mardi 24 juillet 2018

Lieutenant-colonel Benalla



Un commandant de Gendarmerie : « Qui êtes-vous ? »
Alexandre Benalla « Vous me manquez de respect »
en montrant son macaron portant le sigle de l’Élysée
et affirmant être en droit de diriger les opérations.


Il y a trois jours, alors que je venais d’apprendre que M. Alexandre Benalla était lieutenant-colonel de réserve spécialisée dans la Gendarmerie, je copiais Frédéric Gallois et et j'écrivais ceci sur Twitter 


A cette heure, à ma grande surprise, ce dernier message a été « apprécié » plus de 11 000 fois et reproduit plus de 6000 fois, ce qui témoignait d’une certaine sensibilité à la question mais aussi d’une grande méconnaissance. Il n'est donc pas inutile d'être plus clair.

Précisons tout de suite que ce tweet n’est pas un étalage héroïque, ma carrière n’ayant strictement rien de tel ni même rien d’exceptionnel. Si certains, gentiment, se sont dit impressionnés, cela témoigne surtout de la méconnaissance du métier militaire. Des tweets comme celui-ci, des milliers auraient pu les écrire et des centaines auraient pu en écrire des bien plus élogieux. Notons cependant que peu se sont lancés dans un concours de longueur…de tweet. C’est heureux car ce n’était, encore une fois, pas le but.

Ce message n’est évidemment qu’une boutade, un peu amère mais boutade quand même.  Contrairement à ce qu’ont pu croire certains commentateurs, visiblement dans le premier degré, en trente et un ans de service, j’ai appris à connaître les différents statuts militaires et notamment ceux des réservistes, même s’il faut bien l’avouer ce n’est pas forcément pas très clair pour tout le monde. 

Les réservistes sont indispensables aux armées car ces liens avec les ressources humaines du reste de la nation leur permettent de monter en puissance. Précisons que ces liens, par économie bien sûr, sont devenus hélas très tenus. Il existe deux types de réservistes opérationnels, c’est-à-dire susceptibles de venir renforcer des formations militaires existantes ou éventuellement d'en former de nouvelles. Les « niveaux 2 » rassemblent tous les militaires (sauf les officiers généraux, nous y reviendrons) qui ont quitté le service actif pendant les cinq années qui suivent ce départ. De fait, cette « RO 2 » n’est jamais sollicitée. J’appartiens à cette RO2 mais quand j'ai quitté l'armée de Terre personne ne m’a jamais demandé ma position et ne m'a dit où je pourrais bien être affecté.

Les « niveaux 1 », entre 25 000 et 30 000 dans les armées ou la gendarmerie, sont seuls réellement appelés…pour 1 à 2 % d’entre eux chaque jour. Au total, à l’instant T, il y a environ 400 à 500 réservistes en tenue militaire dans les rues de France ou plus exceptionnellement en opérations extérieures. Quand vous rencontrez un militaire en tenue, il y a donc un peu plus d’une chance sur mille pour qu’il s’agisse d’un réserviste opérationnel. Pour les Gendarmes, bien mieux organisés en la matière, il y a en environ 2000. C’est peu, très peu même mais c’est une autre question. 

Ces réservistes ont bien sûr un système de formation et un processus d’avancement spécifiques. Un certain nombre d’entre eux sont d’anciens militaires, ce qui est évidemment un plus puisqu’ils disposent déjà de compétences. Pour autant, pour des raisons qui m’ont toujours échappé, ceux-ci ne sont pas forcément privilégiés, sans doute pour ouvrir au maximum au reste de la société des postes en nombre limités. Je n’ai pas le droit moi-même d’appartenir à cette réserve opérationnelle n°1. Bien entendu, quand un réserviste est appelé à servir, il devient par définition actif et rien ne doit le distinguer d’un militaire d’active. Précisons que certains de ces réservistes, particulièrement méritants, peuvent, après leur radiation de service (limite d'âge ou blessure)  conserver à titre honorifique leur dernier grade et la possibilité de porter leur tenue militaire dans les cérémonies. On parle alors de réservistes honoraires (avec un (h) après le grade). 

Il existe ensuite les réservistes citoyens. Après des siècles d’Ancien régime, les Français aiment les grades, titres, diplômes de grandes écoles, que l’on puisse accoler à son nom. Pour ma part, j’aime bien le grade de colonel qui était le mien en fin de carrière, il me rappelle certains super-héros de mon enfance, mais je n’en fais étalage. Pour autant, on me demande régulièrement, quand je suis interviewé par exemple, d’en faire état car « c’est mieux », cela fait plus sérieux, etc.

La Réserve citoyenne est un moyen de distribuer à bon compte (cela n’induit aucune rémunération) des grades et faire plaisir à des individus, élus, journalistes, n’importe qui qui en fait la demande et qui veuille servir la France, sans vouloir ou pouvoir signer un contrat dans la RO1.

