lundi 28 mars 2016

Détruire Daech, point de situation

Modifié le 28/03/2016 à 17h00

Depuis août 2014, les Etats-Unis sont à nouveau en guerre en Irak à la tête d’une coalition. Ils y affrontent une nouvelle fois comme ennemi principal, aux côtés de l’Etat irakien, une coalition de forces rebelles sunnites réunies sous le drapeau de l’Etat islamique, dernier avatar de l’organisation d’Abou Moussab al-Zarquaoui en 2003. La victoire était restée en 2007 aux Américains et à leurs alliés. L’EI est pourtant revenu au premier plan en 2013, par la responsabilité première de la politique de l’Etat irakien et dans un contexte rendu encore plus complexe par l’interaction des théâtres de guerre irakien et syrien. Presque deux ans plus tard, la situation opérationnelle reste bloquée par les limites imposées aux forces de la coalition mais surtout par les faiblesses des adversaires locaux de Daech.

Une action de la coalition superficielle

Après de nombreux atermoiements, les Etats-Unis accèdent à la demande d’aide de l’Etat irakien après les succès militaires spectaculaires de Daech en juin 2014. Excluant tout nouvel engagement des forces terrestres directement au combat, le Président Obama n’engage qu’un dispositif aérien, une force de conseillers techniques et une aide matérielle. Le mode opératoire proposé est donc « indirect », consistant en une campagne de frappes sur l’ensemble du système ennemi, y compris en Syrie (en y incluant Jabhat al-Nosra) et un appui à la reconquête du terrain par les forces irakiennes. Une coalition est formée pour soutenir les Etats-Unis qui réunit les principaux pays européens, le Canada et l’Australie. Les monarchies du Golfe y participent symboliquement, préférant utiliser leurs moyens militaires au Yémen. Les forces alliées déployées sont strictement intégrées dans le mode opératoire défini par les Américains, dont les moyens représentent environ 80% du total.

L’action de la coalition, dont il était inconcevable qu’elle suffise seule à la victoire, a d’abord permis de résister aux offensives de l’Etat islamique au Kurdistan irakien puis syrien. Elle n'a pas permis en revanche d'empêcher l’Etat islamique de s’emparer de Ramadi, capitale de la grande province irakienne d’Anbar, en mai 2015, preuve à la fois de la capacité d’adaptation tactique de l’EI et de la persistance des faiblesses de l’armée régulière irakienne. On peut considérer cependant que cette offensive sur Ramadi, jointe à celle, simultanée, sur Palmyre en Syrie, représente le point culminant de l’extension de l’Etat islamique. En l’absence d’unités de combat étrangères, le refoulement de Daech ne peut cependant survenir que des forces terrestres locales, or, si celles-ci sont nombreuses, elles présentent aussi de grandes faiblesses.

Secondaire pour tous en Syrie

Sur le territoire syrien, l’Etat islamique fait face à trois adversaires différents.

Les premiers combats de l’EI ont d’abord porté contre les autres mouvements arabes sunnites. Profitant de son expérience et de la présence d’anciens officiers irakiens dans ses rangs, l’Etat islamique a assez facilement refoulé les autres groupes arabes de l’Euphrate syrien à partir d’avril 2013. Les mouvements rebelles arabes syriens représentent un ensemble extrêmement fragmenté, aux faibles capacités offensives. La presque totalité de leur effort se porte contre les forces du régime de Bachar el-Assad le long de l’axe de guerre nord-sud qui coupe le pays d’Alep à Deraa. Leur centre de gravité se situe au nord-ouest, dans la province d’Idlib, proche du soutien turc et qui n’est que peu en contact avec la zone tenue par l’Etat islamique. Actuellement, aucun groupe rebelle arabe syrien ne constitue seul une menace sérieuse contre l’Etat islamique.

Il en est sensiblement de même avec le régime syrien, qui a d’abord utilisé l’Etat islamique comme un allié de revers contre les autres mouvements arabes et comme un argument utile dans sa communication. Le cœur du territoire contrôlé par l’Etat islamique étant éloigné de l’axe principal de guerre, l’armée syrienne et ses alliés étrangers n’affrontent Daech que sur quelques points de contact comme dans la région centrale de Hama et de Homs ou encore près d’Alep. L’axe d’effort du régime de Damas se situe depuis plutôt dans le nord, face à Idlib et à Alep. Grâce à l'intervention russe et l'aide accrue de l'Iran, le régime a pu rétablir  sa situation dans cette région et entreprendre la reconquête de Palmyre, lien entre le front principal et l’Euphrate. La destruction de l’Etat islamique ou, plus simplement, la prise de Raqqa ne constituent toujours pas, pour l’instant, la priorité des forces d’Assad. La Russie a par ailleurs consacré une partie réduite de ses moyens pour lancer sa propre campagne de frappes contre Daech, peu décisive. Elle désengage actuellement ses unités de combat, ce qui réduit à terme les capacités offensives de l'armée syrienne. 

