mardi 7 juin 2016

A partir de quel montant accepte-t-on l’échec ? En finir avec l'opération Sentinelle

La France a cette particularité lorsqu’elle est attaquée sur son sol d’envoyer ses soldats dans ses propres cités et non celles de l’ennemi. Cela ne sert généralement pas à grand-chose sinon à rassurer la population, ce qui n’est pas rien, et surtout à se donner à peu de frais une posture d’homme d’Etat énergique, ce qui est plus minable. Je garde ainsi toujours un souvenir ému de la mission Garde aux frontières lancée avec force effet de menton en 1986 par le Premier ministre de l’époque, à la suite d’une série d’attentats à Paris. Le même Premier ministre qui regardait vers l’horizon, c’est-à-dire l’élection présidentielle de 1988, savait pertinemment que ces attentats étaient liés à notre contentieux avec l’Iran. Je me suis donc retrouvé logiquement à aider douaniers et policiers de l’air et des frontières à surveiller la frontière luxembourgeoise tandis que d’autres camarades barraient de leurs corps le Rhin ou les Pyrénées.

La mission fut un succès total puisqu’aucun terroriste ne pénétra sur notre territoire durant le temps de cette mission. Bien évidemment avec nos chargeurs enveloppés de plastique dur thermosoudé et nos règles d’engagement nous n’étions pas prêts à faire face à une attaque rapide un peu sérieuse, mais cela importait visiblement peu, l’essentiel étant que nous soyons visibles. Que pendant ce temps-là nous ne entraînions pas ou ne puissions être engagés sur quelque chose qui correspondait plus à nos compétences et notre mission première comptait encore moins. On eut au moins la sagesse à l’époque de démonter discrètement le dispositif, avant de le réactiver cinq ans plus tard sous la forme de Vigipirate.

Lorsque débute l’année 2015, on attend toujours le bilan officiel de presque vingt-cinq ans années de Vigipirate. Combien cette dizaine de millions de journées de présence/homme (à peu près l’équivalent de l’engagement français en Afghanistan) a-t-elle permis d’appréhender ou d’aider d’appréhender de terroristes ? Combien d’attaques et d’attentats ont-ils été évités grâce à ce dispositif ? Pour avoir travaillé dans le retour d’expérience dans l’armée de terre, je ne me souviens pas être jamais tombé sur un bilan de ce genre. On pourra rétorquer que, par principe, on ne voit pas forcément les résultats d’une dissuasion mais lorsqu’un dispositif est aussi visible et facilement contournable peut-on vraiment parler de dissuasion ? Des poteaux empêchent-ils une inondation ?

Ce qui est certain c’est que Vigipirate n’a en rien empêché ou entravé les attentats de 1995 ni les attaques de janvier 2015. Qu’à cela ne tienne, cela ne sert à rien donc il faut augmenter les doses. C’est de toute façon tout ce que l’on peut montrer de visible sans prendre de risques. Voici donc, alors que la France a été attaquée par seulement trois salopards que l’on engage maintenant 10 000 hommes.  C’était effectivement ce qui était prévu pour une intervention des armées sur le territoire national métropolitain mais pour une situation d’urgence, comme une catastrophe naturelles, et limitée dans le temps comme la protection d’événements particuliers (où contrairement à des attaques visant toute la population il est possible de savoir quoi protéger).

Les auteurs des attaques étant déjà neutralisés à son déclenchement, l’opération Sentinelle n’avait évidemment plus d’effet sur la menace en cours, on l’a maintint néanmoins et sans limite de temps. On pouvait arguer que cela pouvait en prévenir d’autres mais les mêmes causes produisant souvent les mêmes effets, c’était évidemment s’exposer, comme cela n’a pas manqué hélas, à de nouvelles déconvenues à cet égard. Personne n’était vraiment dupe. Il s’agissait surtout d’une surenchère anxiolytique. Se sentant obligés de montrer qu’il faisait quelque chose, le « médecin » augmentait simplement très largement les doses d’un médicament placebo déjà appliqué, en lui donnant simplement un nouveau nom.

Les armées, l’armée de terre en particulier, étaient complices de ce subterfuge car cela permettait de faire face à des menaces bien plus dangereuses pour leur survie que Daech. Quelques jours après les attaques, le Premier ministre annonçait que nous étions en guerre (les aviateurs de l’opération Chammal et les soldats de Barkhane faisaient sans doute de l’humanitaire) mais en prenant soin de ne pas nommer d’ennemi (« le terrorisme » n’est pas un ennemi). Le Président annonçait ensuite comme mesure majeure que « le budget de la défense serait intégralement respecté », ce qui montre au passage qu’il était prévu qu’il ne le soit pas. Quelques mois plus tard, c’est l’arrêt de la poursuite (suicidaire) des réductions des effectifs qui était décidée, accompagnée de quelques financements supplémentaires. Ces inflexions face à ce qui n’aurait jamais dû être une surprise témoignaient du peu de cohérence de notre politique, autre qu’électorale, mais elles étaient bienvenues, au moins pour les armées, le ministère de l’intérieur voyant plutôt cette intrusion de très mauvais œil (Ah la colère du ministre lorsqu’un préfet a fait appel à une unité de l’armée de terre pour boucler le quartier de Saint-Denis investi en novembre !).

