samedi 8 juin 2013

Enrichissons-nous de nos mutuelles ressemblances

Modifié le 10 juin

En 2012, l’université de Cambridge publiait une étude analysant les rapports entre les PDG et les conseils d’administration des 250 plus entreprises françaises, de 1994 à 2001, en fonction de leur appartenance ou non à une grande école (ici). Mystérieusement, cette étude n’a pas eu beaucoup d’échos en France alors que les résultats sont pourtant des plus intéressants.

L’auteur constatait d’abord que plus de 50 % des PDG sont issus de Polytechnique (29,32 %) et de l’ENA  (21,95 %). Près de 20 % sont par ailleurs aussi issus de l’Inspection des finances ou des Mines. Par ailleurs, pour des conseils d’administration de 11,4 membres en moyenne, 3,5 viennent de ces deux seules écoles.

Les résultats sont sans appels :

. En prenant comme critère la cotation en bourse sur deux ans, les entreprises dirigées par des Enarques ou des X ont, sur 2 ans, ont un résultat moyen inférieur de plus de 7 % par rapport à celles qui ne le sont pas.

. Paradoxalement, le taux de remplacement forcé des PDG non issus des Grandes écoles est assez nettement plus important que celui des PDG X ou Enarques (3,3 % par semestre contre 2,8). Autrement dit, les conseils d’administration français sont plus indulgents avec l’incompétence des X et Enarques qu'avec celle des autres. Sans surprise, cette indulgence est d’autant plus importante que les liens sont proches (lorsqu’il y a un PDG et au moins un membre du CA issus du même corps).

. Qui plus est, lorsqu’un PDG est remercié, s’il est X ou Enarque il aura 22,39 % de chances de trouver un poste encore supérieur contre 8,33 % pour les autres.

. Ajoutons enfin cet autre paradoxe qu’à la tête d’une entreprise privée française, les PDG anciens hauts fonctionnaires sont deux fois mieux payés que ceux qui ont fait leur carrière dans le privé. Ils toucheront 2,5 fois plus de bonus et beaucoup plus de stocks-options.

Pour comprendre ce phénomène, l’auteur de l'étude, Bang Dang Nguyen, parle d’ « effet petit monde », qui ressemble beaucoup au processus de circulation des élites décrit par Vilfredo Pareto ou Arnold Toynbee :

. Un petit groupe s’insinue dans les sphères du pouvoir, c’est-à-dire en France, les cabinets ministériels puis les conseils d’administration des grandes sociétés (avec une grande vague d’ « émigration » pendant la séquence nationalisations-privatisations des années 1980).

. Une certaines masse critique atteinte (un millier d’individus), ce complexe économico-administratif s’auto-entretient au sommet et tend à devenir héréditaire à sa base. Le « bassin de recrutement » tend donc à se rétrécir socialement (le pourcentage de boursiers de X est deux fois inférieur à celui des écoles d’ingénieurs, 88 % des parents des étudiants de l’ENA sont de milieux aisés) et même géographiquement (l’écrasante majorité des élèves de Polytechnique est issue de 5 lycées de Versailles et des 3e, 5e arrondissements de Paris).

. Plus cette élite se resserre et se ressemble et moins elle est créative, donc performante dans un monde où l’innovation est essentielle (ici).

Cette déconnexion croissante et ce rendement décroissant finiront par se voir. L’aristocratisation débouchera alors sur une contestation, d’abord silencieuse comme celle des actionnaires étrangers qui, peu sensibles au prestige des grandes écoles, ont fait que 28 % des PDG du CAC 40 ne sont plus français, et puis ensuite plus agressive si rien ne change pour que tout change.

17 commentaires:

  1. Hé bien tout à fait logiquement ; on peut remonter jusqu'à l'empire romain et les lois saliques mérovingiennes qui en découlent, l'Ancien régime, et la suite ; la société française s'est construite sur un ordre de possession et de direction exclusivement masculin, l'État secrétant toujours ses propres viviers endogamiques de dirigeants, de la terre et ses hommes à l'entreprise et ses salariés ou à la fonction publique et ses chômeurs (c'est un peu rude comme raccourci, mais bon).