Le principal adversaire de Daech en Syrie a, pour l’instant, été constitué par le Parti de l’union démocratique (Partiya Yekîtiya Demokrat, PYD), branche syrienne du Parti des travailleurs kurdes (PKK). Le PYD dispose de sa propre armée, forte de peut-être 40 000 hommes, dont au moins 7 à 8 000 permanents. Contrairement à la rébellion arabe, très divisée, le PYD exerce un quasi-monopole sur les trois districts kurdes le long de la frontière avec la Turquie. Son objectif de réunion de ces trois zones dans un même ensemble géographique autonome se heurte directement aux organisations qui souhaitent maintenir le lien avec la Turquie et en particulier Daech. L’affrontement entre l’Etat islamique et le PYD, aidé des mouvements kurdes extérieurs, de groupes arabes syriens et des forces américaines s’est terminé par le refoulement de Daech de la frontière turque à l’exception de la région d’Halab, au nord d’Alep.

La région de Raqqa, capitale politique de l’Etat islamique, n’est menacée actuellement par personne, protégée par sa position géographique au cœur du désert syrien, et surtout par le fait que sa prise ne constitue une priorité pour aucun des acteurs syriens, si tant est qu’ils disposent des moyens de la réaliser. Il est possible en Syrie de porter des coups sévères à l’organisation en la coupant définitivement à la frontière turque ou en dégageant Deir ez-Zor mais ces coups, par ailleurs difficiles à réaliser, ne seraient pas décisifs.

Trois faibles armées irakiennes 

Même si son projet dépasse de loin le cadre du Levant et s’il a symboliquement banni les frontières, le centre de gravité de l’Etat islamique reste en Irak.

Pour défendre l’ensemble de son territoire, Daech dispose de plusieurs dizaines de milliers d’hommes, les estimations les plus fiables évoquant 30 000 combattants permanents, dont 40% d’étrangers à l’Irak et à la Syrie, auxquels il faut ajouter environ 70 000 auxiliaires des milices locales et des différents services. C’est, en dépit de quelques matériels lourds, une force d’infanterie équipée de véhicules légers et d’armements soviétiques anciens, mais c’est une force compétente tactiquement et surtout plus motivée que ses adversaires. L’Etat islamique, dont les forces sont nécessairement dispersées sur un vaste espace, ne peut guère déployer plus de quelques brigades (une brigade représente environ un millier d’hommes et 150 véhicules) pour défendre une seule ville, sans doute dix au maximum pour un objectif important, comme Mossoul. Trois forces terrestres sont à l’œuvre contre cette armée.

Au moment du départ des forces américaines à la fin de 2011, l’armée irakienne représentait 13 divisions d’infanterie et une division mécanisée, soit environ 210 000 hommes. Après des années de mainmise politique du Premier ministre Maliki, plus soucieux de se préserver d’un coup d’état militaire que d’assurer la sécurité du pays, et malgré l’aide de la coalition (4 500 conseillers et un plan d’équipement de neuf brigades) on pouvait estimer, en janvier 2015, la capacité de manœuvre de cette armée irakienne à 48 000 hommes, réparties dans quelques divisions opérationnelles. Après avoir été à nouveau surprise et humiliée à Ramadi en mai 2015, cette armée a cependant été capable, avec l’aide américaine et après quatre mois de combat avec un rapport de forces de 10 contre 1, de reprendre cette ville à la fin de l’année.

Pour faire face à l’offensive de Daech au printemps 2014, le gouvernement irakien a d’abord fait confiance aux unités de « mobilisation populaire » (Hachd al-Chaabi), soutenues par l’Iran. Cette réunion de milices chiites a permis de défendre Bagdad et ses environs mais elle ne dispose guère de capacités offensives. Il a fallu ainsi attendre le mois de mars 2015 pour réunir les 20 000 hommes nécessaires à une offensive sur Tikrit, à 200 km au nord de la capitale. Malgré un rapport de forces très favorable, il a été nécessaire de faire appel à l’aide américaine pour parvenir à prendre la ville et la contrôler après plusieurs semaines. Pendant toute cette offensive, les milices se sont également signalées par leur brutalité vis-à-vis de la population locale.

La troisième force est constituée par les Peshmergas (combattants) du gouvernement autonome kurde irakien. Celle-ci se compose de trois entités : une force commune de 15 brigades et les armées des deux partis rivaux, le Parti démocratique kurde (PDK) dirigé par la famille Barzani et l’Union patriotique kurde (UPK) de la famille Talabani. Ces forces rarement permanentes, 100 000 hommes en théorie, ont été grandement négligées par le gouvernement commun alors que le Kurdistan bénéficiait depuis 2003 de la paix et des ressources du pétrole. L’offensive de Daech d’août 2014 a donc surpris les Kurdes irakiens dans une situation de démobilisation psychologique et matérielle et alors que les Peshmergas avaient toujours résisté seuls à Saddam Hussein, ils ont été obligés cette fois de faire appel à l’appui aérien des Etats-Unis et à l’aide matérielle des Occidentaux. Après plus d’un an de combat statique et, avec l’aide de renforts extérieurs, ils ont cependant été capables de reprendre le terrain perdu dans les monts Sinjar, victoire qui permet de couper la route  qui relie Raqqa à Mossoul.