Ce faisant, avec ce cache misère, on plaçait des milliers de nos soldats en situation de pots de fleur avec ce premier risque d’en faire des cibles relativement faciles pour qui veut à s’attaquer à des militaires français. On compte déjà une moyenne de cinq incidents par jour et d’une agression physique par mois dont une, le 1er janvier 2016, avec une voiture. Les soldats de Sentinelle, immobiles, se sont trouvés également impliqués et malgré eux dans les mouvements sociaux violents de ses derniers mois. Des milliers d’hommes armés de fusils d’assaut et des dizaines de milliers de munitions, c’est une goutte d’eau par rapport à tout ce qu’il faudrait protéger, c’est néanmoins suffisant pour provoquer statistiquement des tirs par erreur de manipulation, surréaction voire volonté meurtrière. Avec des milliers de manipulation d’armes chaque jour, les incidents sont inévitables. J’ai connu le changement des procédures de désarmement, en pleine opération en 1986. J’avais alors calculé que ce changement permettait de moins user les percuteurs mais multipliait aussi par trois les risques d’incidents et donc aussi de désastres. Ce système est toujours le même. On s’est contenté de mettre en place des « témoins d’obturation de chambre » (TOC) qu’il faut armer pour l’enlever avant de pouvoir tirer. Sans entrer dans le détail, cette manipulation peut entraîner le blocage de l’arme, ce qui intervient dans environ 1/3 des cas.

Comme bien sûr Sentinelle n’était pas prévue, pour durer en tout cas, et qu’on l’est empressé depuis des années à solder les installations militaires, les conditions de vie de nos soldats ont dû être improvisées parfois jusqu’à l’indigne. Bien sûr, les périodes d’entraînement collectif ont été drastiquement réduites (d’un ordre de grandeur de moitié environ). Bien sûr, tout cela a fortement perturbé la gestion complexe des stages de formation individuelle et même celle des opérations extérieures. Bien sûr enfin, cette mission qui n’est pas forcément la plus exaltante est venue s’ajouter à une charge de travail et des conditions de travail dégradées (faut-il reparler des bases de défense, de la « gestion des parcs », de l’empilement de la réglementation de sécurité ou du prodigieux logiciel Louvois ?) dans une armée fondée sur le volontariat. Que nos soldats soient dégoûtés, et beaucoup le sont désormais par la manière dont ils vivent, et notre capital humain se dégradera avec les conséquences que cela peut avoir, comme la multiplication des accidents. Accessoirement enfin, c’est entre 500 000 et un million d’euros qui sont dépensé chaque jour pour Sentinelle (un total d'en 700 millions d'euros depuis le début de Vigipirate), tout cela pour ajouter 10 000 hommes à 240 000 policiers et gendarmes.

Surtout et comme il se doit, cette nouvelle opération Sentinelle a continué à ne pas empêcher les attaques, individuelles d’abord comme celle du train Thalys en août 2015, multiple ensuite avec l’assaut du 13 novembre. On aurait pu imaginer à cette occasion que les unités puissent au moins intervenir efficacement en réaction. Cela n’a pas été le cas, en grande partie, et c’est sans doute le plus rageant, car rien n’avait pas été prévu pour ça. Les unités de Sentinelle les plus proches des événements sont bien intervenues de leur propre initiative et au « au son du canon », dans la confusion. La coordination s’est presque toujours effectuée sur place avec les policiers et en excellente entente avec eux.  Rue de Charonne, il était trop tard pour empêcher le massacre mais l’intervention d’un groupe de combat a largement facilité l’organisation des secours et donc, directement ou non, sauvé des vies. Face au Bataclan, déconnecté du réseau  radio de police ACROPOL (resté sur les postes fixes), le groupe de combat est arrivé à 22h sans savoir qu’il y a une prise d’otages en cours. Ce n’est que lorsque le groupe et les policiers ont été eux-mêmes pris à partie par des tirs de kalashnikovs qu’ils ont pris les dispositions de combat. Plusieurs blocages sont alors intervenus. L’ouverture du feu n'a pas été accordée par la Direction de la sécurité de proximité de l'agglomération parisienne (DSPAP) et le chef de groupe n’a pas pris l’initiative de désobéir pour pénétrer dans le Bataclan. Il est vrai que le doute subsistait sur une possible prise d’otages, situation pour laquelle, il n’était pas formé. De toute manière les manipulations des TOC avaient bloqué plusieurs Famas, ce qui suffisait à désorganiser une action tactique (mais pas à l’empêcher). A force de se méfier des gens, on finit pas les empêcher d'agir lorsqu'il le faut. A 22h30, des responsables de la Brigade de recherche et d’intervention (BRI) sont arrivés sur place. Le groupe Sentinelle a alors été placé en mission de couverture avant l’assaut de la BRI qui eu lieu deux heures plus tard.