La réserve citoyenne est donc un grand club dont les membres n’ont aucune responsabilité, ne touchent aucune arme mais peuvent se voir confier des missions souvent très utiles d'étude ou de conseil. Ses membres ne sont pas en tenue sauf parfois dans la marine. Au bilan, c’est une politique plutôt intelligente, d’autant plus que ce n’est pas coûteux. Ajoutons que contrairement à ce qu’affirme le syndicat de police SCSI-CFDT dans un communiqué, non seulement les personnalités qui appartiennent à cette réserve citoyenne ne le cachent pas mais au contraire en font très largement et très justement état. Ils font partie du fameux « lien avec la nation » qui obsède tant les militaires, les seuls visiblement. Ajoutons que comme dans le cas de Jean-Vincent Placé, ce n’est pas parce qu’on demande à être réserviste citoyen que cette demande est agréée.

Il y a enfin les réservistes spécialistes, qui comme leur nom, sont des personnalités qui disposent de compétences rares (chirurgien, linguiste,  cyberdéfense, médias, etc.) utiles aux armées ou à la Gendarmerie. Les RS sont gradés selon leur niveau de compétence et selon les équivalences militaires (le grade d'un militaire s’il occupait le poste). Autant que je sache ils ne peuvent plus changer ensuite de grade. Précisons qu’ils n’ont par ailleurs aucune formation militaire sauf bien sûr s’ils ont été auparavant réservistes opérationnels ou éventuellement ancien militaire d'active. En tout cas, ce n’est pas lié au statut. Un réserviste spécialiste ne peut exercer de commandement et évidemment ne va pas être engagé au combat (ou dans une mission de maintien de l'ordre). Le RS est normalement en tenue lorsqu'il sert, mais j'ai connu des cas contraires.

Tout cela a une certaine cohérence mais n’est pas forcément très clair, y compris à l’intérieur de l’institution militaire, et c’est là que le bât blesse un petit peu. Le grand public n'y comprend rien et, même en interne, on ne voit pas forcément la différence entre un civil à qui ont a octroyé une charge d'officier, comme dans l'Ancien régime, et un militaire d'active qui aura attendu dix, vingt ou vingt-cinq ans avant d'atteindre le même grade, en admettant qu'il l'atteigne. Cela peut être gênant. Comment serait perçu une officier devenu par exemple Professeur des universités de classe exceptionnelle par équivalence ou Président de chambre ? Peut-être faudrait-il trouver d’autres appellations.

Maintenant, entendons-nous bien, dans l’immense majorité des cas, cette confusion (profusion) des grades ne pose pas de problèmes, surtout quand ces officiers de renfort apportent quelque chose. Bien entendu et nous revenons là à l’affaire qui nous concerne (mais le cas Benalla n’est pas le seul), c’est lorsque cette équivalence de grade est donnée sans qu’il y ait manifestement de compétence associée que cela choque.

Alexandre Benalla a été réserviste opérationnel dans la Gendarmerie mais visiblement le processus d’avancement était trop lent pour un « premier de cordée ». Son contrat d’engagement à servir dans la réserve (ESR) a donc été résilié au profit d’un contrat de spécialiste expert, et le brigadier est devenu d’un seul coup lieutenant-colonel (sans beaucoup de trace au Journal officiel semble-t-il) à l'insu du plein gré de la Gendarmerie qui apparemment n'était pas très chaude. On attend toujours de connaître la compétence rare à l’origine de ce changement miraculeux digne de la « start up nation » chère au Président de la République. Cette compétence était tellement rare que la Gendarmerie n’en aurait jamais eu besoin mais le grade reste et là, on y revient, cela fait un peu mal aux « besogneux » (entendu par des jeunes loups en plastique) qui ont longtemps servi la France pour le recevoir. 

En parlant de trou du cul, on se rappelle de Gérald Darmanin se vantant d’avoir obtenu le départ d’un chef d’état-major des armées, il y a un an. Après les armées l'an dernier, c’est la Police nationale et la Gendarmerie qui sont maintenant insultées par l’existence même du lieutenant-colonel Benalla. 

Colonel (retiré le 31/12/2014) Michel Goya

Merci à Thibaut Poirot

48 commentaires:

  1. Bonsoir.

    Pour être recruté comme tel, un réserviste spécialiste n’est tenu par aucune obligation militaire antérieure. Il lui faut des compétences.
    En service, il est en tenue.

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  2. Le tweet était excellent. Comme cet article.
    J'espère qu'il sera lu un peu plus que ce torrent boueux d'articles de presse rédigés à la va-vite où bien malin est celui qui arrivera à comprendre les statuts.

    Ajoutons que les réseaux sociaux étant devenu le café du commerce, et le service national militaire s'estompant dans les brumes du temps, les gens écrivent réellement n'importe quoi.
    Confusion totale entre réserve opérationnelle, réserve citoyenne, réserve opérationnelle spécialisée, voire même... honorariat.
    Croyant bien faire, histoire d'en rajouter une louche, certains vont jusqu'à insulter tous les réservistes et les traiter de moins que rien car seule l'armée active compte à leurs yeux.