    Se rapprocher du pouvoir, c'est d'abord choisir d'appliquer son modèle, en en adoptant les codes, en miroir (l'habit faisant le moine, le coq se parant es plumes du paon, etc.).

    Finalement, quel que soit l'ordre établi en France, le tropisme d'un pouvoir et d'une loi exclusivement masculins ne s'avouent jamais vaincus.

    Dans ma petite lorgnette personnelle - et pas si hors sujet que cela -, je me souviens de ma stupéfaction incrédule, prise comme un coup, à l'annonce de la composition de la Cour de Justice de la République dans l'affaire du sang contaminé : des hommes, rien que des hommes, uniquement des hommes. Non, la justice ne pouvait pas être tordue et utilisée comme cela ; il n'y avait là ni fraternité, ni équité, mais un entre-soi si pratique, niant la dimension humaine duale de ce drame, niant notre existence, notre droit à réfléchir et à juger, non pas les uns contre les autres, mais ensemble.

    Une autre réalité horriblement provocatrice serait de reconnaître enfin, en parallèle, que la parité (ce mot si vide et creux) dans l'exercice du pouvoir est aussi incompatible avec les principes de la franc-maçonnerie. En politique, en cabinet ministériel, en administration centrale, comme en entreprise.

    Pour continuer jusqu'au bout de la provocation, je me demande même si l'anticléricalisme français n'a pas été, finalement, vu sous cet angle, l'aboutissement logique d'une lutte masculine à mort entre les deux pouvoirs exclusivement masculins dominants de l'époque. (en passant, je maintiens : le Vatican manque de femmes ; c'est une explication à son déclin).

    Au final et pour revenir à l'entreprise, on ne parle ici que des 250 grandes. La petite entreprise, l'esprit d'entreprise, quel que soit son secteur ou sa forme (par exemple au sein de l'administration, au hasard), n'existe pas dans le logiciel mental de l'État. Ou plutôt si : mais c'est un bug.


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    1. Voici la modeste contribution d'un enseignant chercheur qui, par plaisir, assure la préparation de mathématiques (colles MP) en math spé depuis vingt ans, en particulier des élèves préparant l'X et les 3 ENS puisque le concours est (presque) commun aux 4 écoles.
      Précisons que ma prépa est située en Province et que je milite à mon niveau pour maintenir les élèves les plus forts dans cette prépa lorsque l'envie de partir à Louis Le Grand, H4 ou Sainte Geneviève devient très forte...
      Ces trois lycées fournissent à eux seuls la grande majorité des admissibles et admis aux 4 écoles, c'est indéniable, mais les lycéens sont en fait drainés et récoltés de façon uniforme sur le territoire français à la sortie du Bac : les bons élèves sont partout jusqu'au Bac. Après , effectivement, les choses se compliquent !
      Les Bac S mentions TB, parfois lauréats du concours général se retrouvent (presque tous) à LLG, H4 et Ginette; c'est indéniable.
      Regardons maintenant les élèves inscrits aux 4 concours :
      Qu'ils soient issus des 4 lycées parisiens ou des prépas de province, le constat est le même : ILS SONT TOUS TRES TRES FORTS !
      véritablement forts pour passer avec succès les épreuves écrites de maths, physiques, chimie, informatique, français, langues, sport : chaque épreuve est un obstacle monumental de difficulté, les enseignants eux-mêmes peuvent se faire coller sur ces épreuves (en général, on ne dit jamais cela, mais c'est la stricte vérité) Faites passer les épreuves de l'X ENS aux enseignants assurant les prépas et vous aurez de belles surprises, y-compris chez les prépas Parisiennes...
      Bref, il faut garder à l'esprit les éléments suivants :
      On ne rentre pas à l'X-ENS par hasard, par piston, par cooptation, par connivence, par connaissance, par le compte en banque de papa ou maman, mais uniquement par sa capacité à résoudre une série de problèmes variés de niveaux très élevés, en un temps limité.
      Après cela, on peut bien entendu regarder l'origine sociologique des entrants à l'X ou l'ENS, elle est connue, mais il ne faut pas en tirer des conclusions biaisées : Est à l'X ou l'ENS celle ou celui qui possède des qualités exceptionnelles d'analyse sur des domaines larges.
      A la sortie, les choses sont différentes, les X peuvent tout-à-fait échouer ou contre performer en tant que CEO d'un grand groupe industriel.
      L'alchimie de la réussite est subtile , elle tient à l'aléatoire, à la sagacité, au fait de sentir les évolutions d'un marché. Les X sont soumis aux mêmes turbulences que les non -X et leur esprit d'analyse exceptionnel peut s'avérer totalement inadapté à un contexte. La rationalité des X n'est pas un gage d'acuité systématique !
      Les effets réseaux, l'entre-soi, l'esprit de corps sont indiscutables et peuvent entrainer des injustices, des viscosités dans le déroulement de carrière des non X ou des non ENS.
      C'est une réalité bien connue, il n'en reste pas moins que ce concours et cette école demeure un outil efficace pour détecter des talents analytiques de tout premier ordre, et c'est un NON X qui le dit !!