Qu’on en soit à un tel point trois ans après l’attaque de Mohammed Merah et dix mois après l’attaque de Charlie Hebdo est à pleurer. Peut-être qu’en arrêtant de traiter chaque attaque comme un cas isolé de délinquance psychopathique mais plutôt comme des éléments autonomes d’un plan organisé on ne donnerait pas l’impression d’être surpris à chaque fois. Pire encore, tout se passe comme si on n’avait pas prévu une seule seconde qu’il faille faire face en France à une attaque multiple, un mode d’action pourtant utilisé depuis des années, et que des militaires puisse y être impliqués. A cet égard, le passage sur la nouveauté de ce type d’attaque terroriste dans le Qui est l’ennemi ? écrit par le cabinet civil du ministre de la défense ne cesse de surprendre.

Une telle rigidité des services de sécurité mêlée de rivalités internes, une telle absence d’autocritique, un tel refus de toute critique extérieure (les « pseudo-experts auto-proclamés, ou les « stratèges dans un fauteuil » !) témoignent d’un amateurisme criminel. Les soldats et les policiers intervenant sur le terrain ne sont pas en cause. Ils constituent, selon l’expression de Stéphane Berthomet, le gardien de but de l’équipe, celui qui se retrouve à agir dans l’urgence et en dernier pour rattraper l’échec de tous les autres.

Après l’Euro 2016, où le dispositif peut avoir son utilité momentanée, il faut en finir avec cette opération Sentinelle qui, en affaiblissant les armées, nous affaiblit plus qu’elle ne nous sert dans cette guerre. Le slogan officiel, dit de « l’argument Kidal » (« on ne comprendrait pas que les soldats qui défendent les Français à Kidal ne le fassent pas à Paris ») est spécieux. Dans ce cas, envoyons aussi des CRS à Kidal. En admettant que leur syndicat trouve un hôtel à leur standing, ils participeront certainement à des raids de recherche et destruction dans le désert. Les missions de police et de guerre, il faut le répéter, ne sont pas identiques et ne doivent pas être confondues. Ce ne sont pas les mêmes tactiquement, ce ne sont surtout pas les mêmes stratégiquement, les premières relevant du maintien de l’ordre, au sens large, et les secondes de la politique (celle qui va au-delà des prochaines élections). S'il faut plus de présence policière, ce que je crois, pourquoi a-t-on accepté en toute connaissance de cause sa réduction ? Si le renseignement intérieur est aussi important, ce qui ne fait aucun doute, pourquoi avoir monté une telle usine à gaz ?

Il y aura d'autres attaques ennemies et la guerre est loin d'être finie. Il est temps d'être sérieux. 

26 commentaires:

  1. Cher colonel,
    Je vous remercie pour la qualité toujours maintenue de vos interventions ainsi que pour le courage dont vous faites preuve à travers votre participation dans le débat public.
    Deux remarques me paraissent importantes : Tout d'abord il me semble essentiel d'insister sur le rôle de l'idéologie de "l'ouverture" dans l'exposition toujours plus grande des Français aux mauvais vents d'un monde bien moins paisible et ordonné que notre douce France. Il faut sur cette question sortir d'une naiveté du plus mauvais effet sans crainte des anathèmes bien connus. Faire rentrer le chaos extérieur à l'intérieur de nos frontières serait il constitutif d'une politique consciente ? Cf mondialisation libérale/destruction de l'etat régalien et théorie du darwinisme social...
    D'autre part, comme vous le soulignez, notre armée n'a rien à faire dans le maintien de l'ordre où elle est inefficace. La destruction des frontieres de l'ordre westphalien participe de la confusion action extérieur/maintien de l'ordre qui nous conduit à une confusion des rôles particulierement dangereuse pour notre Etat de Droit. Avez vous lu le dossier de la revue élément ?
    Enfin, nous vivons depuis 40 ans une période de réaction extraordinaire ( cf Cristopher Lash notamment ) de la part d'une élite constituée en super classe mondialisée ( Chevenement je crois ) qui a finalement fait la preuve qu'elle n'avait jamais accepté la perte de pouvoir liée à la timide démocratisation/égalitarisation qu'a connu le monde occidental.
    Cette élite devenue véritable oligarchie a détruit la partie de l'économie qui profitait le plus au peuple pour ne conserver que les emplois de conception, elle a violemment attaqué tous les acquis sociaux, cassé les systemes éducatifs exigeants qui formaient des citoyens responsables et aptes à se gouverner eux mêmes et last but not least elle a provoqué une remise en cause funeste de la souveraineté populaire qui est le socle indispensable à toute démocratie ( voir cette union si peu réellement européenne délibérément antidémocratique ).
    Ma question est simple et découle de ce que je viens d'exposer : combien de temps fallait il attendre pour voir cette réaction louis philipparde toucher le domaine ô combien sensible de la sécurité ? Je crois que le 11 septembre et la guerre mondiale contre la terreur a été l'occasion d'une déclinaison sécuritaire de la régression néolibérale et oligarchique que nous connaissons depuis plusieurs décennies.
    Nous devons donc nous peuples européens nous réaproprier sérieusement ( donc pas debout ni la nuit ) nos systèmes politiques, réactiver tant qu'il est encore temps notre souveraineté ( donc désigner l'ennemi )et la reconstruction d'une défense solide, républicaine et démocratique aboutira comme une évidence.
    La mise en place de la poignée d'unités de maintien de l'ordre ( crs et gendarmes mobiles )pour faire du vigipirate ne coùte pratiquement rien. Le problème est donc Politique avec un grand P...
    Le général Desportes ne souligne t il pas que ce sont toutes les capacités régaliennes qui ont été affaiblies ?
    Dernier élément, on peut voir dans un documentaire récent de France 5 sur le gign que celui ci s'est considérablement réarticulé apres les attaques de Bombay pour faire face à l'hypothèse d'un assaut décentralisé et coordonné de plusieurs cellules... nos responsables étaient donc parfaitement conscients des risques ! Sans aucune paranoia je suis de ceux qui prennent en compte l'existence de politiques de la tension comme on a pu en voir pendant la guerre froide ( voir les soit disant incursions sous marines russes de ces dernieres années en suede et lire l'excellent dossier de dsi au sujet de celles qui auraient eu lieu dans les années 80... )