    Les vrais militaires savent parfaitement tout ce que l'armée active doit à sa réserve.
    Depuis le début du XXe siècle (et même avant) jusqu'à nos jours.

    Reste que ce cas très particulier de nomination dans la réserve spécialisée irrite - même s'il est légal et dans une procédure régulière - quasiment tous les militaires.
    Ceci toutes armée et armes confondues, mais en particulier dans la Gendarmerie Nationale.
    L'expertise de l'intéressé, qui justifie donc sa nomination, s'exerce dans le domaine de... la protection.

    Nous aurions donc un déficit si criant en officiers supérieurs spécialiste en protection ou protection rapprochée qu'il nous faille recruter des réservistes opérationnels spécialisés?
    Admettons.

    En ce cas, si je me réfère au communique de la Direction Générale de la Gendarmerie Nationale, pourquoi donc cet expert, ce spécialiste dont notre Gendarmerie a tant besoin, a si peu été convoqué? Voire pas du tout convoqué, je le crains.

    C'est une double mais simple question.

    En espérant, bien entendu que cette nomination n'était pas faite juste pour ajouter une ligne à la carte de visite d'un futur super-héros... la cape de sous-préfet lui ayant (pour l'heure, vu son age) été refusée.

    Avec mon estime et ma sympathie aux militaires du rang, sous-officiers, officiers mariniers et officiers, de toutes origines, de tous recrutements, qui écoutant leur devoir signent pour servir; "Pour le succès des armes de la France".

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    1. Pour le "super-héros" en question, d'abord il moleste une femme (dont il loupe le balayage, Macron est bien protégé!) et ensuite son compagnon déjà mis à terre par les (vrais) CRS... Profitant également de l'usurpation d'un brassard de police qui fait hésiter à se défendre, sa carrure n'étant pas vraiment dissuasive...
      C'est vraiment l'Etat trou-du-cul s'essayant de manière directe au cassage de manif, comme un maître de forge le faisait avec les piquets de grève. Le ridicule en plus, cette fois, car la casse gratuite (il est utile de le préciser) dans les manifs semblant depuis quelques années assez bien organisée (consignes en ce sens?).

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    2. "...Pour ma part, j’aime bien le grade de colonel qui était le mien en fin de carrière, il me rappelle certains super-héros de mon enfance..."
      Le super-héros, pour moi c'est bien Michel GOYA et pas l'expert en protection rapprochée dont la Gendarmerie avait tant besoin qu'elle lui a fait un contrat sans jamais le convoquer.
      :-)

      Je reconnais que sur les balayages de rue, il pourrait mieux faire que ce que nous voyons en vidéo.
      Mais que voulez-vous, si chaque fois qu'il essaie de sortir du dojo pour s'entrainer dans les rues de Paris il écope d'une mise à pied doublée d'une mise en examen...
      Il y a de quoi décourager les experts en protection rapprochée les plus compétents de France.
      Il faut bien l'admettre... Non?

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    3. Les super-héros, il est vrai, ont en prime généralement une éthique eux... Je ne pense pas que Michel Goya en manque à le lire. Je ne pense pas non plus que ce type était assez solide pour se mettre entre un tireur et son protégé, comme ce fut le cas pour Reagan.

      Et les vrais professionnels, ils savent en premier lieu rester et autant que possible (accompagnant des personnalités) discrets. Cad, pour commencer, à la bonne distance.

      Se montrer en "bagagiste" (à plus de 7k€ mensuel) à l'avant du bus des bleus pour qu'il tienne la moyenne afin que l'équipe soit pour le 20h avec Macron, une bonne partie du pays devant sa télé et au mépris de ceux qui s'étaient déplacés, il vaut alors mieux avoir les couilles propres car on est certain d'être détronché!

      Celui qui voulait que ce clown mette en place un secret service français est décidément un manager sachant s'entourer.

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  3. Ne manquait à ce matamore de banlieue qu'une Légion d'Honneur, je suis sûr que son tour était prévu dans les 3 ans. Mon père, après 3 guerres et 4 citations au feu n'a jamais pu l'avoir, d'autres n'ont eu que le mérite de plaire.

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    1. Et certains, assurément de bon "goût", font l'éloge public de l'intérêt de lécher les bons culs:
      https://twitter.com/bringerpm/status/1021382344706600962

      Le "nouveau monde" pouvait bien critiquer l'ancien. Si le copinage a toujours existé, en arriver à ce que même un préfet s'en agace, pour ce coup c'est une vraie nouveauté!

      Bravo les mecs, on voit ou mène l'incroyable "melon" que la retraitée de l'organisation des voyages présidentiels comptait il y a quelques mois en guise d'avertissement sur cette fine équipe de baltringues: 40 ans d'expérience, elle ne s'était pas trompée.

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  4. Bravo et merci pour cet article. Malgré 37 ans d"armée, je n'avais qu'une vision partielle des réserves. Je salue par ailleurs l'action et le dévouement de nis camarades réservistes sans qui aujourd'hui, nous serions bien peine pour assurer nos nombreuses missions.

