dimanche 1 novembre 2020

Space invaders-Faire face à une invasion extra-terrestre


Version longue de l'article publié dans Diplomatie (ici)
Mes remerciements à Amaury Dufay

L’hypothèse d’une rencontre avec une civilisation extra-terrestre est un thème majeur de la science-fiction, mais peu de la réflexion stratégique. C’est peut-être un tort, car toutes les réflexions sur cette possibilité, et notamment celles de l’astronome Frank Drake depuis 1961, concluent à une probabilité très faible, mais non nulle. Sur le très long terme, cela arrivera très certainement, ce qui veut dire aussi que cela peut survenir aussi bien demain que dans 10000 ans.

La probabilité de la découverte soudaine d’une civilisation extra-terrestre est très faible, mais ses conséquences seraient sans aucun doute colossales, à plus forte raison si cette découverte était en réalité une rencontre physique. En termes d’espérance mathématique, probabilité d’un évènement multipliée par l’importance des conséquences, cette hypothèse devient dès lors «stratégique» et en tant que tel devrait susciter un minimum d’attention et de préparation, au même titre par exemple que la rencontre avec un astéroïde de grande dimension.

Cette rencontre avec des extra-terrestres pourrait prendre plusieurs formes. La science-fiction a sans doute abordé toutes les possibilités, depuis l’arrivée de réfugiés de l’espace dans le film District 9 jusqu’à l’invasion brutale de La guerre des mondes de H. G. Wells en passant par plusieurs formes de coopération amicales comme dans le cycle de l’élévation de David Brin ou hostiles comme dans la série de télévision V.

Dans presque tous les cas, la civilisation humaine se trouve vulnérable par rapport à cette présence étrangère dotée nécessairement d’une technologie supérieure. Quelles que soient les intentions affichées des extra-terrestres, cette vulnérabilité est forcément source de stress. L’idée d’une relation entre l’évolution technique d’une civilisation et sa bienveillance suscite également de grands doutes depuis plus d’un siècle et l’histoire des rencontres entre civilisations très différentes sur notre monde n’incite pas à l’optimisme. La perspective de rencontrer des êtres obéissant à des logiques difficilement compréhensibles pour nous, à la manière d’animaux rencontrant des humains n’est pas non plus très rassurante.

L’idée de menace est donc inséparable de celle de rencontre avec des extra-terrestres et le rôle des stratégistes, à l’instar de la guerre nucléaire, est de prendre en compte cette possibilité, tout en espérant qu’elle ne se réalise jamais.

D’un point de vue opérationnel, cette hypothèse n’a de sens qu’en cas de rencontre avec une civilisation de type II ou III sur l’échelle de Kardashev. Une civilisation de type I, qui voyage et colonise son système stellaire (nous y sommes presque) est incapable de réaliser un voyage intergalactique. Des civilisations au-delà du niveau III, s’étendant sur des centaines de mondes, ne pourraient sans doute exister que par la maitrise de théories physiques qualifiées pour ]l’instant d’«exotiques» permettant de se déplacer plus vite que la lumière. On peut supposer dans ce dernier cas que des civilisations capables de voyager au-delà de la vitesse de la lumière directement ou indirectement par des «percées» dans l’espace seraient d’une telle supériorité technique que le combat des humains contre eux serait aussi vain que celui d’un nid de frelons chassé d’un chantier en construction. Il n’est pas du tout évident heureusement que de telles civilisations, qui auraient par ailleurs sans doute une signature énergétique repérable, existent réellement dans notre galaxie.