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    2. A mon sens le problème n'est pas vraiment le niveau de ces grandes écoles mais plutot le fait qu'elles entretiennent des liens privilégiés avec le pouvoir.

      Liens qui biaisent la mise en concurrence de leur diplômes avec les "autres"..

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    3. Pour répondre à l'anonyme du 13 juin 2013 01:09...

      Si en effet à ma connaissance on a jamais entendu parler de passe-droits/dessous-de-table/corruption pour entrer à l'X...
      Si en effet il y a toujours des individualités très brillantes qui y arrivent...
      Il n'en reste pas moins que même à l'X il y a un ventre mou de personnes nettement moins brillantes et une sélection qui se biaise bien avant et certains sont beaucoup mieux préparés.

      Les fameux lycées parisiens préparent les élèves dès la seconde, versant allègrement dans le hors-programme, ont des professeurs sélectionnés... loin des conditions du lycée lambda de province voire de banlieue. Une famille opulente vous permettra d'étudier dans des conditions optimales, de fréquenter les boîtes à bac et autres soutiens scolaires. Des parents enseignants pourront suivre directement leur enfant...

      Soyons clair, tout ceci n'affecte pas les extrêmes: les "génies" arriveront toujours à passer, les cancres seront toujours recaler, mais pour ce qui est du ventre mou, un "moyen -" dans ces bonnes conditions pourra dépasser un "moyen +" qui ne bénéficie d'aucun de ces avantages.

      J'avais récemment un supérieur polytechnicien qui fêtait l'admission de son fils. Sachant qu'une promotion de l'X représente une part infime d'une classe d'âge quelle est la probabilité d'un tel évènement? Pourtant le cas est assez courant. Sauf à avoir une foi aveugle dans la génétique, on ne peut se penser que tout le monde ne part pas sur la même ligne, que certains courent sans chaussures et que beaucoup ne savent même pas que la course existe.

      Et là nous ne parlons que de l'équité du processus de sélection.
      Il faudrait ensuite se poser la question de savoir si les compétences en mathématiques sont essentielles pour les postes de direction que se réservent les X...
      Il faudrait évoquer l'opportunité d'inculquer à des jeunes de 20ans qu'ils sont et demeureront l'élite pour le reste de leur vie et qu'à ce titre ils bénéficieront du gîte et du couvert quels que soient leurs résultats...