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  5. J'aimerais comprendre votre motivation profonde?
    Derriére ce faux scandale et cette pantalonnade pas bien grave, quelle est votre réelle intension?
    Vendre vos livres? Occuper l'espace médiatique? Faire le lit des populistes? Manipuler les armées et leur donner le faux espoir que quelqu'un les comprends?

    Mais que faites vous de la France et des salissures que vous jetter sur notre drapeau en diffusant des fake news et en hystérisant le débat?
    Que faites vous des nos armées qui sortent affaiblies à l'international, (quand on attaque frontalement le chef des armées, on attaque l'armée) dansun contexte international extermenet tendu.

    Pensez vous que vous convictions politiques vous donnent le droit d'utiliser votre passé et votre service aux seins de nos armées pour salir la République et manipuler les faibles d'esprit qui voient dans vos bravades un appel á la révolution?

    Piour moi vous trahissez notre pays et jetter à la poubelle vos années de service car aujourd hui vous faire partie des forces hostiles à la nation

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    1. Et la votre de motivation qu'elle est-elle ?
      A part celle d'un fervent Macroniste ou pire même, un encarté de la république en marche?
      Défendre les valeurs de la république c'est ce que j'ai fait pendant mes 27 ans de service et vous?

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    2. Je suppose qu'il s'agit d'une parodie sinon vous auriez signé de votre nom. En tant que parodie donc, elle est assez drôle.

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    3. Qui es tu pour critiquer le prétorien avec ton commentaire macrolâtre? Tu es ce qu'on appelle un SBAT chez nous, un Sierra Bravo Alpha Tango.....bref, un suce boule avale tout.....

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    4. Avec des fautes d'ortograff' pareillles, je penche plutôt pour un spam. Ou un débile léger.

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  6. @Anonyme: En parlant de motivation profonde, je ne comprends pas la votre. M. Goya nous explique comment fonctionne la réserve, ce qui est édifiant pour beaucoup, y compris moi. Qu'il en soit remercié. Et en parlant de salissure, je ne crois pas qu'elle viennent des mots, mais plutot des actes. Les manifestants mis à mal par M. Benalla n'étaient que des petits crétins lambda, jusqu'à ce qu'ils deviennent la victime d'un homme appartenant à une institution. La tâche sur l'armée et la nation, c'est le sang craché par le manifestant frappé par M. Benalla qui la fait, pas le discours rationnel de M. Goya (qui gagnerait d'ailleurs à s'épurer de l'évocation collo-rectale à la fin). Pour finir, il est bien normal d'utiliser son passé lorsqu'on contribue au discours dans la cité. Mille excuses, mais j'aurais plus d'attention pour la parole de qui a servi la France de longues années que pour celles d'une petite frappe sans honneur.

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    1. "l’évocation colo-rectale" n'est peut être pas d'une très grande élégance, en tout cas si elle dénote sur ce blog, elle n'en reste pas moins physiologiquement parfaitement adaptée aux individus cités, et dont la liste pourrait bien sûr être plus longue ...

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  7. L'anonyme du 26 juillet 2018 à 08.02 est sans doute un collaborateur et pas seulement de l'Elysée. Merci mon Colonel. Hidalgo.

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  8. Ce gens foutre a été viré, tant mieux..

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  9. Merci mon Colonel pour cet article, il m'a permis entre autre d'actualiser mes connaissances sur les réserves.
    Ne soyez pas dépité par cette promotion turbo de Benalla, vous au moins n'avez pas à vous justifier devant la Justice, l'IGPN, et deux commissions parlementaires !......

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  10. Merci mon Colonel pour cet article qui m'a éclairé sur les "réservistes spécialistes", catégorie dont j'ignorais jusqu'alors l'existence qui a été évoquée par le ministre d'État ministre de l'intérieur lors de sa première audition par la commission d'enquête de l'Assemblée nationale actuellement en cours et visible sur la chaîne LCP et sur le site l'assemblée nationale.
    Pour être tout à fait complet sur le sujet "les différents statuts militaires et notamment ceux des réservistes" il eut été opportun de mentionner le statut d'officier honoraire, accordé à certains officiers au-delà de la limite d’âge de leur grade dans la réserve, dont je fais partie.

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    1. Vous avez raison, c'est un oubli impardonnable. Je modifie mon texte.

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  11. Très surprenant qu'un "vieux" (selon vos propres termes) marsouin découvre l'envers du décor d'une armée qu'il a servi au plus haut niveau pendant 40 ans...Des troubadours qui deviennent du jour au lendemain officiers supèrieurs, ca ne date pas de ce septennat...Quand on les a cotoyé on ne peut plus les oublier !!

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    1. Ne soyez pas surpris, comme je l'indique le cas Benalla n'est pas le seul, j'ai des noms en tête moins flagrants au premier abord mais relevant aussi de l'imposture. Maintenant, s'il suffisait d'être d'active pour être toujours parfaitement compétent, cela se saurait aussi.