    Je vous souhaite bien du courage dans vos prises de parole

    cordialement,

    Damien

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  2. Merci mon colonel, il faut que cela soit entendu.

    Christophe Lafaye

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  3. On revient toujours au même problème : à la base de notre système démocratique, il y a le citoyen, libre et responsable. C'est beaucoup demander à quelqu'un de formaté pour devenir un simple consommateur. Pour comprendre la complexité du monde, il faut un minimum de formation et de courage. C'est aux politiques de faire comprendre aux électeurs la complexité des situations car tous n'ont pas les éléments en main. Dans un monde où les partisans du moindre effort ont pignon sur rue, il est pla facile de se comporter en démagogues populistes qu'en politiques reponsables. Il faut renouveler le monde politique dit-on : certes, mais avec qui ? Beaucoup trop de ceux qui se mettent actuellement en avant ont une fâcheuse tendance à me rappeler les pires périodes de notre histoire. L'utilisation qu'ils font des réseaux sociaux leur donnent un aspect moderniste, mais quels sont les propos ? Trop souvent démagogie granguignolesque (voir le champion américain actuel), appel hypocrite aux sentiments les moins nobles chez l'homme en les dissimulant derrière les appels aux grands sentiments humanistes...Aider nos concitoyens à comprendre la complexité du monde demande du courage et beaucoup de talent. Surtout quand on n'est pas habitué à entendre ce genre de discours. Combien de fois ai-je entendu des élèves et même des étudiants me dire : "Monsieur, vous me prenez la tête avec questions difficiles". Eh oui, il arrive un moment où il faut réfléchir et faire EFFORT. Combien ont été préparés à cela dans leurs années de formation. La résolution des problèmes peut être une source de joie, mais ce n'est pas pour tout le monde, il faut bien le reconnaître.

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  4. Ah, on était voisins en 1986; j'étais aussi sur les marches luxembourgeoises, depuis Thionville, avec les résultats que l'on sait (ceux des douaniers, parce que les nôtres....). Rien n'a changé, comme vous le soulignez..Hélas

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  5. Quelle seraient les solutions? Quelle serait la meilleur adaptation aux phénomènes terroristes actuel? Une chose est sûr, on pourrait mieux combattre le terrorisme avec les soldats de Sentinelle utilisés autrement. Peut-être doubler ou tripler les agents de renseignements, les traducteurs, les informaticiens, etc, et une concertation plus pertinente et moins marketing, moins cosmétique entre les acteurs de la défense. Plus de cohésion, plus de coercition, plus de plus...
    Sérieusement en tant que stratège d'opérette, je me dis que l'avis des politiciens prend trop de place dans le régalien des militaires (Car dans géo-stratégie, il y a géo pour les politiciens, et stratégie pour les militaires, donc si l'un s'occupe des deux à la fois, c'est foutu pour une symbiose efficace.), également trop de place dans celui de la justice (Valls refait la constitution à son bon vouloir, quel génie...), alors qu'ils n'ont de pertinent, que leur carte d'adhérent à un des deux gros parties politiques. En faite il y a une majorité de français qui n'est pas d'accord avec ce que fait le parlement, car 50% de français ne votent pas, et 50 autres pourcent sont divisés entre les deux gros parties, ce qui à l'arrivé ne fait plus que 25% de français qui soutiennent tel ou tel gouvernement, gauche ou droite. Résultat d'un désamour, voir d'une haine entre politiciens et citoyens, dû à des différences morales trop importante. Il y a donc discorde, les multiples grèvent en sont les plus criantes preuves; alors pour défendre la nation dans ces conditions, relève presque de l'utopie. Quand on confit sa sécurité à quelqu'un qui n'en a pas appris les subtilités, faut pas s'étonner que l'on soit perfectible. Un peu plus de flegme, de culture, et de solidarité national, seraient déjà des bonnes choses pour se sentir plus fort, et surtout tous ensemble, fraternellement. Pour le moment les français ont d'autres chats à fouetter que le terrorisme, comme trouver du travail, se nourrir, se loger, se soigner par exemple. Car ils ont bien compris que toute cette politique gauche-droite navrante, c'était du flan(by). Advienne ce qu'il adviendra. Tachons de mieux définir nos responsables à l'avenir...