Une reprise de contrôle difficile

En l’Etat actuel des rapports de force, c’est en Irak seulement que la reconquête du terrain est possible, même si des actions secondaires de fixation en Syrie seront sans doute nécessaires pour cela.

Reprendre le terrain que Daech contrôle encore en Irak et en particulier sur le Tigre jusqu’à Mossoul, objectif prioritaire, nécessite de mener encore plusieurs batailles de la même ampleur que celles de Tikrit ou Ramadi. Chacune de ces batailles nécessitera donc de réunir une force d’environ 20 000 hommes, sans doute plus pour Mossoul, et d’envisager entre un ou deux mois de préparation et de bouclage suivis d’une durée équivalente pour la prise de la ville, au prix d’un ou deux mille tués ou blessés. C’est donc, si on n’assiste pas à un effondrement soudain de l’Etat islamique, un effort d’au moins un an qui est demandé aux forces irakiennes. Cela représente sensiblement le délai qu’il avait fallu aux forces américaines (alors 130 000 hommes et 15 brigades) pour, à partir d’avril 2004, vaincre l’armée du Mahdi et reprendre le contrôle du Tigre et de l’Euphrate.

Cet effort, les forces irakiennes, telles qu’elles sont organisées actuellement auront beaucoup de mal à le fournir. Les forces kurdes n’ont que de faibles capacités offensives et elles n’ont pas la volonté de se porter en territoire arabe. Les milices chiites, dont le volume financé par le gouvernement s’est réduit de moitié en un an, sont également incapables de réaliser seules un tel effort au cœur des provinces sunnites. Ce sont ces forces régulières qui auront donc probablement la plus lourde tâche. Leur masse de manœuvre est cependant encore insuffisante et les troupes sont usées. Au rythme actuel de re-développement et à condition d’une volonté forte du gouvernement irakien on peut envisager qu’il faudra attendre la fin de l’année 2016 et sans doute le début de 2017 pour que l’armée irakienne ait la consistance suffisante pour mener les batailles successives qui seront nécessaires pour reprendre le terrain à l’ennemi. Le problème est qu’il ne s’agit pas là du plus difficile.

Beaucoup d’arabes sunnites irakiens n’adhérent pas au projet de Daech de Califat indépendant et à cheval sur les territoires actuels de la Syrie et de l’Irak mais ils adhérent sans doute encore moins à celui d’un retour à la situation d’avant 2013. Autrement-dit, si la conquête des territoires actuellement tenus en Irak par l’EI est possible après beaucoup d’efforts, leur contrôle par des forces de sécurité, et pire encore, des milices, toutes presque entièrement chiites, ne mettrait certainement pas fin à la guerre. Il est probable que dans une telle configuration l’Etat islamique, qui pourrait éventuellement bénéficier d’une base arrière en Syrie comme lors de la présence américaine, passerait simplement à la clandestinité. Contrôler militairement les provinces sunnites irakiennes après leur reconquête nécessiterait alors une présence permanente d’au moins 100 000 hommes soumis à une guérilla constante. Cette guérilla sera menée par Daech mais aussi sans doute, la clandestinité entraînant plutôt une fragmentation, par beaucoup d’autres mouvements locaux, anciens ou nouveaux. On ne peut exclure à cette occasion l’apparition d’une nouvelle tendance et d’un nouveau projet qui supplanterait même celui de l’Etat islamique.

L’Etat irakien dispose-t-il, quantitativement et qualitativement, d’une telle force de maintien de l’ordre ? Assurément non en l’état actuel des choses et sa constitution est, là encore, une œuvre de longue haleine. Cela ne suffirait sans doute pas, par ailleurs, à assurer la paix. En réalité, en l’absence de réels changements politiques en Irak, prenant en particulier en compte les aspirations des arabes sunnites, et une transformation de la gouvernance, on ne voit pas très bien comment cette paix pourrait survenir. Le remplacement de Nouri al-Maliki par Haydar al-Abadi, en septembre 2014, n’a pour l’instant guère changé la donne à cet égard.

Quel rôle pour la coalition ?

La victoire contre l’Etat islamique ne peut être sérieusement envisagée sans un projet politique cohérent. Le centre de gravité de la guerre se trouve donc surtout à Bagdad dans la capacité à transformer la pratique locale. Une pression internationale forte sera sans doute nécessaire pour y parvenir, avec la nécessaire coopération de l’Iran. La Russie et l'Arabie saoudite y ont leur part également. 

Dans ce contexte, outre cette action politique et diplomatique, le rôle militaire des nations de la coalition, qui pourrait englober la Russie, tout en restant dans le cadre d’un appui au gouvernement irakien et à ses forces armées, peut évoluer selon trois axes pour accélérer le processus de reconquête et permettre de surmonter les blocages tactiques éventuels.

