain c'est la police locale, rarement la police fédérale.
    Les formations, de ce fait, sont forcément disparates.
    Comme l'étaient (et peuvent l'être parfois) nos polices municipales.

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  6. Mon Colonel,
    Dans le cas de l'Irak il serait intéressant de comparer surtout les actions des forces "régulières" avec les contractors, Blackwater en tête. Car ce sont eux qui ont été les auteurs des actes les plus sordides, en particulier des tortures à l'encontre des prisonniers ou des tirs aveugles sur la foule. Ces hommes étaient d'abord aux ordres d'un employeur privé, attirés par le profit et souvent méprisants pour les règlements militaires les plus élémentaires. Une situation cauchemardesque pour tout soldat dépositaire justement de la "force publique" vendue au plus offrant, car je doute que les civils irakiens aient vraiment fait la différence entre soldats réguliers et mercenaires. Je constate aussi que si les soldats des forces armées américaines ont su s'adapter au point de faire la différence, rien ne semble avoir été fait par les contractors pour changer une situation désastreuse.
    Si l'on faisait la comparaison, je doute qu'elle soit en faveur des contractors. Tout semble plaider au contraire pour que ce genre d'individus soient bannis pour de bon du champ de bataille. Ils sont bien plus dangereux qu'utiles. Mais il faut croire que les leçons de Machiavel sur le danger d'employer des mercenaires n'auront servi à rien.
    Dans le même temps, pour ce qui est de la guerre d'Irak, il faut remarquer que certains alliés n'ont pas fait mieux (https://warstudiespublications.wordpress.com/2013/10/23/la-fin-de-larmee-britannique/).

    Respectueusement.

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  7. Article qui cadre bien avec ce que mon père (appelé en algérie, et civil en 40) m'a transmis...
    J'ai vu passer deux articles éclairants, sur cette situation complexe du racisme policier pas si réel que ca (yen a, mais le coté systémique serait plutot que tuer un blanc c'est moins d'emmerdes).

    https://themaxklinger.wordpress.com/2020/06/01/it-isnt-clear-that-the-police-are-racist/
    Ici, l'analyse montre que les morts faute à la police sont simplement proportionnées, à la criminalité locale.
    Là où les bancs se fon tuer plus pars des bandits, les blancs se font tuer par la police aussi...

    Cet autre article se termine par une fin polémique dont je doute (la génétique ne tiens pas sur des populations humaines ouvertes, mais la culture si).
    https://cercle-cobalt.com/le-mythe-du-racisme-systemique/
    Ici on parle des privilèges étranges de ces populations pourtant harcelées ou au moins victimes de racisme, juifs, indiens, asiatiques, montrant que quelque chose nous échappe.

    car derrière les morts tués par la police, il y a la criminalité, et derrière l'éducation, l'intégration économique, mais étrangement pas le racisme...

    Ma douce javanaise dont les concytoyens ont joyeusement brulés des centres commerciaux chinois pour conjurer les problèmes de suharto, voit dans ces minorités réussisantes, une volonté désespérére de sortir de son millieu familial ou économique étouffant... les femmes rurales chinoises, les castes indiennes, la cmmunauté soudée ... Je ne connecte pas tout les bout...
    On aobservé en France que le succès des enfants d'agriculteur ressemblair à celui des cadres et des immigranst asiatiques...

    Que ce soit sur la police, les armées d'occupations, l'éducations, la criminalité, nous avons besoin de vrais sociologiques, pas d'idéologues qui inventes des concepts réfutés par les stats...




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    1. « Ma douce javanaise dont les concytoyens ont joyeusement brulés des centres commerciaux chinois pour conjurer les problèmes de suharto, voit dans ces minorités réussisantes, une volonté désespérére de sortir de son millieu familial ou économique étouffant... les femmes rurales chinoises, les castes indiennes, la cmmunauté soudée ... Je ne connecte pas tout les bout... »

      Moi non plus j’avoue ne pas « connecter les bout », mais votre charabia est très drôle (problème de traducteur automatique ?)

      « On aobservé en France que le succès des enfants d'agriculteur ressemblair à celui des cadres et des immigranst asiatiques... »

      Absolument, il suffit d’ailleurs à l’honnête homme de se pencher sur l’origine sociale des étudiants des grandes écoles pour constater d’évidence que les enfants d’agriculteurs y sont aussi nombreux à proportion de la population, que les enfants de cadres. La reproduction des élites est donc un mythe à l’égal du racisme systémique de la police américaine.

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    2. Des stats intéressantes dans l'article du cercle cobalt , mais des vides conséquents dans l'analyse

      par exemple le fait que le Qi soit un indice trés discutable , que les colonisations n'ont pas été les mêmes en fonction du pays colonisateur , sans parler du fait que l habit fait le moine

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  8. Bonjour:
    j'ai relevé ceci:"Quand on vit vraiment au milieu des gens, mieux encore quand on en est issu, on finit par se connaître, la méfiance décroît, le renseignement s’accroît et l’usage de la force est moins en réaction et beaucoup plus précis."
    c'est exact. quid alors du changement, territorialement parlant, des équipes de gendarmes pendant le confinement afin que que "la répression" se fasse sans discernement au lieu de faire de la prévention auprès des gens que l'on côtoie ?