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    2. Il faut bien l'avouer, ce système de contrat de réserviste spécialiste qui permet de "bombarder" un civil dans formation militaire aucune à un grade supérieur (Lieutenant colonel en l'espèce) est souvent abusif ; mettre la personne sous statut militaire simplifie la gestion, et bien sûr flatte l'égo de l'intéressé... Donc tout le monde y gagne ? Pas sûr. Car cette disposition statutaire est injuste à la fois pour les officiers d'active et surtout les autres "vrais" officiers de réserve "normaux" qui les uns comme les autres doivent bien sûr gravir les grades un à un, passer par toutes les formations, dont certaines impliquent des concours sélectifs de haut niveau (Cf. les ORSEM, qui est le cours supérieur d'État major des officiers de réserve, diplôme obligatoire pour prétendre à un grade d'officier supérieur dans l'armée de terre, pour un réserviste).
      Cette distinction de statut est en plus parfaitement illisible pour le milieu civil mais aussi et surtout pour le milieu militaire lui même. Personne n'est capable de distinguer au sein même de l'institution un "vrai" réserviste opérationnel d'un "réserviste au recrutement de spécialiste" bombardé du jour au lendemain officier (supérieur...) et qui ne manque pas de commettre des gaffes, maladresses et bourdes. Toute société a ses codes, et le microcosme militaire encore plus... C'est donc inévitable. Et cela rejaillit évidemment immédiatement sur la crédibilité dans l'exercice du métier militaire des premiers, qui malgré loyauté, engagement et sérieux sont soupçonnés eux même par l'active d'être des "officiers en carton".

      Pardonnez moi mais le cas Benalla est loin d'être isolé. On pousse des cris d'offraie aujourd'hui mais j'en ai vu un certain nombre, des "officiers supérieurs en carton", qui mettent pour la première fois un treillis avec 4 ou 5 galons sur l'épaule et ne savent même pas lacer leur rangers, n'ont jamais touché un flingue et confondent allègrement service de la nation et l'intérêt personnel... Et dont la valeur ajoutée sur le métier militaire est évidemment proche de zéro... C'est aussi parfois une faveur octroyée à une jeune femme en l'échange d'une certaine "bienveillance", pour lui permettre sans grande implication dans l'institution d'arrondir ses fins de mois, y compris en OPEX (avec toutes les primes bien sûr, mais dans des postes sans risques physique, bien sûr...), sans avoir eu à subir Coëtquidan, l'École militaire, Saumur et autres lieux tellement inintéressants.... Pour ces individus qui sont bien sûr "au dessus de ça"....

      Avec l'affaire Benalla, c'est ce statut de "réserviste opérationnel spécialisé" qu'il faut remettre en cause. Et enfin s'avouer qu'un civil est un civil et qu'il y a dans les armées suffisamment de cadres (d'active et surtout de réserve) qui sont capable d'occuper ces postes "à haute valeur ajoutée" sans bénéficier de passe droits. Et si vraiment on ne trouve pas cette compétence prétendument si rare au sein des armées, alors pourquoi ne pas rémunérer ces personnes en tant que civils de la Défense ? Ca mettrait tout le monde à l'aise. Mais pour cela, il suffirait justement d'appliquer correctement une politique de gestion des ressources humaines notamment pour la réserve opérationnelle et assainir ainsi la fonction militaire.
      Si l'affaire Benalla pouvait aboutir à ça, tous ce battage n'aura pas été entièrement inutile.

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    3. Effectivement vous avez raison M Goya. Il faut éviter les généralisations grotesques, mais ce qui fait le distingo entre un officier d'opérette (qui doit ses galons uniquement à son entregent) et un officier de carrière c'est la volonté de s'élever par l'effort, le sens des responsabilités et probablement aussi un certain savoir etre. Ce sont des qualités qui ne s'acquièrent pas dans une holding internationale, dans un cabinet d'avocat international ou dans une chaire d'université qui constituent autant de viviers pour ces officiers d'opérette.

      Usule a aussi raison. La ressource existe en interne. La gendarmerie aurait pu parfaitement lancer une candidature en interne pour recruter un master 2 de moins de 26 ans afin de pouvoir un poste de colonel de gendarmerie. Le poste ne serait pas resté vacant.

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  12. Bien sur cela a l’air de se tenir mais, même si c’est regrettable, ce n’est qu’un épiphénomène parmi d’autres toujours fréquent de ces pistonnages que l’on retrouve quelque sot le parti au pouvoir.

    L’acharnement actuel des médias et des autres partis politiques cache surtout la médiocrité de leur annonce.

    D’un fait qui méritait d’être fortement dénoncé et merci au journal Le Monde, c’est passé à une quasi affaire d’état et la plus médiocre politique est à l’œuvre.

    Très énervant, n’auraient-ils rien d’autres à dire ?