Dans ce cadre la seule hypothèse compatible avec les lois de la physique est celle du «grand voyage» de plusieurs siècles d’un ou plusieurs vaisseaux-mondes dotés d’écosystèmes autorégénératifs. C’est l’hypothèse retenue par Isaac Asimov à la fin de La conquête du savoir. C’est également celle décrite par Liu Cixin dans son roman Le problème à trois corps, avec une flotte lancée depuis le système d’Alpha du Centaure pour un voyage de quatre siècles. Cette expédition constituerait un investissement très important, même pour une civilisation très avancée, qui ne se justifierait sans doute que par un enjeu majeur. L’objectif peut-être scientifique, avec la volonté comme la Directive première de la Fédération des planètes unies dans la série Star Trek interdisant d’interférer dans la vie des civilisations primitives. Il serait probablement plus vaste et plus proche d’enjeux existentiels.

Cette flotte pourrait être précédée d’engins de reconnaissance non habités plus rapides car susceptibles de plus grandes accélérations et décélérations et destinés à explorer et renseigner la flotte principale sur notre monde. Ce serait peut-être alors l’origine du phénomène des OVNI, dont la discrétion serait alors le signe d’une volonté de camouflage d’un projet plus grand tout en constituant un risque peut-être peu rentable d’être décelé bien avant l’arrivée. Il en serait sans doute de même d’un bombardement préalable. Or, la question de l’alerte est fondamentale. Aurions-nous la possibilité de détecter précocement cette expédition et donc de nous préparer pendant des siècles, comme dans Le problème à trois corps ou saurions-nous nécessairement surpris? En l’état actuel de nos moyens et en imaginant qu’une expédition hostile prendrait également des précautions, c’est de très loin la seconde possibilité qui est la plus probable. Nous parviendrons probablement à détecter seulement la flotte extra-terrestre à son entrée dans le système solaire, à la manière des cités bordant l’océan Indien découvrant l’arrivée des vaisseaux chinois de l’amiral Zhang He puis quelques dizaines d’années plus tard des navires portugais, plus dangereux.

Contrairement à ce que l’on voit dans de nombreuses fictions, comme le film Independence Day de Roland Emmerich, la nécessaire décélération de la flotte extra-terrestre nous accorderait quelques mois et peut-être même quelques années de préparation.

On tentera alors à ce moment-là d’établir une relation diplomatique avec les étrangers, sans doute par l’intermédiaire des Nations-Unies, peut-être par des initiatives séparées, au moins pour essayer d’éclaircir les intentions de nouveaux venus, sans garantie aucune. Dans tous les cas de figure, il y aura une préparation militaire. Elle sera peut-être unifiée si la menace est évidente, elle sera peut-être fragmentée si certains États ou groupes estiment préférable de ne pas provoquer une force supérieure ou de s’y soumettre, à l’instar des cités grecques divisées face à l’invasion perse au V siècle av. J.-C, des royaumes africains négriers du golfe de guinée ou des peuples indiens venant renforcer la petite expédition d’Hernán Cortés en 1519. Il faudra compter sans doute avec un «parti extra-terrestre» sur Terre, avantage supplémentaire pour lui, et source de problèmes internes peut-être même de guerre civile se superimposant à la guerre contre les extra-terrestres.

Cette confrontation, si elle devait avoir lieu, aurait une forme clairement asymétrique avec les humains dans le rôle du plus faible au moins techniquement. Cela ne veut pas dire sans espoir. L’histoire de ce type de conflit depuis 70 ans tend même à montrer que ce n’est pas forcément le camp le plus puissant qui l’emporte.

Le combat sera mené sur quatre espaces différents : l’espace profond, l’orbite terrestre, la surface de la Terre et le monde souterrain. Dans l’espace profond, à l’approche de la Terre, il est toujours possible de tenter de frapper les grands vaisseaux ennemis à l’aide de projectiles quelconques, pas forcément très sophistiqués du moment qu’ils ont une masse, une grande vitesse et sans doute aussi une manœuvrabilité. Sans effet de souffle dans le vide spatial, le mode d’agression le plus simple et le plus efficace est la percussion. On pourrait donc essayer d’attaquer l’ennemi avec un essaim de robots-kamikazes, sans forcément beaucoup d’espoir de succès, une flotte interstellaire ayant sans doute à sa disposition de quoi faire face à des objets spatiaux dangereux.