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  6. Mon colonel,

    Le RETEX du Bataclan et des attentats de novembre semble montrer que la présence de soldats dans le secteur a permis de laisser l"esprit libre" aux secours et qu'ils s'occupent des blessés. En effet, sans soldat, les secours étaient comme tétanisés, et ce même avec la proximité immédiate de policiers. Mais comme il s'agissait d'une situation de guerre, le fait qu'il y ait des soldats qui arrivent a permis de "rassurer" les secours sur place (et même les policiers) et donc permis aux secours de réaliser leurs interventions. Donc même si je comprends bien que les missions de police et de guerre sont différentes et que l'armée n'a pas à s'occuper des deux, ne nous trouvons nous pas aujourd'hui dans une situation telle qu'une même situation nécessite à la fois de la police et de l'armée ? Sinon cela voudrait dire que la police doit s'alourdir en armement afin d'intervenir contre les attaques d"infanterie légère" de Daesh et consort. Mais cela est-il envisageable ? et surtout efficace ? Les soldats ont l'entraînement (procédures tactiques, maîtrise du feu etc...) et l'"équipement mental" pour intervenir dans des situations de guerre, la police non. Je pense donc que l'Armée doit être présente sur l'opération Sentinelle mais que les modalités d'action doivent continuer à être améliorés afin de viser le maximum d'efficacité.

    Cordialement,

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    1. Je connais ce retex. Les Israéliens, pourtant confronté à cette menace depuis longtemps, n'ont jamais fait appel à l'armée pour assurer la sécurité intérieure. Ils ont en revanche des services de police et de sécurité civile plus costauds et préparés à ce genre de situation. Que l'on intervienne en situation d'urgence ou qu'on vienne renforcer ponctuellement la sécurité de zones ou d’événements particuliers bien sûr mais je persiste à croire que le maintien de Sentinelle est contre-productif.

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    2. C'est bien, au moins vous n'avez pas peur d'être contredis par les faits. Mais pour les soldats qui sécurisent un hôpital de campagne en plein Paris, c'est limite cucul la praline comme interprétation. Par contre cela pose un autre problème, celui de créer un stage pour les médecins et les infirmiers en situation d'un danger proche, bien que cela ne corresponde pas au métier initial qu'ils ont choisis; et de toute façon ces personnels de santé côtoient beaucoup plus la mort que les militaires, et pas toujours des morts de vieillesse... Enfin j'espère que l'info sur ces personnelles de santé qui auraient étés soit-disant pris de panique, n'est pas du même acabit que l'histoire du Famas pas prêté au flic, car jeté la pierre à untel ou untel pour un massacre aussi rare et grave, serait de la pire espèce. Alors respectons le deuil et la douleur de tous, l'enquête fera un jours le compte rendu de tout ça, et les conclusions pourrons faire la lumière afin de mieux appréhender l'avenir dans les meilleurs conditions; sauf si il y a déni bien-sûr.

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    3. Il faut aussi garder à l'esprit que les israéliens ont souvent comme caractéristique d'avoir d'une part une expérience de guerre qui leur vient de leur conscription, et d'autre part d'être "souvent" exposé à des situations de guerre (avec l'entrainement et l'armement en conséquence pour les services de secours).

      La spécificité me parait importante...

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  7. Mon colonel,

    En réalité votre constat est tristement partagé par l'ensemble de l'institution militaire, chefs compris. Le contrat opérationnel sur le territoire national évoquait bien un engagement d'urgence limité dans le temps, et non pas un Vigipirate surprotéiné.

    Les résultats sont plus que discutables, ils sont inexistants. Aucune plus value réelle lors des différents attentats ou tentatives de l'année 2015, peu d'influence sur la criminalité. Les seuls faits d'arme sont les sauvetages de petites vieilles et le partage des gâteaux de bar-mitzva... Un million par jour pour ça, c'est riche !

    En attendant, pour que nos chers amis policiers puissent souffler un peu entre deux congés maladie, on y perd le précieux temps de la préparation opérationnelle. Et surtout les conséquences sur notre moral et notre vie de famille sont désastreuses.

    Mais voilà, sentinelle n'est pas une affaire de stratégie militaire. Ce n'est que le triste calcul politique d'un premier ministre parfois trop influencé par sa femme. Tout le monde le sait. Tout le monde la ferme. Mais ce dispositif cessera le jour où la communauté juive perdra son complexe obsidional...et je crains que ce ne soit pas pour demain.

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  8. Ce constat pointe encore une fois du doigt un système politicien qui ont oublié de s'acheter une paire de c... mais qui n'ont pas oublié la gestion de leur carrière et les échéances électorales.
    J'ai arrêté de croire au système lorsqu'en 1991 à Mantes-la-Jolie lors d'un rodéo de gentils jeunes désoeuvrés, policier est tué et le policier utilise son arme de service et tue une des racailles.
    Je vous le donne en mille : le ministre a commencé par rendre visite à la famille de la racaille plutôt que celle de la femme policier tuée ... vraiment honteux.
    Les directives de l'Etat sont désastreuses : pas de policiers dans certains quartiers car c'est considéré comme de la provocation, agression des policiers/pompiers dans les cités, pas le droit d'intervenir quand une voiture de policiers se fait caillasser, ... on vit dans la quatrième dimension. Par contre, pour un excès de vitesse de 20 kmh sur l'autoroute, j'ai droit à l'escorte de 2 motards gendarmes et sur nationale, pas moins de 4 policiers dans la voiture ! Pas sûr que les forces soient déployées à bon escient.
    Un civil qui soutient à 100% ses militaires (les vrais ... pas ceux qui glandent au MINDEF dans certains services que je connais bien)