Dans le premier cas, l’action en profondeur sur l’ensemble du « système Daech » peut être rendue beaucoup plus efficace par l’adjonction de moyens de frappes nouveaux comme les hélicoptères et avions d’attaque ainsi que les raids d’infanterie légère, blindés ou d’artillerie. Il ne s’agirait pas de conquérir le terrain à la place des forces irakiennes mais, au prix de risques humains supérieurs, de sortir des limites actuelles du tout aérien. 

Ces moyens peuvent aussi, deuxième axe, être employés , à la manière russe en Syrie ou française dans le Sahel, pour l'appui direct des forces terrestres. Ils s'y révèlent bien plus efficaces dans ce rôle, et en tout cas complémentaires, que les chasseur-bombardiers. 

Le troisième axe d’effort possible est le renforcement des unités régulières irakiennes par l’injection de forces alliées selon différents modes : logistique, appui-feux et conseil-coordination. On retrouverait ainsi le modèle, militairement efficace, de la force irakienne de l’époque de la présence américaine.

Le dernier niveau est celui d'engagements d'unités de combat. Il ne s’agirait pas, là-encore, de prendre le tout le combat à son compte mais il est évident que l’engagement d’une force mécanisée du niveau brigade ou division agissant en « fer de lance » faciliterait considérablement les opérations de reconquête et permettrait de reprendre Mossoul avant la fin de l’année 2016.

Ces différents modes d’engagement complémentaires des modes actuels sauront dans tous les cas à reconsidérer une fois la mission de reconquête terminée en fonction des perspectives politiques. Ils supposent tous l’acceptation de pertes humaines et pour l'Irak, de ce qui peut apparaître comme une nouvelle intrusion étrangère. Constatons que pour l’instant personne n’y semble prêt, en Irak comme dans la coalition. La France, qui a subi des coups importants de la part de Daech et qui n’a pas les contraintes institutionnelles ou psychologiques des Américains, aurait pu imposer une extension de son champ d’action militaire. Elle a finalement décidé de ne pas prendre plus de risques. 

En dehors d’une rupture stratégique toujours possible, le scénario le plus probable est donc une poursuite des opérations actuelles avec une lente progression des forces irakiennes, pour autant qu’elles soient appuyées par la coalition, et leur enlisement dans un long combat de contre-guérilla. On peut même envisager, pour peu que l’Irak échoue à se transformer politiquement, à l’établissement d’un statu quo et la création de fait d’un « Sunnistan » contrôlé par Daech. Une nouvelle fois l'intolérable finirait par être toléré.

25 commentaires:

  1. Analyse passionnante, sur laquelle je me permets de livrer quelques éléments de réflexion à la volée :
    - quel que soit le mode d'action envisagé par les puissances occidentales (engagement de nouveaux moyens de frappe; soutien LOG; unités de combat), il leur faudra gagner la bataille de la "communication stratégique" dans le monde arabe et/ou musulman.
    - vous dites que la victoire ne peut-être envisagée sans un politique politique cohérent. Ce projet politique peut il se concevoir sans le jeu des grands acteurs régionaux ? Vous avez évoqué l'Iran et les USA, mais à aucun moment l'Arabie Saoudite, ni la Russie. Ces deux acteurs ne peuvent pourtant pas être négligés, tant leur rôle peut être déterminant ?
    EA

    RépondreSupprimer
  2. Un vrai point de situation, dans les limites de l'information rendue publique, c'est déjà bien.
    Une vraie analyse des perspectives à court et moyen terme, c'est même encore mieux.
    Le tout effectivement, sans parler de deux grands acteurs locaux...
    Gageons qu'il y a une raison à cela et que ce n'est pas un oubli.
    Bravo en attendant pour ce travail bénévole de qualité.

    RépondreSupprimer
  3. Je me permet de signaler un morceau de phrase manquante dans l'article dans le paragraphe ''Une action de la coalition superficielle'' : : "Ils n’ont pas permis en revanche .... l’État islamique de s’emparer de Ramadi"

    RépondreSupprimer
  4. On peut même envisager, pour peu que l’Irak échoue à se transformer politiquement, à l’établissement d’un statu quo et la création de fait d’un « Sunnistan » contrôlé par Daech.

    Cela ne constituerait-il pas une pertetotale de crédibilité pour l'ensemble des autres acteurs, à fortiori occidentaux?

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Quid de la sortie d'Afghanistan ? Le processus et l'enjeu était le même, mais la communication autour de l'affaire a fait passer la gélule sans (trop) de contestations. L'affaire ici ferait certainement l'objet du même traitement, gardant intacte la crédibilité des acteurs engagés aujourd'hui.

      Mon colonel,

      que pensez vous d'un morcellement de l'Irak ? D'un effondrement total du gouvernement, et par conséquent de la fragmentation en plusieurs états soutenus par différentes puissances, selon leurs influences géographiques/culturelles ? Est-ce envisageable, et si oui, quelles conséquences pour nous - acteurs passifs du conflit actuellement ?