La flotte extra-terrestre sera ensuite en orbite elliptique dans le système solaire, ou installée autour de bases secondaires, Lune, grands astéroïdes ou points de Lagrange. Elle y sera sans doute inaccessible aux forces terriennes au moins dans un premier temps. Inversement, l’humanité survivante sera presque obligatoirement installée dans des souterrains où elle pourra espérer résister aux coups et maintenir une capacité de production. Entre les deux, les forces se battront surtout pour la domination du sol et du ciel.

Nous pouvons en premier lieu être protégés par la différence de milieu. Il n’est évident qu’une civilisation devenue nomade et vivant dans des écosystèmes confinés soit forcément à l’aise pour pénétrer et évoluer dans un monde à plus forte gravité et écosystèmes sans doute plus complexes. Si l’échange épidémiologique entre Indiens d’Amérique et envahisseurs a été en grande partie fatal aux premiers, c’est aussi la crainte des maladies tropicales qui a longtemps protégé l’Afrique subsaharienne des invasions. Dans La guerre des mondes, Wells s’est probablement inspiré du désastre de la première expédition coloniale française à Madagascar ravagée par la maladie trois ans plus tôt.

Il y a également une question de masse. Envahir et contrôler 510 millions de km2 peuplés de 7,5 milliards d’êtres humains nécessite une présence peut-être au-delà des capacités d’une expédition nomade et sans doute au fonctionnement un peu malthusien et protecteur. Les expéditions militaires occidentales du début du XXe siècle sont conduites par des petites armées où la mort de quelques soldats est vécue comme une défaite. Peut-être en sera-t-il de même pour ces envahisseurs puissants, mais peu nombreux et réticents au risque.

La guerre devrait alors prendre la forme d’un siège d’une violence graduée selon l’intention des envahisseurs. Ils peuvent chercher la destruction totale de l’humanité ou sa soumission, ce qui dans ce dernier cas nécessiterait un dialogue, peut-être par le biais de groupes «collaborateurs». Dans tous les cas, il faut s’attendre à une campagne de bombardement aérospatial avec emploi d’armes de destruction massive. Cette campagne de frappes pourrait être combinée avec des opérations au sol menées par des troupes réduites, sans doute fortement robotisées et peut-être en liaison avec des partisans terrestres.

Face à cela, il est peu probable que l’ennemi présentera une vulnérabilité stratégique qui permettrait à un groupe de héros de le vaincre d’un seul coup. C’est un procédé très utile cinématographiquement, mais historiquement pour le moins assez rare. Pour les Terriens, la guerre sera forcément une guérilla sur plusieurs dizaines d’années, avec l’espoir au pire de lasser l’envahisseur et l’amener à négocier, au mieux de le détruire.

La résistance au sol aura pour objet d’empêcher à tout prix l’ennemi de contrôler la surface du globe et si possible de lui infliger des pertes douloureuses. Dans le même temps, il faudra lui disputer la maitrise du ciel et de l’orbite terrestre, un espace de bataille clé dont la possession permet de se protéger des attaques de l’autre. Ce n’est qu’ensuite qu’il sera peut-être possible de partir à l’attaque des vaisseaux-monde, le centre de gravité de l’adversaire, un défi considérable, car il suppose de préparer de grands assauts spatiaux en toute discrétion. Tout cela peut prendre des siècles.

En résumé, se préparer à une invasion extra-terrestre n’est pas très différent de se préparer à une catastrophe naturelle majeure, comme l’arrivée d’un astéroïde géant ou l’explosion d’un super-volcan, ou à une guerre nucléaire généralisée. Encore faut-il le faire, ce qui suppose des efforts d’autant plus difficiles que la menace est invisible et peu probable. Nous nous retrouvons sensiblement dans la position de l’Empire aztèque face à la perspective de l’arrivée d’étrangers puissants et dangereux depuis l’autre bout du monde, hypothèse jugée farfelue jusqu’en 1519.