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    1. Adam,

      Franchement je ne comprends pas pourquoi vous avez cessé de croire dans le système après cette affaire qui, rappelons-le, s'est terminée par la condamnation du meurtrier de la policière et l'acquittement du policier qui a tué un jeune type, complètement étranger à la mort de la policière et qui passait par là par hasard, certes dans une voiture volée. Et c'est vrai que ce jeune type était arabe, ça compte aussi.

      Quand un système judiciaire est capable d'acquitter un fonctionnaire de police qui fait usage de son arme n'importe comment, mais contre une jeune arabe dans une voiture volée, vous pouvez en conclure que c'est un bon système judiciaire selon les normes qui, je crois, sont les vôtres.

      Rappelons en effet que le vol de voiture est puni, selon le CPI (Code Pénal Imaginaire, en vigueur chez les réacs), d'une balle dans la nuque, mais uniquement quand il y a un Arabe dedans. Dans ce cas précis, l'agent verbalisateur est habilité à appliquer la peine de mort séance tenante et sans autre forme de procès, à l'aide de son arme de service.

      Mais, s'il n'y a pas d'Arabe dans la voiture, la répression du vol de voiture obéit au régime suivant: en principe 3 ans de prison + amende

      http://www.dossierfamilial.com/consommation/vehicules/vol-de-voiture-quelles-suites-devant-la-justice-82079

      Ce régime est posé par le vrai code pénal, celui qui est normalement en vigueur en France, dans le monde réel.

      Comme vous pouvez le constater, nos magistrats ont fait une juste application de la loi pénale imaginaire. Alors, ne désespérez pas...

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    2. @tschok

      votre racialisation de tous les problèmes me semble dénoter une obsession pour le moins maladive bien étrange. Puisque vous en êtes là posez vous donc la question de savoir pourquoi les prisons sont peuplés de délinquants arabes et pourquoi dès qu'il se passe quelque chose on retrouve toujours les mêmes profils. Et pas la peine de faire le coup de la misère, la vaie misère est dans els campagnes et les petites villes, pas dans le banlieues gavées de subventions et corrompues par les trafics de drogue.

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  9. Mon colonel,

    Je partage totalement votre avis sur Vigipirate qui s’est muée en Sentinelle - inutile, couteux, et au détriment de l’entrainement opérationnel - pour une durée indéterminée. Vous citez à juste raison l’exemple israélien en matière de lutte contre la menace terroriste dans ses frontières : uniquement appel à ses services de police et sécurité civile, certes à priori plus costauds et mieux préparés que les nôtres.

    Certes un commentateur objecte que ses services israéliens, ils ont initialement une expérience de guerre du à la conscription en vigueur dans ce pays et cela est exact. Cette objection peut être justifier pour nos services de polices y compris le RAID - dédié et entrainé avant tout à lutter contre des forcenés et malfrats - mais nous disposons quand même de la gendarmerie : notamment mobile et du GIGN. Ayant une formation militaire de base ces unités - entre autre la gendarmerie mobile convenablement « durcies » et entrainées - pourraient fort bien suppléer aux faiblesses inhérentes à notre police : une partie de ses hommes sont des ex militaires EVAT. D’ailleurs du temps de l’ex DOT, la gendarmerie - départementale et mobile - prévoyait en son sein pour elle un rôle conséquent.

    L’effort en moyens budgétaires pour cela serait probablement largement inférieur au coût de Sentinelle, dégagerait nos forces armées de cette contrainte qui au final n’est que de l’affichage, et aurait le mérite de bien clarifier les rôles. Notre armée n’ayant vocation à intervenir sur le territoire national qu’en cas d’’événement exceptionnel, et d’attaque des forces ennemis extérieurs. Contrairement aux rodomontades politiciennes, les attentats récents malgré leur aspect sanglant, ne sont que du terrorisme et non une guerre. Ils ne sont que la répétition à une échelle certes notablement supérieure, de ceux des années 80 et 90.

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    1. Par rapport à la militarisation de la Gendarmerie Nationale, même la mobile n'a plus de nos jours ce côté militaire dans la pensée, l'action, l'équipement et la condition physique. Pour ceux qui la côtoie en Guyane, cela crève les yeux.
      Les gendarmes sont loin de la mentalité Police Nationale, pourtant ils sont perçu pareil par les ceux de l'Armée De Terre, c'est dire leurs avantages. Ces avantages ont enterré le côté opérationnel de terrain du gendarme; ce n'est clairement plus ce qu'on leur demande.

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    2. je crois que le terme est "militarité" de la Gendarmerie Nationale. Voir vidéo du général Soublet devant commission parlementaire, avec la problématique, sensible, qui va avec (il s'est fait virer).