    PGu

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    1. Les charmes de la Cinquième République. Depuis l’inversion du calendrier faisant dépendre l’élection des députés de la majorité de celle du président de la République, celui-ci non seulement dirige de fait l’action de l’exécutif, mais commande en plus son groupe parlementaire à l’Assemblée nationale. Si vous rajoutez à ses quasi pleins-pouvoirs le fait que le président de la République est irresponsable pénalement et qu’il peut faire quasiment ce que bon lui semble pendant cinq ans sans que les oppositions n’aient leur mot à dire, il devient compréhensible qu’elles en soient réduites à essayer de gonfler les vrais ou faux scandales (et celui du « Lieutenant-colonel » Benalla en est un vrai) pour simplement exister sur la scène politique.

      Indépendamment de sa couleur politique ou de sa personnalité, c’est l’absence de contre-pouvoirs vis-à-vis du locataire de l’Élysée qui devient mortifère pour nos institutions et notre contrat social.

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    2. Tous les avantages d'un régime présidentiel sans aucun des inconvénients (impossibilité de dissoudre la Chambre, autonomie du Parlement...) la Vème a été taillée sur mesure par et pour De Gaulle en réaction dirigiste à une IVè brouillonne empêtrée en Algérie. C'est la 1ère constitution énumérant donc limitant les pouvoirs du Parlement et mettant en place un contrôle par le gvt : maîtrise du calendrier, un Ministre fait un PROJET de loi, un Député une PROPOSITION, le sens est fort. Ce costume, taillé pour De Gaulle, se retrouve sur les épaules de gens sans charpente, le dernier en date en étant le moindre, brillant technocrate financier sans lien au monde et s'entourant de jeunes loups de la même farine.

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    3. La différence entre ce que dit notre Constitution et la réalité effective du pouvoir est la même que celle qui existe très souvent entre travail prescrit et travail réel : très grande.

      La constitution dit que le Premier ministre dirige l’action du gouvernement et fixe ses orientations. En réalité, le terme de collaborateur employé par un ancien PR est tout à fait justifié, puisque de toute évidence c’est le Président de la République qui dirige réellement l’action du gouvernement, le Premier ministre n’ayant plus qu’un rôle de supervision (et de paratonnerre par mauvais temps). Autrement dit, le verbe du général De gaule l’emporte sur la lettre de la Constitution lorsqu’il disait : « « L’esprit de notre constitution procède de l’idée que le pouvoir n’est pas la chose des partisans mais qu’il doit procéder du peuple, ce qui implique que le chef de l’État, élu par la nation, en soit la source et le détenteur ».

      Il en va de même pour les députés élus au suffrage universel direct et qui sont censés examiner et voter les lois, ainsi que contrôler le gouvernement. En réalité depuis l’inversion du calendrier électoral, l’élection des députés se fait sur le seul nom du Président de la République, puisque rationnellement, les électeurs après avoir élu ce dernier, décide de lui donner une majorité parlementaire. Ainsi notre assemblée actuelle comprend-elle parmi les députés LREM un grand nombre de parfaits inconnus qui n’ont dû leur élection qu’à Emmanuel Macron. Cet état de fait crée dès lors un lien de subordination vis-à-vis du pouvoir exécutif, comme l’a d’ailleurs démontré la séquence des ordonnances réformant le code du travail où les députés LREM récalcitrants ont été fortement incités à « bien voter » sous peine de sanction immédiate.

      Un régime où un seul homme peut présider, diriger l’action du gouvernement, et dire aux députés de sa majorité où ils doivent voter, ne saurait être qualifié de régime présidentiel. Il s’agit en fait d’un régime monarchique où un Roi élu pour cinq ans peut quasiment tout se permettre pour peu qu’il dispose de la majorité absolue à l’Assemblée nationale. Et cet homme tout puissant est irresponsable politiquement et pénalement, ce qui pourrait se comprendre si à l’image de la fonction présidentielle en Allemagne par exemple, il s’agissait d’inaugurer les chrysanthèmes et de représenter une autorité morale. Certainement pas dans le cas des pleins-pouvoirs.

      Alors que ce Roi décide sur son bon vouloir de virer le CEMA au seul prétexte que celui-ci n’a fait que son devoir d’officier et de patriote, ou qu’il nomme Lieutenant-colonel un jeune homme ayant les compétences d’un vigile de supermarché (profession certes honorable), tout cela n’est finalement que l’écume des choses.
      L’État c’est lui, c’est légal, et aucun contre-pouvoir ne peut s’y opposer autrement que par des mots.

      Bien entendu, il s’agit d’un problème d’institutions. Que MM Fillon, Mélenchon, ou Mme le Pen se soient retrouvés à la place de M Macron, que le problème eût été exactement le même !

      Tout cela est à mon sens très grave, car donner tous les pouvoirs plus l’irresponsabilité pénale et politique à une seule personne en ne laissant aux oppositions que le magistère du verbe, aboutit paradoxalement à délégitimer l’action du Président de la République, du gouvernement et de l’ensemble de la classe politique en générale.

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    4. En 2017 en particulier, compte-tenu du déroulement de l'élection présidentielle, il aurait été tout à fait possible que les Français choisissent de ne pas élire les députés LREM tout en restant rationnels. Mais pourtant, il y a eu une abstention massive.