Frank D. Drake, Is anyone out there? : the scientific search for extraterrestrial intelligence, Delta Book/Dell Pub, 1994.

Sur la classification de Kardashev et ses conséquences stratégiques, voir Travis S. Taylor et Bob Boan, An Introduction to Planetary Defense, Brown Walker Press, 2016.


11 commentaires:

  1. Mon Colonel,
    Merci pour cet article original. Cependant, il y a une difficulté à se "préparer" à une telle invasion: on n'a jamais vu une telle menace. Alors que des chutes d'astéroïdes ont déjà eu lieu, de même que des éruptions de super-volcans, il n'y a aucune trace de civilisation extra-terrestre qui nous soit encore parvenu, au point de se demander si nous sommes les seuls êtres "sentients" de l'univers. L'autre problème est que pour se préparer, il faudrait connaitre son ennemi. Or nous n'en savons rien: par exemple quelles armes emploit-il, comment se déplace-t-il dans l'espace, quel est son nombre, etc. ? Or une armée n'est efficace que parce qu'elle a été pensée pour agir contre une autre armée, qu'elle dispose d'une doctrine, de moyens et d'entrainements adaptés. On peut envisager des réponses assez adaptées face aux menaces naturelles rarissimes précédemment évoquées, mais il est très difficile de se préparer face à un ennemi dont on ne sait rien (même pas son existence). Or les ressources sont limitées, et des menaces bien plus grandes sont nettement plus proches. Difficile de trouver des ressources dans un tel contexte, et plus encore de les justifier. Clairement, la surprise sera au premier qui trouve l'autre. Là l'exploration spatiale prendrait tout son sens, sachant que nous pourrions finir par être les envahisseurs, comme l'a imaginé James Cameron dans "Avatar".
    Respectueusement.

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  2. Une vision intéressante de ce sujet est proposé par la BD 'Renaissance', qui montre une intervention d'une fédération ET sur la Terre pour sauver la planète d'une éco-destruction. Clin d'oeil appuyé aux interventions de l'ONU, situation originale à l'aune de ce que propose la SF sur ce sujet.
    https://www.planetebd.com/bd/dargaud/renaissance/les-deracines/36972.html

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  3. Bonjour Monsieur le colonel.
    Intéressant article, comme toujours. Il ne prend pas en compte l'hypothèse que pour les "envahisseurs" nous ne soyons qu'une vague nuisance, les formes de vie terrestres étant simplment à éliminer sans distinction. Je pense ici au roman "Génocides" de Thomas Disch, dans lequel la Terre est envahie par des machines agricoles qui commencent par faire place nette par le feu. Dans ce roman, les humains n'utilisent pas d'armes nucléaires, ni de missiles, mais leur résistance par des moyens conventionnels, avions de chasse ,etc. est simplement balayée par des robots en même temps que les autres animaux, tout comme un agriculteur détruit indistinctement les végétaux, insectes et petits mammifères et oiseaux, sans y prêter attention, une fois décidé qu'un champ a besoin d'être traité puis labouré. La forme végétale semée par les envahisseurs s'enracine directement dans les couches profondes de l'écorce terrestre, n'a donc pas besoin de substrat organique et nécessite seulement la destruction de l'essentiel de la concurrence et des parasites indigènes. Parmi ceux-ci, ne subsistent rapidement que les rats et les humains, vivant à l'intérieur des racines creuses gigantesques de la culture extra-terrestre qui devient leur seule source de nourriture, déclenchant occasionnellement des traitements des robots autonomes en charge du champ quand ceux-ci détectent des dommages. A la fin, il n'y a que deux survivants qui remontent à la surface une fois la récolte effectuée alors que la végétation terrestre survivante commencent à repousser. Le roman se clot sur l'annonce d'une nouvelle saison de culture à laquelle rien de terrestre ne survivra probablement.
    Je trouve ce roman, plutôt centré sur les rapports humains entre survivants, très intéressant, en celà qu'il suppose que nous n'avons rien de remarquable, que notre civilisation ne nous rend pas plus caractéristiques que des termites ou des fourmis, les envahissurs étant des robots ayant une mission simple et n'évaluant ce qu'ils rencontrent que selon le critère d'obstacle à la réalisation de leur mission agricole. De fait, nous ne saurons d'eux que ce que les personnages en perçoivent.