      Supprimer
  5. La surprise stratégique ne pourra venir que des arabes eux-mêmes. L'analyse militaire de la situation ne constitue qu'un volet d'un enjeu plus vaste : le projet arabe de civilisation de cette région. Aujourd'hui, les substituts qui sont proposés aux populations sont intellectuellement et économiquement très insuffisants : wahhabisme, salafisme, pseudo-retour fantasmé à une civilisation de "l'Arabie heureuse", etc ...Ils laissent de côté, -et c'est là le principal problème- des pans entiers de populations, souvent pauvres et sunnites de confession, qui dès lors se retrouvent à la merci de l'influence de tout extrême leur proposant une équation simple : adhésion contre argent social. le jour où on s'attaquera vraiment à cet enjeu, on obtiendra des résultats beaucoup plus durables et spectaculaires.

    RépondreSupprimer
  6. Bonjour,

    Il manque à mon avis un élément dans votre analyse. La guerre coûte chère. Cela s'applique aussi à Daesh.

    Les devises (dollar US) permettent de payer des armes sur le marché noir, de bien payer (en monnaie forte) des combattants expérimentés et motivés, d'acheter la loyauté de tribus locales, de financer des opérations extérieures (terrorisme, financement de mouvements dans d'autres pays). Les liens entre les mouvements djihadistes et le grand banditisme sont avérés. De fait, depuis les Talibans on ne peut comprendre l'histoire de l'apparition de katibas djihadistes et de leurs combats sans associer les aspects idéologiques (islamisme, violence nihiliste) et crapuleux / économique (trafic d'opium, de cocaïne, d'armes, de pétrole, d'otages, contrebande). Je ne sait pas si vous vous souvenez des témoignages de certains rebelles syriens au début de l'insurrection qui expliquaient ne pas avoir d'affinité avec l'EI et Al Quaeda mais qui enviait leur armement et leur financement, avant parfois de se rallier à eux pour avoir les moyens de se battre.

    Concernant Daesh, ses ressources financière en devises fortes se sont taries depuis que le cours du pétrole est passé de 100$ à 30$ (réduisant à zéro la plus-value qu'un contrebandier peut espérer) et l'étouffement de ses voies de contrebandes via la Turquie. Daesh peut toujours racketer les populations locales mais son stock de devises va s'assécher. A mesure que les devises manqueront pour assurer la loyauté des tribus locales et payer les combattants, beaucoup se détourneront d'eux. Et ils perdront face à des adversaires ayant une meilleure raison de se battre et de meilleurs soutiens.

    Ce n'est pas très glorieux et c'est très lent. On retrouve les principes de la guerre de siège. l'effondrement peut être assez rapide lorsque la caisse est vide. Pendant l'intervalle, le temps parait très long...

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Il est consternant de constater que la production d'opium a augmenté de manière exponentiel en Afghanistan, depuis que la coalition a "reprit" le terrain. On parle de 200% de productions en plus, par rapport au temps de l'occupation des talibans (Qui interdisaient les armes et l'opium.). La base de Kandahar n'est donc pas prêt de fermer, car tant que le frique rentre, il y a du carburant pour les hélicos...
      Et pour en revenir à nos moutons, on peut parfaitement voir sur la carte présenté plus-haut, que la Turquie a su garder un corridor pour ses intérêts, s'alliant ainsi avec l'infréquentable état islamique, et bombardant les seul vrais combattants sur le terrain contre Daesh, les kurdes. Tel des neurones reliés par des synapses, l'EI s'étend d'une manière qui défi les lois de la guerre, Napoléon voyant cette carte, aurait-dit: Qu'attendez-vous pour couper leurs lignes de ravitaillements?! (Lui qui en a fait sa principal tactique, coupant l'adversaire de ces moyens logistiques, bien qu'au final, à Austerlitz ou à Waterloo, Napoléon a attaqué de face, et là où Grouchy devait arrivé sur les arrières de Wellington, c'est Blücher qui a montrer le bout de son ney.)
      En Syrie, il y a tout le désert pour faire des points d'appuis, des aérodromes, ceci au coeur même de la Syrie, et en toute discrétion...Mais bon tant pis, on verra pas de soldats français la gatling en bandoulière sulfatant les hommes de Daesh, dans les ruines fumantes de la banlieue de Raqqa. Ce qui laisse un gout un peu amer, et donne l'impression que la France ne veut surtout pas de héros, ni d'élan national derrière ses soldats, sans la gnaque au coeur, sans la rage aux tripes. Gloups!?!
      Remarquez, quand l'homme qui a prit la montagne de Crève-coeur en Corée, a été refusé à la première du film "Crève Coeur" à Saigon, on se dit que la France est toujours dans un clivage d'aristo-machin, qui in fine est parfaitement contre-productif, et toujours d'actualité. Le show-biz, le show-biz et encore le show-biz, ça par contre ça marche...EM

      Supprimer
  7. Ce commentaire a été supprimé par l'auteur.

    RépondreSupprimer
  8. Je me permets de signaler une faute à l'avant-dernier paragraphe: "sauront" ne devrait-il pas être remplacé par "seront"?