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  9. Bonjour,
    article intéressant bien sur. Merci de ce partage.
    Le propos fait l'impasse (comme souvent, non chez l'auteur particulièrement mais en général dans les analyses sur les violences armées) sur les ressorts émotionnels ou "psy".
    Ce passage "Là, il semble que ce soit l’inverse, les policiers vétérans faisant l’objet de nettement plus de plaintes que les autres, ce qui tendrait à prouver qu’en réalité il y a plutôt une tendance à reproduire aux États-Unis, un comportement déjà brutal en Irak" mériterait un approfondissement. Quelle part de victimes de trauma (attention à ne pas mélanger victime de trauma et soumis à un facteur de stress traumatique. L'exposition n'implique pas contraction bien sur) dans ces policiers ex-militaires objets de plaintes pour violence ?!
    Probablement très significative. Et si en + d'avoir subi un trauma le concerné est... un con raciste, ça fait beaucoup de raisons que la situation dérape. Volontairement ou pas.

    La fascination des civils pour l'expérience des militaires sans capacité (ou volonté) de la comprendre et l'analyser ne permet pas forcément de valoriser ces expériences comme un capital plutôt que les subir comme un passif...

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  10. en complément éventuel

    https://www.dedefensa.org/article/robocopse-fiche-de-la-gces?fbclid=IwAR3EwNIa9pWM0fCU5Ddn9rKKH-mdsL7w3m1_QpaSK_boV-cpCJwFhtIff88

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  11. Mon colonel, par respect pour votre travail intellectuel et votre blog d’un grand intérêt, il serait hautement souhaitable de retirer le commentaire de « Jovien » du 08/06 à 1434 qui tombe sous le coup de la loi en cumulant les faits d’injures et de diffamations racistes.

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    1. @ RB
      .... Castaner sort de ce corps ;)

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    2. Je n’ai rien contre les espadrilles, mais quel rapport ? :-D

      https://www.castaner.com/fr-fr/

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    1. Votre première affirmation, les noirs sont incroyablement violents, est diffamatoire en ce sens que vous attribuez une caractéristique ontologique, la violence, à la couleur de peau. Elle est également particulièrement stupide, puisque vous faite en l’occurrence un lien direct entre violence et concentration de mélanine ! Elle est également injurieuse puisqu’elle caractérise sans distinction sous le vocable « les noirs », des centaines de millions d’êtres humains aux nationalités, religions et cultures différentes. Enfin, elle révèle également votre méconnaissance crasse de l’Histoire, ne serait-ce que celle du 20ième siècle européen.

      Votre seconde affirmation cumule également injure et diffamation mais relève de l’inculture économique la plus crasse, puisque quelqu’un qui a une consommation supérieure à sa production s’appelle un rentier et que ladite consommation est un des piliers du capitalisme.

      Votre troisième assertion ne relève pas de l’injure ou de la diffamation, mais simplement du délire complotiste le plus complet puisque vous affirmez que l’État est raciste envers les blancs alors qu’il est très majoritairement constitué… de blancs.

      Vos propos sont donc racistes, injurieux et diffamatoires et tombent effectivement sous le coup de la loi.

      Mais le plus gênant c’est que ces propos pourraient très bien occasionner des ennuis judiciaires au colonel Goya en cas de dépôt de plainte, alors qu’on ne peut que lui être reconnaissant pour son travail et ses efforts de vulgarisation du fait militaire dans une société qui, professionnalisation oblige, est de plus en plus coupée de son armée.

      En résumé, le racisme n’étant pas une opinion mais un délit, non content d’être un délinquant vous mettez en plus ce blog en danger en venant saloper l’excellent travail du colonel Goya.

      Délinquant et particulièrement idiot donc.

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    2. @ RB
      à l'image de votre chef Macron, fort envers les faibles et faible envers les forts !

      Et non ... le racisme n'est PAS un délit, invention d'un certain bedos, islamo-bobo-gaucho notoire. Vous confondez racisme (qui est simplement une opinion) et injure à caractère raciste, incitation à la haine raciale (donc fourre-tout) qui elles, injure et incitation, sont condamnables.

      Bien à vous.

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    3. Je serais curieux de savoir quel est le biais cognitif qui vous fait me prêter des opinions politiques LREM alors que le sujet n’a jamais été évoqué dans les échanges précédents ?

      Mais croyez bien que j’apprécie à leurs justes valeurs vos arguties tentant d’instaurer un subtil distinguo entre opinion et propos racistes, mais la loi est malheureusement pour vous peu sensible au genre capillotracté : dire qu’il existe des races et donc une hiérarchie entre elles, est un délit. La jurisprudence est à ce sujet on ne peut plus claire.

      Un délit doublé d’une idiotie qui plus est, car dans ce cas la science est formelle : depuis la disparition d’Homo neanderthalensis, il n’y a plus qu’une seule race d’Homme sur la Terre, Homo sapiens (dont je vous l’accorde bien volontiers au vu de vos propos, on peut douter de la justesse du patronyme).

      Bien à vous également.

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    4. j'entends bien vos propos mais quid de la mixité tant vantée ? pour faire une mixité il faut au minimum deux composantes ,si il n'y en a qu'une que mixe t'on avec rien ?

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    5. C’est tout à fait ça. La mixité concerne le fait social, la culture, la religion, la langue, etc, mais en aucun cas la génétique pour qui il n’y a qu’une espèce humaine.

      C’est d’ailleurs ce qui explique que des hommes et des femmes de toutes les nuances de couleurs de peau, peuvent avoir des enfants viables qui pourront à leur tour se reproduire sans difficulté.

      Et même si l’information peut paraitre anecdotique, il règne un large consensus dans la communauté scientifique pour affirmer que le genre Homo est apparu en Afrique. Nous sommes donc tous les descendants d’ancêtres africains.

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