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  4. Merci pour la multiplications d'angles de pensée que vous nous offrez.

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  5. Il s'agit d'une thématique très intéressante, merci d'avoir partagé vos réflexions sur le sujet.

    Comme vous l'avez évoqué, la disproportion technologique serait vraisemblablement trop écrasante pour envisager une riposte efficace, hormis dans quelques scénarios "cinématographiques".

    Les quelques réflexions que j'ai sur le sujet est tout d'abord qu'il est peu probable de croiser une entité biologique similaire à nous (quelque soit le nombre de jambes/bras/tentacules). Étant donné l'élongation temporelle, le temps nécessaire aux voyages spatiaux (à des niveaux d'énergie "raisonnables") et la dureté du milieu spatial, il me semble plus vraisemblable de tabler sur une rencontre avec une civilisation "mécanique". Si on table sur des machines auto-replicantes mécaniques (https://fr.wikipedia.org/wiki/Machine_autor%C3%A9plicative), qui peuvent vivre en espace lointain et avec des faibles niveaux d'énergie, alors la "zone habitable" pour une telle civilisation serait beaucoup plus grande que pour une civilisation biologique. Pour une vitesse de propagation de l'ordre de 1% de la vitesse de la lumière (indicative mais probablement accessible), notre Galaxie pourrait être colonisée par une telle civilisation en environ 10 millions d'années. Cela parait beaucoup à notre niveau, mais pour des machines pouvant potentiellement passer des années (siècles/millénaires?) en standby, c'est probablement envisageable.

    Les moyens disponibles pour une invasion extraterrestre semblent de même très difficilement entravables. Il devrait être possible, pour une civilisation disposant de moyens de locomotion spatiale, de puissance de calcul nécessaire et surtout de temps, de dévier des astéroïdes lointains sur des trajectoires de collision à de relativement faibles coûts. De même, on pourrait imaginer une invasion à base de nanomachines, contre lesquelles nous serions absolument démunis même dans un avenir assez lointain. Il doit y avoir encore beaucoup de modes d'action dont on ne saurait rien avant d'y avoir été confrontés!

    Ainsi, si l'exercice intellectuel de préparation est très intéressant, il me semble qu'au mieux nous serions démunis dans la cadre d'une rencontre hostile , au moins à notre stade de développement technologique actuel et futur prévisible. Ce cas de figure pourrait cependant illustrer (entre autres) la nécessité de développer nos capacités technologiques (nanotechnologie/IA/Quantique/fusion/biotechnologies/spatial) au mieux.

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  6. faire face à une invasion extra terrestre serait une super nouvelle. Cela signifie potentiellement que les espèces terriennes pourraient survivre à la destruction du système solaire.

    Après on voit cela comme on veut, compte tenu du coût du voyage et de la petitesse de la cible quel serait l'intérêt de détruire ce qui est présent sur la terre ? Mieux vaut l'exploiter... et le coloniser.

    Après la vision Etats Unienne ou xenophobéo-européenne prend cela pour une invasion soit. Mais qu'elle belle invasion alors. La promesse d'un futur.

    Par contre pour les armes pour se battre dans le vide.... faudra les mettre au point.

    Personnellement si je devais envahir une planète je me ferai passer pour un astéroide ou un comète en signe de reconnaissance puis je jugerai du potentiel.

    Si je peux envahir la terre alors toute la galaxy et tout l'univers son à ma portée. Pas besoin de perdre son temps à faire la guerre contre des nains humains.

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    1. Les armes à feu peuvent fonctionner dans le vide. D'autres fonctionnent sous l'eau déjà. Certains états pensent en équiper leurs satellites pour les défendre ou créer des satellites tueurs. Rien qu'une minimi peut faire des dégâts.