      Militarisation, terme que vous employez, suppose que la Gendarmerie Nationale ne serait pas militaire ab initio, ce qui me semble inexact, et qu'il faudrait la militariser, ce qui me semble superflu.

      Ce qui se militarise de nos jours c'est, d'une façon générale, la police, qui adopte des armes de guerre, avec les modes d'action qui vont avec (tir à vue et à tuer) mais en étant glissant sur le deuxième élément de la consigne (sur cible identifiée comme hostile).

      Ce qui amène à un paradoxe: les militaires appliquent une consigne complète de tir à vue et à tuer sur cible hostile identifiée comme telle, sans éprouver de gène, alors que la police, elle, se voit attribuer une puissance de feu grandissante qui l'inhibe: tir à vue et à tuer, mais identification défaillante, donc augmentation de la crainte de provoquer une bavure, avec tous les emmerdements que cela implique dans une société démocratique.

      Donc, le dernier HK chaipakoi qui a été livré à la police est en pratique encombrant. Le problème est en réalité simple: plus une arme est puissante, moins la proportionnalité devient gérable. Au bout du bout, on ne fait ni sécurité publique ni maintien de l'ordre avec une arme nucléaire.

      Par ailleurs, je pense que la Guyane est un théâtre d'opérations un peu particulier. Il y a des difficultés avec les orpailleurs, la pêche illégale et sans doute des trafics illicites hors normes, avec déploiement méthodique et organisé en bande d'une violence délinquante armée qui dépasse ce qu'on trouve en métropole. En outre, il y a une forte immigration provenant du Surinam voisin, et une configuration brésilienne particulière à cet endroit-là, avec un fort potentiel de développement spontané de zone de non droit, en relation avec une souveraineté géante d'un Etat étranger, le Brésil, qui ne maitrise bien son territoire que lorsqu'il détruit la nature, et qui offre par là-même à la délinquance une profondeur stratégique sans commune mesure avec ce qu'on connait en Europe.

      Ensuite, il y a un nœud stratégique (Kourou) et une situation politique interne qui, à défaut de provoquer l'émergence d'un authentique mouvement indépendantiste national, dont notre ancienne ministre de la Justice, madame Taubira, a été une égérie sans passion excessive, peut néanmoins dériver très rapidement vers des formes de désordres hybrides, à mi-chemin entre des émeutes de banlieue dans le 93 et de la revendication autonomiste de type corse.

      C'est une problématique complexe que je vous propose de laisser de côté.

      En somme, la Guyane est un phénomène d'exception, la GN est une institution souple, soit dit en passant de taille mondiale (oui, la gendarmerie envoie des gendarmes dans les endroits les plus improbables, partout dans le monde).

      Je réserverais donc avec la plus grand prudence tout jugement à l'emporte pièce sur cette institution de la république. Si vous me permettez. Et même si non. Et je ne prendrais certainement pas pour jauge le regard que l'Armée de Terre porte sur elle.

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  10. Mon colonel,
    Comme toujours, analyse très pertinente et toujours aussi désespérante quant à l'esprit de décision et aux capacités de réflexion de nos politiques.
    Ce matin, tristesse de voir à Strasbourg six soldats du 1er tirailleurs en garde statique devant une école confessionnelle !

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  11. Sortir un jour prochain de l'état d'urgence par Marc Pierre
    Merci pour cet article qui illustre la gestion malaisée de l'ordre public par notre appareil exécutif à l'heure actuelle. Mettre fin à l'opération Sentinelle qui obère l'entraînement régulier des forces armées, est une mesure frappée du sceau du bon sens. Mais à quel moment le faire ? Le créneau le plus opportun paraît être la période de sortie de l'état d'urgence, après l'Euro 2016 en métropole, a priori. Or, rien ne nous indique aujourd'hui que le débat public porte sur les modalités pratiques de levée de l'état d'urgence. Que faut-il en conclure avec le regard de la femme ou de l'homme du monde ? Tout d'abord, on perçoit bien que notre appareil gouvernemental se trouve comme tétanisé à l'idée d'envisager le retour à une posture sécuritaire ordinaire. De bonnes âmes bien-pensantes viendront nous expliquer qu'il existe encore un risque sécuritaire élevé, conforté par la situation tendue au Proche-Orient où nos apprentis djihadistes continuent à venir s'entraîner, eux, dans les conditions les plus réalistes possibles. Ensuite, cette indécision au sommet témoigne d'une impréparation chronique sur quatre niveaux : impréparation au combat prévisible en zones urbaines et péri-urbaines ; impréparation à la bataille chaotique à venir dans un ou des pays européens de plus en plus communautarisés ; impréparation à la guerre future dont l'aspect militaire pourrait ne pas être le plus important ; impréparation à la résistance que seuls des femmes et des hommes résolus peuvent mener pour la défense de nos libertés individuelles et publiques.
    Salutations à tous

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  12. Sentinelle, sous sa forme actuelle, est une operation usante pour les forces armées et à l'efficacité opérationnelle faible par rapport aux moyens engagés. Toutefois, je pense que seul l'Armée peut faire face à des situations de guerre. Or notre ennemi est (pour l'instant) du type infanterie légère et utilise des modes d'action similaires avec souvent du personnel qui s'est entraîné sur des théâtres de guerre (Sahel, Proche et Moyen Orient, Afghanistan-Pakistan, Tchétchénie...). Qui mieux que l'armée peut affronter ce type d'ennemi ? Sentinelle doit être maintenue mais pas sous son format actuel et trouver des MA plus efficaces et proches des savoir faire de nos soldats. Mais il ne faut pas jeter le bébé avec l'eau du bain, c'est à dire supprimer Sentinelle. C'est le comment de l'opération qu'il faut repenser, pas le pourquoi. Mais comme vous l'avez déjà expliqué mon colonel, il faut aussi traité le mal à la racine et intervenir de manière plus efficace au Moyen-Orient contre Daesh.