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  2. L’étude de nos camarades anglois de Cambridge est excellente… et sans appel sur la consanguinité qui règne dans les conseils d’administrations des grands groupes du CAC40.
    Pour élargir la focale et savoir comment précisément nos ‘élites’ participent de ce monde désincarné où le véritable pouvoir bascule des états-nations vers les grands groupes privés globalisés, on lira avec intérêt un ouvrage universitaire (donc un peu aride) : la finance imaginaire de Geoffrey Geuens aux éditions Aden. Ce véritable Who’s Who à l’échelle planétaire, perse le brouillard de guerre idéologique de la doxa dominante pour présenter les véritables gagnants. Tout simplement.
    Alors, pilule bleue ou pilule rouge ?

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  3. J'ADORE vos billets, à les lire on se sent moins seul. En France donc une petite "Elite" monopolise le pouvoir économique et politique. Cette nouvelle "Noblesse"qui par ailleur fricotte avec un monde mediatico artistique obéissant aux même régles( fils et filles de, exercant et reussissant dans la profession des parents, "alliances matrimoniales" entre politico economique et mediatico artistique.) s'emplois depuis plus de 30 ans à détruire la cohésion culturelle du Peuple français en encourageant une immigration massive d'origine non européenne.
    Conséquence plus de Peuple mais des "peuples" aux appartenances ethnico-religieuses multiples que tout sépare sauf le cadre géographique ( la FRANCE). et comment fait on pour faire vivres tous ces gents en bonne harmonie et intelligence? facile, Le SOCIALISME. Et voila la boucle et bouclée car ce que vous avez oublié de dire c'est que 80% de notre "Elite" est SOCIALISTE voir plus rouge encore.

    Ce billet est un mouvement d'humeur ne reposant sur aucune analyse socilogique ou scientifique ne serai ce le ressenti de son auteur.

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    1. Hé bien votre dernier paragraphe a le mérite d'être factuel.

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    2. 80% des patrons de grandes entreprises sont socialistes?
      Vous délirez mon vieux.
      Il y a des fonctionnements sur lesquels les deux bords se retrouvent très bien.

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    3. revoir ortograffe

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  4. Bonjour, le paragraphe d'introduction avec le résumé des données me semble un peu confus:
    - 60% = 29% + 22% ?
    - les 20% inspection de finances / Mines se situent dans ou hors du groupe X / ENA ?
    - la proportion d'énarque et d'X dans les CA est finalement assez faible (30%) dans un milieu où ils représentent 60% des dirigeants
    - enfin le ration par rapport à la classe d'âge est un peu artificiel (tout le monde n'est tout de même pas formé pour ces postes)

    Article et sujet néanmoins passionnants, comme très souvent ici. Cordialement

    PS. Je n'ai pas réussi à télécharger le document pour voir l'original.

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    1. Merci pour ces remarques. J'ai modifié.

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  5. passionnante analyse mais à la lecture j'ai immédiatement fait un rapprochement cruel avec une autre organisation que je connais mieux que le monde de l'entreprise : l'Armée en général et la Gendarmerie en particulier . il suffit de remplacer X/ENA par Cyr et on arrive peu ou prou aux mêmes conclusions. au motif d'un recrutement très sélectif et d'une formation performante (ainsi que d'un age permettant certes une évolution de carrière jusqu'au sommet) , les officiers issus de Coet verront leur parcours boosté non seulement au départ mais aussi tout au long de leur carrière y compris au concours de l'école de guerre plus de 10 ans après leur sortie de l'école d'appli. leur origine quasi "divine" servant de meilleur viatique à une belle évolution que leurs qualités propres. il est à craindre que l'arrivée massive de jeunes officiers d'origine universitaire (je parle ici de la Gendarmerie) ne crée une situation de concurrence exacerbée et mal ressentie par ces derniers. Ceux ci pouvant s'estimer lésé à qualification et réussite égales par rapport à leurs frères d'armes d'origines "nobles"