    RépondreSupprimer
  9. 1)-La carte date du début Janvier 2016. Quelques détails ont changés. La surface contrôlée par les "assassins inhumains" (Dash) est plus faible en Syrie. Le monde entier a salué la reprise de Palmyre, y compris l' Unesco et Boris Johnson. L'armée syrienne s'ouvre ainsi plusieurs possibilités: directions Deir Ez Zor ou Raqqah... Cette reprise aidera aussi les YPG à contrôler la zone frontalière avec la Turquie qui leur échappe encore et ainsi établir la continuité territoriale du Rozava, et bien entendu, fermer le couloir de ravitaillement de Dash par la Turquie. Perette et le Pot au lait... mais on perçoit volontiers que les Syriens pourraient se retrouver libres de combattants non invités dans quelques mois.


    2)-Vu une vidéo, durée 3-4 mn, consacrée à l’instruction au tir d'une unité irakienne.
    Un instructeur membre des US Marine fait son cours: démontage, remontage de l'arme, éléments de visée, position du tireur couché etc...
    Il parle anglais et un traducteur ABOIE en guise de traduction...

    Au champ de tir: par expérience de l'instruction au tir (FETTA), je dirais que les conditions psychologiques, si importantes pour le premier tir, sont "quelque part" sabotées. Les patients conseils du Marine se transforment en aboiements déroutants.

    Évaluation des résultats: ils sont très, très mauvais.
    Le traducteur, goguenard, s'en dit satisfait. Ils les estime rassurants. Il reconnaît dans un éclat de rire qu'il est Kurde!

    Je dois ajouter que les jeunes Irakiens semblent éteints. Aucun ne proteste de la prestation du traducteur, ni aussi bien le Marine dire quelque chose sur les résultats.

    On peut comparer avec la même formation chez les Kurdes syriens, membres des YPG qui sont l'aile militaire du PYD "Parti Démocratique Kurde" . Il est à penser que l'efficacité est toute autre, et l'ardeur. Dans une autre vidéo, un Français combattant avec les YPG annonce 40 YPG tués-dont 10 femmes (YPJ)- contre 200 Dash dans un combat urbain où les YPG étaient à l'offensive. (Pas d'autres info. tels lieu, effectifs en présence, durée.)

    Je peux me tromper sur l'interprétation de ce que j'ai saisi. Mais la conclusion est vite tirée. Les USA sont à plaindre: Ils ont plus d’ennemis que l'apparence des forces en présence.


    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Résultats:

      While the U.S.-led coalition supporting the Iraqi forces says the operation is unfolding according to plan, Kurdish fighters question the ability of their Iraqi army partners to free Mosul.


      “After the first day, the Iraqi army was unable to take a single meter of (Islamic State) territory successfully,” Kurdish Col. Mahdi Younis said at an outpost here, 70 miles south of Mosul. “No one should expect the least success from the Iraqi army. They have no will to fight.”

      Traduction: l'armée irakienne n'avance pas dans son combat contre Dash.

      "Ils n'ont pas la volonté de combattre", selon un colonel... kurde (!)

      Source: MilitaryTime 29/03/2016.

      Supprimer
  10. Si Mossoul est trop bien défendue, sa pulvérisation par bombardement stratégique n'est elle pas une alternative viable ? Dans une ville que l'Etat ISLAMique a soumis à une telle épuration ethnique, ce serait une mesure d'équité.

    Pour le reste, je pense que le "momentum" est fondamental dans une guerre. Un état islam(erd)ique sur le reculoir manquera de capacité "prosélyte" pour remplacer ses pertes ou même éviter les désertions : je fais confiance à Assad pour pardonner voire acheter ceux qui déposeront les armes de Daesh, au nom de l'élimination du cacalifat.

    L'expérience soviétique montre qu'une armée qui avance, avec des "commissaires politiques" sur le dos, en charge non de combattre mais de sanctionner les déserteurs, finit par écraser une armée numériquement inférieure. Je pense que cette doctrine, aussi rustique qu'efficace, suffira aux forces irakiennes pour achever des daeshistes désorganisés par les bombes russes.

    Quant au kurdes, ils ont gagné le premier round. S'ils veulent transformer l'essai, c'est à Cizre qu'ils porteront le fer, face à une armée turque qui sera prise en tenaille entre les indépendantistes kurdes d'un coté et un Erdogan redoutant bien plus un coup d'état kémaliste militaire qu'une partition du pays de l'autre.

    Pour la première fois depuis longtemps, je suis optimiste sur l'avenir syrien. ISIS est un souffle révolutionnaire : s'il n'avance pas il recule. Et s'il recule, on l' ... (élimine) sans scrupules.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. @ Emmanuel,

      j'admire le détachement avec lequel vous envisagez sereinement la "pulvérisation" d'une ville 1,5 millions d'habitants et la hardiesse éthique qui vous permet, sans désemparer, de mettre cet anéantissement au compte de l'équité.