      Cette remarque pour rappeler que les critiques contre la constitution sont une chose (et peut-être avez vous en partie raison, sur le raccourcissement du mandat présidentiel par exemple) mais la qualité du comportement des électeurs en est une autre.
      Si les gens votent pour des inconnus complets, au détriment de députés dont certains avaient pourtant une grande connaissance de leurs dossiers, ils n'ont à s'en prendre qu'à eux mêmes.

      On peut d'ailleurs remarquer que le raccourcissement à 5 ans résulte d'un referendum.

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    5. L’abstention massive aux législatives peut être vue, non pas comme un comportement erratique des électeurs, mais bien au contraire comme la preuve de leur maturité politique et de leur constance. Les 57,36% d’abstention au second tour des législatives doivent être mis en regard avec les quatre millions de bulletins blancs ou nuls, et les douze millions d’abstentionnistes du second tour des présidentielles.

      Ces chiffres records ne marquent pas un désintérêt pour la chose politique dont il conviendrait d’accabler les électeurs, mais bien au contraire une véritable défiance de leur part. Défiance qui ne peut que croitre jusqu’au point de mettre la démocratie en péril, si non content d’avoir une séparation des pouvoirs réduite à quia, on y rajoute la négation du problème.

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  13. que dire de la filière des " moukhabarates" : les services secrets marocains ? Il est vrai que le Maroc est devenu depuis plusieurs années la " cour de récréation " de tout le gratin de la politique, du spectacle et des affaires, où ces personnes " irréprochables " se livrent assez souvent à leurs excès et perversions ... pour exemple, la déclaration du ministre Luc Ferry au sujet de " l'ex-ministre qui s'est fait poisser à Marrakech avec des ados mineurs..." !
    Or, ce gouvernement se targue à qui veut l'entendre de son appartenance à la franc-maçonnerie, et le lien entre franc-maçonnerie et pédophilie n'est guère plus ignoré de grand monde ...
    Comment un minable petit espion a t-il pu monter si haut dans l'organigramme ???
    Tout cela ne cacherait t-il pas en substance un IMMENSE SCANDALE PÉDOPHILE compromettant le gouvernement ?

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    1. Nom d'un p'tit bonhomme!! Là, vous m'en bouchez un coin!! J'étais persuadé que c'étaient les illuminati!!!

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  14. C'est de la stratégie d'influence et la gendarmerie se place...face au lobby police nationale. Des fois ça marche mais là c'est raté depuis le 1er mai. Merci pour votre article complet et juste ...mais cela contredit votre tweet car au bilan, rien de bien grave et rien d'offensant pour les LCL. Un RS reste un RS. (de ma modeste expérience, les RS gie ne portaient pas l'uniforme)

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  15. A priori Mr Benalla était très compétent si on en croit le Directeur de la Gendarmerie :
    le général d’armée Richard Lizurey a totalement assumé la nomination de Alexandre Benalla même s’il a reconnu que son jeune âge pouvait susciter des interrogations.
    En préambule, il a tenu à rendre hommage aux 30000 réservistes qui oeuvrent pour la sécurité des Français.


    Après avoir détaillé le fonctionnement des réserves et évoqué aussi le statut de Vincent Crase, – qui totalise 494 jours d’activités dans la réserve opérationnelle et qui était considéré comme un bon professionnel- il a notamment évoqué le vivier des spécialistes qui avait compté jusqu’à 124 membres et qui en rassemble aujourd’hui 74.
    Le général a expliqué que le réserviste Benalla avait effectué 194 jours entre 2009 et 2015 comme réserviste opérationnel dans l’Eure avant d’être nommé spécialiste.
    “J’ai rencontré M. Benalla, notamment au retour de Saint-Martin, nous avons parlé de la réserve mais aussi de sa vision de la protection, en particulier après les incendies de casernes et les agressions de gendarmes, il me paraissait intéressant d’avoir un oeil extérieur, d’avoir un personnel ressource sur cette question et je lui ai proposé de le recruter dans les spécialistes” a expliqué le général Lizurey. “Je l’ai intégré au regard de ses compétences, de son expérience et non pas au vu de ses fonctions à l’Elysée”.


    “J’ai constaté que malgré son jeune âge, il avait des compétences, l’âge ne fait rien à l’affaire, j’ai peut-être été un peu trop enthousiaste, la protection des personnels est une priorité, j’ai besoin d’une vision à 360 ° sur ce dossier, son expérience m’a paru intéressante “ a concédé le directeur général.
    Le directeur général a aussi évoqué la nécessité de “positionner Alexandre Benalla parmi des officiers, des commissaires avec un grade crédible. Dans la gendarmerie, la première chose qu’on regarde, c’est le code-barres”.
    “Il n’y a pas eu d’avancement, ce ne sont pas les mêmes statuts, le grade dans la réserve des spécialistes est temporaire, si demain il revient dans la réserve opérationnelle de terrain, il reprendra son grade” – n.d.l.r brigadier- a précisé le général en ajoutant que “le grade de lieutenant-colonel dans les spécialistes ne lui donnait pas droit au port de l’uniforme, ni à des prérogatives de commandement ni au port d’arme”.
    Répondant au sénateur Jean-Pierre Sueur (Loiret-PS) sur un éventuel accrochage à Roissy entre Alexandre Benalla et des gendarmes, Richard Lizurey a indiqué qu’il n’avait pas eu connaissance d’un incident majeur ni ce jour là, ni un autre jour.
    source Essor de la Gendarmerie