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    1. Mais je suis d'accord avec vous. Appliquons nos compétences d'infanterie légère en Irak.

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  13. Sentinelle est une mission nécessaire et dans tous les pays confrontés au terrorisme que j'ai eu la chance de visiter (Algérie, Syrie, Egypte) les militaires tiennent le terrain, la police assurant les missions classiques de circulation et de contrôle routier.

    Si sentinelle est usant c'est qu'il n'y a pas assez de monde. L'ennemi va atteindre incessamment un seuil capacitaire, il frappera en plusieurs points simultanés et en répliques successives, en recherchant l'émeute. On aura besoin d'hommes à tous les carrefours et à tous les coins de bois. La guerre c'est une compétition de rubikscube, il faut aligner toutes les facettes avant l'ennemi pour gagner.

    Il faudra recruter et former massivement des jeunes pour riposter.

    Ce sera la bataille d'Alger, mais à Paris, avec deux générations qui n'ont pas l'expérience de la guerre.

    Ce sera pas beau à voir.

    Et la police dans tout ça?

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  14. Allez vous couchez vous avez de la fièvre, consultez rapidement! Ca m'énerve ce genre de discoure d'incitation à la haine en pleine coupe d'Europe!
    Expliquez-vous sur comment des attentas vont menez à des émeutes, vous avez vu ça où? Le 13 Novembre vous avez vu des émeutes? Moi j'ai juste vu des français affligés quelque soit leur couleur, leur religion, ou leur préférence politique. Les bastons à Marseille avec les hooligans anglais? Rien à voir avec le terrorisme, sauf pour les crétins qui pratique de manière mal-intentionné, l'amalgame aveugle.
    Ici c'est pas Gaza, c'est le pays des droits de l'homme! On a déjà eu deux guerres mondiales sur la couenne, alors ceux qui rêve d'une guerre civil sur notre magnifique territoire, et qui la fomente d'une manière ou d'une autre, je les ai dans le collimateur, qui qu'il soit! On sait que ça peut arriver, pas la peine d'en remettre une couche, ce qui ressemble presque à un souhait de votre pars...
    Vendez votre nom à particule, il ne vous va pas du tout, faut être noble d'esprit pour ça.
    Sur ce, bonne fête du foot à tous!

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    1. @anonyme
      allez boire une bière et regardez votre graal à la télé. les discours d'incitation à la haine ils prolifèrent dans les mosquées du "pays des droits de l'homme". Et les populations qui arrivent n'ont pas l'envie de s'intégrer ni de respecter les habitants actuels et leurs lois, coutumes et traditions.
      Cela vous déplait peut être mais la guerre est sur notre territoire car certains ont décidé que nous devions mourir pour ce que nous sommes. Et le 13 novembre les klaxons st les youyous ont retenti de manière assez surprenante à planoise (besançon).

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    2. @Arno
      Ne soyez pas effrayé, sauf si ils arrivent à changer notre mode de vie, et pour l'instant si on continue comme ça, ils réussirons.
      Alors un peu de flegme et de relativisme, car sinon autant créer des checkpoints à l'entré de chaque cités, et faire rouler des blindés bien en vu dans les centre-ville pour que l'aspect cosmétique prenne toute sa pertinence.

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    3. Monsieur le simple d'esprit allez prendre une leçon d'orthographe et un tranquillisant. Marchez, soufflez, et relisez calmement.

      On était à deux doigts de l'émeute au moment de l'intervention catastrophique du Raid à Saint Denis. Émeutes des habitants du coin. Regardez les vidéos.

      Je vous donne rendez-vous à la prochaine intervention, à la prochaine bavure policière. On verra si il n'y aura pas d'émeute.

      Alors vous direz quoi? Que c'est moi qui fomente l'émeute? Que c'est un complot de l'ultra droite?

      Vous dîtes que je ne suis pas noble d'esprit : prenons rendez-vous pour un duel? En attendant vous pouvez vous acheter un nom monsieur l'anonyme.

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  15. Je note "la guerre est loin d'être finie." car mot à mot c'est ce qu'à dit le Préfet lors de l'hommage rendu au couple de policiers assassinés, dans une cérémonie à laquelle j'assistais hier midi.
    Mais il ne l'a pas dit au micro, il ne l'a dit qu'en passant dans les rangs.

    Comme quoi les idées sont connues, mais il n'est pas encore de bon ton de les exprimer à voix trop haute.
    Jusqu'à quand ?

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