      Ce qui fait que tout honnête homme qui se respecte doit détester Daesh, dans tous les cas de figure, est son indifférence totale au coût humain de son entreprise. Daesh fait partie de ces organisations humaines qui ne sont arrêtées par rien qui appartienne au domaine du scrupule: s'il faut égorger 10 hommes, et violer autant de femmes, elle le fait. S'il faut en tuer 130 à Paris et 35 en Belgique, elle le fait. Et s'il fallait en rayer des rôles de l'humanité 1,5 millions de plus elle le ferait, avec un détachement constant.

      Et voilà que vous proposez de faire pareil, en oubliant au passage que si la ville a été prise par l'ennemi, elle n'est pas devenue sienne pour autant, raison pour laquelle il faut lui livrer un combat pour la lui reprendre. Et puis cette ville est irakienne et, à moins de vous imaginer Dieu en personne, je vois mal au nom de quoi vous vous arrogez droit de vie et de mort sur une ville qui relève de la souveraineté d'un Etat qu'on veut voir subsister, puisque c'est justement son absence qui a créé le monstre.

      Donc, prenons l'habitude de respecter la souveraineté de l’Irak, avant de décider à sa place laquelle, parmi ses villes, doit périr ou survivre. En n'oubliant pas que derrière tout cela il y a des gens. Si vous les oubliez, ils se rappelleront à votre bon souvenirs, notamment sous la forme de flux de réfugiés: faudra-t-il "pulvériser" les villes européennes qui jalonnent la route des Balkans? A vous lire, on pourrait croire que c'est un option "viable", mais dans ce cas il faudrait avertir nos alliés européens que l'on pourrait être amené à les penser contaminés par l'ennemi et à les éliminer au non de "l'équité".

      Une dernière chose: vous posez ISIS comme "un souffle révolutionnaire" condamné à avancer. Ce n'est pas faux, mais ce n'est pas suffisant. Ce souffle a des capacités de survie comparable à une bactérie. Elle peut passer en mode silencieux et sournois, ou malin. Justement, Michel Goya vise cette éventualité: une action militaire qui forcerait l'organisme à retourner à l'état de spore (clandestinité). Or, l'objectif, c'est l'éradication, pas de faire retourner la bactérie à un mode de survie indéracinable.

      Ici, il y a une vraie contradiction entre l'objectif politique (réduire le niveau de nuisance apparent de Daesh) et l'objectif militaire (anéantir l'ennemi). Les deux niveaux sont vraiment différents. Mais une chose est sûre: ça ne passe pas par la "pulvérisation" des villes. Du moins, par par nous.

      C'est une guerre où la conquête des territoires passe par la conquête des villes. Un occidental comme vous et moi a donc tendance, intuitivement, à vouloir réduire la conquête territoriale de l'ennemi par la destruction des villes qu'il a prises. Ca nous rassure.

      Mais à bien y réfléchir, tenir les campagnes n'est pas un objectif idiot. Et puis l'idée nous permet de prendre le contrepied d'un ennemi qui nous calcule. D'où l'énoncé suivant: qu'ils détruisent leurs villes si bon leur chante, après tout c'est leur histoire et nous ne leur avons pas demandé la permission de le faire quand nous avons détruit les nôtres, mais tenons leurs campagnes. En plus, ils les désertent. Leurs paysans sont déjà chez nous.

      Qu'en pensez-vous?

      Supprimer
  11. @ Emmanuel29 mars 2016 à 23:52

    Effectivement les Kurdes devraient affrontées les Turcs à Cizre et autres villes limitrophes, mais vous omettez deux points d'importances :

    Les Kurde ne disposent pas de l'armement lourd nécessaire à ces types d'opérations - chars et artillerie notamment - les occidentaux ne leur ont pas livrés et se refusent à le faire.

    Mais surtout la Turquie est toujours membre de l'OTAN - un scandale à mes yeux vu la duplicité de son jeu - et en premier les USA s'opposeront à toutes attaques à son encontre..... ainsi que le gouvernement français qui est à sa dévotion. D'ailleurs les bombardements turcs sur le Kurdistan irakien, bien supérieurs à ceux fort symboliques sur Daesh, n'ont conduit les occidentaux a aucune riposte .... des protestations au strict minimum.

    RépondreSupprimer
  12. Mon Colonel ,

    En quoi la création d'un Etat Sunnite á cheval entre la Syrie et l'Irak actuel serait intolerable ?
    Tout le monde s'accorde pour dire que le démembrement de l'Empire Ottoman fut fait sans prise en compte les populations locales et leurs aspirations . En quoi les frontiéres actuelles sont elles légitimes dans ce cas ? Si la seule raison pour refuser la création d'un tel Etat serait que cela donnerait raison á Daesh alors cela signifie que nous , occidentaux, ne sommes pas en recherche de la paix .