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  16. Ce jour au JORF, décret présidentiel:

    Nommé dans la 1re section des officiers généraux :M. le colonel Lavergne Lionel, chef du groupe de sécurité de la Présidence de la République, maintenu dans ses fonctions.
    Lien avec Benalla ? Une promotion pour calmer la troupe ?

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  17. PLACE est bien colonel au 13 RDP me semble t il... Expert en renseignement dans la profondeur. Mais laquelle.

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  18. Cette nomination carnaval est en réalité une occasion , de a part du "président " ( président de quoi ? de quelle république ? )de montrer sa haine des hiérarchies, sa detestation des militaires, sa volonté de casser la société....

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  19. Monsieur Goya
    en général, j'aime bien vos écrits; celui-ci plus que d'autres!
    "Après des siècles d’Ancien régime, les Français aiment les grades, titres, diplômes de grandes écoles, que l’on puisse accoler à son nom."
    Ancien Régime, le mot est juste : il y a bien longtemps que la devise républicaine "L.E.F." n'est plus qu'une suite de mots creux, et les français adorent les privilèges.
    Le P.R. peut faire la guerre à qui il veut, quand il veut, non?
    "En parlant de trou du cul" sincèrement, vous vous attendiez à quoi de la part d'un "Chef des Armées" qui a refusé de faire son service militaire et veut l'imposer aux autres?
    Certains l'on noté : il faudrait changer la Constitution, taillée aux épaules d'un homme dont le patriotisme n'est pas à mettre en doute; contrairement à celui de ses successeurs.
    Bien à vous, un ex caporal EVDR

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    1. "les français adorent les privilèges."
      .
      Certes, mais seulement pour soi, et je ne suis pas certain que ça ait beaucoup changé depuis le XVIIIe siècle ;-)
      .
      Vis à vis de la gendarmerie, la question est moins celle du grade, moins celle du bon vouloir du président par rapport à un poste très subalterne (à la fois dans l'Etat que dans la gendarmerie), mais pose de nombreuses questions annexes, tout à fait en lien avec les us et coutumes des forces de l'ordre :
      * Quid de l'usage de la force lorsque ce n'est pas requis ? Si je me souviens bien, c'était cet argument de l'usage légitime de la force qui a fait baissé son arme à un gendarme contre un terroriste désarmé il y a 2 ans.
      * De l'usage des caméras de surveillances, utilisées à charge, et non à décharge ?
      * Il y a un autre procès ouvert où les forces de l'ordre ont supprimé des images les mettant en cause. (Images récupérées ; en informatique à part la destruction complète d'un support, il y a presque toujours moyen de revenir au données)
      * Quand bien même M.Benalla aurait été dans l'illégalité, il n'était pas seul, et l'institution ne peut se cacher derrière son petit doigt.

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  20. Bien vu, mais vous ne vous appelez pas Ben Allah ! Le fils de Dieu a tous les pouvoirs !

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  21. Je ne savais pas pour Darmanin, et l'image employée ici pour le qualifier est heureuse :-)

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  22. Médecin en chef (autorisé à porter les galons de lieutenant colonel) dans la réserve opérationnelle (2), je suis moi aussi choqué par cette affaire.
    Choqué en qualité de citoyen et choqué en qualité de "part time soldier" comme disent les anglais.
    Comme pour vous, mon colonel, mais à un degré moindre, il m'a fallu pas mal "ramer" pour obtenir ce grade.
    Sept années d'études de médecine, une année de service national dont deux mois à l'école des officiers de réserve du service de santé des armées, six mois en République de Djibouti, accessoirement un brevet parachutiste, dix huit années de réserviste à raison de trente à quatre-vingt dix jours par an et enfin une petite dizaine d'années comme médecin des sapeurs pompiers en Guadeloupe.
    Bref, tout cela m'a fait croire que dans une république et une démocratie on ne devait devoir son poste, ses titres qu'au seul mérite...
    Pauvre fou, rien ne semble avoir changé pour certains!

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    1. Cette affaire est scandaleuse, je suis très triste pour mon Pays qui part à la dérive dans tous les domaines, j'ai servi dans la Gendarmerie pendant plus de trente ans, en tous lieux, en passant par tous les grades, depuis celui d' élève gendarme jusqu'à celui de chef d'escadron, ...hélas tout ceci n'est qu'une toute petite partie de l'iceberg qui cache les privilèges accordés aux amis et bien souvent coquins de certains politiciens( grades, titres, fonctions, salaires) ect...Nous sommes dans une République bananière...

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