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    2. Superbe idée ou comment satelliser des milliers de débris d'un seul coup d'un seul.

      Comment gérez vous le poids des munitions ? Dans l'espace chaque gramme compte.

      Comment gerez vous la stabilité du système dans le vide et le recul..?

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  7. Une invasion extraterrestre nous ramènerait à la place des indiens d'Amérique face à Christophe Colomb. Selon l'envahisseur, deux possibilités : soit il est hostile soit il est amical.
    Plus grand monde ne nie l'existence et les visites des OVNIs dont certains sont probablement les sondes ou drones de l'espace pour nous épier ou voir ce qu'il se passe. Les autorités en ont officiellement répertoriées sérieusement en remarquant qu'ils apparaissaient surtout lors des essais nucléaires à l'air libre ou sous l'eau. Depuis que ces essais ont cessé, on en voit bien moins. Mais il reste indéniable que nous sommes probablement espionnés et vu le caractère des humains probablement tenus à l'écart, en quarantaine en attendant que nous évoluions vers plus de sagesse.
    Le cinéma a largement évoqué toutes les possibilités ou presque. Mais de toutes façons, quand nous observons les constructions antiques dans le monde (pyramides, villes aztèques) où l'on voit des ouvrages sur le même schéma avec la même précision de construction extraordinaire, il est indéniable que nous avons été déjà visités par le passé et aidés. Des archéologues ont même trouvé en Inde, sous plusieurs mètres de terre des traces de vitrification ponctuelle de roches, près de squelettes humains, ayant nécessité des armes nucléaires ou à énergie alors que les autochtones en étaient à l'âge de pierre. La terre recèle des mystères qui évoquent des interventions extraterrestres sans aucun doute. Et notre planète est si belle et si agréable et équilibrée qu'elle ne peut que susciter des convoitises ou au mieux la curiosité.

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  8. Mon Colonel,

    J'avoue avoir lu avec le plus grand intérêt votre article ! Cadré, pertinent, pragmatique, il soulève la question de l'intérêt stratégique d'au moins se poser la question, de façon dépassionnée et sans entrer dans le débat du fait avéré ou pas de contact/ visite de civilisations exogènes.

    Nous serions ravis et honorés de pouvoir discuter de ce sujet de vive voix dans le cadre d'une émission et/ou d'une ITW.

    Bien cordialement,

    Pascal Fechner
    Président Maybe Planet
    Rédacteur en Chef Adjoint "OVNIS, Science & Histoire"
    hellopascal@maybeplanet.com
    Chaine YouTube : Maybe Planet

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  9. Bonsoir,
    Nous connaissons qu'une seule civilisation "évoluée", la notre. Or l'hypothèse de civilisations plus évoluées peut être faite mais doit être relativisé. En effet, il est symptomatique que nous n'ayons pas repéré d'émission radioélectrique de ces civilisations. Par exemple, les notres sont repérables dans une sphère de près de 100 années lumières, et de plus en plus puissantes au cours du temps. Or nous ne détectons rien. 100 ans, c'est une durée courte pour l'univers, mais longue pour notre civilisation. Une hypothèse a été émise par certains auteurs est que la durée de vie d'une civilisation avancée est courte compte tenu des connaissances que nous avons de la notre. En effet l'Homme (espèce) tends à occuper tout l'espace disponible au dépends des autres espèces (il n'y a qu'une seule espèce d'homme actuellement) et souvent pratique le "cannibalisme" intra espèce. Dans ce contexte la probabilité que, au cours du temps, l'espèce humaine fasse un harakiri nucléaire est forte au regard de l'échelle de temps astronomique. En ce cas, la période de détectabilité d'une civilisation avancée éphémère est très courte et peut être représentée par une mince couche d'ondes radio suivi d'un flash de rayons gamma. (modèle "de la coquille de l'oeuf" en extension continue)

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