    RépondreSupprimer
  13. J'aimerai mettre un bémol sur plusieurs points. Si le PYD exerce un monopole sur une région, le Kurdistan est, comme vous le rappelez sur la partie irakienne, peuplé de composantes politiques diverses. Si la puissance militaire de l'une est prépondérante, il n'est pas sur que l'issue politique soit si claire. Vous pensez que la stabilité du régime de Bagdad est importante et elle l'est. Mais Bagdad devra aussi statuer sur cette question Kurde, tout comme elle aura son influence en Syrie un jour ou l'autre. L'état syrien avait su, auparavant, "acheter" certains partis pour assurer l'union nationale. Tout cela a sauté il y a bien longtemps, notamment avec l'affaire Öcalan.
    Comme on le voit sur la carte, la destruction de l'EI se prépare sur différents fronts, souvent très perméables. L'intérêt de l'EI était aussi dans son alimentation financière par les gisements pétroliers. Déplacer l'EI hors de sa zone de ressource peut permettre de tarir ce qui le fait vivre. Comme Bagdad et Damas ont tout intérêt à reprendre la main sur cette manne financière, il va sans dire que cela sera un catalyseur pour ces offensives.

    Mais comme vous le rappelez, les occidentaux n'ont aucun intérêt à commettre une intrusion au sol. Les seules forces aujourd'hui qui paraissent en mesure de faire une percée, sont russo-syriennes et kurdes. Le projet futur devra aussi intégrer l'Iran et la Turquie. L'Irak d'aujourd'hui parait politiquement bien faible pour empécher un démantèlement. Dans cette hypothèse, je peux comprendre la phrase "Le centre de gravité de la guerre se trouve donc surtout à Bagdad". Mais ce n'est pas un Bagdad autonome mais un Bagdad jouet de son influence sunnite ou chiite, puisque l'état laïc semble aujourd'hui du passé.

    RépondreSupprimer
  14. Laissons les Russes et les Syriens faire le boulot depuis six mois ils s'en sont bien tirés la libération de la cité antique de Palmyre en est le dernier exemple en tout pour ma part je tire un coup de chapeau aux Russes eux ils ne se trompent pas d'adversaires et vont porter le feu et le sang chez leurs ennemis avant qu'ils ne viennent le faire en Russie, la sécurité des Russes n'est pas négociable contre quelques milliards de pétro-dollards et une poignée de main de la part de riches princes Saoudiens, on juge les gens part leurs actes et nom leurs paroles prenons en de la graine.....

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. J'étais en manque d'air après avoir fini de lire votre commentaire. Vous connaissez la ponctuation?

      Supprimer
  15. En Indochine, du temps de la guerre française comme de la guerre américaine, pourquoi les éléments anticommunistes locaux se sont-ils tellement moins bien battus que les communistes ne se sont battus ? Il me semble que c'est parce que les Français puis les Américains se sont battus à leur place. Si nous intervenons en Irak, il me semble que ça contribuera à démotiver les Irakiens chiites. Comme, en plus, les populations locales peuvent émigrer en Turquie, et de là, largement, en Europe occidentale...
    Bref, vous indiquez une stratégie possible. Mais il ne me semble pas absurde non plus de ne pas s'engager, et de se contenter de fournir des armes à ceux qui veulent se battre.

    RépondreSupprimer
  16. Bonjour ,
    La première fois que je lis quelque chose d'intelligeant sur ISIS !...
    La présence d'anciens cadres Baasistes de l'armée Irakienne au sein d'ISIS serait l'explication la plus rationnelle pour ce transfert culturel , pardon Kulturel !
    http://www.dailymail.co.uk/news/article-3517698/ISIS-copying-19th-century-German-tactics-wage-war-West-Operatives-given-deadline-strike-targets-left-lone-wolves-tied-commanders.html

    Daniel BESSON

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Alors comment expliqué que ces anciens cadres baasistes de l'armée irakienne de Sadam, s'en prennent à la France, seul pays qui a défendu l'Irak auprès de l'ONU (De Villepin)? Non, ça ne colle pas. Je me rappel que très peu de temps avant l'invasion américaine, la France avait même organisé un salon de l'automobile en Irak, histoire de calmer le jeu. C'était sans compter sur le rouleau-compresseur américain déjà en marche, et qui ne s'arrête que pour se ravitailler à la pompe. mdr. EM

      Supprimer
    2. Sans doute ces anciens cadres baasistes se fichent comme d'une guigne que Villepin ait prononcé un discours à l'ONU en 2003 contre cette invasion, si jamais ils sont au courant, ce qui n'est pas sûr... La France n'est pas le centre du monde.

      Supprimer
  17. Un grand merci pour cette brillante analyse, chargée d'informations précieuses.

    RépondreSupprimer
  18. L'objectif des fondateurs de Gia Daech Boko Haram de salir l'image de l'islam pour que les non musulmans ne convertissent pas a l'islam leurs attentats le 11 en Algérie en Usa en Europe 11 symbole de satan ils ont un renfort des diables chayatines djinns donc normal l’astéroïde de février pour mettre fin a satan satan mourra si la fin du monde 17.2.2017 aux non musulmans de se convertir a l'islam pour éviter l'enfer ces multiplies séismes signe de la fin du monde en islam.

    RépondreSupprimer