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  6. Très bon papier. Lisez également le dernier livre de Peter Gumble "Elite Academy", qui après son passage comme prof et directeur à Science Po décortique ce phénomène tellement français et si unique (encore une exception française).
    Certes tous les éleves passant par les quelques prépas "mythiques" sont supremement intelligents et en effet très prometeurs, malheureusement on va les formater dans un seul moule et à la sortie l'on aura pas la moindre diversité dans le monde publique ou dans le monde de l'entreprise. Et ce manque de diversité est d'ailleurs sans doute l'une des plus grande difficultés de la France dans ce monde mondialisé, non seulement son "peuple" est assez hermétique à la mondialisation, compréhensible, mais son élite l'est tout autant voire encore plus par total manque d'hétérogénéité. Avec une élite identique comme c'est le cas depuis maintenant 40 à 50 ans, aucune évolution ou changement, que du contraire. Cela rappelle furieusement les conséquences des mariages consanguins sur certaines communautés très fermées qui finissent dans une forme de dégénérescence.

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  7. Très intéressant, tout simplement. Tout à fait d'accord avec l'anonyme du 14 juin 2013 de 9 heure 45 ; trop de formatage tue le génie.

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  8. Merci pour l'expliquation détaillé de l'analyse publier par la grande université Cambridge .



    séjour a marrakech

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  9. thanx for share .it's a rich article i think



    weekend marrakech

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  10. C'est une étude qui ne peut convaincre que ceux qui veulent l'être...

    Comment faire des statistiques sur des éléments aussi disparates que les entreprises ? Il y a d'énormes biais dans cette étude, qui sont simplement ceux du secteur d'activité de l'entreprise.

    Pour un X il y a deux voies d'accès à un poste de direction : via le privé, via le public. Pour les énarques, l'accès doit se faire principalement par le public (même si je crois que les départs de ceux qui veulent faire carrière dans le privé se font maintenant parfois plus tôt).

    Donc, les entreprises concernées sont avant tout celles qui étaient nationalisées. Et cela induit un certain nombre de spécificités sur leur secteur d'activité (donc leur taux de croissance), leur caractères stratégique (donc le niveau de rémunération).

    Une étude qui ne tient pas compte de cela ne prouve donc strictement rien, sauf pour ceux qui veulent se défouler sur les grandes écoles.

    Plus intéressant, en revanche, est de constater que les privatisations donnent lieu à augmentation de la rémunération des dirigeants...Il est utile de s'en souvenir, lorsqu'on lit par exemple une interview où ils expliquent à quelle point la privatisation était indispensable.

    Car il y a un milieu qui a intérêt à la privatisation, et à la perte de lien des entreprises avec leur territoire d'origine.
    J'imagine qu'un des arguments qui sera, tôt ou tard, utilisé par ce milieu, c'est que la privatisation et la perte de lien permet de nommer environ 30% de PDG non français, donc non issu de grande école (ou ce genre de fariboles).

    Et il y aura bien des gens, focalisés sur leur rancune anti-grande école, pour y applaudir...alors qu'une telle perte de contrôle de la collectivité sur ses entreprises revient surtout à se tirer une balle dans le pied.

    Enfin, d'un point de vue technique les grandes entreprises françaises et les structures comme le CEA ou L'INRIA (horreur : il y a plein de diplômés d'écoles d'ingénieurs dedans...) sont parmi les plus innovantes.

    Et le taux de boursier est élevé en ENSI (les écoles d'ingénieur les plus standard), et baisse quand on progresse dans la hiérarchie des écoles.
    Il y a un proverbe anglais qui le traduit : "the apple does not fall far from the tree" (la pomme ne tombe pas loin du pommier) ou son équivalent français : "tel père, tel fils".

    Comme quoi Bourdieu (ou Philippon) n'a rien inventé ; il s'est contenté de le présenter comme quelque chose de scandaleux, et dans un jargon marxiste.
    (quel crève-coeur est-ce toujours de croiser des militaires marxistes...)

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