mercredi 27 avril 2016

Sondage de l'IRSEM sur les blogs de défense

L’Institut de Recherche Stratégique de l’École Militaire (IRSEM) conduit une étude sur les blogs de défense en France. 

L’objectif est de cartographier ces blogs afin de mieux comprendre la dynamique associée à ce vecteur de communication mais aussi la place de celui-ci dans l’offre d’informations qui est disponible sur les sujets de défense. Pour ce faire, il est donc important de mieux connaître le lectorat de ces blogs. C’est l’objectif de ce sondage, qui ne prendra que quelques minutes.

Pour répondre aux questions, cliquez ici

dimanche 24 avril 2016

Les épées-On ne badine pas avec l'atome

La série « Les épées » est issue de l’expérience des cours donnés à Sciences-Po/Paris School of International Affairs sur l’histoire de l’évolution des armées. Le but de ces cours est d’analyser les freins, les moteurs, les acteurs et les processus qui ont permis la transformation des armées au cours des siècles à la manière des travaux d’état-major sur les conflits en cours.

Cette série de documents reprend ces travaux en les développant et en les complétant par de nouveaux cas concrets. Ce nouveau numéro est consacré à la guerre nucléaire, de l'idée de l'emploi de la fission et de la fusion de l'atome pour détruire les hommes jusqu'à la fin de la guerre froide.

Cette analyse est disponible en format pdf (ou Word sur demande) à goyamichel@gmail.com et, à condition que cela vous plaise, au prix qu'il vous plaira (il suffit d'appuyer sur le bouton paypal en haut à droite sur ce blog et il n'y pas besoin d'avoir soi-même un compte paypal). 

Il est disponible en format Kindle (lisible sur ordinateur sans liseuse Kindle) (ici)

Toutes les remarques et corrections sont les bienvenues.

Introduction



Dans La Destruction libératrice (The World Set Free), écrit en 1913, Herbert George Wells décrit une immense guerre où les nations s’affrontent à l’aide de « bombes atomiques », des petites bouteilles remplies d’atomes qui contiennent chacune autant d’énergie qu’une bombe de 160 tonnes. Il relate notamment avec luxe de détails, la destruction de Paris (c’est un Anglais) par de telles armes, présentées pour la première fois semble-t-il.

Rétrospectivement, on s’aperçoit bien souvent que les auteurs de science-fiction, qui peuvent déployer leur imagination sans contraintes, ont anticipé beaucoup de choses. Comme l’immense majorité ne prévoit cependant rien de très intéressant et qu’il est difficile a priori de déceler les visionnaires cette constatation n’est guère opératoire. Il n’est pas exclu pourtant que le livre de Wells ait influencé un peu le sens de la recherche, comme le prétendra Léo Szilárd, un des premiers physiciens à envisager ouvertement, dès 1933, l’emploi militaire de l’énergie nucléaire, ouvrant ainsi une gigantesque boite de Pandore. 
...
21 pages-12 900 mots

jeudi 21 avril 2016

Au sujet de la mort de trois soldats français au Mali…Par Bernard Lart


A cause d’un engin explosif de circonstances « IED ».

Effectivement, ces soldats du Train étaient à bord d'un VAB ancienne génération.

Peut-on, doit-on s’interroger?
Un peu de clartés :

~ Dans l'Armée française, nous avons toujours cultivé (chacun à son niveau) le statut ''du fourrier au magasin plein de « matos »''...Et chaque unité possède du matériel qu'elle garde précieusement, car on ne sait jamais... Nous avons tous des exemples de ce genre de comportement...Et puis: ''il vaut mieux défiler sur les Champs Elysées un 14 juillet avec des VAB de dernière génération, que de les envoyer rouler sur les pistes au milieu de nulle part…''.

~ D'autre part, si l'intervention au Mali a été une réussite, peut-on dire que les différents "détam" qui ont suivi ...se seraient établis (le conditionnel est de rigueur) dans une mise en place classique de toute armée moderne ? Ce qui se traduirait par:
             On s'installe,
                           On construit,
                                       On durcit,
                                                On améliore un tant soit peu les conditions de vie (quoi de plus normal!).

L’installation de nos forces armées dans les conflits  du siècle dernier (1) le prouve:
* En Indochine, les « ouvertures de route avec déminage » étaient la principale occupation des troupes de secteur.
* Pour l'Algérie, il a fallu attendre décembre 1958 (et un général aviateur du nom de Challe) pour que le train-train des troupes du quadrillage (avec leurs corollaire liaisons routières des unités = embuscades des rebelles) soit banni. Une des mesures concrètes a été l'instauration obligatoire d'un commando de chasse par régiment, résultat : le commandement est « allé sur le terrain » de jour comme de nuit.
* Au Tchad, l'opération Manta a reproduit le même schéma des relèves, des patrouilles: On attendait l’ennemi au nord d’un parallèle ; ‘’le complexe du désert des Tartares ‘’ se distillait dans le cortex du soldat français (2).

Les corollaires sont:
                  On monte des convois routiers,
                                                On établit des liaisons régulières
Et…
On devient un objectif pour les nomades du désert (nomades trafiquants et autres barbus adorateurs du dernier prophète) qui posent avec une facilité dérisoire une mine ou bien composent un « IED » au bord d'une piste en sachant que cela ne coûte pas cher et que cela en rajoute dans la teinture du djihad…La logistique d’une armée moderne va s’en trouver singulièrement alourdie…
                                                                                                
(1)   Un éphémère ministre des anciens combattants (Sanguinetti) avait déclaré que les commémorations de faits d'armes de l’Armée française tournaient autour d'un complexe de la ''baraque'': Camerone (hacienda), Sidi Brahim (marabout), Bazeilles (estaminet) etc.
(2)   Par contre l’opération Epervier - avec l'association appuis aériens et au sol, les troupes autochtones (reproduisant les charges de Ney) avec des offensives en Pick-up Toyota et tirant en direction de l'ennemi, avec toutes les armes disponibles -, a changé la donne : les libyens sont rentrés chez eux!

Ma petite conclusion : Dans notre pays, on n’aime pas trop les enseignements de nos erreurs passées, servons nous des « retex » pour innover et choisir une forme d’opération adaptée au terrain et à l’ennemi.

               ‘’ Tournons nous vers le passé, cela sera un progrès ‘’.

                                                                                         Bernard Lart